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Le 1er juillet 2014 - Le 28 octobre 2014 
 
SOUTIEN AUX MILITANTS de LA CONFEDERATION PAYSANNE
 
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 La préparation du 28 octobre 2014 
.
   
 
Au verso de ce tract, le texte suivant :

Un procès ordinaire ? Non ! Un choix de société !

 

Ce procès emblématique nous fera faire un pas FORT, et ses conséquences seront considérables. Mais dans QUEL sens ce pas sera-t-il fait ??

NOUS sommesTOUS concernés !!! Voyez quel avenir vous voulez !

 

Si la Justice choisit de sanctionner,dans la droite ligne des arrestations brutales (plaquage au sol, menottes, irrespect…), elle considère que ce syndicat est un fauteur de troubles, et qu’il faut casser et humilier neuf d’entre eux, pris au hasard, pour ôter aux autres l’idée d’en faire autant. Qu’un syndicat défende sa profession, en défilant et criant, ce n’est pas grave, on n’en tient pas compte. Que les gens déposent des recours, ce n’est pas grave, on déclare le dossier irrecevable, et tout peut continuer. Tout, c’est-à-dire l’enrichissement insolent à coups de millions ponctionnés sur des marchés publics,  l’accaparement du foncier à coups de pressions illégales, ou l’installation du plus grand élevage laitier de France et du plus gros méthaniseur agricole d’Europe  à coups de passe-droits, et tant pis si l’intérêt général s’en trouve écrasé ! Tout un univers de fraudes et d’intrigues que la Justice choisit de ne pas examiner, pour mieux diriger sa loupe punitive sur ceux qui osent retirer quelques boulons pour protester. Le système est corrompu, mais gare à ceux qui y portent atteinte, ce sont eux les condamnables !! Laisserez-vous les fortunes et les magnats décider de votre avenir en étant protégés par les tribunaux, ou trop, c’est TROP ?

 

La Justice peut aussi choisir de remettre la sanction à plus tard. C’est choisir la lâcheté de la guerre d’usure, et parvenir à punir sournoisement, sans même déclencher les protestations puisqu’aucune décision n’est prise. Les inculpés restent dans leur situation d’inculpés et le stress de l’attente. Ceux qui les soutiennent sont venus pour rien : pour eux, la sanction du temps perdu, et des frais de transport : ils finiront bien par se lasser ! Et doctement faire semblant de réfléchir, c’est laisser au promoteur tout loisir de continuer. Honte aux attentistes mous qui laissent la situation se dégrader davantage, en esquivant leurs responsabilités !

 

Si la Justice choisit la relaxe totale,  elle reconnaît que la situation verrouillée pour les victimes les accule à agir en légitime défense, que les actes symboliques, commis au nom d’un idéal valable, ne relèvent en rien du cadre pénal. La solution est entre les mains du Gouvernement qui devrait gérer les situations, non pour satisfaire l’avidité effrénée d’un très petit nombre, mais pour maintenir l’harmonie entre tous. Refuser de criminaliser, c’est se lever avec dignité, au nom de la conscience, de l’égalité, de la liberté. C’est refuser d’être au service de la dérive de plus en plus dictatoriale voulue par quelques-uns. Leur mainmise sur la Justice est grave, et le Syndicat de la Magistrature lui-même, dans un communiqué du 11 juillet 2014, s’inquiète du « traitement pénal hors norme » infligé aux « lanceurs d’alerte ». Honneur donc au courage, au bon sens, à la vision d’avenir de la Confédération Paysanne, qui, à la place de l’élevage de masse industriel mortifère pour tous, propose des fermes à taille humaine, une politique des prix repensée et maîtrisée démocratiquement pour que les éleveurs vivent correctement de leur travail, un mode de production qui respecte l’environnement, les bêtes et les gens, des circuits courts, l’indépendance alimentaire, des produits à forte valeur ajoutée pour l’exportation, une aide réelle, à la fois technique et financière, pour une conversion progressive vers des pratiques bio d’avant-garde !

