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Plaidoirie de Maître Anne-Sophie CHARTRELLE
 

Il s’agit ici, uniquement, de présenter le plan de l’argumentation technique qui sera développée.

 

 

Nous ne vous cachons pas que, pendant un certain temps, nous avons cru que jamais nous n’aurions l’occasion de plaider ce dossier devant vous, dans le cadre d’une procédure dite d’urgence.

 

Il nous semble important de revenir sur les difficultés rencontrées dès le début dans ce dossier.

 

Et oui, nous allons aujourd’hui discuter d’un permis de construire accordé par la Préfecture de la Somme le 07 mars 2013 à la SA RAMERY (Pièce n°1).

 

Dès le 18 mars 2013, nous avons sollicité des services préfectoraux la copie de ce dossier (Pièce n°2).

En l’absence de réponse, nous avons saisi la CADA, laquelle a, en toute logique, émis un avis favorable à notre demande le 25 avril 2013 (Pièce n°3).

Par un courrier en date du 13 mai 2013, la Préfecture de la Somme a été relancée afin que soit délivrée la copie du dossier de permis de construire de la SA RAMERY, conformément à l’avis favorable de la CADA (Pièce n°4).

La Préfecture de la Somme a tenté d’expliquer son retard par l’impossibilité de reproduire les documents sollicités en raison de leur taille.

Cet argument est dénué de pertinence, lorsque l’on sait que les services préfectoraux ont Somme a toujours la possibilité de faire appel à un prestataire de service extérieur.

Puis, nous nous sommes heurtés à la période des vacances. C’est bien connu, une Préfecture est gérée par un seul homme, lequel est bien entendu seul compétent pour faire des photocopies !

Après de nombreuses relances, et, il faut bien le dire, tergiversations de la Préfecture de la Somme, nous avons reçu communication des devis de reproduction du dossier le 02 octobre 2013 (Pièces n°82).

Ces devis ont été retournés signés et réglés, à la demande de la Préfecture de la Somme le 02 octobre 2013 (Pièce n°82).

Vous noterez qu’il est surprenant, notamment sur le plan juridique, de devoir régler un devis alors même que les travaux ne sont pas réalisés …

Il ne faut pas oublier, qu’en parallèle, Monsieur KFOURY, le Président de NOVISSEN a harcelé le Préfet de la Somme et, surtout, le Sous-Préfet d’ABBEVILLE lequel a personnellement veillé à la communication du dossier

Nous avons donc enfin reçu la copie du dossier de permis de construire le 07 octobre 2013 (Pièce n°83).

 

Il aura donc fallu quasiment 7 mois pour que la Préfecture de la Somme intègre l’idée qu’elle devait faire appel à des prestataires extérieurs pour procéder à la copie du dossier de la SA RAMERY.

Par ailleurs, le dossier communiqué est incomplet, dans la mesure où nous n’avons aucun élément sur les capacités techniques et financières du pétitionnaire, mais nous y reviendrons ultérieurement.

Il aura donc fallu presque 7 mois à la Préfecture de la Somme pour communiquer la copie d’un dossier pour lequel il lui a fallu moins de 2 mois pour accorder son autorisation.

A croire que tout a été fait pour nous empêcher de venir devant vous.

 

 

            Ce qui vient d’être dit à son importance.

 

Nous sommes dans le cadre d’une procédure de référé suspension, ce qui implique, pour nous Requérants, de démontrer 2 choses :

-          Un doute sérieux sur la légalité de la décision

-          Une urgence.

 

Comment vous exposez des moyens sérieux sur la légalité de la décision en l’absence du dossier ?

 

Vous savez pertinemment que c’est impossible.

 

Certes, nous avons déposé un recours au fond en l’absence du dossier, cependant, nous y avons été contraints par l’expiration du délai de recours contentieux. Au demeurant, nous avons la possibilité de compléter notre argumentation par un mémoire.

 

Dans le cadre de la procédure en référé suspension, le dossier doit être complet dès le dépôt de la requête ; nous n’avons pas de 2ème chance.

 

En l’absence de communication du dossier, nous étions dans l’impossibilité d’engager une procédure en référé suspension.

 

Ce qui nous amène au 2nd moyen : l’urgence.

 

Il est vrai que la construction est en cours, mais elle est loin d’être achevée.

 

Certains bâtiments sont en cours de construction, d’autres ne sont pas encore sortis de terre.

 

Les travaux ont commencés, et ils progressent de plus en plus vite.

 

D’ailleurs, certains aspects de la construction se font en toute illégalité, mais nous y reviendrons.

 

Nous aurions souhaité engager cette procédure dès l’arrivée des engins de travaux sur le site, sauf que nous étions dans l’impossibilité de le faire en l’absence du dossier.

 

A défaut d’avoir la copie du dossier de permis de construire de la SA RAMERY, nous étions dans l’impossibilité de présenter une requête en référé suspension.

 

Le comportement de la Préfecture de la Somme a été purement dilatoire ; il a permis à la SA RAMERY d’avancer ses travaux, et il nous a empêché de déposer plutôt un référé suspension.

 

 

 

Sur la maîtrise foncière

 

Pourquoi la Préfecture de la Somme s’est assurée de ce que la SA RAMERY disposée de la capacité pour déposer le dossier de demande de permis de construire sur la parcelle située sur la Commune de DRUCAT ?

 

Sur l’avis de la Commune de BUIGNY-SAINT-MACLOU

 

Les qualités d’architecte du projet de la SA RAMERY et de maire de la Commune d’implantation du projet de la SA RAMERY ne laissent guère de doute sur l’autorité et la volonté réelle de Monsieur MOUTON de voir aboutir le projet litigieux.

 

 

Sur le projet architectural

 

La notice descriptive présentée par la SA RAMERY ne répond pas à l’objectif fixé par le Code de l’Urbanisme.

 

En effet, elle ne permet ni de décrire l'état initial du terrain et de ses abords, indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants, ni de présenter les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet, ni de comprendre la manière dont sont organisés et aménagés les accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement.

 

 

Sur l’étude d’impact

 

A titre principal : Sur le défaut d’étude d’impact

 

La demande de permis de construire de la    SA RAMERY devait comporter une étude d’impact.

 

Or, le permis de construire litigieux ne vise aucune étude d’impact.

 

A titre subsidiaire : Sur l’insuffisance de l’étude d’impact

 

Si vous deviez considérer que l’étude d’impact produite dans le cadre de la demande d’autorisation d’exploiter était suffisante à la demande de permis de construire, il lui appartiendra de constater que l’étude d’impact produite dans le cadre de la demande d’autorisation d’exploiter est notoirement insuffisante pour plusieurs raisons :

 

-          à la date de la demande de permis de construire de la SA RAMERY, l’étude d’impact devait respecter les dispositions de l’article R.122-5 du Code de l’Environnement ;

-          l’étude d’impact ne respecte pas les conditions posées par l’article R.512-8 du Code de l’Environnement ;

-          insuffisance de l’étude d’impact sur le plan hydrogéologique et au titre du bilan carbone.

 

Sur l’enquête publique 

 

A titre principal : Sur le défaut d’enquête publique

 

Il n’y a eu aucune enquête publique menée pour le permis de construire, de sorte que la SA RAMERY ne peut valablement exciper de l’enquête publique réalisée entre le 22 août 2011 et le 07 octobre 2011, qui n’a porté que sur la demande d’autorisation d’exploiter et les servitudes, ainsi qu’il ressort du dossier d’enquête.

 

A titre subsidiaire : Sur l’irrégularité de l’enquête publique

 

Si, par extraordinaire, vous deviez considérer que l’enquête publique réalisée au titre de la demande d’autorisation d’exploiter était suffisante à la demande de permis de construire, il vous appartiendra de constater que cette enquête publique est entachée d’irrégularité pour plusieurs raisons :

 

-          l’absence d’avis des personnes publiques ;

-          l’absence des capacités financières de l’exploitant ;

-          l’insuffisance du rapport du Commissaire Enquêteur.

 

 

Sur l’avis de l’Autorité Environnementale

 

Il est surprenant que l’Autorité Environnementale puisse rendre un avis le 09 août 2011 sur une demande qui ne sera formulée que 17 mois plus tard.

 

 

Sur la violation de la recommandation du Conseil de l’Europe en date du 21 octobre 1988 concernant les bovins

 

 

Sur la violation du Plan d’Occupation des Sols

 

L’article D.311-18 du Code Rural dispose que l’unité de méthanisation doit d’abord être gérée par un exploitant agricole ou une société remplissant les conditions de l’article L.341-2 du Code Rural : la structure doit avoir un objet social agricole et comprendre au moins un associé se consacrant à l’exploitation au sens de l’article L.411-59 du Code Rural ; le ou lesdits associés doivent, au surplus, détenir plus de 50% des parts représentatives du capital du groupement.

 

Rien dans le dossier ne permet de s’assurer de ce que l’unité de méthanisation sera exploitée conformément aux dispositions de l’article D.311-18 du Code Rural.

 

 

Sur les nuisances occasionnées

 

-          l’impact visuel est complètement sous-estimé ;

-          les nuisances sonores évidemment augmentées par le va-et-vient des camions, le fonctionnement interne de l’exploitation ;

-          une inadaptation complète du lieu choisi ;

-          une baisse de valeur des patrimoines immobiliers.

 

 

Sur la méconnaissance de l’article R. 111-2 du Code de l’Urbanisme

 

L’édification d’un méthaniseur portera atteinte à la salubrité de l’environnement voisin justifiant l’annulation du permis de construire en vertu de l’article susvisé.

 

 

Sur l’illégalité de la construction en cours

 

Les travaux réalisés ne sont pas conformes au permis de construire octroyé le 07 mars 2013 par le Préfet de la Somme.

 

            L’ensemble des points développés démontre la gestion scabreuse du dossier de la SA RAMERY.

 

Pourtant, de l’autre côté de la barre, on va tenter de vous convaincre de plusieurs choses :

 

-          Du respect des textes et donc de la régularité de la procédure suivie : ce qui est parfaitement inexact au regard de ce qu’il vient d’être dit ;

 

-          De l’intérêt environnemental du projet : ce projet est source de nuisances et de risques importants, le ratio avantage/risque est totalement déséquilibré ; l’intérêt environnemental du projet n’est aucunement démontré ;

 

-           De l’intérêt de la méthanisation : on ne peut, sous couvert d’une politique gouvernementale en faveur de la méthanisation, développer des systèmes hors normes sans en maîtriser parfaitement les risques.

 

Il convient de préciser que nous ne sont pas contre la méthanisation. Bien au contraire, des méthaniseurs de dimensions acceptables dont les risques sont maîtrisables doivent exister sur le territoire français.

 

En revanche, nous ne pouvons tolérer qu’un projet d’une telle ampleur estampillé d’intérêt environnemental servent à satisfaire les intérêts privés et financiers d’un seul et même homme au mépris de la réglementation.

 

 Plaidoirie de Maître Grégoire FRISON

 

Chronique du procès des Mille Vaches :

 Une agression sur notre territoire ou qui à peur de qui ?

 

Nous allons vous conter l’histoire de l’avènement programmé de notre nouveau maître de la Region Picardie et des projets qu’il a pour nous.

 

 

Préambule :

 

Texte intégral des déclarations des opposants au projet des Mille Vaches présenté et remis au Président du Tribunal Administratif d’AMIENS en suspension du permis de construire.

 

Ce document s’adresse au Juge et il doit être replacé dans le cadre du procès.

 

Ce document vise en référence des pièces qui ont été communiquées au Juge et qui sont consultables sur le site de l’association NOVISSEN. Pour faciliter la lecture de ce texte qui s’appuie sur des preuves  celles ci sont consultables directement à partir du présent document (se mettre sur le lien bleu et double cliquer). Puisqu’il s’agit d’un procès loyal, l’ensemble de ces pièces a été communiqué à la partie adverse. Ce texte a été préparé juste avant le procès et il est possible que des modifications … la suite de la chroniques des minutes du procès vous sera transmise nous l’espérons en intégralité.

 

TEXTE LU PAR LES AVOCATS DES OPOSSANTS A L AUDIENCE DU 17 FEVIER 2014 DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF D AMIENS EN ANNULATION DU PERMIS DE CONSTRUIRE ES MILLES VACHES

I/ Introduction :

Monsieur le Président, vous avez pris connaissance du dossier et nous souhaitons de nouveau vous expliquer que le projet de Monsieur RAMERY est cousu d’irrégularités parce qu’il n’est pas vertueux.

 La première phase purement technique peut paraître assez aride et parfois soporifique mais c’est votre tranquille quotidien, après promis ça se déride franchement, ce qui est beau, difficile et rare.

Le rêve de Monsieur RAMERY est d’une rare beauté esthétique mais il est létal.

Il s’agit bien d’un texte qui est un manifeste commun des opposants de la première heure rédigé par eux en commun.

La première phase du rituel classique en justice, c’est l’instant du regard, le début de l’analyse, c’est le moment de regarder quelque chose ou quelqu’un.

Constituer un instant zéro semblable à « la naissance ». C’est aussi un moment où les choses se présentent devant nous comme le Palais de Justice qui apparait devant nous avant que l’on y pénètre. Les mots gravés sur son fronton.

Comme une visite médicale, c’est le moment où le sujet est également mis dans une situation de croyance.

Le Tribunal montre l’autorité de l’Etat et fait croire, au sujet supposé, que la justice est présente ici. Maintenant face au mur en se regardant on va pouvoir commencer à grimper ensemble, prendre connaissance de cette histoire, l’avènement programmé de notre nouveau maître et que nous puissions étudier ensemble le projet qu’il a pour nous.

Première période, le regard, le mouvement de l’intérieur vers l’extérieur puis le temps de comprendre et enfin le moment de conclure.

Le moment de dire sa vérité. La vérité des autres. La notre Monsieur le Président, celle d’une bande d’excités minoritaires. Voir extrait lettre que Monsieur RAMERY a adressée quelques jours avant le procès à tous les députés de notre beau pays (pièce 84) dans lequel il rappelle élégamment :

« Nous avions décidé de ne plus communiquer sur ce projet, nous étant rapidement rendus compte que quels que soient les argumentaires que nous fournissions, seule la version caricaturale de la minorité opposante était mise en avant par les journalistes. Cela fait vendre bien évidemment plus de papier. Maïs vous êtes vous-mêmes confrontés chaque jour à ce genre de problématique. »

 

Cela ne veut pas dire que vous comprendrez tout mais plutôt que vous savez maintenant ce qui vous permettra de vivre au plus près de quelque chose, de votre vie plutôt que proche d’un monde de fantaisie dans lequel vous êtes incorporé comme nous.

Cela vous permettra Monsieur le Président d’agir vous-même plutôt que d’agir comme si vous étiez vous-même.

Le roi Salomon  ne tranche pas le litige entre deux opposantes, comme on le croit rapidement. Il connait, il a examiné, il a rencontré les deux femmes qui revendiquaient le même bébé et il a vu que l’une d’elles était la mère.

Il a alors proposé de couper l’enfant en deux car il savait que la mère de l’enfant préférait donner son enfant que de le voir mourir.

On passe d’un temps à un autre. Nous souhaitons que la justice soit rendue.

Il est indispensable qu’il y ait d’abord une phase de connaissance (naissance).

L’association NOVISSEN a entamé le combat avec une rare conviction ; son président le Docteur Michel KFOURY a subi de multiples pressions politico-administratives, des menaces, une garde à vue, des injonctions du préfet et du procureur de la République, des interventions policières parce que les autorités et le gang RAMERY ont vite compris qu’il était un empêcheur de manipuler en rond. Il a été rejoint par Les Verts, la Confédération Paysanne, les riverains et de nombreuses personnalités, José BOVE, Yann ARTHUS BERTRAND, la députée de la Somme EELV Barbara POMPILI et bien d’autres. C’est dire combien la résistance s’organise et devient une affaire nationale.

 

Par moment un évènement nous arrive sans que nous n’ayons absolument rien à priori, sans que nous ne puissions avoir le moindre projet, comme cela se dit aujourd’hui.

