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N.B. Les comptes rendus les plus anciens sont au bas de la page. Vous trouverez donc :

 

 

4 ème Assemblée Générale: AG extraordinaire et AG ordinaire du 07 novembre 2015

5ème réunion publique du 06 février 2014

2ème Assemblée Générale du 29 novembre 2013

4ème réunion publique du 18 avril 2013

3ème réunion publique du17 décembre 2012

1ère Assemblée Générale du 15 septembre 2012

2ème réunion publique du 21 mai 2012

1ère réunion publique du 09 janvier 2012

Assemblée Constitutive du 17 novembre 2011

 

 

 

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Rapport moral de notre 5ème Assemblée Générale du 2 décembre 2016-

 

Novissen AG 2016  Rapport moral

Bonsoir à tous,

Je tiens d’abord en tant que président de Novissen à vous exprimer à nouveau ma gratitude pour votre présence à cette assemblée générale 2016 et à vous remercier pour tout ce que vous avez fait pendant cette année écoulée pour assurer la continuité de notre combat et lui donner des perspectives de réussite. Je suis heureux de savoir continuer à compter sur vous et sur votre dévouement pour continuer la lutte !

Je remercie aussi tout particulièrement les membres du CA sortant pour tout le travail effectué ces derniers mois, toute cette énergie dépensée sans compter pour dénoncer un projet sans avenir aux conséquences calamiteuses que l’on sait. La réussite de Novissen, c’est avant tout un travail d’équipe dans le respect des convictions des uns et des autres.

Novissen, avec vous tous, entre dans sa 6e année de lutte avec la même détermination et le même courage qu’au premier jour. Nous ne baissons pas les bras parce que nous savons que notre combat contre l’usine des 1000 vaches et contre l’industrialisation de l’agriculture est un combat juste et que par notre action les lignes bougent !

Michel Welter aujourd’hui co-gérant et responsable de l’usine se retrouve bien seul après le décès de Michel Ramery en mai dernier. La crise laitière est toujours là et les pertes financières s’accumulent…Les soutiens affichés se font rares, très rares…Le lait produit est toujours expédié en Belgique et les éleveurs belges n’aiment pas cela…Un camion de lait a été récemment vidé sur la route avant d’atteindre la coopérative Milcobel…L’usine des 1000 vaches, 5 ans après son lancement est clairement en échec, en dépassement illégal de troupeau, sans méthaniseur ni production d’électricité, ce qui était bien son but au départ !

Pourtant tout semblait bien aller pour le mieux encore  en janvier dernier avec la décision favorable sans aucune réserve des 3 commissaires-enquêteurs désignés pour mener l’enquête publique lancée en novembre 2015. Décision bien surprenante quand on sait que les opinions exprimées favorables au projet représentent moins de 1% des 1857 observations déposées ; 99% de ces observations auxquelles on peut ajouter douze registres d’enquête et 3 pétitions dont une de près de 50000 signatures ont donc été totalement ignorées des commissaires-enquêteurs qui font dans leur rapport la part belle au promoteur de la SCEA Côte de la Justice qui a toute latitude pour donner les réponses ou non-réponses qui lui conviennent. C’est proprement affligeant. Novissen rappelle que 70% de la population française est contre le développement de ces fermes-usines. Cela ne méritait-il pas une première réserve ? Cette enquête publique est donc d’abord un véritable déni de démocratie que nous continuons à dénoncer avec force.

Nous ne nous décourageons pas pour autant et continuons à rencontrer les autorités responsables dont le Préfet de la Somme M. Philippe Demester pour dénoncer la situation illégale de l’usine qui est intolérable.

Les responsables de l’usine des 1000 vaches ont cru pouvoir avancer leurs pions avec une nouvelle réunion du CODERST en Préfecture d’Amiens en mai dernier qui devait donner son avis sur la demande d’extension de troupeau à 880 vaches faite par Michel Welter alors qu’il était déjà à plus de 800 vaches ! Pour Novissen, c’était la simple recherche d’une régularisation d’une situation totalement illégale. Un vote positif du CODERST, même s’il est simplement consultatif, donne un avantage décisif aux porteurs de projet et exerce une pression certaine sur le Préfet pour qu’il donne son autorisation !

