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Livre Novissen

 

Articles de journaux et émissions suscités par le projet dit "des 1000 vaches

à partir de janvier 2015
N.B. Les articles les plus anciens sont au bas de la page.
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"Le Courrier Picard le 18 décembre 2015

 

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"Le Courrier Picard le 11 décembre 2015

MILLE VACHES Enquête publique: Novissen réclame une réunion d’information

 

Pas satisfaite des réponses de la préfète de la Somme, l’association d’opposants à la ferme dite des Mille vaches réclame une réunion avant jeudi 17 décembre.


Francis Chastagner et Michel Guillochon ont relevé des «
irrégularités
» dans le dossier de l’enquête publique.
Francis Chastagner et Michel Guillochon ont relevé des «irrégularités» dans le dossier de l’enquête publique.

 

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"Le Courrier Picard le 2 décembre 2015

SOMME 1000 vaches : la préfète répond à Novissen

PUBLIÉ LE 02/12/2015

T.D.


Nicole Kein (préfète de Picardie) et Francis Chastagner (président de Novissen)
 

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"Reporterre" le 21 octobre 2015

A la ferme-usine des 1000 vaches, « on légalise l’irrégularité »

21 octobre 2015 / Marie Astier (Reporterre)   

La ferme-usine des Mille vaches, dans la Somme, est toujours en irrégularité, mais n’a toujours pas payé l’amende à laquelle elle a été condamnée. Pourtant, une enquête publique sera bientôt lancée pour l’autoriser à passer de 500 à 880 vaches.

Alors qu’elle est encore en infraction, la ferme-usine des Mille vaches, dans la Somme, pourrait bientôt régulariser sa situation. Une enquête publique, pour autoriser l’exploitation à passer de 500 à 880 vaches, et à mettre en place un méthaniseur de 0,6 mégawatts, doit commencer le 2 novembre et se terminer le 2 décembre.

Pourtant, début juin, Reporterre révélait que le nombre de vaches dépassait déjà les 500 autorisées. Le contrôle de la préfecture qui a suivi a confirmé l’infraction, comptant 763 vaches. Le 28 août août, la préfète de la Somme prononçait donc des sanctions : 7.800 euros d’amende immédiate, plus 780 euros d’astreinte par jour tant que la ferme-usine n’est pas en conformité.

Pour les opposants, la nouvelle de l’enquête publique est donc une mauvaise surprise. « La préfète nous avait promis que tant que le propriétaire Michel Ramery ne revenait pas à 500 vaches, sa demande pour passer à 880 était gelée, point barre », se rappelle Francis Chastagner, président de Novissen, l’association locale qui dénonce le projet. Le cabinet du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, lui, avait promis que « cela ne se passerait pas comme ça, et qu’il lui faudrait se mettre en conformité avant de pouvoir imaginer demander l’autorisation d’augmenter son troupeau », souligne un communiqué de la Confédération paysanne, syndicat agricole en pointe dans la lutte contre la méga-ferme. A la préfecture, comme au ministère, on nie vigoureusement : non, cette promesse n’a jamais été faite.

« C’est quand même très bizarre, on a ici quelqu’un qui enfreint la loi, et on met quand même des fonctionnaires pour instruire son dossier d’agrandissement de troupeau. On a l’impression que l’on essaye de régulariser l’irrégularité », résume le porte-parole du syndicat paysan, Laurent Pinatel.

Il y a un an, lors d’une réunion au ministère, l’agrandissement de l’élevage avait déjà été demandé par le propriétaire de la ferme-usine, Michel Ramery. « Il avait essayé de négocier une augmentation du nombre de vaches, en échange d’une baisse de la taille du méthaniseur à 0,6 mégawatt, se souvient Michel Kfoury, président d’honneur de Novissen. Finalement, il est quand même passé à 800 vaches sans demander à personne ! » « Il y a la parole d’un ministre et il y a les volontés de la 360 e fortune de France », remarque, amère, la Confédération Paysanne dans son communiqué.