Le lieu de justice est un lieu sacré.

Grâce à ce lieu, le souvenir du mythe de la création du monde, de la horde du parricide, de la bataille contre l’agressivité et de l’avènement « tu ne tueras point » prend un sens.

Le village de DRUCAT et ses opposants au projet des Mille Vaches, comme un village d’irréductibles gaulois abreuvés de potion magique dont il est vain de chercher la recette et dans quel chaudron elle est préparée. Cela fait plus de cent mille ans qu’on découpe les morts pour chercher l’esprit, maintenant nous le traquons avec des outils technologiques mais physiquement on ne le trouve jamais, il disparait, il se mélange. C’est celui de l’esprit. Rien n’est plus lamentable que notre mort en esprit.

Notre mort proprement dite est moins pénible.

Je laisse la parole à mon associée Maître CHARTRELLE. J’ai laissé à mon associée ce qui est sûrement le plus aride et en apparence le plus difficile mais elle va vous détailler froidement mais sûrement le caractère implacablement vicieux et irrégulier de toutes les phases techniques du dossier.

C’est la partie la plus importante, la plus technique, celle qui emportera votre décision car elle est le reflet selon vos critères qui démontrent de l’illégalité manifeste de l’autorisation.

II/ Intervention sur les irrégularités juridiques et techniques du dossier (Maître CHARTRELLE)

Voir ci-dessus, en début de page

III/ Exposé des faits

Si nous plaidons, c’est sur la base de nos lois, de nos jurisprudences, de nos convictions démocratiques. La puissance du collectif et sa volonté d’en finir vient simplement de la violence de l’attaque contre nos frères, nos maisons, notre territoire, notre petit bout de liberté.

On voudrait nous faire croire qu’en s’opposant à ce projet on revient au Moyen-Age. Mais au Moyen-Age les procès en empoisonnement finissaient sur le bûcher même pour le seigneur (Nous avons en face de nous un crime d’empoisonnement en bande organisée et nous le démontrons).

On ne vient pas de gaieté de cœur à un procès. C’est avec tristesse et gravité.

Il est étonnant d’ailleurs de constater la violence du traitement qui nous est infligé.

Comme le dit souvent la présidente d’ATAC «  les victimes  sont punies et les bourreaux qui sont récompensés dans notre justice moderne ».

Monsieur KFOURY vous relatera lui-même les menaces injustes dont il a fait l’objet lui et ses proches destinés à le faire renoncer.

Notre nouveau maître utilise nos vieilles recettes. Devons nous oublier notre passé, nos combats, nos souffrances pour se laisser manipuler de la sorte aussi brutalement et aussi grossièrement.

Pourquoi récompenser le pire des projets ? Pourquoi défendre nos maisons, notre eau. Pourquoi nous faire croire que c’est pour notre bien ? Pourquoi polluer définitivement ce qui est précieux pour nous ?!! Pourquoi ? Pour qui ?

La loi  qu’il invoque sur la méthanisation industrielle sous le statut agricole n’a été construite et programmée que pour le projet de Monsieur RAMERY  alors que toute la population et le territoire, s’ils en avaient une parfaite connaissance, s’y opposerait tout aussi brutalement. Ce qu’on voit, c’est qu’effectivement ceux qui font la loi, qui exactement ? Puisque se ne sont pas nos ministres et nos parlementaires. Tous rappellent chaque jour qu’ils sont personnellement contre mais qu’ils ne peuvent rien changer. (Madame Batho, Mr Lefoll, Mm Duflot, Mr Martin disent qu’ils sont obligés d’appliquer une loi qu’ils dénoncent et surtout dans ses excès les plus barbares.

Alors, on peut effectivement penser que ceux qui ont fait la loi et les textes ne sont pas dans notre camp. Mais dans quel camp alors ? De qui ont-ils si peur ?

Monsieur RAMERY n’est pas encore dans les 85 personnes qui détiennent autant que 3,5 milliards de personnes. Devons nous continuer à lui faire la courte échelle pour l’aider et mourir sous son poids sans cesse grandissant. Son argent qui est le nôtre puisqu’il bat l impot via la commande Publique sert à corrompre notre structure politico admirative à chaque maillons puis d impliquer impunément certains de ses serviteurs zélés qui préfèrent passer leur temps à se satisfaire de leur rôle de valet par faiblesse plutôt que de faire  leur travail simplement.

Il a programmé de nous empoisonner. Pourquoi nos chiffres seraient moins pertinents que les siens ? Ce ne sont que des chiffres…

Le dossier montre qu’il a été pris constamment en flagrant délit de tricherie.

Ce qui est assez inquiétant c’est la façon dont sont traitées les informations données à la population locale qui démontre qu’après nous avoir saigné (impôts) ils nous chloroforme avant de nous empoisonner ; sa volonté délibérée de nous chloroformer, de façon parfaitement insidieuse et c’est  pour notre bien(oui vaut mieux rester dans l’illusion).Seulement il nous réveille sous ses coups de fouets et nous demande en plus de sourire Je reviendrai sur le traitement médiatique locale cadenassé et planifié sur notre département . La difficulté première qui doit rendre ce dos définitivement irrégulier c’est la volonté de cacher et de désinformer sur son projet ; tout le contraire des obligations qui figurent au préambule de notre constitution et qui oblige même le citoyen à dénoncer les atteintes graves à l’environnement.

Le Préfet nous le rappelle explicitement dans son courrier du 10 avril 2013 (pièce 41)

« Nous ne vous donnerons pas les documents et notamment le dossier du montage financier » qui pourtant doit être obligatoirement communiqué en vertu du préambule de notre constitution et de toutes les conventions européennes et des lois françaises mais la réponse du Préfet est la suivante :

« Monsieur le président,

 

Par ailleurs, la réglementation propre aux activités d'élevage relevant des installations classées n'impose pas la mise à disposition du public des informations à caractère économique relevant des mesures spécifiques de renforcement de la transparence des entreprises (notamment article 225 de la loi de juillet 2010 dite Grenelle II). Ces informations sont à différencier des requis nécessaires à l'instruction d'une demande d'autorisation d'exploiter.

 

Aussi, les éléments qui ne sont pas utiles à la bonne compréhension du public ou encore susceptibles de porter préjudices à l'exploitant (divulgation d'informations pouvant être utilisées par la concurrence) peuvent être disjoints du dossier de demande d'autorisation d'exploiter (article R 512-14 du Code de l'environnement). Le Code de l'environnement se limite à définir comme condition de recevabilité de la demande, la présentation du Préfet des capacités techniques et /financières de l’exploitant (article R512-3 du code de l’environnement). »

 

Ne parlons même pas de l’attitude de la presse locale qui obéit déjà de manière zélée à notre nouveau maitre qui, même s’il n’aime pas les journalistes, détient quand même, il est vrai de manière minoritaire des parts dans la Voix du Nord qui détient le Courrier Picard. Le Courrier Picard est le seul quotidien du Departement.

 

Vous vous intéresserez Monsieur le Président, de manière approfondie, à la façon dont le Courrier Picard a traité ce dossier depuis deux ans et demi…Le monde prends la forme de ce qu’on on voit ou nous montre ….imaginons qu’on nous trompe pour le profit de quelques uns.


Jamais ils n’ont parlé de la méthanisation des produits dangereux, jamais ils n’ont étudié le dossier précisément mais en plus, ils ont constamment désinformé et obéit aux injonctions de leur commanditaire.

 

Il est bien évident que la façon dont l’information est véhiculée à la population est devenue une nouvelle stratégie dont nous n’avons par contre pas trop l’habitude.

 

Et tout ça bien sûr c’est pour notre bien !

 

Souvenons-nous d’un petit conte de Tchouang-tseu :

« Un prieur de sacrifices, en robe noire de cérémonie coupée droit, s’approchait de l’enclos des porcs et cherchait à convaincre les animaux en leur disant :

« Pourquoi auriez-vous horreur de mourir ? Je vais vous engraisser durant trois mois en vue du sacrifice. Puis, je garderai, moi, l’abstinence pendant dix jours et jeûnerai durant trois jours. Alors, je coucherai vos épaules et vos jambes sur un lit de roseaux blancs et les placerai sur une table à offrande sculptée. Etes-vous d’accord ? ». Si un homme songeait au bien des porcs, il préférerait les nourrir avec du son et des tourteaux et les laisser dans leur enclos. S’il songe à son bien propre, l’homme désire les honneurs de la voiture et du bonnet pendant sa vie, et lors de sa mort un cercueil décoré.

Ce qu’il enlèverait aux porcs pour leur bien, il l’adopte pour son propre bien. Pourquoi en irait-il autrement pour lui que pour les porcs ? ».

Nous vous demandons simplement Monsieur le Juge de prendre connaissance de ce dossier car si on nous a trompés, c’est aussi vous que l’on a trompé.

On a confiance en vous et le lieu de la justice et de la connaissance du regard de l’autre est un lieu sacré.

Il faut suspendre cette calamité sinon nous irons à l’enterrement avec des forces plus violentes qui n’ont rien à voir avec notre vie en société.

Il faut bien comprendre que nous protégeons notre territoire, notre esprit et notre vie. Pourquoi subir des calamités plutôt que de faire de la méthanisation de middle classe avec de petits méthaniseurs uniquement pour de vrais agriculteurs et les besoins en électricité de leurs étables et de leurs maisons. L’épandage des digestats avec des produits exclusivement fermenticides c’est-à-dire des déchets verts qu’ils pourraient eux-mêmes trier pour la collectivité et se faire rémunérer et qu’ils pourraient mélanger avec les effluents de leurs élevages. L’épandage uniquement sur les terres dont ils sont propriétaires car ils y feraient attention.

Pourquoi payer les industriels du traitement de déchets cachés sous le masque et la fausse saveur de l’agriculture ? Pour qu’ils épandent les digestats de la méthanisation et les produits ménagers, boues de stations d’épuration, boues industrielles mélangées avec des effluents gigantesques d’une ferme usine indoor où il y aura plus de 1.700 animaux en moyenne selon les pièces du dossier.

En fait, c’est uniquement pour le profit de ces nouveaux chevaliers puisque bien évidemment ils se feront payer grassement sur de l’argent public comme d’habitude pour traiter et débarrasser les communes et les collectivités du traitement qu’ils ont pris en charge et que nous finançons. Nous avons confié le traitement de nos déchets ménagers et boues à des industrielles pour de mauvaises raisons nous le savons tous et nous payons cher ce scandale. ces nouveaux chevaliers modernes si ils nous oppriment ne paient pas le prix du sang comme dans le passé pour nous défendre contre le envahisseurs barbares  dans la guerre économique qu’ils livre soi disant pour nous ils s’entendent avec sur notre dos. Ce dossier en est la preuve irréfutable.

Monsieur RAMERY n’entend pas, bien évidemment, trier ni traiter les déchets. Il se contentera de les épandre sur les 3.000 hectares qu’il a achetés à la force de son poignet.

De nombreux ouvrages très sérieux établissent qu’aujourd’hui, nous pouvons faire des économies de l’ordre de 50 % sur notre budget en ne produisant que très peu de déchets (pièce n°105,  couverture ouvrage de Béa Johnson « Zéro Déchets ).

« Et je demande aux économistes politiques, aux moralistes, s’ils ont déjà calculé le nombre d’individus qu’il est nécessaire de condamner à la misère, à un travail disproportionné, au découragement, à l’infantilisation, à une ignorance crapuleuse, à une détresse invincible, à la pénurie absolue, pour produire un riche ? ».

Almeida GARRET

Protégeons notre alimentation, notre eau, la santé de nos enfants, de nos parents, de nos proches. Qui a t-il de plus précieux que notre air, notre eau, notre nourriture ; essayer Monsieur le Président de vous en priver et de le remplacer par l’argent .On a quitté l’âge  de raison.

Ce qui nous est proposé, vous allez le constater, c’est un empoisonnement en bande organisée.

La pièce la plus importante de ce dossier est celle qu’on a essayé de nous cacher et dont personne ne veut entendre parler … que va-t-il faire rentrer dans son Mega méthaniseur.(pièce n° 80, extrait de l’étude d’impact de la SCEA COTE DE LA JUSTICE).

Voici les entrants du méthaniseur :

Cela conduira à une catastrophe écologique et sanitaire qui s’accompagnera d’une catastrophe sociale, d’une rupture des liens entre nous sur notre territoire… la seule stratégie qu’il emploie et elle marche bien notre ennemi  c’est que l’on se disputent  devant lui comme des gladiateurs pour son plaisir… Pendant ce temps là il agit. Nous sommes des opposants minoritaires et extrémistes ;;le prix du sang c’est contre nous.

Nous, Monsieur RAMERY et vos organes de presse ne voyons pas du tout la même chose.

Pour preuve, il y a quelques semaines, il y a une réunion de NOVISSEN à laquelle se sont invités 150 éleveurs de la Fédération Départementale des Agriculteurs et le débat, même s’il a été houleux au début a abouti à une discussion constructive où chacun a échangé ses arguments.

En fin de réunion à laquelle a assisté le journaliste du Courrier Picard, les parties se sont retrouvées pour dire avec force qu’ils étaient opposés au projet de Monsieur RAMERY. Tous les agriculteurs l’appellent le prédateur.

Or, c’était une réunion qui était très importante pour ce dossier qui est majeur pour notre département.

Il n’y a même pas eu une ligne sur le Courrier Picard d’AMIENS. Il y a eu simplement un encart dans l’édition Picardie-Maritime où le Courrier Picard relate des affrontements avec les éleveurs de la FDSEA en précisant que ceux-ci sont opposés à NOVISSEN !!!

C’est assez symptomatique Ça c’est de l’information .ce n’est qu’un exemple plus sérieusement jamais le courrier picard n’a daigné examiner ce dossier. Ce dossier est le cauchemar du journaliste, de la Préfecture, du Parquet, des Gendarmes d’Abbeville. C’est pas nous qui le disons c’est eux qui nous le disent !!!!!

 

La méthanisation au départ est un projet scientifiquement intéressant et on va en faire un vrai cauchemar bah…les choses s’engendrent. Le rêve pour quelques uns et le cauchemar pour tous.

Copier le système allemand. Je ne pense pas que le système allemand n’a fait que des bonnes choses, qu’il faille le copier aveuglément. (voir reportages, pièce n°107).70% des Allemands sont atteints d’une souche résistante aux antibiotiques conventionnels et quand ils sont opérés il déclenchent des septicémies, les médecins sont obligés d’envoyer du lourd.(dixit les scientifiques de l’OMS ; encore des scientifiques acheté par Novissen bien sur)

Le passé nous sert de leçon et la modernité ce n’est pas oublier le passé.

Lorsque nos enfants font une chose qui ne nous apparait pas bonne et qu’ils nous disent qu’ils font comme tout le monde, quelle est notre réaction ?

La volonté bien évidente de ce dossier est la suivante et elle sera démontrée par les pièces qui sont produites aux débats.

Si vous voulez vous laisser quinze jours ou un mois pour faire une étude complète de ce dossier, aller sur place, rencontrer les gens, vérifier que les pièces qui sont produites. Mr le Président regardez les Films (c’est tout simplement incroyable) fait par des journalistes indépendants qui font u travail magnifique et ne vous contenter pas de la plaquette du promoteur (peut être s’agit il de films de fiction subventionné par des concurrents de Mr Ramery).

Nous avons voulu consulter des spécialistes des micropolluants, ce n’est pas possible… Ceux-ci ne peuvent communiquer, ils sont co-financés par l’INERIS qui travaille pour le ministère de l’industrie.