Et là, coup de théâtre !

Novissen a réussi à faire remonter le dossier complet au niveau ministériel et Ségolène Royal Ministre de l’Environnement fait pression pour annuler la réunion du CODERST, exige une nouvelle enquête publique pour l’extension du troupeau et surtout une nouvelle étude d’impact ! Les compteurs sont donc remis à zéro comme il avait d’ailleurs été décidé de procéder lors de la réunion au ministère de l’Agriculture  en septembre 2014 lors du blocus de l’usine. Vive déception du côté des 1000 vaches, grande colère contre Ségolène Royal qui tient bon et campe sur sa position.

La nouvelle du décès de Michel Ramery au début de ce même mois de mai 2016 est un nouveau coup très dur pour les 1000 vaches : c’est lui le véritable porteur du projet, c’est surtout lui qui le finance et le tient à bout de bras. Michel Welter, de salarié devient co-gérant et de fait responsable de la suite du projet. Sans son mentor et sans son financeur que va devenir le projet des 1000 vaches ?

Aujourd’hui, tout le monde attend avec impatience la décision du Tribunal Administratif d’Amiens sur le fond quant à l’augmentation de troupeau dénoncée comme illégale par Novissen et la Préfecture d’Amiens. Le Préfet de la Somme a adressé un mémoire très clair et argumenté au Président du TA constatant « le caractère volontaire et assumé de l’infraction ». La ministre de l’Environnement, Mme Ségolène Royal a demandé aux services de la Préfecture de tout mettre en œuvre pour un retour effectif aux 500 vaches !

La décision est importante : si le TA donne raison au Préfet et à Novissen avec un retour à 500 vaches et le paiement des amendes (environ 350000€ fin 2016), le projet tombera de lui-même. Dans le cas contraire, une nouvelle enquête publique et une nouvelle étude d’impact seront imposées au promoteur. Mais il faut savoir que même aujourd’hui avec 880 vaches, la situation économique de l’usine des 1000 vaches est calamiteuse avec une perte de près de 2000€ par jour…

Les perspectives pour l’usine des 1000 vaches sont donc très sombres dans tous les cas et il y a 5 ans déjà Novissen avait prévu ce scénario au vu des investissements colossaux de la société Ramery dans le projet. Personne n’a voulu à cette époque écouter nos mises en garde !

L’heure est à l’attente au niveau judiciaire et le temps joue actuellement clairement contre le projet. Novissen reste vigilante et rencontrera le nouveau sous-préfet d’Abbeville dès que celui-ci aura été nommé. L’association ne lâche rien et poursuit obstinément sa lutte !

Nos perspectives pour l’année 2017 sont claires :

·       Obtenir d’une façon ou d’une autre – décision de justice, mise en faillite…-la fermeture de cette usine, symbole d’une agro-industrie que nous dénonçons pour ses conséquences néfastes concernant la santé, l’environnement, le bien-être animal, le devenir même de notre agriculture que nous souhaitons véritablement paysanne et non industrielle et soumise à des intérêts financiers.

Fermer cette usine sera envoyer un signal fort aux promoteurs agro-industriels potentiels :

l’intérêt général ne se limite pas à l’intérêt de l’entreprise et la parole des citoyens doit être écoutée et prise en compte !

·       Maintenir la solidarité avec les autres luttes en cours qui se multiplient dans tout le pays et à l’étranger. Le rouleau compresseur de l’élevage industriel ne se limite pas aux 1000 vaches : nous avons désormais les 1000 veaux, les 1200 taurillons, les 26000 porcs, les 200000 poules abattues dans un seul élevage en Suède ces jours derniers pour cause de grippe aviaire…C’est ensemble que nous pourrons imposer une transition agricole nécessaire, à l’échelle nationale et européenne et je salue ici les associations qui elles-mêmes nous soutiennent : AIVES, DECICAMP, L214…

·       Continuer à informer et ouvrir les débats sur ce qui nous concerne en premier lieu à Novissen à savoir la défense de notre environnement et de notre santé.