La préfecture en porte-à-faux

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En juin, Reporterre révélait que le troupeau dans la ferme-usine dépassait le nombre autorisé et était mal soigné

Grégoire Frison, avocat de Novissen et de la Confédération paysanne, tempère : « La préfecture est sans doute en porte-à-faux. Michel Ramery a déposé une demande d’autorisation d’exploiter pour 880 vaches il y a déjà plusieurs mois. Il arrive un moment où elle ne peut plus reporter indéfiniment l’instruction du dossier. La préfecture a été obligée de lancer l’enquête publique, au risque que sinon les 880 vaches soient autorisées automatiquement. »

A la préfecture, on appuie cette interprétation. « Les sanctions et l’enquête publique sont deux procédures distinctes, insiste-t-on. Une demande a été déposée dès début janvier pour passer à 880 vaches. Il fallait la compléter, les derniers papiers sont arrivés fin juillet. A partir de ce moment là, on était obligés de l’instruire ! Si nous ne le faisions pas, l’exploitant de la ferme était en droit de se retourner contre la préfecture. »

Cette enquête publique elle-même est peut-être la preuve de l’embarras des autorités. « Elle n’était pas obligatoire », rappelle Francis Chastagner. Mais c’était là aussi une promesse de Stéphane Le Foll. Le ministère a donc sans doute arbitré : il n’a pas bloqué le dossier, mais a imposé d’en passer par une enquête publique. Reporterre a posé la question au cabinet du ministre, qui a éludé, renvoyant vers la préfecture.

« Un canada dry de démocratie »

Dans le Courrier Picard, l’exploitant de la ferme Michel Welter se plaint déjà de la procédure. Cette enquête « vise à nous emmerder, foutre le bordel et laisser les opposants s’exprimer », se plaint-il dans le journal du 15 octobre.

L’association locale Novissen a décidé se saisir de l’occasion. « Cela ne se passera pas comme lors de la première enquête, prévient Francis Chastagner. On va mettre le paquet sur la qualité de l’eau et on va insister sur le fait qu’on est à la veille de la Conférence Climat de Paris ! »

A la Confédération paysanne du Nord-Pas de Calais, qui suit le dossier, on est moins enthousiaste : « Je peux déjà vous dire quel sera le résultat de l’enquête publique : il sera positif. Michel Ramery fait ce qu’il veut ! » regrette son porte-parole Antoine Jean.

« Il a été prouvé que Michel Ramery n’a pas la compétence technique pour gérer 500 vaches laitières, donc normalement il ne devrait pas avoir d’autorisation pour 880. C’est comme en construction : si vous êtes en infraction avec permis de construire, on ne devrait pas vous permettre d’agrandir. Mais c’est Michel Ramery… » déplore l’avocat Grégoire Frison. Lui aussi estime que l’enquête publique donnera un avis favorable. « Pour moi c’est du canada dry de démocratie », déplore-t-il.

Deux poids, deux mesures

Les opposants à la ferme-usine ont le sentiment que l’Etat a deux poids, deux mesures dans ce dossier. D ’abord, Michel Ramery « n’a toujours pas payé le moindre centime de l’amende journalière à laquelle il a été condamné, et n’en a pas subi les conséquences auxquelles n’importe quel citoyen pourrait s’attendre », note la Confédération paysanne. Le montant total de l’amende et des astreintes dépasse aujourd’hui les 40.000 euros. « Il y a un délai, explique-t-on à la préfecture. On doit attendre au moins le 15 novembre avant de lancer des procédures contentieuses pour non paiement. » Soit. Rendez-vous, donc, au 15 novembre.

Ensuite, la Confédération paysanne et Novissen ont déposé une plainte pour dépassement de cheptel. « On n’en a pas la moindre nouvelle », regrette Francis Chastagner. Les autorités judiciaires semblaient plus empressées quand il s’agissait de poursuivre les militants de la Confédération paysanne après leur action sur le chantier de la ferme.

Enfin, le ministère comme la préfecture ne semblent pas très empressés d’informer sur le sujet.« La préfecture nous avait dit qu’elle voulait des relations transparentes, et on a appris qu’il y avait une enquête publique par la presse, déplore le président de Novissen. On a ensuite demandé un rendez-vous au sous-préfet, et on n’a toujours pas de nouvelles... » En même temps, « le dossier est piloté par le ministère, c’est certain », assure l’association.