Pourtant, ils ont tellement de choses à dire Monsieur le Président, allez les entendre…

Ce que je vous demanderais simplement Monsieur le Juge c’est de bien vouloir regarder attentivement toutes les pièces, de prendre le temps de regarder toutes les vidéos qui ne sont pas des films d’amateur mais des documentaires sérieux… (voir pièce n°107)

Monsieur RAMERY considère qu’ils sont à la solde de la « minorité opposante ». Voyons, c’est une agression de plus…

Liens des films à consulter, dont certains sont produits au procès :

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2014/01/08/germes-tueurs-le-fleau-de-l-elevage-intensif-une-enquete-sig-1015048.html

http://www.arte.tv/guide/fr/047519-000/germes-tueurs

http://france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/12-11-2013_148769

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-richier/040114/les-etrennes-du-gouvernement-lelevage-industriel

http://www.vegetari1.net/article-l-esclavagisme-des-abattoirs-allemands-119853415.html

http://www.20minutes.fr/planete/947841-ferme-mille-vaches-elevage-futur-sera-t-il-intensif

http://youtube.com/watch?v=T4G2amjXGxU

http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/05/la-verite-sur-la-viande-elevage-industriel-attention-danger_n_3018870.html

Monsieur RAMERY ne semble pas du même avis puisqu’il a écrit à l’ensemble de nos bons députés pour rappelé que les journalistes font du sensationnel pour le fric ; mais Monsieur Ramery tout le monde n’est pas comme vous et trouvez vous normal qu’ils ne soient un peu rémunérer pour leur travail ou  alors plus simple faite comme le courrier Picard  et pour les autres donnez vos instructions comme vous savez si bien le faire. Attention à la décision que vous prendrez Mr le Président.

« Vous avez très certainement eu l'occasion d'entendre parler, soit par les médias de toutes sortes {presse, radio, télévision), ou bien tors de débats au sein de votre hémicycle, du projet que portent notre groupe et Monsieur Michel RAMERY dans la création d'une étable laitière de grande taille à laquelle serait associé un méthaniseur ».

 

En face, qui a t-il ? Rien que du lobbying pur et dur Rien.

Sauf des études scientifiques qu’on a tenté de conserver pendant de longs mois en Préfecture pour qu’on ne les examine pas (pièce n°97).  L’étude d’impact dont le plus gros du travail a été de la traduire de l’allemand ou du hollandais, des transpositions de textes également traduites de l’allemand, une filière allemande qu’on n’a même pas su préparer. Pour faire travailler notre industrie ; que fait la CCI picarde et le gouvernement qui vote les lois ;;défendre le projet de l’entrepreneur ;;plutôt que construire un filière française de la méthanisation de Middle class nos ouvriers et nos instituts de formation sont si incompétents ou fainéants ? Non il faut se dépêcher d’engranger des profits.

Le langage policé est bien comme il faut, suspect à souhait, langage technique dont fait la promotion le fameux club du Biogaz dont la principale activité est de tout faire pour qu’on ne s’affole pas… Pourquoi devrait-on s’affoler ? (voir ,Extrait d’un rapport du Club Biogaz, relatant les « bonnes pratiques » à tenir pour ne pas affoler la population… pourquoi elle s’affolerait ?) Faites un effort lecteur dans ce document vous verrez les règles éthiques de ce club dont d’ailleurs Mr Ramery n’a même pas tenu compte … à quoi ça sert de prendre de pincettes avec ses esclaves, c’est du temps perdu)

 

Le principe de ces gens là est de mouiller le maximum de gens comme ça après on dira que c’est une œuvre collective, personne n’a rien dit, tout le monde a fait son petit travail en valets zélés et fier de l’être par faiblesse.

« On demande à la France ce genre de projets » nous rappelle le Ministre (pièce n° 85, article du Courrier Picard)

Les bâtiments de Monsieur RAMERY sont construits par des Belges, des Roumains, des Hollandais. (pièce 99, témoignages de Sylvie BRANDT) Néanmoins, il continue à soutenir que son projet est favorable au développement social et économique de notre pays.

« Si les français et les gens du coin ne veulent pas travailler, qu’ils osent contre le développement, ce n’est pas mon cas » répète-t-il…

La lettre qu’il a adressée aux députés sur le syndrome « Y » est très claire.

On n’a même pas prévu une filière française, comme le disait KAFKA dans Les aphorismes de Zurau. «  Le vrai chemin passe par une corde qui n’est pas tendue en hauteur mais au ras du sol. Elle semble être là davantage pour faire trébucher que pour porter le pied. »

Comme un entomologiste, je vous demanderais de bien vouloir regarder avec attention  la formede cette bête qui va nous tuer.

Les méthodes expérimentales qui nous sont proposées relèvent du conflit d’intérêts dès lors que ces projets sont en fait mis en place pour faire le maximum de profits et siphonner notre argent et nos forces. Le maxi profit envisagé c’est l’histoire la lettre volée d’Egard POE elle est la devant nos yeux …..presque sur le bureau du Préfet ……mais il ne veut pas vous la communiquer …qu’elle attitude loyale !!!Il n’est déjà pas question qu’il partage avec nous le profit qu’il va faire sur notre dos. Il nous laissera dans une misère sociale et économique dans un pays ou on ne pourra plus vivre sans s’empoisonner.

Le projet de Monsieur RAMERY est une tête de gondole, comme le dirait nos amis de la grande distribution, un modèle de productivité, comme le précise notre ministre.

Voir un intéressant article comme d’habitude très didactique du Courrier Picardpièce n° 85 :

Déclarations de Madame Nicole BRIQUE, Ministre du commerce extérieur au Courrier Picard :

« Beaucoup de pays nous demandent à nous français, de vendre de grandes fermes clés en mains avec la méthanisation. Les canadiens et les américains eux le font ».

« On demande à la France ce genre de modèles ». Qui ou sont les pièces ?

Le ministre ne semblait pas avoir bien connaissance du dossier, c’est un modèle écologique, social, agricole, humain. Un modèle de quoi exactement ? Une extermination sur le thème du profit.

(Voir articles Reporterre, article Médiapart et tract de PrizDirect : pièces 4952 et 53).

Vous vous intéresserez à ce joli modèle. La lecture vaut vraiment le déplacement…

On comprend pourquoi ces chevaliers de l’industrie s’intéressent à ce projet. Simplement parce qu’il va permettre un maximum de profits, hyper profits.

Un des premiers tracts  au profit de l’association NOVISSEN, « Une partie de flipper avec le diable » a rappelé que le projet de Monsieur RAMERY est exclusivement financier via une nébuleuse de sociétés par l’impôt collecté sur les marchés publics du Nord Pas de Calais par moins de 90% mazet !! où 20 % de l’argent a été détourné ….non en fait il disparait mais nous allons le retrouver bientôt tenez bon .Nous produisons des preuves irréfutables et qui n’ont pas été réfuté, ni contredites ….c’est la triste réalité et le remplacement moderne des dérives trop voyantes du système Urba.  De nombreux journalistes nous disent que Ramery se contentent de leurs dire que nos preuves sont diffamatoires et nous rappelle le délais de trois mois pour utiliser les sources utilisés par les précédents articles publiés. !!!Intimidation de nouveau ou sont les procès en diffamation annoncés ?

(Voir étude réalisée sur le groupe RAMERY… Détournements à tous les étages : pièce n° 86, La nébuleuse RAMERY ; pièce n° 53, articles Reporterre ; pièce n°52, article Médiapart ; pièce n° 88, article Les Inrockuptibles)         

 Monsieur RAMERY collecte l’impôt via les marchés du BTP et le traitement de déchets et il étend ses pratiques vertueuses sur notre département et notre Région. La Région a des difficultés financières je l’achètent, je bat l’impôt de manière plus efficaces que ces trouillards d’élus , et en contrepartie il me livre le territoire et ses habitant idiots et fainéants en pâture( je vous propose de relire la lettre qu’il a envoyé 8 jours avant le procès à tous les députés de France). J’irai jusqu’au bout. C’est son leitmotiv. Et puis la Région qui donne un avis administratif dans le projet travaille tranquillement avec la SA Ramery mais n’est ce pas le contraire. Toutes les pièces du dossier le supposent.

Avec cet argent, il construit une usine à polluer qui va nous empoisonner à terme en mélangeant les digestats des boues de stations d’épuration, les boues industrielles, déchets ménagers sur plus de 3.000 hectares en pleine Baie de Somme.

Avant il a travaillé comme il le rappelle pour obtenir la maîtrise foncière en ruinant des éleveurs et en empêchant tout développement des autres installations en intervenant sur toutes les ventes possibles et en faisant monter les prix, ce qui  ne permet pas aux autres, qui n’ont pas les mêmes moyens, la même puissance et qui ne collectent pas d’impôt mais en payent, de survivre.

Nous ne sommes pas ses esclaves qui obéissons aveuglément à notre nouveau maître. Nous ne sommes pas ses valets. Pas tout le temps.

On voit donc qu’il bat l’impôt et qu’avec il fait des montages fiscaux pour ne pas payer de charges sociales et ne payer d’impôts via des holdings. (je vous explique vous ne distribué pas les bénéfices montés dans la Holding .pas d’impôts, pas de charges sociales ;;pour les petits besoins de liquide de on fiait un contrat  d’audit avec une boîte anglaise spécialisée pour 400.000 le lendemain 300.000 en liquide arrive sur votre bureau…….comment vous n’est pas dans le coup !!). Avec l’argent des commandes publiques mazet .Ces pratiques sont courantes  simples, et efficaces.

Monsieur RAMERY de toute manière puisqu’il a pris possession de la province aujourd’hui libre à son profit de PICARDIE ne fait pas l’objet de contrôles fiscaux comme tout à chacun ou alors il utilise les failles fiscales qui ont été créées exprès pour qu’il s’y engouffre…

Ce dossier nous démontre qu’il fait la loi, la fait appliquer par les administrations et ses amis politiques, dispose des banques, des organismes professionnels… On comprend mieux comment avec ses montages il peut racheter des exploitations agricoles et s’assurer des baux au profit des propriétaires des terres en versant des sommes en liquide qui dans les prévisions tournent entre 4.000 et 15.000 € l’hectare.

Tout cela en liquide.

D’où vient cet argent si ce n’est de son activité de BTP ?

Surement pas de sa poche personnelle.

On trouve d’autre part dans toutes ses activités des chèques qui se baladent partout (voir article Reporterre sur les montages du dossier,( pièce n° 53). Chèques  de plusieurs centaines de milliers d’euros de la collecte de nos impôts à Mr Gervais Martel, Mr Mollet etc …..que des amis en difficulté bien sur. Diffamatoire non le délais est passé depuis trop longtemps.

Il est établi que 20 % des sommes sont prélevées sur les marchés publics si on compare les résultat avec des entreprises concurrentes du BTP qui ne sont pas des enfants de cœur. Elles ont également des faux frais…

En contrepartie, qu’est ce qu’il nous donne notre bon seigneur qui n’est pas concerné par nos règles fraternelles ? Qu’est ce qu’il nous donner en échange ? Une usine qui va nous empoisonner et qui lui permettra d’augmenter ses profits, martyriser nos animaux domestiques avec qui nous vivons depuis plus de 200.000 ans. Le prochain tour c’est nous si on continue à ne rien dire.

Uniquement parce qu’il est amoureux de l’agriculture ? (pièce n° 84).

Monsieur RAMERY n’a pas besoin d’attendre que le projet soit purgé de tout recours puisqu’il n’a pas besoin de concours bancaire.

Il a été informé par ses amis banquiers dès l’origine des prétendues difficultés de certains éleveurs pour lesquels il bat la campagne avec certains de ses suppos. Il fait personnellement ses travaux agricoles depuis de nombreuses années, bien évidemment, il n’y a que lui qui sait travailler.

Il indique que les éleveurs et les agriculteurs de la région n’ont pas tout à fait la valeur du travail…

Comme il ne regarde pas, il ne se rend pas compte que l’on a pas tout à fait la même notion de ce qu’est un agriculteur et de la solidarité du monde rural… Il semble avoir oublié certaines valeurs en route.

Messieurs BEAUVISAGE, DUBAL, JOURDAIN, etc. tous ces gentils éleveurs qui se regroupent avec lui pour un monde meilleur et qui souhaitent, comme il le dit dans son courrier, profiter des plaisirs de la vie moderne et préfèrent se regrouper !!! Qui sont-ils exactement ? Il conviendrait de s’y intéresser.

Là encore, tout le monde sait dans nos campagnes comment il est arrivé à ses fins.

Soit disant, ces gens rencontrent de petites difficultés financières suite à des mises aux normes et à des problèmes personnels (pièce n°96).

Il ne s’agit pas d’aider les plus faibles mais de les manger et de faire disparaitre les agriculteurs.

Maître Anne-Sophie CHARTRELLE vous a expliqué tout à l’heure. L’objectif de la loi et de Monsieur RAMERY était via son activité de travaux publics et surtout d’environnement de faire de la méthanisation, d’acheter des terres agricoles, de payer (pièce n° 60, article de La Brique) via des pas de porte en liquide. Tout cela va empêcher les agriculteurs de se développer mais surtout va supprimer 40 éleveurs qui payaient leurs impôts, avaient des liens sociaux pour les remplacer par deux salariés derrière un robot de traite qui seront précaires (le projet doit être rentable).

(Voir articles Télescope, « Terres agricoles englués dans le marché noir » et article de La Brique sur la mafia agricole et les paiements en liquide : pièces 5859, 60).

(Voir les pièces relatives au montage agricole et industriel de Monsieur RAMERY, voir articles Reporterre et article des Inrokuptibles sur une enquête de financement occulte dans le Nord Pas de Calais qui concerne Monsieur RAMERY et ses associés : pièces n° 53, 87et88).

Monsieur RAMERY qui ne nous veut que du bien, lui-même ne paie pas d’impôts via la nébuleuse de ses sociétés plus de 150 lui et sa famille très proche qui travaillent quasi majoritairement  dans la commande Publique (nos fameux impôts) ou dans l’optimisation ……parlons franchement dans la fraude fiscale. Joyeux temps ou al capone pouvait se faire pincer pour ce type d’infraction. Il ne faut pas déranger un ami de l’humanité et des animaux.

Le dossier qui est mis en place est fabriqué avec le même matériau, le profit à tous les étages.

- rachat de l’électricité à un tarif sur mesure (pièce n° 89 : tableau relatif à l’arrêté du rachat de l’électricité pour une fiscalité agricole, au profit de Monsieur RAMERY, petit arrêté fait sur mesure pour son méthaniseur).

- un montage fiscal. (Voir les montages fiscaux proposés par les ensembles fiscaux maison et les avocats de Monsieur RAMERY). C’est-à-dire que l’on créé une holding, on ne paie pas de charges sociales, de MSA sur ses bénéfices. L’argent revient pour racheter les terres en liquide. (pièce n° 90 et 91: Extrait documentation émanant d’un centre d’expertise comptable, sur les avantages de la méthanisation agricole et décret sur mesure pour Monsieur RAMERY)

Il convient de rappeler que nous n’avons jamais été opposés à la méthanisation des effluents agricoles, mais au profit des agriculteurs et non de manias du BTP et de traitement de déchets, ce qui est le cas. Monsieur RAMERY profite de tous les avantages et il n’a aucun inconvénient.

- holdings ;

- statut fiscal agricole, ce qui lui permet de construction en zone NA, de ne pas être soumis au schéma directeur des déchets ;

- n’a pas respecté ou détourné  le contrôle des structures qui s imposent  , agriculteur mais sans respecter les règles ?( Monsieur le Président vous pourrez demander l’audit qui a été fait sur ce dossier ou les fonctionnaires de la DDTM et la profession agricole se sont opposés vainement à tout ses montages illicites .Pour finir le Ministre a décider de tout lui accorder brutalement et sans commentaires. Comme quoi un ministre peut parfois donner des instructions efficaces à ses fonctionnaires qui  pour certains tous les jours tentent de faire bien , consciencieusement et très humainement et bien leur travail.

- le bouquet cadeau, ou comme on dit « la cerise sur le gâteau » : la méthanisation. Il s’est fait payer grassement par ses amies les collectivités territoriales sur sa branche traitement des déchets pour traiter les déchets polluants et encombrants. Et lui il a pas pris l’habitude de trier ;;c’est pas son truc et comment être si rentable puisque les concurrents ne rient pas non plus.