 

L’ESPOIR EST LÀ !!! APPORTEZ VOTRE AIDE, VOTRE SOUTIEN  

à la Confédération Paysanne ou aux associations partenaires.

                  PARTICIPEZ AU CHOIX DE LA SOCIETE QUE VOUS VOULEZ !

 
Deux textes importants:
 
=>Comprendre en quoi l'agriculture paysanne est un modèle d'avenir : http://enviedepaysans.fr/la-pac/lagriculture-paysanne-modele-davenir/#.VAGDqk0cQeF
 
=>L'inquiétude des magistrats face au "traitement pénal hors norme" infligé aux "lanceurs d'alerte" (11 juillet) :

Stop à la pénalisation du mouvement social !

Communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature, publié le 11 juillet 2014.

Faucheurs d’OGM, militants anti-pub, étudiants anti-CPE, « Contis » d’hier, syndicalistes de Roanne, militants de la confédération paysanne en lutte contre la ferme-usine des 1000 vaches, paysans et militants de la ZAD en résistance contre l’aéroport de Notre Dame des Landes d’aujourd’hui : triste continuité que celle de la répression du mouvement social !

Qu’ont en commun ces hommes et femmes ? Ce sont tous des acteurs mobilisés au nom de l’intérêt général pour créer les conditions d’un débat public, des précurseurs dans le combat contre la destruction de l’environnement, la diffusion des OGM ou contre des choix politico-industriels dictés par la recherche illimitée du profit, au mépris des droits des travailleurs, paysans et habitants.

Et surtout, aujourd’hui comme hier, leurs actions collectives, faites de colère spontanée et inspirées par la détresse pour certains, de démonstrations aussi pacifiques que symboliques pour d’autres, leur valent un traitement pénal hors norme, soumis à des objectifs chiffrés que devront valider des condamnations sévères.

Tandis que les moyens manquent à la justice et à la police pour lutter contre la délinquance économique et financière, on déroule là une mobilisation policière sans précédent et, trop souvent, un traitement judiciaire en temps réel : garde-à-vue, fichage génétique, déferrement et comparution immédiate, cette justice expéditive génératrice d’emprisonnement.

L’arsenal sécuritaire, renforcé sous le précédent gouvernement et toujours en vigueur deux ans après l’alternance, s’est banalisé. Voilà que sont mobilisés pour contrer des luttes sociales : l’extension incontrôlée du fichage génétique qui, jadis réservé aux criminels « sexuels » concerne aujourd’hui la moindre dégradation, la pénalisation aveugle du refus de prélèvement ADN, le délit de participation à un attroupement armé, cette résurgence aggravée de la loi anti-casseurs, les procédures d’urgence désastreuses pour les droits de la défense mais si efficaces pour frapper par « exemplarité », sans recul…

Autant d’outils sécuritaires que le gouvernement actuel, qui a déjà enterré le projet d’une loi d’amnistie sociale, est peu soucieux ou peu pressé d’abroger.

Recourir à la pénalisation – d’ailleurs trop souvent sélective - de ces luttes, c’est enfermer dans l’illégalité toute pensée contestataire et stigmatiser un mouvement social fait de lanceurs d’alerte, qui usent de la liberté de contester l’ordre établi. C’est renoncer à y donner une réponse politique.

Le Syndicat de la magistrature dénonce cette permanence de la pénalisation du mouvement social et la banalisation des outils sécuritaires qui en sont le moyen.

 

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Pour suivre l'actualité de la Confédération Paysanne, rendez-vous sur leur site !

 

On peut aussi s'abonner aux "Brèves de Campagne" : le n°11 présente la rentrée de septembre 2014 ! http://enviedepaysans.fr/breves-de-campagne/#.VAG0d00cQeG 

 
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Le 1er juillet 2014 
 
N.B. Nombreux textes intéressants à la rubrique "Prises de position" pour compléter les textes ci-dessous.
Les témoignages de Dominique Henry et Thierry Bonnamour sont à la rubrique "Actions récentes" au 28-29-30 mai).
 