La Confédération paysanne s’est donc adressée, par lettre, au ministre Stéphane Le Foll. Elle n’a pour l’instant reçu aucune réponse.

 

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"Le Courrier Picard" le 14 octobre 2015
 

MILLE VACHES Nouvelle enquête publique

PUBLIÉ LE 14/10/2015

Courrier picard

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"Le Monde le 16 septembre 2015"

« Ferme des mille vaches » : peines allégées pour les militants de la Confédération paysanne

Le Monde.fr | 

 

image: http://s2.lemde.fr/image2x/2015/09/16/534x0/4759675_3_d198_la-ferme-des-mille-vaches-a-drucat-pres_9521d6d24b59241ca637b5b896dc7a8a.jpg

La "ferme des mille vaches", à Drucat, près d’Abbeville, en juin 2014.

La « ferme des mille vaches » suscite une nouvelle fois la polémique. La décision de la cour d’appel d’Amiens (Picardie) était attendue mercredi 16 septembre. Elle devait juger neuf militants de la Confédération paysanne à la suite des actions qu’ils avaient menées sur le site de cette exploitation à Drucat, près d’Abbeville.

 

A cette occasion, le syndicat a demandé à ses militants de se rendre dans les commissariats et les gendarmeries pour déclarer qu’ils ont aussi participé aux actions. Et qu’il s’agit donc d’une responsabilité collective et syndicale, et non pas individuelle. Car pour la Confédération paysanne, la « ferme des mille vaches » est devenue le symbole de la « ferme-usine ». L’image de l’agriculture industrielle qu’elle condamne.

Les neuf prévenus étaient poursuivis pour deux actions de démontage menées sur le chantier de la ferme en septembre 2013 et en mai 2014. Lors du procès en première instance, le 28 octobre 2014, le tribunal avait prononcé des peines allant de simples amendes à de la prison avec sursis. Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, avait été le plus lourdement sanctionné, condamné à cinq mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende. Le procès en appel s’était déroulé le 17 juin.

La décision en appel maintient la condamnation des neuf militants mais allège les peines. Trois qui s’étaient opposés au prélèvement d’ADN sont dispensés de peine. Les six autres sont condamnés à des amendes avec sursis comprises entre 1 500 euros et 5 000 euros.

 

Dépassement du nombre de vaches autorisées

 

Ce jugement continue toutefois à maintenir la pression sur le syndicat qui fait l’objet d’une procédure au civil. En effet, Michel Ramery, propriétaire de la « ferme des mille vaches », demande, par le biais de ses sociétés, plus de 200 000 euros de dommages et intérêts. La Confédération paysanne n’a pas manqué de faire le parallèle sur la situation jugée « illégale » par les pouvoirs publics de la « ferme des mille vaches ». L’inspection diligentée par les autorités, mardi 9 juin, a, en effet, confirmé le dépassement du nombre de vaches laitières autorisées. Les inspecteurs ont constaté la présence de 296 têtes de bétail de plus que le seuil fixé à 500. Plus de trois mois plus tard, et malgré une mise en demeure prononcée par la préfecture de la Somme le 1er juillet, le seuil autorisé est toujours largement dépassé.

Les 150 premières têtes du troupeau sont entrées dans l’étable géante mi-septembre 2014. Les opposants, regroupés au sein de l’association Novissen, appuyés par la Confédération paysanne, avaient alors tenté un blocus de l’exploitation. M. Ramery, qui a fait fortune dans l’immobilier et est propriétaire de cette société agricole, avait justifié la mise en route grâce au permis de construire attribué pour l’ensemble de son projet. C’est-à-dire une étable de 1 000 vaches, associée à un bâtiment pour abriter la relève, soit 750 génisses, sans oublier un méthaniseur de 1,3 mégawatt.

LA FERME N’AVAIT PAS ASSEZ DE SURFACE D’ÉPANDAGE POUR RÉPANDRE LE « DIGESTAT », LES RÉSIDUS ORGANIQUES CHARGÉS D’AZOTE PRODUITS PAR LA MÉTHANISATION

Toutefois, la ferme n’avait pas assez de surface d’épandage pour répandre le « digestat », les résidus organiques chargés d’azote produits par la méthanisation. C’est pour cette raison que la préfecture de la Somme, par l’arrêté du 1er février 2013, avait finalement autorisé la SCEA Côte de la justice, société qui exploite la ferme, à n’élever qu’un effectif limité à 500 vaches laitières.