 

On le sait, la qualité du digestat qui sera épandu sur nos terres dépend intimement des déchets qui entreront dans le méthaniseur. C’est de la nature de ces déchets que dépendra l’innocuité du digestat.

 

La question est donc de savoir ce que Monsieur RAMERY à l’intention de faire entrer dans son méthaniseur.

 

Monsieur RAMERY ne s’en cache pas : ces informations se trouvent dans le dossier de demande d’autorisation d’exploiter l’unité de méthanisation (pièce n°80). On a eu un peu de mal à l’avoir… mais il faut rester beau joueur.

 

Dans le cadre de la procédure nous avons communiqué toutes les pièces à Monsieur RAMERY même celles que sa « bienséance » de victime proclamée et de grand seigneur considère comme une faute de goût.


Et lui que fait-il pendant ce temps ? Il construit son usine.

 

En plus des lisiers, fumiers, matières végétales brutes et autres sous-produits de l’agro-industrie, Monsieur RAMERY compte faire entrer dans son méthaniseur des déchets organiques des ménages, des collectivités et de l’industrie agro-alimentaire. Mais aussi des boues de stations d’épuration urbaines et industrielles et des boues graisseuses …...

 

On notera que la présentation de cette composition des entrants peut varier au fil des annonces : comme si l’utilisation des mots, qui s’emmêlent et s’interchangent, qui se présentent sous une forme bizarre (digestat, relief de repas, compost…) pouvait cacher la triste réalité des choses. On ne change pas la nature des choses  en modifiant leur nom.

 

La réalité, on la connaît, c’est que si cette présentation est floue, c’est que l’on tente de dissimuler la vérité.

 

La vérité, c’est que Monsieur RAMERY compte épandre sur 3000 hectares, en pleine zone de la Baie de Somme, une véritable substance nocive, pour nous et pour notre territoire.

 

La méthanisation n’inerte pas le déchet mais le fait changer de nom.

 

Puisqu’on ne sait plus comment trier nos déchets, qu’on ne sait plus quoi faire de nos boues de station d’épuration, étalons-les sur nos terres ! Cela semble effectivement être la meilleure solution ! C’est un véritable scandale et un empoisonnement en bande organisée ! Trier, traiter, il y a des solutions mais cependant pas payer ce type d’escroc pour nous polluer avec notre argent.

On peut rêver mais je pense que certains l’ont déjà imaginé dans leur pire cauchemar, une entente et des liens déjà établis entre Sofiprotéol, Monsieur BEULIN et ses sociétés de traitement des déchets et tous les organismes bancaires, administratifs (92).Vous regarderez également avec intérêt l’activité et les profits dégagés par Sofiprotéol et son organisation financière et sociétaire.

C’est le cocktail tueur. Leurs hypersolutions seront mortelles.

On retrouve toujours les mêmes personnes, les mêmes sociétés mais là le cocktail est plus détonnant puisqu’on va pouvoir mélanger l’activité de BTP surtout de traitement de déchets et faire un cocktail avec les produits agricoles pour les épandre. C’est un accord gagnant, gagnant mais surement pas pour nous. (pièce n° 92). Monsieur BEULIN s’est fait nommer par décision du Président du port autonome de La Rochelle et il est à la tête de nombreux organismes qui ne nous veulent que du bien et surtout à nos amis les agriculteurs et particulièrement les éleveurs.

Et puis comme d’habitude la nature revient au galop. Le mania du BTP et du traitement du déchet ne triera rien. Cela n’est pas prévu. Ce serait employer trop de gens, faire la charité et puis ça serait trop bête !!! Il faut que ce soit rentable pour lui. (Peut-être deux ou trois quarts de travailleurs précaires roumains qui eux veulent bien travailler au tiers du prix des français pour copier là encore certaines recettes des magnifiques pratiques allemandes (voir article du monde diplomatique, pièce n° 66) Nous démontrons dans ce dossier ses pratiques mais libre à vous de visiter quelques décharges de déchets ultimes dans notre Département pour prendre la mesure de la catastrophe !!!

Cela va conduire à un véritable désastre écologique, social, économique. Quand il faudra nettoyer, ces entreprises auront déposé le bilan, comme cela s’est vu avec de nombreuses sociétés puisque la jurisprudence civile sur les dépôts de sociétés d’environnement est établie.

Monsieur le Juge, vous connaissez d’autre part les centaines de millions d’euros payés par l’Etat qui est obligé de prendre en charge les entreprises qui ont déposé le bilan et qui ont pollué parce que l’administration n’a pas vérifié leurs capacités techniques et financières en raison des arrangements et de la réal politique.

On sait que la filière qui traite nos déchets, les appels d’offre et leur travail n’a pour but que de gagner de l’argent. On ne trie pas les déchets, l’état de nos décharges (je vous engage à aller le voir Monsieur le Président).Réfléchissons à leur place la methanisation c’est la solution ;;c’est seulement l’odeur qui fait peur aux gens ,le reste ça se voit pas ;;c’est un poisson silencieux ….on voit l’effet létale dans les hôpitaux mais de là qu’il établissent notre responsabilité  c’est pas fait il faut qu’il le prouve précisément le lien de causalité avec leurs propres déchets. On mouille l’Etat, on change le nom des choses, on change les normes et on aura enquillé le fric le temps que ça tourne mal. Dans les entrants autorisés du méthaniseur, il n’y aura rien de vérifier, de contrôler, on peut lui faire confiance il s’en occupe à sa façon.

(Lire l’étude d’impact de la SCEA COTE DE LA JUSTICE : pièce n°80).

Dans vos jugements vous tenez compte, puisqu’il s’agit d’installation classée pour la protection de l’environnement et de permis de construire, du caractère vertueux du pétitionnaire puisqu’on ne sait pas à l’avance ce qu’il va faire et de la maîtrise technique et financière… Là on ne peut parler de rien puisqu’on n’a pas eu accès à la maîtrise financière, on est trop bêtes pour comprendre.

Voir la lettre du Préfet, pièce 41 :

« Monsieur le président,

 

Par ailleurs, la réglementation propre aux activités d'élevage relevant des installations classées n'impose pas la mise à disposition du public des informations à caractère économique relevant des mesures spécifiques de renforcement de la transparence des entreprises (notamment article 225 de la loi de juillet 2010 dite Grenelle II). Ces informations sont à différencier des requis nécessaires à l'instruction d'une demande d'autorisation d'exploiter.

 

Aussi, les éléments qui ne sont pas utiles à la bonne compréhension du public ou encore susceptibles de porter préjudices à l'exploitant (divulgation d'informations pouvant être utilisées par la concurrence) peuvent être disjoints du dossier de demande d'autorisation d'exploiter (article R 512-14 du Code de l'environnement). Le Code de l'environnement se limite à définir comme condition de recevabilité de la demande, la présentation au Préfet des capacités techniques et / financières de l'exploitant (article R512-3 du code de l'environnement) ».

 

Dès le début Monsieur RAMERY a triché via les marchés publics. Ce dossier c’est « conflits d’intérêts à tous les étages » (pièces 49 et 53).

Le dossier est un cas typique du conflit d’intérêts pour lequel les juridictions administratives ont développé une jurisprudence remarquable…

Monsieur DELPUECH, précédent Préfet, a refusé de signer le permis pendant plus d’un an et demi et c’est simplement quand il est parti que l’opération a été régularisée.

Pourquoi, si ce dossier était si parfait pendant plus d’un an et demi, est il resté sur son bureau pendant un an et demi malgré les sollicitations dont il a fait l’objet ? Ne serait pas parce qu’il posait des difficultés sérieuses sur sa gouvernance et surtout il allait polluer gravement les sols.

Changement de gouvernement avec un RAMERY qui a 90 % des marchés publics du Nord Pas de Calais .Comme l’a dit le nouveau Prefet de Region au President de Novissen « vous savez ce qui n’est pas légal le matin peu l’être le soir nous on habille ».

On voit bien qu’il y a des moyens sérieux non seulement sur les conflits d’intérêts mais à quoi aboutit le conflit d’intérêts : au détournement de pouvoir, vous le savez !!

Comment expliquer que tout le monde est contre ce projet, toute la société civile, les députés, les parlementaires et que celui-ci voit déjà le jour et est déjà construit ? Le bâtiment à la  taille de la cathédrale, allez le voir.

Les juridictions administratives, la jurisprudence que vous pratiquez considèrent qu’il faut protéger l’intérêt général. La contrainte, la violence dise les sociologues de l’Etat n’est légitime que si elle protège l’intérêt général.

Les autres conflits d’intérêts (mairie d’ABBEVILLE, Monsieur DUMONT, projet de Parc Régional Naturel  (étrangement au point mort depuis 2012, pièce n°98), Conseil Régional qui fait travailler RAMERY dans les marchés publics, vice président de la commission sur le PNR Monsieur DUMONT, les magouilles du vote CODERST un vrai sketch , l’architecte du projet est le maire de la Commune qui a donné son accord et qui est également d’accord pour ne pas mettre sa commune dans le Parc Régional Naturel). !!!!!des pailles pour ses vaches.

Voir jurisprudence  Communes GRISOLLES et VENDEUIL où vous avez annulé des arrêts contre le Préfet qui préfère donner des autorisations provisoires…dans des dossiers sérieux eux aussi mais ou il n’y avait pas le 10 eme des irrégularités de celui-ci.

 

Ce dossier est une enfilade de conflits d’intérêts bien plus violents que ceux pour lesquels vous appliquez parfois une jurisprudence  justement restrictive.

Ici parce que le dossier est important, on vous trouvera de bonnes excuses comme le Préfet en disant que le projet est passé de 1.000 à 500 et que le gouvernement avait des avis et qu’il a changé d’opinion. Qu’il est malheureusement légal… qu’on ne peut revenir en arrière. C nous vous laissons méditer Monsieur le Président sur le proverbe touareg : » Si un chameau te dit qu’il parle, c’est qu’il te ment. »

Seulement le préfet laisse entendre il y a quelques jours à Monsieur KFOURY et Monsieur DUPONT qu’il est contraint de suivre les instructions qui lui sont données et d’appliquer le droit en fonction de celles-ci. Incroyable !!!

Madame la Ministre personnellement a dit qu’elle était opposée au dossier et qu’après l’examen de celui-ci qui relève de son ministère, elle donnerait des instructions fermes…Il semblent qu’il n’ait même pas cru bon de lui communiquer le mémoire pris en son NOM produit devant votre juridiction, c’est nous qui avons du lui adresser…La Ministre a produit un mémoire dont elle n’avait pas connaissance et qu’on a pas cru bon de lui adressé !!!!!!!.C’est encore la triste vérité !!!

Si c’était Monsieur Laurent PINATEL, ce n’est peut-être pas le bon exemple, ou un agriculteur du cru, un pecno qui ne veut pas travailler… lui sur un projet bien plus réduit, et vertueux il aurait  fait l’objet d’un examen long et tatillon son dossier ;;aurait été refusé pour de multiples causes diverses et variées… Toutes plus bureaucratiquement inutiles et idiotes .Ce n’est pas nous qui le disons c’est les agriculteurs du syndicat majoritaires des agriculteurs . Lisez Monsieur le Président leurs revendications, elles nous rassemblent. N’oublions pas les inscriptions  au fronton de tous les Préfecture et les palais de justice. A force de la voir, nous la connais par cœur : Liberté, égalité,  fraternité.

Continuons sur le permis car les adversaires vont considérer que je m’éloigne du sujet mais est-ce que je m’en éloigne vraiment…

Le permis accordé a déjà fait l’objet d’un permis modificatif qui change tout, il a construit illégalement sur des zones importantes en cours de permis. Il n’a pas déclaré lui-même. Il a fallu qu’on le constate. Il a construit illégalement sur le domaine public sur une zone archéologique, il a fait jouer ses petits appuis au Conseil Régional pour que le Parc Naturel Régional ne l’embête pas dans son projet (pièces n°108 et 109).

Il dit qu’il est agriculteur (c’est sa fierté, voir son courrier aux députés). De nouveau il se moque de nous car son courrier est fait au nom de la SA RAMERY et même la Préfecture, dans le dossier qu’elle n’a même pas osé soumettre au ministre car ce n’était qu’un petit dossier local précise que la SA RAMERY qui dépose le permis de construire. Où est l’agriculteur ? Où est le gentil éleveur qui caresse les veaux  et qui les regarde avec une convoitise non dissimulée ?

Relisez la jolie lettre de Monsieur RAMERY aux députés (pièce 84) pour qu’ils comprennent bien ses difficultés car il rencontre les mêmes tracasseries par la presse comme il le précise, ça vaut le coup de revenir fréquemment…

Sommes-nous vraiment des cobayes « qui demandent à la France » de traiter son territoire et sa population de la sorte ? (pièce 85, article Courrier Picard).

Il a fait jouer ses appuis et ses amis jusque dans la procédure administrative.Il a fait des montages sociétaires. Même jusque dans la procédure, il a essayé de vous tromper, vous, Monsieur le Juge.

La chambre d’agriculture donne un avis comme organisme consulté et se fait  des études au profit du promoteurmême si elle n’a pas pensée à mal le pétitionnaire aurait du lire les instructions éthiques très formelles du club des amis du Biogaz.

Il s’est cru dans un match de foot en établissant à l’avance ses règles. Même s’il est bien sûr de son bon droit (le sien), précise qu’il ira jusqu’au bout et qu’il nous croit perdu. Mais on le voit agir.

Nous serions jaloux. Mais jaloux de quoi ?

On voit ce qu’il fait et on voit ce que ses amis font. On est là pour regarder les choses ensemble. Continuons à grimper le mur ensemble, vous verrez de haut comme c’est joli.

On n’a pas eu besoin d’attendre Monsieur RAMERY pour s’apercevoir qu’une fois qu’on atteint la maturité, tout ce que nous avons construit va disparaître dans la souffrance, le vieillissement… Merci, on le sait. On veut vivre notre maturité sans souffrir pour rien, pour un gamin.

Une blague qui dit « Vous connaissez la différence entre un enfant et un adulte ? La taille de son jouet ».

Cette vieille plaisanterie de nos campagnes lors de la dépression des années 40 où une riche vieille dame quand elle voit un clochard le clochard lui dit « Madame, je n’ai pas avalé une bouchée de pain pendant trois jours » et elle lui répond « Oh, mon pauvre. Il faut vous forcer ».

Vous vous rapprochez du long entretien qui a été repris par Ch’greffier (Marc DUPONT, membre du SA de NOVISSEN qui a la mauvaise habitude de prendre des notes et qu’il a encore envie de se regarder dans la glace le matin…) entre la Préfecture et Monsieur Michel KFOURY. On explique que la Préfecture a mis des bornes à ce projet malsain et que c’est un engagement de la part du pétitionnaire qui va faire tout pour respecter ces normes. C’est une espèce de challenge pour lui. C’est un type bien (pièce n°106). A quoi joue-t-on avec nous ?

Là encore, ce document vaut son pesant de cacahuètes !!! Il est un peu long mais bon !

La rhétorique administrative, qu’elle est belle !

Comme l’a dit de nombreuses fois, Monsieur RAMERY, il n’est pas là pour faire la charité (il le répète à tout va). Il est hors de question de lui faire confiance. Il nous décapitera à la première possibilité puisqu’on est tous jaloux de lui.

On nous offre un modèle biologique qui congédie l’âme et insiste sur l’importance du soulagement orgiaque de la tension.

Dans ce petit village, les irréductibles de Drucat ne sont pas des ingénus. Ils sont attentifs  à leur propre préservation.

Nous sommes à l’heure de l’abondance du trop plein parmi toutes les nations civilisées et cette délivrance partielle de la lutte pour la survie rendrait les gens ingénus. Non, c’est parce qu’on leur ment. On leur cache la vérité. On les empêche de voir ce qui est en train de se passer.

On se met à accepter des termes invariablement falsifiés sur lesquels les autres se présentent. On anéantie sa puissance critique, on étouffe son astuce.