Rappel succinct des faits : les 28-29-30 mai et le 1er juillet
 

 28 mai 2014 : action de la Confédération Paysanne (démontage à l'intérieur de la salle de traite de la ferme-usine). Quatre militants sont mis en garde à vue, et Laurent Pinatel est arrêté à Amiens. Le lendemain, 29 mai, divers mouvements expriment le soutien et la protestation. Le 30 mai, les cinq militants sont libérés sous contrôle judiciaire. Une action a lieu à Rodez. (Pour davantage de détails sur ces 3 journées, reportez vous à la rubrique "Médias 2014").

 

1er juillet, neuf militants sont convoqués au Palais de Justice d'Amiens. Entre 400 et 500 personnes sont là pour les soutenir. Leur procès est reporté au 28 octobre. Leurs avocats ont plaidé que ces militants n'avaient pas pu préparer leur défense, sans accès à leur dossier, et sans pouvoir se contacter les uns les autres en étant sous contrôle judiciaire. Celui-ci est partiellement levé (ils peuvent désormais se contacter et quitter la France, mais sans revenir en Picardie, sauf convocation. 

 
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"Reporterre", le 11 et le 18 juillet 2014
 
 
Attention au procès du 28 octobre : !!! Lire l'article : "Contre les militants de Notre-Dame-des-Landes, la justice devient folle".
et le communiqué de presse du Syndicat de la magistrature publié le 11 juillet et cité dans "Reporterre":
 
 
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"La Via Campesina", le 1er juillet 2014
 

http://viacampesina.org/fr/index.php/les-grands-ths-mainmenu-27/agriculture-paysanne-durable-mainmenu-42/981-france-report-du-proces-des-1000-vaches-rendez-vous-le-28-octobre

 France : Report du procès des 1000 vaches, rendez-vous le 28 octobre !

Communiqué de presse de la Confédération paysanne


b_350_0_16777215_00___images_stories_agriculture_paysanne_durable_non1000vaches.jpg(Bagnolet, le 01 juillet 2014) Un mois tout juste pour préparer une défense collective, des dossiers qui n’arrivent pas aux avocats, des convocations remises à peine une semaine avant l’audience… La Justice n’a pas vraiment laissé le choix à la Confédération paysanne. Étant donné ces circonstances, nos avocats ont plaidé, ce matin à Amiens, le report du procès des 1000 vaches. Il aura donc lieu le 28 octobre.

Par ailleurs les contrôles judiciaires très sévères auxquels étaient soumis 5 des prévenus ont été partiellement levés, ils n’ont plus aujourd’hui que l’interdiction de se rendre dans la Somme.

Mais les 600 paysans et citoyens, qui ont parcouru la France pour nous soutenir, ne sont pas venus pour rien. Cette forte mobilisation démontre que l’usine des 1000 vaches ne doit pas voir le jour. Que l’industrialisation de l’agriculture n'est pas un projet pour l’avenir. Les nombreux soutiens politiques, syndicaux, associatifs que nous avons reçus, les nombreux citoyens qui se sont réunis partout en France en soutien à la Conf’, ne font que renforcer notre détermination, malgré la démesure des moyens mis en place pour nous faire taire.

 

L’usine des 1000 vaches est le symbole de l’industrialisation de l’agriculture. Elle ne doit cependant pas dissimuler les autres projets qui, partout en France, font disparaître les paysans, détruisent l'emploi, les territoires, l'alimentation et l'environnement. Puisque la Justice ne poursuit que les lanceurs d’alerte, le 28 octobre, la Confédération paysanne convoque donc officiellement les fossoyeurs de l’agriculture à leur procès.


Contacts presse : 

Laurent Pinatel, Porte-parole national : 06 80 58 97 22

Mikel Hiribarren, Secrétaire général : 06 38 91 04 83

Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

 
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"Le Courrier Picard", le 2 juillet 2014
 

http://www.courrier-picard.fr/region/mille-vaches-rendez-vous-le-28-octobre-ia0b0n398845 

Mille vaches : rendez-vous le 28 octobre

Mardi 1er juillet, le tribunal d’Amiens a décidé de renvoyer le procès des militants de la Confédération paysanne au 28 octobre. Il s’agit de juger deux opérations coup de poing contre la ferme des Mille vaches, menées en septembre 2013 et mai 2014. Des militants de la Confédération paysanne et d’autres organisations se sont rassemblés toute la matinée, mardi, 1er juillet, devant le palais de justice d’Amiens, pour soutenir les prévenus.