Pour apaiser les tensions, une réunion avait été organisée au ministère de l’agriculture le 16 septembre 2014. M. Ramery avait alors expliqué qu’il envisageait de réduire la puissance du méthaniseur à 0,6 mégawatt et de ne consommer que des déchets agricoles, mais avait réitéré son intention d’atteindre un cheptel de 880 vaches laitières.

En janvier 2015, M. Ramery a donc déposé une demande d’extension à 880 vaches laitières. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, avait alors affirmé que toute augmentation du cheptel devait être soumise à enquête publique préalable. Une obligation que réfutent les tenants du projet. Michel Welter, responsable de la ferme, évoque le décret 2011-63 sur les regroupements laitiers pour affirmer qu’il peut atteindre un effectif de 899 vaches par simple déclaration, sans demander d’autorisation.

 

Coup de poker

 

Selon Michel Kfoury, membre de Novissen, M. Ramery a voulu faire un coup de poker en remplissant à bloc son étable. La preuve, selon lui, est que la construction du méthaniseur n’a pas débuté. Alors que la société de BTP de M. Ramery, qui a déjà construit la ferme, est prête à faire les travaux et sa filiale Ramery Environnement à le gérer. M. Le Foll, qui avait qualifié l’augmentation du cheptel d’« infraction », avait demandé que des sanctions soient appliquées.

Le 20 juillet, lors du contrôle de la mise en conformité de la ferme suite à la mise en demeure de la préfète de la Somme, les inspecteurs ont constaté la persistance du dépassement. Soit 763 vaches au lieu de 500. Un procès-verbal pour non-respect d’une mise en demeure a été transmis au procureur de la République auprès du tribunal d’Amiens. Plus d’un mois plus tard, le 28 août, la préfecture a confirmé les sanctions administratives. Soit une amende de 7 800 euros et une astreinte journalière de 780 euros à compter de la date de notification de l’arrêté.

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En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/16/ferme-des-1-000-vaches-les-militants-de-la-confederation-paysanne-condamnes-en-appel_4759679_3244.html#yMYfMzIoJDMyYpfv.99

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"Le Canard Enchainé le 16 septembre 2015"

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"FR3 Picardie le 16 septembre 2015"

Mille vaches, la Cour d’appel annule les peines de prison

Les neuf militants de la Confédération paysanne sont condamnés en appel à des peines d'amende avec sursis. Un signe « d’apaisement » pour leur avocate.

1000 vaches, délibéré procès en appel 16 /09/2015

« Les peines sont moins lourdes. C’est un signe d’apaisement même si on demandait la relaxe », a déclaré Laetita Peyrade, leur avocate.

Les neufs militants de la Confédération paysanne comparaissaient en appel, ce mercredi après-midi, pour des dégradations et des détériorations graves à la ferme

industrielle dite des « Mille vaches ». Le délibéré a été rendu en début d’après-midi.

En première instance, ils avaient été condamnés à des peines allant de 2 à 5 mois de prison avec sursis. Elles sont remplacées par des peines d'amende avec sursis,

de 1500 à 5000 euros.

Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne fait partie des neufs accusés.

Ce jugement constitue une demi-victoire pour Laurent Pinatel. "On a été reconnus coupables, ce n'est quand même pas rien. Mais la justice a aussi fait preuve

de clémence", a-t-il souligné. "La Confédération paysanne a toujours revendiqué avoir agi pour arrêter la ferme-usine des 1.000 vaches. On aurait dû être

entendu par les juges sur le danger qu'elle fait courir sur l'ensemble de l'alimentation et de l'agriculture française", a-t-il ajouté.

Il a également indiqué vouloir continuer les actions contre la ferme des Mille vaches qui"reste dans l'illégalité absolue avec 300 vaches de trop. Si ce n'est pas eux,

c'est nous qui viendront les sortir !" Cette exploitation bovine était initialement conçue pour 1000 bêtes. Sa capacité autorisée avait été ramenée à 500 en février 2013

par la préfecture, mais à fin juillet 2015, elle comptait 763 vaches.