La bonne conduite en toute circonstance est de très mauvais signe. NOVISSEN, L 214, PICARDIE NATURE ont dû s’enchainer aux piquets du chantier de Monsieur RAMERY pour décrocher des rendez-vous auprès des ministres pour leur expliquer ce qui se passait sur place. Peine perdue d’ailleurs, mais peut être pas tout à fait, puisque nous doutons des motifs qui ont conduit le Préfet a ne pas soumettre ce dossier si vertueux et si légal aux juristes de qualité du Ministère du logement …a qui profite le crime. Le dossier est légal c’est tout ce qu’il veut, il faut l’écrire au juge et c’est tout.

Drôle de démocratie. Pour se faire entendre, il faut braver la loi… ou ne pas y être soumis comme Monsieur RAMERY.

Nous ne pensons pas que le projet de Monsieur RAMERY, comme le ptérodactyle (ébauche maladroite d’une idée qui réussirait plus tard. Vous savez ses reptiles (tueurs) qui planaient devenant des oiseaux à sang chaud qui volent et qui chantent.

Puisque nous sommes dans les comparaisons avec les animaux, collectivement nous aurions décidé de nous jeter en groupe des falaises, comme pris d’une folie collective comme les moutons et les lemmings.

Ce projet est d’abord doux et tranquille comme une longue asphyxie du mensonge et de la désinformation du copinage puis un brutal empoisonnement. Il est assez intéressant de bien le regarder du haut du mur. Son attrait est mortel.

Monsieur Ramery un adorateur de Brassens « Mourir, la belle affaire mais de morte lente ».

La mort semble dire Monsieur RAMERY, c’est un concept de petits bourgeois, d’un groupe de bobos comme il traite les membres du collectif.

Nous lui laissons ses boues de stations d’épuration puisqu’il ne souhaite pas les trier et organiser des beaux lagunages et des fermes bio. Qu’il se brosse les dents avec si lui n’a pas peur de la mort.

Il faudrait peut-être essayer de souffrir le moins possible et la mort par empoisonnement et asphyxie dans un combat qui nous concerne peu entre des entrepreneurs qui se jalousent… Quand il ne restera plus que deux  agriculteurs travailleurs comme Ramery , est ce qu’ils vont se saigner au couteau ?

Nous avons l’impression que vous nous dites Monsieur le Président  « j’en ai déjà assez vu. Qu’est ce que je dois voir de plus ?!!».

La filière de l’incinération, comme la nouvelle filière de la méthanisation a pour but de promouvoir des techniques expérimentales qui sont un poison létal.

Il ne s’agit ni d’une victoire ni d’une défaite dans ce dossier mais d’une décision qui relève de notre survie.

Nous disposons de tous les outils scientifiques et modernes pour gérer nos déchets et notre alimentation.

Des ouvrages de permaculture ou d’agriculture raisonnée démontrent de manière scientifiquement établie qu’en employant des gens, et ce n’est pas ce qu’il manque, pour faire des travaux, ils ne perdent pas leur âme, vont nous nourrir avec de faibles surfaces agricoles.

Nous ne manquons  pas de très bons éleveurs. Nous les aimons, on va à l’école avec eux.

Une production importante et sans pollution.

La science et les techniques nous permettraient de vivre au mieux.

Dans l’émission CO2 mon amour, diffusée sur FranceInter il y a une quinzaine de jours, on parle d’abord des Mille Vaches mais après d’une commune qui a divisé par 4 sa consommation d’électricité, qui emploie de jeunes éleveurs, qui a des modalités de traitement des déchets par lagunages avec des circuits courts. Tout le monde vit ensemble, gagne bien sa vie.

Il ne s’agit pas simplement d’inviter les papes de la permaculture à des congrès pour voter des lois qui font la promotion exacte du contraire. Ce dossier est une agression sur notre territoire (voir présentation des intervenants colloque du 19 décembre 2013).

Quand Monsieur RAMERY aura son ranch, il a été élevé à la dure, il veut un ranch et des esclaves. Peut-être sera-t-il enfin apaisé !!

Pour quelle raison il ne veut il pas partager ? Parce qu’il est jaloux et qu’il n’a pas confiance en lui.

Après, il faudra nettoyer à nos frais.

J’ai eu de nombreux dossiers qui sont passés devant votre juridiction. J’ai eu sur les effluents industriels des Préfets qui, avec l’accord de tout le monde, ont balancé les eaux usées dans le réseau d’eau pluviale parce que politiquement on n’avait pas créé de stations d’épuration et qu’on polluait nos nappes définitivement (FRIVILLE, Amiens,  nous sommes obligés d’aller chercher notre eau potable de plus en plus loin …tous les spécialistes le savent et Ramery aussi ;;il veut gagner de l’argent en polluants les dernières,  c’est ça le plan vertueux).

Voir d’ailleurs la nappe de DRUCAT puisqu’on est obligés d’aller chercher l’eau à NOUVION parce que la nappe de DRUCAT est polluée sous le projet.

A chaque fois les décisions ont été prises par les tribunaux administratifs pour sanctionner ces pratiques qui ont été vaines car la pollution s’était déjà installée. Sans ressources pour faire appliquer votre décision ou réparer les dommages. Qu’elle désolation franchement.

La véritable nature de l’avancée du référé suspension est d’intervenir efficacement en amont. Nous vous demandons d’utiliser ces dispositions. Elles s’appliquent parfaitement au cas d’espèce.

(Voir le dossier sur l’arrêté d’autorisation d’exploiter  sur la décharge de la Commune de GRISOLLES, voir le dossier sur l’incinérateur de VENDEUIL… arrêtés d’autorisation annulés par vous et autorisés le lendemain par un arrêté provisoire du Préfet).

C’est la raison pour laquelle il faut détruire ce bâtiment et symboliquement le remettre à la terre agricole.

Le projet sent l’égout du début à la fin.

Il n’est pas conforme à nos règles, à vos règles.

Comme pour les semences, on voit bien que les textes de loi ont été établis par un lobbying qui s’impose à tous.

 

Pourtant, ce n’est pas ça le droit ! Si l’on s’en réfère à Grotius et au droit naturel, le droit est une règle qui nous est suggérée par la droite raison et d’après laquelle nous jugeons nécessairement qu’une action est juste, morale. C’est finalement ce à quoi renvoient les principes généraux du droit, dont l’existence et la force furent reconnues par le Conseil d’Etat dans son célèbre arrêt « ARAMU » du 26 octobre 1945.

 

Tiens, on s’intéresse au droit naturel des la sortie de la guerre après que notre pays ait transposé les directives d’un envahisseur allemand obligeant le juge, les avocats, les greffiers, les huissiers à appliquer les dispositions scélérates… à vendre aux enchères les biens des juifs et à organiser légalement les camps de transit.

 

Shering nous expliquait que le droit doit être le résultat et l’aboutissement d’un incessant combat, mené en vue d’atteindre une fin idéale et dicté par les mobiles supérieurs du devoir et de l’amour.

 

L’Etat ne peut pas créer arbitrairement le droit. Le citoyen doit être à l’abri de l’arbitraire, sinon il y a détournement de pouvoir,  sacrifice de l’intérêt général au profit des intérêts particuliers. Si le citoyen doit obéir à la loi, c’est parce qu’il sait qu’elle est bonne et qu’elle préserve son intérêt en préservant celui de toute la société. Il sait qu’en respectant les règles, l’Etat, en contrepartie, le protège et lui sauvegarde sa sphère de liberté individuelle.

Toujours le problème de l’intérêt général et de l’intérêt particulier.

Il y a de grosses irrégularités. Le dossier sent le souffre.

La théorie du conflit d’intérêts et du détournement de pouvoir est-elle différente, comme le précise le Préfet, en fonction de l’importance de la personne qui le demande ?

Je souhaite vous lire la lettre envoyé à Monsieur RAMERY :

 

 

 

Maintenant que nous avons posé les conditions dans lesquelles se présentent le présent procès, le manifeste des opposants qui sont comme le rappelle Monsieur RAMERY, très minoritaires (pièces 81 et 84, pétition et lettre de Monsieur RAMERY), ils sont plus de 50.000 à avoir signé la pétition.

 

Mais maintenant venons en au manifeste de mes clients si celui-ci a un caractère militant, c’est leur volonté.

 

 

            IV/ Manifeste

 

Projet d’une véritable « association de malfaiteurs », tel se présente le rêve de quelques-uns et le cauchemar des autres.

 

A 6 kilomètres d’ABBEVILLE, sur les communes de BUIGNY SAINT MACLOU et DRUCAT, un promoteur, Monsieur Michel RAMERY, a imaginé la création d’une exploitation industrielle de 1.000 vaches et 750 veaux et génisses sur plus de 2 hectares, pour la production de lait et produits dérivés. Il compte installer un méthaniseur de 1,5 Mgw, un site d’épandage de 3000 hectares, s’étendant sur 40 kilomètres jusqu’en baie de Somme.

 

Un mania du BTP et du traitement des déchets qui ne travaille que sur des commandes publiques a créé un empire industriel (pièce 87)

 

Il apparait dans plus de 120 sociétés sans compter ses associés, ses enfants, sa famille. On pourrait sûrement doubler le nombre de sociétés de location, parking, de travaux publics, de dragage, etc.). Sa nouvelle lubie est de mélanger la méthaniseur des effluents d’élevage avec des déchets ménagers, boues de stations d’épuration, boues industrielles dont les communes et les collectivités vont lui confier le traitement et qu’il pourra tranquillement, sans les avoir triés et sans les avoir traités, épandre sur les 3.000 hectares autour de sa ferme en polluant notre eau de manière définitive et dans un secteur où des investissements publics ont été effectués pour protéger toute la Baie de Somme

 

Parlons du Parc National Régional :

 

Il y a depuis plusieurs années la mise en place d’un Parc Naturel Régional en PICARDIE  dont l’élaboration est confiée au Conseil Régional. C’est sa mission et ses budgets fonctionnent pour ça.

La Baie a été classée au patrimoine mondial de l’Humanité, site naturel exceptionnel. Un syndicat mixte a été créé et a arrêté les modalités du Parc Naturel Régional.

Or celui-ci patine pour des raisons bien simples, là encore le projet de Monsieur RAMERY.

En effet, le projet de Monsieur RAMERY est dans le périmètre du parc

Le syndicat mixte qui a été créé a pour président, Monsieur DUMONT, maire d’ABBEVILLE et vice-président du Conseil Régional.

On comprend maintenant pourquoi les services administratifs et toute l’organisation régionale freinent ce pour favoriser  celui de Monsieur RAMERY.

D’autre part, le maire de la Commune de BUIGNY SAINT MACLOU est également opposé puisque lui-même s’est fait rémunéré sur le permis de construire en tant qu’architecte directement par Monsieur RAMERY.

Il n’a pas été possible d’avoir de renseignements de la part du Conseil Régional qui s’est systématiquement opposé, pendant de nombreux mois, à un simple débat…

Les socialistes Verts Alliance sur AMIENS et ABBEVILLE proposent un plan vertueux et tous les responsables politiques sont en train, dans le cadre du pacte énergie climat, de favoriser la filière méthanisation (voir article JDA et exemple plan vertueux).

Ce plan vertueux est constitué sur la base d’un package formé par les vendeurs ou les promoteurs de la filière politique, industriels dans le cadre d’un concept « clés en mains » qui aboutira à une pollution de nos terres pour la simple et bonne raison qu’on va enfin, et les industriels sont très contents, pouvoir méthaniser les déchets et les épandre. Ça ne marche pas, ça pollue, ça n’enlève pas les déchets les plus toxiques (micropolluants et métaux lourds,  sans parler de tous les perturbateurs endocriniens qui filent directement dans nos nappe d’eau) et en plus cela provoque la mort de la terre.( des propriétaires ont fait résilier en justice leurs contrats de location en démontrant que ce type d’épandage pollue gravement la terre.)

On voit bien que l’on est en train de préparer une pollution organisée (Idex Environnement Picardie, autorisation d’épandre des jus excédentaires (pièce 93)

Il existe des solutions de lagunages et de gestion par les végétaux de traitement de nos déchets et de nos boues de stations d’épuration. Mais le lagunage, ça ne rapporte rien, ce n’est pas productif. Il faudrait embaucher des fainéants de jardiniers pour entretenir les lieux.

En plus, cela utilise beaucoup trop de terrain qui doit servir à produire.

Dans l’article d’Idex, il est bien rappelé :

« Les déchets ne peuvent plus être traités sous un mode exclusivement technicien et constitue un choix de société.

Une gestion plus coordonnée issue de notre société de surconsommation tout au long de leur cycle devient inéluctable.

Il nous faut produire, consommer mieux, moins et plus local.

La gestion de déchets doit elle aussi intégrer les préoccupations sociales, économiques et environnementales bien plus drastiques ?

Monsieur RAMERY n’est pas là pour faire la charité, il l’a rappelé à de nombreuses reprises… On n’a pas pu vraiment discuter avec lui ».

Imaginez la pollution ! Imaginez les risques sanitaires pour les animaux et les humains, les catastrophes écologiques probables !

 

Ce personnage est un homme intelligent, ambitieux mais sournois et pervers, dont le seul but consiste à s’enrichir. Il a créé 76 entreprises de BTP et emploie 3.500 employés. Donc il est considéré comme un bienfaiteur de l’Humanité ! Grâce à de multiples soutiens politiques, complaisances, arrosages et sous-mains gracieux, il a su obtenir des marchés et des contrats inespérés. Il crée des holdings pour échapper au fisc et les bénéfices s’évacuent vers des paradis exotiques difficiles à définir.

 

C’est avec notre argent qu’il va construire ce magnifique projet.

 

Nous évoquerons plus loin cette nébuleuse.

 

Ceux qui soutiennent ce genre de projets nous infligent leurs arguments, parait-il, irréfutables :

 

1/ Les entrepreneurs de cette espèce font preuve d’ambition et leurs compétences les destinent naturellement à s’imposer.

 

2/ De tels projets nous permettront de ne pas être à la merci de la concurrence étrangère car nous pourrons les contrôler.

 

3/ Nos belles intentions sont utopiques, elles appartiennent aux soixante-huitards attardés, aux bobos et aux rêveurs écologistes.

 

4/ Elles interdisent la croissance et nous ramènent au moyen-âge.

 

5/ Il faut tenir uniquement compte de la demande des consommateurs qui désirent des produits à bas prix.

 

6/ La santé et la protection des animaux s’apparentent à une sentimentalité hors du temps. Le bétail, c’est d’abord de la viande !

 

7/ Les problèmes sanitaires et les nuisances sont maîtrisés !

 

8/ Enfin, les petits agriculteurs, les éleveurs moyens et les paysans traditionnels n’ont aucun avenir. Il faut nourrir le monde par l’industrie !

 

Et bien nous pouvons réfuter  toutes ces arguties qui sont le propre de la conjuration des imbéciles : les entrepreneurs de ce type de projets industrielsde fermes ou d’élevages industriels ne sont pas des paysans et n’ont aucune connaissance de ce que représente une vache ou le moindre brin d’herbe ; nous ne contrôlerons rien et n’échapperons pas aux importations de Chine ou du Brésil ; les écologistes véritables et les scientifiques ne sont pas des rêveurs ; la croissance exponentielle est la véritable utopie, elle doit être repensée autrement (cf. P. GROU) : une réalité mathématique et économique définie par la théorie de la relativité d’échelle.