Elina Bouchet, Pierre-Alain Prévost, Laurent Pinatel, trois des prévenus, à leur entrée dans le tribunal. (Photo FRED HASLIN)
Elina Bouchet, Pierre-Alain Prévost, Laurent Pinatel, trois des prévenus, à leur entrée dans le tribunal. (Photo FRED HASLIN)

Un peu après 8 h 30 mardi 1er juillet, les huit (le neuvième ne s’est pas déplacé) prévenus accusés de dégradation, de vol ou de recel de vol pour avoir, notamment, fin mai, démonté la salle de traite de la ferme des Mille vaches, à Drucat, près d’Abbeville, sont arrivés. D’emblée, Laurent Pinatel, le porte-parole national de la Confédération, convoqué par le tribunal, a prévenu : «  On va demander le report de l’audience  ». Objectif atteint après une heure, à peine, d’audience.

Mais l’essentiel n’était pas dans la salle du tribunal, hier, pour Laurent Pinatel et les militants. La Confédération paysanne a voulu faire de cette audience le procès d’une agriculture industrielle.

« On veut un grand débat parlementaire »

«  On veut un grand débat parlementaire  », a scandé Laurent Pinatel. «  Nos fermes ne sont pas des usines. On ne doit pas fabriquer l’alimentation humaine dans des usines  ». Justement, la parlementaire Barbara Pompili, députée de la Somme, est passée soutenir le mouvement, avant de partir à l’Assemblée nationale  : «  Je vais proposer à mon groupe (NDLR, Europe Écologie – Les Verts) de poser une question au gouvernement aujourd’hui ou demain (mardi ou mercredi). Je demanderai à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture : Vous dites que la ferme des Mille vaches n’est pas le modèle que vous voulez pour l’agriculture française. Alors, vous avez le pouvoir de changer la loi. Dans la loi agricole qui sera examinée la semaine prochaine, il n’y a pas assez de barrières pour contrer ce genre de projets  ».

Ce projet de Michel Ramery, entrepreneur du secteur du bâtiment et des travaux publics, tous étaient contre, hier. Des politiques, comme Pierre Larrouturou, président du parti Nouvelle donne, Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche. Des syndicalistes, évidemment de la Confédération paysanne, mais aussi de Solidaires. Xavier Mathieu, l’ex-leader CGT de l’usine Continental à Clairoix (Oise), aussi.

« Une ferme subventionnée »

«  Le groupe Ramery est une machine à capter de l’argent public  », a dénoncé un porte-parole de la Confédération paysanne. «  Il va recevoir des subventions pour l’exploitation de la ferme, pour le méthaniseur (NDLR, qui transformera des déchets verts et les bouses de vache en gaz). Cette ferme n’aura rien de compétitif, elle sera surtout subventionnée !  »

Lors d’une « table ronde » (en fait, des prises de parole successives), on a dénoncé « le système Ramery », fait, selon les intervenants, de copinages présumés avec des responsables politiques tels que Daniel Percheron, président de la région Nord -Pas-de-Calais, ou des figures comme Gervais Martel, président du Racing Club de Lens.

En attendant le procès des militants renvoyé le 28 octobre 2014, rendez-vous a été donné le week-end prochain à Notre-Dame-des-Landes, «  lieu de convergence des luttes  », là où un projet d’aéroport cristallise la contestation.  «  La lutte contre la ferme des Mille vaches sera l’invitée d’honneur de ce week-end  » a déclaré Michel Kfoury, président de Novissen, l’association de riverains qui combat le projet de « ferme-usine » de Drucat depuis trois ans.