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"FR3 Picardie le 28 août 2015"

La préfète de la Somme confirme les sanctions

contre l'exploitant de la ferme dite des "1000 vaches"

Par arrêtés préfectoraux en date du 28 août, l'exploitant de la ferme dite des "1000 vaches " de Drucat s'est vu notifié la confirmation des sanctions qui pesaient sur lui.

A savoir une amende de 7800 euros, et une astreinte journalière de 780 euros.

La préfète de la Somme Nicole Klein confirme les sanctions administratives qui ont été prononcées contre l'exploitant de la ferme dite des "1000 vaches". 
Ces sanctions consistent en une amende de 7800 euros, immédiatement exécutoire et une astreinte journalière de 780 euros qui ne pourra être levée qu'à
 partir du moment où l'exploitant reviendra à un seuil autorisé de 500 bêtes. 
 
 

Une expertise pour vérifier le bien-être des animaux :

Parallèlement, la préfète a décidé de confier à un vétérinaire indépendant une mission d'audit sur la question du respect du bien-être animal au sein de l'exploitation.

L'élevage comptait 763 bêtes :

Le 20 juillet dernier, lors du dernier contrôle de la mise en conformité de la ferme dite des « 1000 vaches » située à Drucat dans la Somme, les inspecteurs de la
direction départementale de la protection des populations de la Somme  (DDPP 80) ont constaté la persistance du dépassement du nombre de vaches laitières
autorisées par l’arrêté préfectoral du 1er février 2013, soit 763 vaches au lieu de 500.

Deux projets d'arrêtés préfectoraux portant sur les sanctions administratives envisagées ont été transmis à l'exploitant qui a fait valoir ses observations dans le délai
de 15 jours ouvert dans le cadre de la procédure contradictoire.

Après étude de ces observations, Nicole Klein, préfète de la région Picardie, préfète de la Somme a décidé de confirmer les sanctions administratives par arrêtés 
préfectoraux du 28 août 2015.
 
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"Le Courrier Picard le 29 août 2015"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les 2500€ cités dans l'article ci-contre représente le chiffre
d'affaires des environs 300 vaches supplémentaires
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"Lettre de la Coordination Rurale à Xavier Beulin juillet 2015"
logo coordination rurale 09
 

 

Objet : Lettre du paysan Bernard Lannes en réponse à Xavier Beulin

 

 

Cher Xavier,

Je suis très honoré de la lettre que tu nous as adressée hier, à nous, les paysans, suite aux mobilisations de ces derniers jours. En tant que paysan, je me permets de te répondre.

Tu te fais le porte-parole de tous les agriculteurs présents dans les mouvements asyndicaux de solidarité. Peut-être, du haut des estrades, as-tu eu l'impression d'avoir initié et géré le mouvement, mais tel n'est pas le cas. La meilleure preuve en est que vendredi dernier, alors que tu appelais à l’arrêt des mouvements, les paysans ne t'ont pas suivi.

Tu écris dans ta lettre qu'il est de plus en plus insoutenable d'accepter la situation actuelle. Tu sais, confidence pour confidence, nous n'avons jamais accepté de vendre nos produits moins chers que leur coût de production.
Cette situation est issue non pas d'une crise, comme tu le répètes si souvent, mais d'une politique parfaitement orchestrée que tes prédécesseurs se sont appliqués à construire (déjà dès le Xème plan en 1989 !) et que tu continues à appliquer. Celle d'un productivisme outrancier, jetant les agriculteurs français aux mains des spéculateurs, pour soi-disant réactiver une « vocation exportatrice » alors que leur marché est le marché intérieur et unique de l'Europe depuis des lustres, et que celle-ci n'arrive toujours pas à se nourrir elle-même. Alors, vouloir vendre aux autres à un prix mondial inférieur à nos coûts de production nous semble très généreux, mais peut-être un tant soit peu inapproprié.

Je suis néanmoins très heureux de t'entendre parler de réguler les marchés après que tes prédécesseurs aient œuvré pour la fin des quotas, et j'espère que tu soutiendras nos actions en faveur d'une réforme de la PAC comme tu défends depuis quelques semaines nos revendications sur les prix.