 

En fait, cette idée de croissance continue est une régression, et il ne s’agit nullement de revenir au statut bêtifiant de « labourage et pâturage, les deux mamelles de la France » ; La demande des consommateurs ne peut être suffisante. Doit-on les engager à manger mal parce que les prix sont attractifs ? Pourquoi préférer se nourrir chaque jour de viande de mauvaise qualité à bas prix, plutôt que de consommer seulement deux fois par semaine du poulet fermier, du bon lait et du bon bœuf, plus cher mais exempt d’antibiotiques, d’hormones ou autres saloperies ? Il existe un partage et des échanges très tissés entre les producteurs locaux et notre population, nous visons ensemble. Chacun respecte l’autre et nous vivons économiquement ensemble (quand il n’y aura plus que des immenses fermes parce qu’elles vont se multiplier, tuer la concurrence locale,   le Ministre et Mr Ramery en cœur vous le disent c’est inéluctable….C est la désertification de nos campagnes . Nous dépenserions moins, mais en offrant un vrai prix à nos éleveurs sans gaver exclusivement et au détriment de tous les groupements d’achat des gros groupes. Nous serions en meilleure santé ! Les éleveurs de notre région sont  vertueux  et on leur installe une concurrence qui va les obliger à utiliser les mêmes méthodes de production ? c’est leur territoire aussi

 

Quant au souci de la protection des animaux, notre santé dépend de la leur. Ce sont des êtres vivants, et en plus nous les bouffons…

 

D’autre part, il est prouvé que les problèmes sanitaires ne sont jamais maîtrisés.

 

Enfin, dire que l’agriculture et l’élevage traditionnel n’ont aucun avenir relève de la stupidité. Devrions-nous uniquement compter sur celui des délires de l’agro-industrie pour éradiquer la faim dans le monde ? La monoculture et l’élevage intensif n’ont créés que désastres ! Si avenir il y a, il sera dans la multiplication des petites unités locales, accompagnée d’une véritable éducation et d’une intense surveillance.

 

Si cette ferme concentrationnaire voit le jour, elle deviendra un fâcheux précédent, exemplaire pour ceux que taraude l’idéologie et l’espoir idyllique de l’agro-industrie comme solution miracle à la faim dans le monde. Et bientôt, nous verrons venir la désertification de nos campagnes, la fin de la polyculture, la ruine et la disparition de notre paysannerie, de nos terroirs si réputés, riches et variés. La ferme des 1.000 vaches sonnerait déjà le glas pour cinquante exploitations picardes petites et moyennes. Oserons-nous dire que les éleveurs ont perdu leur maigre gagne-pain parce qu’ils n’avaient pas d’ambition, celle d’un RAMERY ? Oserons-nous leur faire préférer le chômage, la déchéance, plutôt que la sauvegarde de leurs biens, même modestes ? On leur impose des contraintes draconiennes ; les banques les endettent à vie, les coopératives leur imposent des directives sous peine de ne plus acheter les productions qu’elles leur ont prescrites. Ainsi, ils se trouvent muselés, s’indignent mais croient finalement n’avoir aucune issue. Ils doivent faire preuve d’un grand courage, s’unir, accepter une modification du système de répartition. Travaillons ensemble sur notre territoire. Le méga projet de Monsieur RAMERY, s’il passe, sonnera le glas de tous nos espoirs.

 

Un exemple frappant nous interpelle : celui de la monoculture de l’arachide au Sénégal, laquelle devait apporter la richesse aux paysans. Le résultat fut l’abandon des cultures vivrières, la dégradation des sols, la faim et la pauvreté causées par les aléas des coûts sur le marché international. Ces agriculteurs sont donc venus grossir la masse des chômeurs dans les bidonvilles de Dakar !

 

Heureusement dans notre pays et pour le sujet qui nous concerne, les opposants se mobilisent.

 

L’association NOVISSEN a entamé le combat avec une rare conviction ; son président le Docteur Michel KFOURY a subi de multiples pressions politico-administratives, des menaces, une garde à vue, des injonctions du préfet et du procureur de la République, des interventions policières parce que les autorités et le gang RAMERY ont vite compris qu’il était un empêcheur de manipuler en rond. Il a été rejoint par Les Verts, la Confédération Paysanne, les riverains et de nombreuses personnalités, José BOVE, Yann ARTHUS BERTRAND, la députée de la Somme EELV Barbara POMPILI et bien d’autres. C’est dire combien la résistance s’organise et devient une affaire nationale.

 

Mais ne nous leurrons pas. La bande à RAMERY reste puissante, déterminée, acharnée ; elle bénéficie de soutiens occultes en haut lieu et compte sur notre division pour établir son règne.

 

Pour obtenir victoire et éviter une guerre contre les moulins à vent, vaine et décevante, nous devons nous unir et parler d’une seule voix !  Mieux hurler d’une même voix et jusqu’à ce qu’éclatent leurs tympans dédaigneux. Il ne s’agit pas de gémir et de se plaindre, mais de crier haut et fort. Il s’agit de laisser de côté nos divergences sectaires, de faire taire nos dérisoires opinions personnelles et nos chipotages de chapelles écologiques.

 

Nos adversaires n’attendent que cette défaillance de notre part pour mieux nous abattre. Mais c’est à nous de les abattre. Et définitivement !

 

Sans relâche, nous devrons être plus acharnés et plus déterminés qu’eux-mêmes. N’accepter aucune concession, aucun compromis douteux. Car il ne s’agit pas d’envisager des recadrages complaisants, certes très rigoureux et contrôlés.

 

Il ne s’agit pas d’édulcoration ; de proposer un ferme carcérale de 300 vaches plutôt que de 1.000.

 

Alors, nous aurons 300 vaches et 300 veaux ? Ce qui revient au même. C’est un mauvais calcul.

 

Nous irons au fond des choses et nous devons nous interroger sur notre proche avenir : Laisserons-nous à nos enfants des campagnes hallucinées, des rivières transformées en égouts, un terroir détruit, une baie de Somme envahie par les algues vertes, des oiseaux morts et un cheptel de vaches mécaniques ? Nos filles et nos fils seront alors dévastés par la mélancolie. Si de telles entreprises voient le jour, c’est ce qui nous attend dans dix ans.

 

Ah ! Où seront alors les roses de Picardie ?

 

Donc ce projet doit être abandonné, les constructions commencées frauduleusement, sans aucune consultation préalable, purement et simplement détruites, rasées. Tels des bouledogues capables de mourir plutôt que lâcher leur os, il nous importe d’être implacables et unis ; sinon la victoire nous échappera et il ne nous restera que l’amertume d’un combat inutile.

 

Enfin, nous constatons qu’à ce propos la mondialisation domine notre monde et est irréversible.

 

Elle semble inéluctable et peut présenter certains aspects positifs dans la mesure où ils sont régulés car elle devient alors une source d’échange et de communication entre les peuples.

 

Mais il ne faut pas confondre mondialisation et mondialisme. Sans tomber dans la théorie absurde du complot international, nous admettrons que ces personnages du gang RAMERY font partie, à leur petite échelle, de ces mondialistes qui travaillent pour l’avènement d’une dirigeance politique, économique et financière contrôlée par une minorité d’individus influents et fortunés.

 

Si nous considérons maintenant les aspects négatifs d’une ferme-usine (car aucuns ne semblent positifs) nous constaterons d’abord que l’enfermement d’un cheptel bovin hors-sol est une aberration.

 

Il est intéressant de reprendre en contre point l’argumentation de Monsieur RAMERY au député de la Somme qui sur ce point précise (Le prédateur a choisi son animal, le guépard). Il répond au député en indiquant que son projet ne serait pas contre le bien-être animal et il explique« C'est la raison pour laquelle, contrairement à ce qui est écrit ou dit, il n'est pas question d'entasser des bêtes sous prétexte qu'elles sont nombreuses, mais bien au contraire de leur faire bénéficier, a minima, d'un espace au moins égal voire supérieur à celui qu'elles peuvent avoir dans des élevages de tailles plus réduites ».

Ce paragraphe est parfaitement incompréhensible. On a beau le relire dans tous les sens, on ne trouve ni la tête ni la queue de l’animal.

 

Les vaches et les bœufs ont besoin d’air, d’espace et d’herbe pour ruminer à l’aise. L’enfermement et les conditions d’un univers carcéral ne conviennent à aucun mammifère.

 

Ils seront maintenus dans des box, sur caillebotis, pour récupérer les déjections, contraints à l’immobilité dans un espace clos. Dans ce genre d’élevage intensif, les traitements vétérinaires deviennent indispensables et abusifs. Ils consistent principalement en administrations journalières d’antibiotiques, d’hormones ou autres produits, en vaccinations multiples et répétées, en maîtrise des vêlages (car si l’on veut du lait, il faut faire des veaux !). Enfin, en pratiques d’insémination artificielle.

 

Résultats : les antibiotiques, hormones, résidus d’aliments OGM et autres toxines se retrouvent dans la viande, le lait et les sous-produits que consomment les humains (yaourts, beurre, fromages) et les prédisposent aux maladies de notre actuelle société (allergies, cancers, problèmes hormonaux, etc.). Sur ce point le professeur BELPOMME est formel.

 

(Voir les études d’AGORAVOX qui montrent le lien entre l’explosion du nombre de cancers et les changements des modes de productions agro-alimentaires : choix massif des techniques de l’agriculture intensive, industrialisation de l’élevage des animaux. Depuis que l’élevage intensif en batterie des animaux s’est généralisé, nous absorbons une quantité impressionnante d’acide oméga 6, qui favorise l’explosion des cancers. Mais si ces liens étaient trop mis en avant, l’industrie agro-alimentaire perdrait gros. L’agriculture intensive serait touchée de plein fouet et les impacts financiers seraient énormes ! Pièce 64) A lire absolument.

 

Tout cela mélangé avec un beau cocktail de boues de stations d’épuration, de boues industrielles et déchets ménagers pour pimenter un petit peu la sauce… (Le ministre du commerce extérieur déclare qu’à nous français, on nous le demande !!!). Rappelons que les bâtiments ne sont pas construits par les français mais par des roumains, le concept et les brevets sont allemands, ou Hollandais.

 

De toute manière, il n’y aura aucune somme qui reviendra chez nous… (Pièce n° 94)

 

Les vaccinations répétées, certes obligatoires, ont pour effet majeur d’affaiblir l’immunité. Le beau modèle Allemand .

 

A propos des épizooties aviaires de 1997 et de 2009 (H5N1 et A/H1N1), le docteur Marc VERCOUTENE signale que des études très sérieuses, confirmées par des chercheurs européens et américains ont démontré que 33 % des décès se produisaient chez les personnes vaccinées alors que la mortalité en cas de contamination se réduisait à 0,5 % chez les non-vaccinés. Les méfaits sont encore pires sur les sujets polyvaccinés.

 

Il y a plus grave encore. François Renaud du CNRS assure que les conditions d’élevage intensif sont « des réacteurs biologiques à microbes ». Toute homogénéité génétique favorise le développement d’éléments pathogènes et l’extension des pandémies. Situation idéale pour que s’emballent la mutation, la sélection et la recombinaison des virus !

 

Le docteur Michael GREGER du SPAAHS nous avertit : «  Il faudra sans doute quelque chose d’aussi sérieux qu’une pandémie pour nous faire prendre conscience du coût réel de l’élevage industriel ». Entendrons-nous cet appel ? Face à ceux qui nous traitent d’alarmistes inconscients et d’obscurs rétrogrades, à ceux qui encensent le mythe du progrès, nous répondrons : Pauvres fous, avez-vous seulement vu les nuisances, les dégâts de ces réalisations dans les pays étrangers, pouvez-vous en tirer des leçons ?

 

Non, nous, français, avons les moyens de maîtriser tous les risques ! Stupide présomption.

 

Devant le fait accompli, personne ne pourra nier la justesse de certaines vérités prémonitoires.

 

Quand on met le doigt dans l’engrenage, le bras y passe, puis le corps tout entier.

 

Comment seront nourries ces vaches devant subir trois traites par jour ? Avec du soja OGM fourni par la multinationale CARGILL au Brésil. Et bien nous devenons alors les complices directs de la monstrueuse destruction de la forêt amazonienne, le poumon de la terre, et de la ruine des petits paysans du Mato-grosso.

 

Nourris de la sorte, vaches et veaux ne cessent de roter et de péter. La quantité de gaz nocifs du bétail dépasse désormais les émissions des automobiles et des camions du monde entier ! Quel nuage de merde ! Soit pour 1.000 vaches, 648 tonnes de équivalent co²/an.

 

Les méfaits sur la santé animale et humaine ne font plus de doute dans de tels cas d’autant plus qu’il faut se pencher sur bien d’autres problèmes sanitaires et environnementaux.

 

Le plaisir de la saillie est interdit aux pauvres vaches et est remplacé systématiquement par l’insémination artificielle. En général, les géniteurs sont des taureaux énormes que l’on branle méthodiquement. Très souvent ces œuvres obscures aboutissent à des vêlages thérapeutiques ; les veaux sont trop gros et on doit intervenir par césarienne, ce qui augmente les risques d’infection et l’affaiblissement des mères en milieu carcéral. L’abattage parfois nécessaire les dirige vers l’équarrissage ou l’abattoir, selon les normes sanitaires.

 

Les contaminations et les risques infectieux  ne s’arrêtent pas là. Car le projet impose des contraintes, des aménagements et une structure adjacente considérable, génératrice, elle aussi, de pollution et d’aléas mortifères.

 

De toute façon, la consommation du lait et de la viande des animaux élevés dans ces conditions nous condamne, à brève échéance, à devenir nous-mêmes, par contamination, des organismes génétiquement modifiés, avec toutes les suites morbides plus ou moins définies. Comme le dit le proverbe andalou : « de mar trigo mala harina, y de mala harina mar pan » ! Et nous ajouterons : de mauvais pain, mauvaise santé. Alors, les humains seraient-ils mal informés, résignés, volontairement atteints de cécité, trop confiants, idiots ou inconscients ? Ou bien définitivement convaincus ? Ah ! Oui, on n’arrête pas le progrès !... Ces slogans sont débiles. Doit-on s’avouer vaincus d’avance ?

 

L’épandage des déjections non utilisables s’étendra sur des kilomètres si le projet abouti et sera la cause d’une pollution irrémédiable des nappes phréatiques et des cours d’eau. La prolifération des virus et des bactéries pathogènes devient dès lors incontrôlable. Les vaches boivent beaucoup et on leur proposera l’eau polluée par leurs propres déjections. Un cercle vicieux. (40.000 m3 d’eau par an) Il est à noter que dans le dossier d’impact la propre eau qui se trouve sous le village est déjà polluée et on est obligés d’aller chercher l’eau à NOUVION.

 

C’est toute l’eau de la nappe de la craie qui est la plus belle nappe d’Europe qui fertilise nos terres qui sera perdue (voir côte sur les entrants dans l’étude d’impact).

 

Le plus inquiétant et le plus incroyable est le cocktail des entrants dans la méthanisation qui est parfaitement illicite pour un méthaniseur agricole et qui va conduire à brève échéance à une pollution généralisée de notre eau.

 

On ne s’étendra pas non plus sur la nécessité impérative d’une ventilation permanente du bâtiment abritant 1.750 bovins ; énorme dépense d’énergie !


Ah ! Mais nous avons tout prévu ! Un méthaniseur de 1,5 Mgw. Une folie, un délire mégalomaniaque.

 

Cette installation transformera bouses et lisier en méthane qui produira une électricité vendue à EDF au double du prix (ce système convient au gouvernement). RAMERY en retirera personnellement des millions d’euros pendant 15 ans et les paysans pourraient ainsi bénéficier d’une énergie moins chère et d’avantages fiscaux intéressants…

 

Certains d’entre nous sont tentés de croire à ces mirages, mais ils ne doivent pas succomber aux promesses mensongères.

 

Une structure de cette ampleur laisserait 40.000 tonnes par an de déchets inutilisés (75 %), mais elle aurait besoin d’un apport additionnel de 15.000 tonnes / ans d’ordures diverses pour fonctionner. La pollution serait totale. Evidemment les diverses sociétés de Monsieur RAMERY sont prêtes à se charger de collecter tous les déchets des communes avoisinantes ! Déchets ménagers, boues de stations d’épuration, boues industrielles.

 

Le méthaniseur n’élimine ni l’azote ni les nitrates. Donc des tonnes de résidus seront déversées sur les sols et les pesticides, restes d’antibiotiques et autres produits vétérinaires infesteront terres et rivières. La pire sottise ! (émission 648 tonnes d'équivalent co² rejetés).Nous produisons au débats des études de scientifiques qui le démontrent. Elles sont disponibles sur demandes.