DENIS DESBLEDS

A la première page du journal :

 

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Une vidéo de "L'Express", le 1er juillet 2014

 

 

http://videos.lexpress.fr/actualite/societe/video-le-proces-des-1000-vaches-renvoye-au-28-octobre_1555883.html

 
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 "Libération", le 1er juillet 2014 (AFP) 

http://www.liberation.fr/societe/2014/07/01/le-proces-des-opposants-a-la-ferme-des-mille-vaches-renvoye-a-octobre_1054617?xtor=rss-450

Le procès des opposants à la ferme des Mille-Vaches renvoyé à octobre

Neuf militants opposés au projet de cette ferme géante avaient commis à deux reprises des dégradations sur le chantier.

Le procès de neuf militants de la Confédération paysanne poursuivis devant le tribunal correctionnel d’Amiens pour avoir dégradé la ferme dite des Mille-Vaches a été renvoyé mardi au 28 octobre.

Les défenseurs de ces neuf opposants au projet de ferme géante à Drucat (Somme), soupçonnées d’avoir commis des dégradations sur le chantier en septembre 2013 et en mai dernier, ont demandé le renvoi du procès, notamment parce qu’il leur manquait «un dossier complet», selon Me Guillaume Combes. Le tribunal, qui devait également statuer sur la demande de levée de contrôle judiciaire de cinq prévenus, a levé l’interdiction pour eux de se rencontrer et de quitter le territoire national, mais maintenu l’interdiction pour les militants de revenir dans la Somme, hormis pour rencontrer leurs avocats.

Le porte-parole Laurent Pinatel s’est montré très satisfait de la levée partielle des contrôles judiciaires, saluée dans une salle comble mais disciplinée par une salve d’applaudissements. «Ce sont des mesures qui en fait s’appliquent à des organisations terroristes: l’interdiction de se voir, l’interdiction de préparer collectivement notre défense. Le tribunal a fait preuve de raison», a-t-il déclaré à la sortie de l’audience. «Si la réponse est aussi violente, c’est qu’on veut nous faire taire.»

A l’extérieur du palais, entre 200 et 300 personnes étaient rassemblées en soutien aux prévenus. Réunis sous un barnum, des militants de la Confédération paysanne, mais aussi de l’association Novissen, qui regroupe des habitants opposés à la construction de la ferme et de son méthaniseur dans leur voisinage, effectuaient des prises de parole sur une scène avec des haut-parleurs. A côté, étaient installées une petite buvette et des tables de pique-nique en bois. Des banderoles accrochées sur les grilles du palais proclamaient: «Honneur aux lanceurs d’alerte de la Confédération paysanne».

«Ils étaient là quand j’étais là aussi», a déclaré l’ancien leader CGT des «Conti» Xavier Mathieu, en pointant du menton le palais de justice. «Un jour j’espère qu’il ne sera pas trop tard, j’espère qu’on remerciera tous ces gens», a poursuivi l’ancien syndicaliste venu participer au rassemblement de soutien. L’agriculture doit rester quelque chose d’humain. Ces gens-là, ce sont des ouvriers de la terre».

Dans la nuit du 11 au 12 septembre, une vingtaine de personnes s’étaient introduites sur le chantier de la ferme des Mille-Vaches, à Drucat, près d’Abbeville, pour immobiliser les engins de chantier et produire un immense tag de 250 m de long proclamant «Non aux Mille-Vaches», une action revendiquée par la Confédération Paysanne.

Le 28 mai dernier, une cinquantaine d’agriculteurs venus de toute la France avaient pénétré sur le chantier de la ferme afin de «démonter» une partie des installations, selon la Confédération paysanne. Le responsable du projet, Michel Welter, avait parlé lui de «saccage», évoquant des dégâts qui touchaient particulièrement les appareils de traite des vaches laitières, pour un préjudice qui dépassait «vraisemblablement les 100 000 euros».

AFP
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"Reporterre", le 2 juillet 2014
 

 http://www.reporterre.net/spip.php?article6084

Joyeuse mobilisation populaire à Amiens pour le premier procès des Mille vaches

Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

mercredi 2 juillet 2014

 

Neuf militants de la Confédération paysanne étaient convoqués, ce mardi 1er juillet, devant le tribunal correctionnel d’Amiens pour leurs actions de protestation contre la ferme-usine des Mille vaches. Le procès a été reporté. Environ 300 sympathisants avaient fait le déplacement pour les soutenir dans une ambiance joyeuse.