Notre association continuera l’année prochaine à organiser des rencontres et des conférences sur les thèmes qui nous sont chers, par exemple :

-        Elevage et antibiorésistance

-        Elevage et pollution atmosphérique par les particules fines

-        Agro-industrie et pollution de l’eau

-        Alimentation et perturbateurs endocriniens…

Ces rencontres auront pour but d’échanger, de faire réfléchir…pour agir !

·     Car agir concrètement, c’est aussi la volonté de Novissen !

Deux axes pour l’année qui vient :

-        Lutter efficacement pour une amélioration rapide de la qualité de notre eau  qualifiée de mauvaise par l’ARS (Autorité Régionale de santé). Une lettre a déjà été envoyée à Veolia au nom de Novissen sans réponse jusque- là.

-        Continuer à sensibiliser la population locale sur l’intérêt du bio et du local/durable pour la santé et pourquoi pas mettre en place un marché bio/durable à Drucat en alternance avec celui de Nouvion…Une piste que nous explorons….

                                                                                                                                                        ***

Pour conclure, je dirai que Novissen croit plus que jamais dans la légitimité de son combat et c’est ce qui lui donne sa force.

Rien n’est encore gagné mais soyons sûrs qu’ensemble nous avons déjà fait bouger les choses. D’ici 2020, les restaurants collectifs devront proposer 40 % de produits dits "durables" (de saison, de qualité et issus de circuits courts) dont 20 % de produits bio. Les sénateurs étaient contre mais les députés ont été unanimes car ils savent qu’un mouvement ample et profond se dessine dans la population : il faut renouer avec le local, le durable, le qualitatif, l’authentique et respecter ce qui nourrit au plus profond notre qualité de vie : notre environnement, notre relation à l’animal et à la nature.

Novissen s’engage à continuer à y travailler avec vous, ensemble tout est possible !

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Compte rendu de la quatrième Assemblée Générale du 7 novembre 2015 -

 

Compte-rendu de la 4ème Assemblée Générale : AG extraordinaire et AG ordinaire

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Cette 4ème Assemblée Générale s’est tenue dans la grande Salle Polyvalente « Jean-François Le Sueur » de Drucat-Le Plessiel, le 07 novembre 2015, à 20h. Tous les adhérents avaient été invités par courrier postal ou par mail. Les membres du Conseil d’Administration de Novissen sont présents, sauf trois, excusés, soit 22 personnes. On note la présence de M. Parsis et de M. Gauret, Maire et ancien Maire de Drucat-Le Plessiel et de plusieurs membres du Conseil Municipal, ainsi que celle de M. Glaise de l’association AIVES, M. Pilc de DECICAMP, M. Findinier de la Confédération Paysanne Nord-Pas-de-Calais, M. Lescoutre de « Picardie Nature ». Pour les médias, il y a « Le Courrier Picard » et « Le Journal d’Abbeville ». Les 91 adhérents présents, munis de 115 procurations, ont pu émarger à l’entrée. Il y a donc un total de 206 votants.  Des documents ont été affichés aux murs, et un diaporama retrace en images les actions de l’année. Panneaux et bouquets décorent la salle.

 

Après le mot d’accueil de M. Sallé, s’ouvre l’AG Extraordinaire. Elle a pour but de modifier les statuts afin de rendre compte des objectifs élargis de l’association. A partir de là, si elle est déclarée d’intérêt public, elle pourra délivrer des reçus fiscaux. M. Dubois, vice-président, lit l’ancien article 2, puis le nouveau libellé : « Cette association a pour objet de mener toutes actions et interventions visant à défendre l’environnement, les conditions de vie humaine et animale ». La modification est acceptée par un vote à l’unanimité.

 

M. Sallé ouvre alors l’AG ordinaire. Combien de fois, dit-il, avons-nous entendu répéter par les responsables en place que nous étions dans un « Etat de Droit » ! Or la ferme-usine poursuit actuellement son activité dans une illégalité manifeste, bafouant l’arrêté préfectoral qui la limite à 500 vaches, et faisant fi des sanctions infligées. Vu l’inadmissible bienveillance des autorités à son égard, on peut craindre que l’enquête publique qui s’ouvre ne fasse que préparer une régularisation. Or Novissen lutte depuis 2011 pour que le respect de la loi soit réel. Ses arguments solides ont fait sa notoriété, auprès des citoyens comme de personnalités reconnues, au niveau national, et même européen, et son combat cette année a été dense.