Depuis mon exploitation du Gers, je ne crois pas que la modernité que tu évoques consiste, comme tu t’esquintes à nous en convaincre, à essayer de s'aligner sur des prix toujours plus bas et à laisser les produits agricoles sous l'égide d'un libre marché total nous mettant en concurrence avec des fermes chinoises. Produire toujours plus, toujours moins cher, pour vivre toujours plus mal, nous, les paysans, en avons assez. Nous avons urgemment besoin d'une exception agriculturelle !

Je reste persuadé, comme l'écrasante majorité des éleveurs laitiers, que 340 € par tonne de lait, alors qu'il en faut au moins 450 euros pour couvrir les coûts de production et le salaire de l’agriculture, est une mauvaise solution. 
Par ailleurs, ne penses-tu pas que la Commission européenne va considérer ceci comme une entente sur les prix et condamner une nouvelle fois la France ?

Qu'il n'y ait pas de solution miracle, j'en conviens volontiers avec toi. Pour autant, il me semble, vu de nos fermes, que la solution existe au niveau européen : une réforme de la PAC qui la rendrait compatible avec les objectifs de ses pères fondateurs et des traités toujours en cours, à savoir garantir la sécurité alimentaire de l'Union européenne, à un coût modéré pour les citoyens et assurant des revenus décents aux agriculteurs.
Il est vrai que certains industriels et multinationales, avec lesquels tu as des participations croisées avec le fonds Avril que tu présides, n'y ont aucun intérêt et je crains que nous ne puissions dès lors pas compter sur toi pour que priment les intérêts humains face aux purs intérêts financiers.

Tu penses être la cible d'attaques personnelles. Je pense que l’autre jour, à Saint-Brieuc et à Lyon, les agriculteurs en avaient réellement après toi. Tu es en haut de la pyramide, et cela implique des responsabilités.
Les destinées de la société Avril (Sofiprotéol), que tu présides, sont-elles bien celles que les agriculteurs ont voulues en cotisant « volontairement et obligatoirement » pour construire cet outil qui contrarie leurs intérêts ? Comment Farmor, l’une de ses filiales, peut-elle encore travailler avec plus de 70 % de viande étrangère ? Peux-tu être fier de certaines coopératives qui sont entrées dans ton système et qui rémunèrent moins bien que le secteur privé, malgré tous les avantages qui leur sont concédés et que l'IAA nous reproche ?
J'espère que tu dénonceras désormais avec autant d'ardeur que nous toutes les entreprises qui, au lieu de travailler sur le territoire national à la valorisation de la production française, importent des « minerais agricoles » étrangers pour produire à moindre coût et déstructurent par là même notre belle agriculture.

Par ailleurs, tu interpelles dans ta lettre le Gouvernement, les politiques, les médias et nos concitoyens. Je m’interroge un peu : sommes-nous, nous les paysans, les réels destinataires de ton courrier ?

Quoi qu’il en soit, je compte sur toi pour continuer, comme tu le fais depuis quelques semaines, à porter au plus haut niveau la question des prix rémunérateurs et d'une réforme de la PAC si vitale pour nous, les paysans. Puisque tu en reprends certaines à ton compte tu sais qu'il existe des propositions, que je tiens à ta disposition, pour une PAC rénovée, rémunératrice, source de dignité pour les producteurs et moins coûteuse pour le contribuable.

Pour terminer, je tiens à te rassurer : nous, les paysans, sommes fiers de notre métier. Nous, les paysans, sommes droits dans nos bottes et n'avons pas fauté, en remplissant tous les contrats que la société nous a imposés, allant même plus loin que le reste de l'Europe. Nous, les paysans, sommes fiers de façonner jour après jour les paysages du territoire français. Nous, les paysans sommes fiers d'être la base d'une gastronomie française parmi les plus renommées dans le monde. Mais aujourd'hui, nous ne pouvons pas aller plus loin, nous n'avons simplement plus d'avenir avec le modèle économique que tu défends. Nous n’avons pas d’autre ambition que de vivre de notre métier pour faire vivre dignement nos familles, et nous souhaitons que tu mettes désormais tout en œuvre, avec la puissance de ton syndicat et des groupes que tu diriges, pour aboutir enfin à cet objectif.