- Amiens, reportage

Reporté au 28 octobre. Les centaines de sympathisants réunis devant les grilles du palais de justice d’Amiens, dans le centre-ville, laissent éclater leur joie, malgré le côté attendu de la décision. À l’intérieur, les neufs militants de la Confédération paysanne, poursuivis pour des « dégradations » à la ferme-usine des mille vaches – une action de septembre 2013 et le démontage d’installations de la salle de traite, le 28 mai – ont fait valoir l’impossibilité de préparer leur défense du fait de difficultés d’accès à certaines pièces de la procédure. Le contrôle judiciaire dont ils faisaient l’objet – interdiction de se rencontrer, de quitter le territoire national et de se rendre dans la Somme – a été partiellement maintenu avec la reconduction de l’interdiction de séjourner dans le département.


- Quatre prévenus : Pierre-Alain Prévost, Laurent Pinatel, Thierry Bonnamour et Valentin Sic -

 

Tôt le matin, des cars étaient partis de plusieurs endroits en France, notamment de Paris et de Rouen, avec à leur bord de nombreux militants de la Confédération paysanne, d’associations de protection de l’environnement et de la condition animale. À Paris, le bus, parti de Gallieni aux premières heures du jour, est plein. Objectif du rassemblement : apporter un soutien visible aux neufs militants poursuivis et poursuivre la contestation contre ce projet de ferme-usine géante de 1750 têtes. Mille vaches laitières et 750 veaux et génisses doivent en effet former à terme cette exploitation intensive et hors-sol sur le territoire des communes de Drucat-le-Plessiel et de Buigny-Saint-Maclou, dans la Somme, près d’Abbeville, en combinaison avec un méthaniseur géant pour produire de l’électricité ensuite revendue à EDF.

Semer des graines de mobilisation

« On ne veut pas de ce projet chez nous, mais on n’en veut pas ailleurs non plus », expliquent Alain Miarlet et Gérard Leborgne, deux militants de la première heure de Novissen, l’association des opposants à la ferme-usine, rencontrés dans le rassemblement. « C’est un mode de vie qui va s’étendre si on ne fait rien », s’alarment les deux amis, qui se définissent comme « des militants de la base ».


- Gérard Leborgne et Alain Miarlet -

Dans le petit square situé au pied du palais de justice, l’impression de lutter contre le poste avancé de l’industrialisation de l’agriculture est généralisée. Les drapeaux de la Confédération paysanne dominent, mais il y a aussi les oriflammes d’EELV, du Front de gauche-PC, de Sud, et de la Fédération anarchiste.

Des parallèles sont dressés avec les autres combats sociaux et environnementaux. « Je ne me voyais pas ne pas être là, nous dit Magalie, fonctionnaire du service pénitentiaire d’insertion et de probation.


- Magalie -

Les luttes doivent se rejoindre ; il faut semer des graines, elles fleuriront bien à un moment ». « Ce qui est fort, c’est la convergence », renchérit Laurent, étudiant en master de sciences sociales des religions. Depuis peu investi comme clown militant, il se félicite, lui aussi, du caractère transversal du combat contre la ferme-usine.


- Laurent (à gauche) -

« Ce qui se passe ici touche à différentes sphères, comme l’écologie, l’emploi ou l’économie. » « La lutte réunit énormément de personnes de beaucoup de milieux culturels et politiques différents : c’est un vrai mouvement citoyen, avec déjà plus de 2000 membres », confirment pour leur part les deux adhérents de Novissen.