 

1- Rapport moral de l’année écoulée par Francis Chastagner, Président de Novissen. M. Chastagner remercie d’abord chaleureusement la participation des adhérents à ce combat - difficile et parfois décourageant - mais réellement captivant par ses enjeux. Il se dit heureux de pouvoir compter sur le dévouement de beaucoup pour continuer une lutte qui, en dépit des obstacles, présente des perspectives de réussite. Lors la précédente AG, en novembre 2014, l’objectif était de continuer à informer l’opinion sur les désastres qu’infligent l’industrialisation et la financiarisation de l’élevage. Nous pensions, entre autres, que l’ILIS (Instance Locale d’Information et de Suivi) mise en place par la Préfecture, permettrait de surveiller l’usine. Or, déception complète à la 1ère réunion, le 7 avril 2015 ! Nous n’avons quasiment reçu aucune réponse à la trentaine de questions que nous posions. Pire, ce sont des mensonges qui nous ont été servis ! Par exemple, il y avait prétendument 485 vaches présentes, alors qu’à cette date, il y a tout lieu de penser que le cheptel était déjà largement dans l’illégalité. Que dissimulations et inexactitudes viennent des promoteurs, nous n’en sommes pas étonnés, nous savons qu’avec eux, tout est possible, y compris, souvenez-vous, détruire une zone archéologique. Mais que les Services de la Préfecture les cautionnent est inadmissible. Or comment pouvaient-ils en avril accepter un décompte de 485 vaches, alors que tout mouvement de troupeaux est enregistré et centralisé ? Et comment se fait-il que 5 mois après la dénonciation, nous ne sachions toujours pas quand les 300 vaches illégales sont arrivées, ni leur origine ? Les autorités publiques sont-elles, oui ou non, garantes de l’état de droit ? En tant que citoyens, on peut vraiment s’interroger… Si nous savons la vérité, c’est grâce au témoignage courageux, en juin dernier, d’un employé de l’usine, qui ne supportait plus la souffrance des bêtes et la détestable ambiance de travail. « Médiapart » et « Reporterre » ont été avertis par nos soins, et M. Ramery a dit au téléphone à Marie Astier que oui, il y a bien 700 vaches environ. Bombe médiatique ! MM. Ramery et Welter sont alors clairement hors-la-loi. Les sanctions (amende et astreintes) vont venir… mais plutôt lentement, le 28 août. De toute façon, les contrevenants n’ont pas l’intention de s’y soumettre. M. Ramery porte plainte contre la Préfète devant le Tribunal Administratif, et M. Welter dit à qui veut l’entendre qu’il a eu l’« accord tacite » de la Préfecture. Là-dessus, nouveau rebondissement ! Bravant l’illégalité, M. Ramery dépose un dossier en Préfecture pour augmenter son troupeau de 500 à 880 vaches ! Mme la Préfète commence – ce qui paraît normal – par refuser d’instruire le dossier tant que le cheptel ne sera pas revenu à 500 vaches. Mais peu après, elle change d’attitude, signe un projet d’arrêté concernant l’extension, et une enquête publique est prévue. Pas question pour nous de voir légaliser l’illégal !! Nous allons utiliser toutes nos forces pour que cette enquête publique soit utile, qu’elle nous serve de tribune pour dénoncer les irrégularités flagrantes de ce dossier, et dénoncer plus généralement l’industrialisation mortifère de l’élevage. Nous l’avons déjà fait avec le livre « 1000 vaches, usine à mensonges », qui se diffuse bien. Mais il faut continuer et amplifier ! L’enquête publique comme l’avis du Coderst sont consultatifs. C’est donc en principe la Préfète qui prendra la décision finale, en liaison étroite avec le Ministère de l’Agriculture : le poids médiatique que nous allons exercer en cette fin d’année sera donc essentiel, et la mobilisation de tous indispensable. Voyez le procès en appel des 9 de la Conf’, la mobilisation est payante : les peines ont été allégées, et la Justice reconnaît qu’ils ont agi en « lanceurs d’alerte ». Alors, écrivez, faites écrire sur les registres de l’enquête publique, envoyez, faites envoyer de multiples courriers aux commissaires-enquêteurs, signez et diffusez largement notre pétition et celle d’Agir pour l’Environnement, participez aux « rondes » des samedis matins en apportant de quoi faire du bruit, inscrivez-vous pour distribuer nos tracts dans les villages, réservez vos places dans le bus que nous organisons pour rejoindre la marche de la COP 21, le 29 novembre à Paris ! Avec les associations qui mènent comme nous le combat contre l’agrobusiness, nous allons interpeller les têtes de liste aux élections régionales, continuer à questionner les responsables locaux, comme  récemment le Président de la Com de Com. La semaine prochaine, nous demanderons des précisions à M. le Sous-préfet concernant l’incroyable et scandaleuse impunité dont bénéficient MM. Ramery et Welter. Non, nous ne sommes pas découragés ! Au contraire, plus nous avançons, plus nous sommes convaincus de la légitimité de ce combat. Vu l’ampleur et la gravité des problèmes soulevés, vu les soutiens nombreux que nous recevons, soyons tenaces ! « Notre aventure citoyenne collective est rafraîchissante et pleine d’espoir ».