 

Bernard Lannes

Président de la CR

 

 
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"Le Canard enchainé" 29 juillet 2015"
 
 
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"Charli Hebdo 29 juillet 2015"
 
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"Le Parisien"le 03 juillet 2015

La «Ferme des 1000 vaches» mise en demeure de réduire son cheptel

La controversée «Ferme des 1000 vaches», dans la Somme, a été mise en demeure de réduire son cheptel. Titulaires jusque là d'une autorisation pour 500 animaux, les exploitants ont reconnu en posséder près de 800. Brigitte Bardot se dit prête à recueillir les animaux en trop.

03 Juil. 2015, 16h18 | MAJ : 03 Juil. 2015, 17h09
 
Des animaux de la ferme dite des 1000 vaches, le 30 mai 2015 à Ducrat, dans la Somme
Des animaux de la ferme dite des 1000 vaches, le 30 mai 2015 à Ducrat, dans la Somme AFP / Philippe Huguen

Les exploitants de la ferme picarde dite des 1.000 vaches ont été mis en demeure vendredi de réduire leur cheptel, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Somme.

La préfète de la région Picardie, Nicole Klein, a signé mercredi l'arrêté qui met en demeure l'exploitant. Ce dernier a désormais 15 jours pour se mettre en conformité.

Brigitte Bardot prête à recueillir les vaches en trop

L'ancienne actrice Brigitte Bardot a proposé vendredi, dans une lettre ouverte adressée à Stéphane Le Foll, de recueillir, par l'intermédiaire de sa fondation les 300 vaches qui seraient ainsi sorties de la ferme.

«Je sollicite votre intervention immédiate et celle de la préfecture de la Somme pour assurer la confiscation des animaux afin de les confier à ma Fondation reconnue d'utilité publique», écrit Brigitte Bardot.

«Nous accueillons déjà plus de 2.000 animaux de ferme sauvés de l'abattoir, dont près de 600 bovins, alors imaginez quel bonheur ce serait de pouvoir organiser le transfert de toutes ces bêtes, les sortir de leur bâtiment sinistre et les mettre en pâturage», conclut l'ancienne actrice, ardente militante de la cause animale.

Plusieurs groupes d'opposant se battent contre cette ferme depuis l'annonce du projet. Le 17 juin dernier, neufs membres de la Confédération paysanne, accusés d'avoir saccagé la ferme controversée, étaient jugés en appel. La confirmation des peines infligées en première instance a été requise. La décision doit être rendue le 16 septembre.
 
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"Actu environnement"le 03 juillet 2015

Ferme des 1000 vaches : la préfète signe l'arrêté de mise en demeure

Agriculture |
 

La préfète de la région Picardie, Nicole Klein, a signé le 1er juillet l'arrêté qui met en demeure l'exploitant de la ferme des 1000 vaches de se mettre en conformité avec la réglementation sous un délai de 15 jours.

Le 9 juin dernier, les inspecteurs des installations classées (ICPE) agricoles avaient constaté le dépassement du nombre de vaches laitières autorisé par l'arrêté préfectoral d'autorisation de cet élevage controversé situé à Drucat (Somme). Près de 800 vaches ont été dénombrées alors que l'autorisation porte sur 500 animaux.

En cas d'inobservation de l'arrêté de mise en demeure, l'exploitant encourt des sanctions administratives, qui peuvent prendre la forme d'une amende d'un montant maximal de 15.000 euros ou d'une astreinte pouvant atteindre 1.500 euros par jour de retard dans la mise en conformité. La préfète a également la possibilité de suspendre le fonctionnement de l'installation.

Ces sanctions administratives ne sont pas exclusives de poursuites pénales par les autorités judiciaires. Suite aux contrôles effectués par l'inspection des installations classées, déclenchés par un article de Reporterre faisant état des mauvaises conditions d'hygiène de l'élevage, l'association L214 Ethique & animaux a annoncé le dépôt d'une plainte pour maltraitance d'animaux.

 
 
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"Le Courrier Picard"le 02 juillet 2015
 
MILLE VACHES Mise en demeure: les exploitants prennent acte et préparent leur riposte

Publié le 03/07/2015