Au chapitre des convergences, les neufs désobéissants de la Confédération paysanne peuvent aussi compter sur la présence de syndicalistes de la CGT, dont Xavier Mathieu, ancienne figure de la lutte des Conti, et du soutien du syndicat Sud. Des militants du Parti communiste (PCF), pourtant en rupture avec les écologistes sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou sur le nucléaire, sont également venus soutenir les prévenus. « On est franchement pour l’agriculture paysanne », expliquent Michel Guillochon et Chantal Leblanc, la secrétaire de section du PCF à Abbeville. « Avec ce type de projets, il va se passer dans la filière laitière ce qu’on a déjà vu avec la concentration dans d’autres secteurs : les supermarchés qui ont fait disparaître les petits commerces, par exemple », dit Michel Guillochon. « Il faut se poser la question de l’intérêt pour la population ; certaines industries peuvent être bénéfiques, mais ici cela ne crée pas d’emploi et nous aurons des produits de moins bonne qualité », continuent les deux militants, également très critiques de l’utilisation de terres agricoles pour la production d’agrocarburants. « Nous ne sommes pas contre la transition énergétique, mais cela ne peut pas se faire contre les salariés », se défendent-ils quand on leur rappelle les positions souvent favorables aux industriels du PCF.


- Xavier Compain, Michel Guillochon et Chantal Leblanc -

« Pas paysan pour aller à l’usine »

Vers 10h15, la sortie des militants poursuivis du tribunal et l’annonce du report du procès interrompent momentanément les prises de paroles qui se succèdent, depuis le matin, sur l’estrade installée par la Confédération paysanne devant le palais de justice. De nombreux applaudissements accueillent leurs premiers mots suite à l’audience.


- Les prévenus sortent, joyeux, du tribunal -

 

Le ciel se fait menaçant, mais retient la pluie. « Je ne suis pas paysan pour aller à l’usine », lance Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat et éleveur, sous les applaudissements. Il avait été arrêté le 28 mai et accusé de recel. La levée partielle du contrôle judiciaire est qualifiée de « première victoire, qui en appelle d’autres le 28 octobre », nouvelle date de la tenue du procès. « ’L’impertinence’ revendiquée de la Confédération paysanne est qualifiée de ’joyeuse’, parce que nous sommes convaincus que ce que nous faisons est juste », poursuit le porte-parole. Les huit prévenus présents (l’un n’a pas pu venir) appellent à un nouveau rendez-vous lors de la prochaine audience, puis quittent la scène.

Un repas paysan, préparé par la fédération de la Somme, est servi, avant la dispersion dans le calme du rassemblement et le départ des cars en tout début d’après-midi. Rassemblé par la dénonciation de Michel Ramery, l’industriel à l’origine du projet qualifié de « Bouygues du PS », et de la répression des militants syndicaux, le mouvement contre la ferme-usine de la Somme a montré son unité et sa capacité à mobiliser, malgré le faible enjeu du jour, le report du procès ayant été considéré comme presque certain depuis le début. Un essai à transformer pour la prochaine audience, le 28 octobre, avec pour espoir d’obtenir un non-lieu pour les neufs militants.

 

 

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Autres liens à propos du 1er juillet 2014
 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/07/01/mille-vaches-le-proces-des-militants-de-la-confederation-paysanne-renvoye-au-28-octobre_4448546_3224.html

 

http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/le-proces-de-la-ferme-des-1000-vaches-renvoye-en-octobre-524039

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/07/01/20002-20140701ARTFIG00113-le-proces-des-1000-vaches-s-ouvre-sur-fond-de-tension-a-amiens.php

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/2014/07/01/amiens-le-proces-des-1000-vaches-reporte-au-28-octobre-509903.html

http://www.directmatin.fr/france/2014-07-01/1000-vaches-le-proces-des-militants-de-la-confederation-paysanne-renvoye-683962

http://www.sudouest.fr/2014/07/01/ferme-des-mille-vaches-le-militant-lot-et-garonnais-de-la-conf-n-a-pas-ete-juge-1602498-3603.php#xtor=RSS-10521769

 http://www.letelegramme.fr/france/ferme-des-1-000-vaches-le-proces-renvoye-01-07-2014-10238809.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=RSS-29

Il y a eu des manifestations de soutien dans une dizaine de villes de France.