 

Nous devons aussi noter un risque majeur, jamais évoqué, mais qui serait catastrophique : celui d’une explosion possible du gaz méthane au contact du sous-sol crayeux.

 

Ajoutons les nuisances olfactives et sonores que devront subir les riverains : puanteurs pestilentielles, carrousel de camions apportant nourriture et évacuant déchets et immondices, 24 heures sur 24.

 

Sans parler du transport de millions de litres de lait. Dans les embouteillages, les citernes des camions baratteront gratis. Comme disait l’humoriste : « Pendant ces temps morts, Michel RAMERY fera son beurre ! ».

 

Il n’est pas inutile de revenir sur les arguments soi-disant irréfutables du promoteur. Ce sont ceux de tous les entrepreneurs aux gros bras, confits dans leur certitude et soutenus par les financiers, certains économistes et les instances gouvernementales affirmant qu’ils sont les seuls en capacité de maîtriser l’économie et d’assurer la fameuse et hypothétique croissance.

 

Ce sont les vrais bienfaiteurs de l’Humanité, mais ces malheureux se sentent brimés par notre amateurisme, notre incurie et nos incompréhensions ! Alors qu’ils s’enrichissent à nos dépens, nous devenons leurs victimes.

 

Si les « mille vaches » voient le jour, elles seront entièrement financées par nos impôts.

 

Il s’agit seulement de très gros entrepreneurs qui font baver d’admiration, de convoitise et de jalousie les petits ne leur arrivant pas à la cheville, lesquels sont en extase devant leur réussite. Et RAMERY est un de ces très grands qui « se croient déjà en haut de l’affiche ».

 

Il rêve de devenir l’empereur du lait et nous explique que c’est un sous produit de l’énergie. Pour concurrencer les fermes allemandes et néerlandaises, la seule solution, c’est la production de masse en ajoutant des compléments de revenus liés à la méthanisation et surtout au traitement des déchets et à leur épandage.

 

Nous diminuerons notablement le prix du lait et cela permettra sûrement à Monsieur RAMERY de continuer à racheter la totalité des éleveurs du département puisque de toute manière… Ils n’ont pas envie de travailler et que les contraintes d’un élevage moderne, il n’y a que lui qui peut personnellement les assumer puisque c’est lui qui fait tout le travail sur ses exploitations…

 

Il nous bassine avec tous les avantages régionaux que nous y trouverions ; avec la création d’emplois et la réduction du chômage ; avec l’accès des plus démunis aux produits « lowcost » qu’ils souhaitent acquérir, même au détriment de leur santé, avec la complicité de la grande distribution en supermarchés, vendant leurs produits frelatés à grand renfort de publicité. Venez donc dans nos supermarchés, vous y trouverez la meilleure saloperie à petits prix ! Nous vous souhaitons un cancer bien croquignolet ! Connivences, connivences ! Tout s’accorde et se tient.

 

Pour se justifier, nos promoteurs décidés se sont rendus en Allemagne pour visiter ces sortes de fermes modèles déjà implantées dans ce pays voisin.

 

Ils en sont revenus émerveillés, convaincus de la justesse de leur projet. Quand cesserons-nous de prendre pour modèle nos amis d’Outre-Rhin ? Mais nous nous égarerions en dehors du sujet. Pourquoi n’ont-ils pas poursuivis leurs visites jusqu’aux USA ou au Japon ? Ils auraient été édifiés et ravis de tant d’horreurs, de tant de maltraitances animales, de tant d’infamies pour le bien-être des humains.

 

Ces individus sont des inconscients, des êtres nocifs et malsains, une véritable association de malfaiteurs naviguant sur les bons sentiments, le bonheur des foules et peut-être même sur l’amour du prochain.

 

En réalité, des requins. Pourquoi le bonheur et la joie leur seraient exclusivement réservés ? En raison de leur mépris ?

 

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Pour l’heure, il convient d’examiner les réactions des autorités gouvernementales à propos de cette affaire. La ministre D. BATHO déclare au final «  Les solutions législatives sont à venir et ne règleront pas le problème de cette exploitation qui dispose des autorisations en vigueur… » ! Des discussions infinies s’ensuivront sans aucune conclusion. On argumente sur les réglementations et on constate qu’il y a un vide juridique et les discussions s’enlisent dans les détails (cf. compte rendu réunion NOVISSEN avec la ministre Delphine BATHO (24 mai 2013). Une réunion confuse, sans suite.

 

Le 12 juillet 2013, le président de NOVISSEN écrit à Philippe MARTIN, ministre de l’environnement, le met au courant du projet et de la détermination des opposants. Il lui demande un rendez-vous et l’établissement immédiat d’un moratoire pour faire cesser la construction anticipée de semblables fermes-usines, sans avis préalable du législateur. En effet des hangars gigantesques ont été construits pour accueillir 700 vaches à ZOTEUX EN VIMEU. Tiens donc ! Mais il s’agirait d’un groupe d’agriculteurs de moindre ampleur, sans adjonction d’un méthaniseur, ni de récupération de déchets…

 

Une seconde lettre datée du 08 octobre 2013 fut adressée à Philippe MARTIN. Comme pour la première, elle ne fut suivie d’aucune réponse. Nous connaissons bien Monsieur MARTIN. Il a le verbe haut mais est mou du genou. Il aime surtout pérorer et s’afficher au premier rang devant les caméras… Il aurait, parait-il, accepté de recevoir enfin les membres de la Confédération Paysanne. De très nombreuses manifestations se sont tenues sur le site, à PARIS et dans les grandes villes, regroupant plusieurs milliers d’opposants et de sympathisants. Ce qui a alerté les médias.

 

Une lettre fut préalablement envoyée (le 23 février) au ministre de l’agriculture, Stéphane LE FOLL. Ses services ont répondu aimablement d’une façon évasive accompagnée de vœux pieux. Quant aux rares écologistes associés au gouvernement, ils tiennent à leur statut et n’ont manifesté qu’un « enthousiasme d’épave » même si ils n’étaient pas bien, voir pas du tout informés par leur fonctionnaires territoriaux  ils prennent conscience aujourd’hui du travail à realiser ;;mais trop tard la Picardie est devenue une région autonome offerte à notre bienfaiteur et ils n’ont pas leur mot à dire.

 

Des voix s’élèvent de toute part, les inquiétudes grandissent et la clairvoyance apparaît enfin. Monsieur RAMERY, nous ne vous lâcherons pas et nous enquêterons par voie de justice sur vos affaires douteuses. Pensez-vous donc avoir aussi le pouvoir de manipuler la justice française ?

 

Il y a deux semaines, les responsables des opposants ont rencontré Madame la ministre DUFLOT et Monsieur MARTIN pendant une heure et demi chacun pour leur expliquer précisément les raisons de leur communiquer l’intégralité des pièces de ce dossier qui semble être resté au siège de la province autonome RAMERY.

 

Nous avons rappelé l’illégalité manifeste et les conséquences sanitaires liées au mélange des déchets ménagers, des boues de stations d’épuration, des boues industrielles et des effluents d’élevage et leur épandage sur les 3.000 hectares de la Baie.

 

Ils nous ont assuré de leur soutien et se sont étonnés qu’un tel dossier ait pu voir le jour dans des conditions aussi rocambolesques et sans que la population n’ait pu être consultée.

 

Il n’en demeure pas moins que le ministère de l’équipement qui prend un mémoire aujourd’hui devant votre juridiction maintient mordicus son arrêté et soutient, comme les avocats de Monsieur RAMERY, que nous n’aurions pas d’intérêt à agir, ni les habitants de DRUCAT, ni NOVISSEN, ni PICARDIENATURE et la centaine d’opposants qui habitent autour de cette usine et que d’autre part les moyens que nous invoquons et toutes les irrégularités techniques de ce dossier ne sont que vénielles.

 

Que le dossier a été parfaitement étudié et qu’il est vertueux.

 

Interrogés par Monsieur Pierre-Alain PREVOST de la Confédération Paysanne qui leur a rappelé leurs engagements de soutiens, les services du ministre précisent qu’ils ne sont pas informés de la situation, alors qu’un mémoire est pris du ministère de l’équipement qui gère le problème du permis de construire comme l’a rappelé Monsieur LE FOLL, ministre de l’agriculture qui lui également est opposé à la gouvernance de ce projet mais qu’il n’est pas responsable des décisions des autres ministres…

 

Qui a peur de qui ? Les services  juridiques du Ministère ont tout de suite constaté les nombreuses et graves irrégularités mais  Mr Ramery a décidé que le mémoire du Ministre de l’équipement et du logement  lui serait favorable coute que coute même  si on s’assoit « un peu » sur les règles démocratiques …….incroyable. Si son dossier est si bon pourquoi craint-il un avis du Ministre qu’il lui a octroyé son arrêté de permis de construire !!!!et bien Monsieur le Président vous aurez la réponse,  dans le dossier.

 

Nous avons fait réaliser de nombreuses études. Voir étude de Monsieur Pierre BENOIT, étude Co2 et étude sur le méthaniseur. (pièces 38et 39)

 

Qui gère le dossier ? Madame le ministre et ses services ou les services de la Préfecture d’AMIENS qu’il s’agit de ne pas froisser parce qu’ils ont oublié de regarder quelques pièces du dossier et pourtant, ils l’ont gardé longtemps.

 

Les services de la préfecture auraient-ils laissé passer ce dossier s’il avait été porté par un éleveur du cru… Il suffit de lire les articles de l’Action Agricole pour constater que le leitmotiv des éleveurs renvoie aux contraintes administratives et aux difficultés qu’ils ont pour obtenir des arrêtés autorisant le développement de leurs étables.

           

Le projet est une horreur qu’il faut combattre. Le projet de méthanisation est un projet de middle classe pour les agriculteurs et non pour les entrepreneurs du BTP et du traitement des déchets.

 

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Il est important de faire un examen de ce qui s’est tramé en amont et constitue la nébuleuse RAMERY. C’est-à-dire une connexion de plus d’une centaine de sociétés aboutissant au MI FINANCE et MR FINANCE en holding. Nous relevons cinq circuits d’argent contrôlés : au centre, RAMERY IMMOBILIER (2 m€ en 2012), PROGIN SA qui contrôle la branche services (nettoyage, transport, etc.) avec les complices : Bernard DUJARDIN (23 sociétés), Bernard PETIAU (10 sociétés), et Bruno LERNOUD (5 sociétés).

 

RAMERY avec Philippe BEAUCHAMP, avec Ariane Environnement et Mathieu RAMERY pour le contrôle de la branche environnement (16 sociétés), connectée à la branche travaux publics reliée à celles des services (RAMERY TP).

 

D’autre part, Michel RAMERY contrôle la branche agriculture avec Xavier DELAPORTE, Cathy MABILLE, Catherine DUBAL et François POIRÉ (7 sociétés).

 

Enfin, le contrôle du foncier est assuré par Michel RAMERY (9 SCI).

 

Une analyse rigoureuse nous permet de voir comment ces diverses sociétés peuvent intervenir dans le projet tortueux de la ferme-usine et particulièrement pour l’installation du méthaniseur géant qui serait la plus grosse source de profits.

 

Tout converge vers lui, le monstre pollueur.

 

Nous retrouvons tous les circuits décrits plus haut c’est-à-dire :

 

1/ RAMERY Environnement pour la gestion des déchets et le rachat de l’électricité à des coûts prohibitifs, transport-épandage, locations, etc.

 

2/ RAMERY Agriculture lié aux 1.000 vaches pour primes à la production, céréales et lait.

 

3/ RAMERY Services pour tout transport, épandage et location de services.

 

4/ RAMERY Travaux publics pour les marchés publics éventuels en Nord-Pas de Calais.

 

5/ RAMERY Finance et RAMERY Foncier, pour tout ce qui concerne l’évasion fiscale et, pour tous, l’appauvrissement.

 

Nous nous apercevons que le principal intérêt financier est d’abord l’installation de ce méthaniseur de 1,5 Mgw qui serait la principale source de nuisances : puanteurs infectes, pollution des sols et des eaux, contamination par virus pathogènes, résidus de l’alimentation OMG et des produits vétérinaires, pollution de l’air (combustion), risques de pandémies, et vie intenable pour les riverains, sans parler de l’enfer carcéral pour les animaux.

 

Cette synthèse de la nébuleuse RAMERY, un peu technique et rébarbative nous montre cependant combien notre adversaire est puissant et machiavélique. Lui et ses sbires constituent une armée redoutable et parfaitement entraînée.

 

Nous devons donc rester en éveil permanent et ne présenter aucune faille dans notre volonté de vaincre. La moindre défaillance, la moindre lassitude, le moindre découragement, le moindre compromis et la moindre division entre les opposants pourrait nous être fatale.

 

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Nous aurions aimé faire des analogies, évoquer d’autres exemples d’élevages industriels démentiels : celui des porcs en Bretagne qui détruit ce pays et tout l’environnement jusqu’à la mer. La stupidité des hommes trouve toujours d’imparables justifications pour leurs œuvres dirigées vers un seul but : le profit.

 

Il n’existe aucune réflexion à long terme. C’est la politique « d’après moi le déluge ». Les revendications des éleveurs bretons ont été dépassées par leur inadvertance. Quand le vin est tiré, il faut le boire. Trop tard pour eux mais une leçon pour nous Picards ! Saurons-nous l’entendre ?

 

Nous vous demandons Monsieur le Président de bien vouloir lire les articles de Médiapart, du Point, de Libération, de Reporterre, de France Ouest et de visionner tous les reportages, les documentaires réalisés par des journalistes qui vérifient leurs sources et qui ne font pas que vendre du papier, comme le précise Monsieur RAMERY dans sa lettre aux députés.

 

Il est vrai que c’est plus facile que pour le Courrier Picard qui est obligé de travailler sans le dossier.

 

Il en est de même pour les élevages géants de poulets parqués dans des camps de concentration puants, sujets aux pires épizooties. De même pour les canards du sud-ouest gavés mécaniquement aux aliments OGM ; 20 % d’entre eux sont envoyés en Bulgarie pour être gavés dans des conditions d’insalubrité ignobles. Les foies nous sont réexpédiés et revenus sous le label français à bas prix. Des foies immangeables qui raviront les crétins !

 

Les projets de M. RAMERY s’inscrivent parfaitement dans cette rhétorique de la croissance extatique qui doit sauver le monde. Souvenons-nous de la parole prophétique de Pierre DAC : « L’avenir est devant nous, mais si nous nous retournons, nous l’aurons dans le dos ».

 

Il nous était possible d’écrire un gros livre sur le sujet. L’énorme et accablant dossier y prédisposait, mais pour l’heure, il s’agit d’un écrit public, destiné à alerter l’opinion, une mise en garde. Un manifeste doit rester court, rigoureux, synthétique, lisible par tous et mobilisateur.

 

Il est évident que l’affaire aura des suites juridiques. Il sera temps alors de sortir les annexes irréfutables et indispensables, de dévoiler les manigances, les abus et les détournements manifestes des lois, les connivences avérées avec les élus socialistes, particulièrement avec le maire PS d’ABBEVILLE, tous les soutiens et complaisances occultes pour l’aboutissement de ce projet extravagant.

 

Il faudra, en particulier, tenir compte de l’étude de Pierre BENOIT, hydrogéologue (6 janvier 2014), concernant les risques d’installation d’un méthaniseur et de l’épandage sur ces sols karstiques et crayeux (explosion, effondrements, non stérilisation des effluents, maintien du PH, pollution bactérienne assurée, etc.).

 

Mais aussi du document édité par le quotidien de l’écologie « Reporterre » (04 janvier 2014). Ce reportage, particulièrement édifiant, de Fabrice NICOLINO retrace l’historique de la saga RAMERY, de ses acoquinements et de son parcours douteux, la naissance de l’idée de la ferme des Mille Vaches avec son directeur de projet Michel WELTER, son complice.