Le soutien apporté à DRAGUIGNAN :

http://www.varmatin.com/draguignan/dracenie-la-confederation-paysanne-contre-la-ferme-des-mille-vaches.1754533.html

Avec vidéo, le soutien apporté à LYON:

Liens divers concernant le rassemblement de soutien à Amiens et le report du procès.
 
 

 La Chambre d'Agriculture du Finistère (FNSEA) donne son avis sur le projet (en vidéo) :

http://www.letelegramme.fr/economie/ferme-des-1-000-vaches-la-chambre-d-agriculture-29-ne-s-y-oppose-pas-01-07-2014-10238873.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=bretagne::finistere::homepage

 

 
 
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Une vidéo en ce 1er juillet 2014
 
Quelques instants pris sur le vif : un chant, une vue (partielle) de la foule !
 
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Des photos de ce 1er juillet 2014
 
 
Un très chaleureux MERCI à Pierre Rose pour ses photos !!! (Soyez patients pour télécharger : il a plus de 70 photos !)
 
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"Le Courrier Picard", le 1er juillet 2014
 
 
 
 
 
 

Mille vaches: un procès pour trois affaires

Publié le 01/07/2014

 

Dans une salle 105 bondée mais calme, les avocats des neuf militants de la Confédération paysanne prévenus de délits divers et variés ont demandé le renvoi mardi 1er juillet au matin. Chacun a expliqué que trop de pièces manquaient encore à leurs dossiers pour qu’ils puissent assurer une défense digne. Le parquet ne s’est pas opposé à cette requête et la tribunal, présidée par Catherine Briet, a renvoyé l’affaire au 28 octobre 2014, à 9 heures.

L’affaire ? Plutôt les affaires, car la convocation d’hier tient du patchwork. Tout part du placement en garde à vue de cinq personnes, à la fin du mois de mai dernier, après une opération démontage sur le chantier de la ferme des Mille vaches dans la nuit du 28 au 29. Thierry Bonnamour répondra de dégradation et de refus de se soumettre à un prélèvement ADN ; Olivier Laine de vol ; Valentin Sic de dégradations ; Dominique Henry de dégradations et de refus de se soumettre à un prélévement ADN ; Laurent Pinatel, le porte-parole de la Confédération, de recel de vol (il avait fait l’objet d’une interpellation musclée en gare d’Amiens après avoir « livré » un boulon au ministre).

Le parquet a choisi d’adjoindre à ce volet une autre opération menée à Drucat par le syndicat paysan, en septembre 2013. Dans ce cadre, Dominique Aze, Elina Bouchet et Morgane Laurent sont accusés de refus de se soumettre à un prélévement ADN ; Pierre-Alain Prevost de dégradations ; Laurent Pinatel, encore lui, de dégradations et refus de se soumettre à un prélèvement ADN.

Les cinq prévenus du premier volet faisaient depuis un mois l’objet d’un contrôle judiciaire. Hier, encouragé par un parquet conciliant, les juges l’ont assoupli : subsiste l’interdiction de se rendre dans la Somme mais sont levées l’interdiction de se rencontrer entre co-prévenus et de quitter le territoire national.

On notera enfin que l’industriel Ramery, partie civile dans ce procès, a choisi un avocat prestigieux en la personne du Lillois Frank Berton, l’un des avocats du procès d’Outreau.

TONY POULAIN

 
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Le 1er juillet 2014, devant le Palais de Justice d'Amiens
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entre 400 et 500 personnes pour soutenir les "inculpés". Monsieur Welter est entré par                               Banderoles affichées avec détermination à Amiens. Une dizaine de villes en France
une petite porte, discrètement, sur le côté du Palais de Justice. Quel contraste ! !                                         ont organisé au même moment un rassemblement de soutien.
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les "inculpés" sont là (le 9ème n'a pas pu venir). Ils sont poursuivis pour dégradations                            
le 28 mai et /ou refus de prélèvement d'ADN. Au micro, Dominique Henry.                                         Michel Kfoury explique les procédures actuellement en cours pour l'association Novissen.   
                                                                                                                                                                               Hervé Kempf, de "Reporterre" est présent (à droite de la photo, bras croisés).
 
 
 
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