 

Pour nous, cette bataille n’est nullement un « baroud d’honneur ».

 

Notre temps est venu. A l’heure d’une révolte salutaire, mais sans frénésie et outrances suicidaires, les paysans doivent réfléchir et imaginer au plus tôt une nouvelle gestion de la terre. Proposition difficile, mais décisive. Car c’est devant des projets aussi délirants qu’il est temps de se remettre en cause avec, enfin, une véritable lucidité.

 

Les interventions, les manifestations se multiplient, entraînées par l’ardeur de NOVISSEN, de la Confédération Paysanne et de l’appui des « verts ». C’est un encouragement positif. Ce projet des « mille vaches » doit être définitivement abandonné et Michel RAMERY cloué au pilori. Nous le traquerons jusque dans ses injustices.

 

Répétons le : nous devons être rigoureux, unis et implacables. Faute de quoi, nous échouerons. Aucune compromission, aucune lutte fratricide ne doit apparaître. Nous devons parler d’une même voix, oublier nos mesquines querelles claniques, nos petites et sottes divergences idéologiques. Nos ennemis n’attendent que cela pour nous abattre.

 

Que voulons-nous ? Leur faire rendre gorge et les détruire. Donc il faut faire fi de nos oppositions personnelles, sinon nous sommes perdus d’avance. Voudrions-nous que le résultat de notre lutte acharnée et juste devienne lettre morte ? Oserions-nous consentir à échouer et tomber dans l’oubli pour qu’il ne nous reste plus qu’à discuter sur les syllogismes de l’amertume ?

 

Texte collectif rédigé par les intervenants suivants :

 

Attila de Plavesćz.

Michel KFROURY

Laurent PINATEL

Pierre-Alain PREVOST

Avec l’aide également de toutes les pièces et de tous les éléments de PICARDIE NATURE, Patrick THIERY, L. 214, LMNE.

 

Les demandes politiques relatives à une négociation dans le cadre de la loi d’orientation agricole pour encadrer la méthanisation et ne pas la confier à des industriels du traitement des déchets sont portées par les présents opposants.

 

 

V/ Conclusion

Confrères (les avocats de Mr Ramery), le métier n’est pas toujours facile.

Je vous souhaite sincèrement bon courage.

Nous regrettons que le principal organisateur de ce projet ne soit pas là, ni le Préfet pour soutenir son arrêté.

J’ai ramené une petite vidéo.

Jaloux de qui ? De notre fraternité, c’est ça qui fait le sel de la vie.

Savoir et voir dans le visage de l’autre. Le jour où on a pu atteindre la maturité, il va falloir souffrir, vieillir et mourir.

Le projet que propose Monsieur RAMERY c’est d’accélérer les choses et de nous la compliquer par la maladie.

La vérité n’est pas toujours belle à voir et la remise en question souvent difficile.

Nous sommes aussi Monsieur RAMERY. Notre avidité, nous la reconnaissons en lui.

Nous ne souhaitons pas collectivement et personnellement nous remettre en question parce que nous avons blessés l’autre, nous l’avons fait souffrir et nous préférons protester, outrager plutôt que de reconnaître.

Outragez-vous en conséquence Monsieur RAMERY en répondant et en défendant votre cause devant le Juge.

Outragez-vous, votre voix ne fera que faire vibrer et entendre le bruit des sombres cauchemars  de Monsieur RAMERY.

S’il vous plait aujourd’hui Monsieur le Juge, comme vous le faites au jour le jour, regardez nous avant de décider, regardez les visages ici, nos souffrances et celles qui vont venir si vous ne suspendez pas ce projet.

Notre savoir, notre connaissance de l’autre homme, la façon dont nous le représentons comme semblable nous permet de découvrir dans le visage du prochain comme responsable de lui…

Monsieur le Juge, vous êtes responsable de nous.

La crainte pour votre vie, c’est la crainte pour la mort, ma propre crainte mais cela ne doit pas nous effrayer. C’est notre humanité.

Il faut continuer ce chemin jusqu’au bout même si c’est un retour sur soi, un retour à l’angoisse de sa propre finitude, la peur du loup, l’angoisse pour la propre mort.

Il est en train de nous dépouiller avec notre propre argent.

Qu’il soit en train de nous dépouiller de notre propre argent qu’il collecte comme nous l’avons démontré et monte des nébuleuses fiscales pour échapper lui-même à l’impôt…

Nous ne nous révoltons pas pour cela aujourd’hui. Bien que ? Ca ne se fait pas chez nous de vider les poches de ses frères et sœurs ! Par contre avec cet argent la méthanisation agricole va servir pour son modèle  dont il profite habillement aidé de ses amis, lui le mania du BTP et du traitement des déchets, le pape de la commande publique !!! Non !

Avec cet argent qu’il nous a soustrait illégalement et en ne respectant pas les règles du partage et les règles juridiques de notre pays, il  met une « verrue » sur notre territoire qui va nous empoisonner et faire disparaitre nos amis éleveurs et une partie de la fraternité que nous étions en train de construire là non.

Il faut l’arrêter.

C’est le moment parce qu’après il sera trop tard.

Il ira jusqu’au bout, il l’a dit.

Je vous remercie également de lui rappeler qu’il y a des règles dans notre pays. En l’occurrence, il n’est pas permis d’épandre sur les terres des substances nocives, des déchets, des boues de stations d’épurationdans le cadre d’une méthanisation agricole qui n’est pas faite pour lui, dont il profite habilement aidé de ses amis, lui le mania du BTP et du traitement des déchets, le pape de la commande publique !!!. Il n’est pas permis de polluer la terre sous prétexte de faire du profit.

On se souvient tous de notre enfance et de nos années d’étude. On nous a appris à respecter les règles de vie pour notre bien.

Là ne faudrait pas qu’il les respecte ? « Comme par miracle »,   elles n’existeraient plus pour lui.

Nous n’aurions pas à agir, les riverains, les associations, c’est ce que soutiennent les avocats. Vous n’êtes pas concernés disent-ils ?

Alors non, ça non. Si sur des sujets peu importants les règles peuvent paraître tatillonnes ou déplacées, elles prennent toute leur importance pour les choses sérieuses.

La règle est la même pour tout le monde.

C’est la base de notre démocratie, à moins que l’on ait changé insidieusement de régime…

C’est la base du pacte collectif, sinon la vie n’est plus possible. On retourne au chaos.

Les études de l’INERIS et les centres universitaires sont remplis de gens qui travaillent sur ces cocktails tueurs. N’oublions l’exemple de l’amiante ….nous nous souviendrons seulement de cette affaire le jour où nous ne pourrons même plus nous laver avec notre eau ….déjà les vaches de Mr Ramery ne peuvent pas boire l’eau de Drucat et d’Abbeville notre promoteur est obligé d’aller la chercher à Nouvion !!

Ces gens sont co-financés par l’INERIS qui dépend du ministère de l’industrie. Ils sont bien obligés de mettre de l’eau dans leur vin quand ils font des études qui sont consultées et précisent que le risque de cancers et toutes les maladies associées à notre mode de vie est acceptable.

Le ministre du commerce extérieur, quand il vient à AMIENS, dit qu’on demande à la France ce type de projets. Qui demande à la France ce type de projets ?A-t-elle oublié de regarder le dossier ou est-ce que c’est parce qu’elle parle au Courrier Picard et que les interviews et les réponses sont préparées d’avance ?

Nous ne sommes pas des esclaves qui obéissons aveuglément à des maîtres. En tout cas, pas tout le temps…

Si les contraintes qui nous sont imposées par l’Etat qui nous gouverne ne sont plus légitimes, si le monopole de la violence légitime a été accaparé par des intérêts privés, alors on a le devoir de ne plus obéir à sa loi.

Aujourd’hui, vous êtes la barrière rose. Celle du cœur et de la fraternité qui s’oppose à un acte barbare de l’un des nôtres qui ne respecte pas nos lois. Il a surement choisi le nom de la SCEA « COTE DE LA JUSTICE » en prévision de notre audience.

Suspendons cet arrêté.

Tout le monde espère que vous allez le faire. Le ministre, la population, tout le monde…

Monsieur RAMERY aura été jusqu’au bout. Nous pourrons enfin rediscuter ensemble de solutions humaines qui nous respectent et qui nous intègrent dans une solution qu’il faudra de toute manière trouver ensemble.

C’est ce qu’on demande dans le cadre de l’élaboration de la loi d’orientation agricole.

Tous les partis politiques qui ont des représentants au Sénat présentent un socle commun d’amendements qui empêchera à l’avenir de telles dérives…

Sera-t-il entendu ?

La Commission Parlementaire qui a travaillé sur ce dossier a plutôt aggravé la dérive en précisant sans se cacher que les intérêts plus puissants dominaient le secteur (même la fédération départementale des agriculteurs de la Somme).

Mes chers confrères adverses, avocats de Monsieur RAMERY.

Toutes les pièces que nous avons communiquées, nous les petits habitants de ce territoire, nous les avons obtenues comme nous avons pu, en cherchant, en grattant.

On vous a fait une petite soupe simple à la mode de la campagne avec des produits locaux…

A vous, faites nous rêver ! Les spécialistes et l’élite de la formation de la faculté de droit qui ont malheureusement oublié un peu leur humanité.

Je vous dirais seulement, comme le disent les grands cuisiniers que sans bons ingrédients, on ne peut pas faire de miracle.

Mes chers confrères, nous avons complètement respecté le principe du contradictoire, nous avons apporté nos preuves et toutes les pièces que nous apportons aux débats, nous les avons communiquées pour que nous puissions avoir un débat franc et loyal devant le Juge.

Comme dirait un vieux proverbe africain « on peut être malotru mais ça n’empêche pas d’être franc ».

Le costume de victime ne convient pas à la carrure de votre client.

Nous vous demandons d’y réfléchir et les opposants seraient  prêt, s’il le faut. Je demanderais seulement une seule chose, c’est de respecter, de vous évertuer s’il vous plait à contredire nos pièces une par une au fond.

La seule question à laquelle je voudrais vous voir répondre de manière claire et sincère : êtes-vous si sûrs que le projet de votre client est vertueux ? Etes-vous si sûrs de vous ?

Plutôt que de nous battre, essayons de trouver une solution intelligente entre nous et nous serons fiers de ce que nous avons fait ensemble.

 La porte est ouverte. A quoi sert de démolir les murs pour laisser croître à leur place les mauvaises herbes ? Est-ce nécessaire de trier les cheveux avant de les peigner et de compter les grains de riz avant de les faire cuire ?

Comment des procédés aussi mesquins pourraient-il sauver le monde ?

Confier les charges à des hommes et des femmes trop intelligents, c’est organiser le brigandage et la fraude ?

De telles pratiques ne seraient rendre la population meilleure car comme tout un chacun nous sommes âpre aux gains et on verra le fils tuer le père, le sujet tué son prince.

Ce n’est pas ce que nous voulons.

Nous voulons trouver une solution douce, commune, juste et nous en avons les capacités.

Essayons d’arrêter de vouloir s’approprier les choses brutalement par impatience, par brutalité, par la force. Ce n’est pas notre façon de vivre ensemble. Respectez la si vous voulez venir faire des affaires chez nous, ne nous prenez pas notre art de vivre, le peu qu’il nous reste, nous l’avons gagné chèrement !!!

Car comme nous le savons tous pour l’avoir vécu dans nos vies et depuis le début mais ce dossier nous montre dans chaque rapport essentiel que l’engendrement est réciproque. Nous aurions souhaité lui dire face à face.

Mais parce que votre client nous oblige à nous défendre, même si ce n’est pas de gaieté de cœur, nous vous demandons Monsieur le Juge de suspendre cet arrêté.

C’est la seule solution qui nous laisse à tous une porte de sortie. Sinon, ce sera l’hyper solution qu’on aura décidée sans nous. Nous serons leurs cobayes.

En votre âme et conscience, êtes-vous sûr que le projet de Monsieur RAMERY soit un projet vertueux …

Si vous avez le moindre doute à quelque niveau du dossier que cela soit, vous prendrez la décision qu’il convient.

Parlons franchement Monsieur le Président nous pensons et nous le pensons tellement qu’on peut vous le dire et ne rien vous cacher, si on se met à votre place. Il n’y pas de problème pour la solution ….car en fait il n’y pas de problème évidemment .Il suffit simplement de dire qu il y a des doutes sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Sans vouloir intervenir dans votre libre arbitre. Il est établit  que c est sérieusement le cas …c est simplement la vérité et c’est la solution juste qui s’impose. A votre place sans vouloir vous influencer nous regarderions les avantages et les inconvénients des deux options que vous avez ….qu’elle est la décision qui présente le plus d’avantages et le moins d inconvénients ?

La suspension de l’arrêté ça saute aux yeux. Cela va soulager toutes la structure et ça va lui rendre service .vous rendrez ensuite une décision juste simple et ferme comme vous le faite tous les jours.

Et puis on va pouvoir se parler ensemble enfin ! Nous allons nous mettre autour d’une table pour trouver une solution favorable à tous ce que Mr Ramery aurait du faire depuis le début et nous lui avons proposé de multiples fois …..et il nous envoyé les gendarmes et le mépris.   Ils ne nous pas consulté  régulièrement et c’est une infraction grave qui est systématiquement condamné par vos juridictions (jurisprudence). C’est flagrant et ce principe est de valeur constitutionnelle en matière d’environnement. Il faut l’arrêter il est devenu fou il a appelé sa société «  SCEA cote de la Justice » soyons attentif aux mots ils sont symbolique. C’est une agression de plus mais là elle nous rapproche Mr le Président, il nous met dans le même sac.  Il faut siffler, lui rappeler qu’il y a un arbitre et qu’il faut aussi le respecter puis qu’il le fait exprès pour tester votre réaction sur la cote de la justice et vous le dit devant tout le monde. Je me permets Me Frison une petite aparté dans le texte collectif que je vous conte monsieur le Président le dernier désavantage de ne pas suspendre l’arrêté il est plus subtile. Un Avocat  parle franchement à son client quand il discute avec lui du dossier ;; il lui dit la vérité ,il gagne en temps et en efficacité surtout. l’avocat regarde le dossier en droit et explique à son clients les difficultés qui se présentent franchement c’est son rôle et sa crédibilité ;;il ne va pas lui dire que le dossier est très bon si il est pourri même si il fera tout pour le défendre par la suite c’est son job….J’ai en face de moi des supers pointures du barreau parisien et lillois, des vrai pro spécialistes du droit Public et de l Environnement …..Mr Ramery sait donc que son dossier est pourri et c’est pour ça qu’il s’affole et met la pression. Lettre au députés , intervention d’un 2em cabinet d’avocat, importance du mémoire favorable du Ministre qui le soutient devant vous. Le plus gros risque pour nous et pour vous c’est que si vous ne suspendiez pas son arrêté injuste et foncièrement irrégulier. Il  sait  et donc ( c’est comme ça qu’il fonctionne vous l’avez vu) il vous considèrera comme l’un siens et ça c’est inenvisageable !!!!! C’est hors de question pour nous parce qu’on vous respecte et on le démontre en étant ici devant vous malgré toutes les difficultés. Au mieux dans le monde de la bienséance (Est-il bienséant quand il nous agresse chez nous !!) dont il va nous rabattre les  oreilles il fait sans vous (vous ne faite pas partie de l’équation à une seule inconnue) et c’est tout aussi inenvisageable. Ecouter le  ce n’est pas nous qui vous le diront c’est lui !!! il n’y qu’une personne qui peut l’arrêter il l’a claironner partout !! Votre responsabilité, notre responsabilité c’est de prendre soin de l’autre qui n’est autre que nous même face à cette agression et ici c’est le lieu sacré ou ça se décide.

TEXTES DES INTERVENTIONS ORALES A L AUDIENCE DE :

-        MICHEL KFOURY (voir intervention) ;

-        PATRICK THIERRY (voir intervention) ;

-        LAURENT PINATEL (voirintervention) ;

-        Association L 214 (voir intervention).