M. Sallé s’adresse alors à la salle pour savoir si elle valide ce rapport moral très applaudi. Il n’y a ni opposition ni abstention. Il est adopté à l’unanimité des votants. Il est à noter que les « Perspectives d’avenir » (point 6 de l’ordre du jour) viennent tout naturellement d’être abordées par M. Chastagner.

 

2- Approbation du compte rendu de l’Assemblée Générale du 22 novembre 2014. Décision a été prise de ne pas le lire (c’est assez fastidieux). Les adhérents convoqués par mail ont été avertis que ce compte rendu se trouvait sur notre site internet (à la rubrique « CR de réunions »). Sa version papier est dans la salle, à la disposition des adhérents présents. M. Sallé demande le vote de l’assemblée. Celle-ci valide ce compte rendu à l’unanimité.

 

3- Compte rendu des activités de l’année écoulée par Marc Dupont, Secrétaire. A travers des chiffres étonnants qu’il a réunis en tableau, M. Dupont présente l’intense activité de l’année : les 16 réunions du Conseil d’Administration (nous sommes donc à la 77ème ) ; les 355 adhérents qui nous ont rejoints et qui portent le total à 2.893 ; les 8 réunions avec des responsables tels que MM. le Maire d’Abbeville, le Préfet, le Sous-préfet, Mme la Conseillère en Agriculture auprès du Premier Ministre ; la participation de MM. Kfoury et Vaquez au Parlement Européen pour lutter contre l’accaparement des terres ; les 12 manifestations menées bien sûr en partie à Drucat (journée pour le climat, réception d’Alternatiba, fête des Anti-Mille Vaches, opération « escargot »…) mais aussi à Abbeville (avec les « rondes »), à Amiens (pour soutenir les 9 de la Conf’, ou contre Monsanto), ou encore à Paris (au Salon de l’Agriculture). Il y a eu aussi, la veillée-lecture autour du texte « les Agricoles », la conférence avec Marc Dufumier, les 20.000 tracts commandés et distribués et les 22.500 dépliants, les 400 affiches, 30 drapeaux, 75 panneaux, les 2.000 livres « 1000 vaches, usine à mensonges », les 1.200 cartes postales, 250 badges et 100 T-shirts, nos 21 « Gardons le contact » envoyés aux adhérents par mail (nous en sommes au 69ème), et tout ce qu’on ne peut compter, tels les articles de presse, les passages à la radio et à la télévision, les courriers reçus et envoyés, les milliers de personnes qui nous suivent par Facebook et Twitter…Tout cela demande un travail considérable. M. Dupont tente de remercier au passage les personnes qui ont participé, mais sans pouvoir les nommer toutes. Il évoque aussi quelques souvenirs marquants, un des plus drôles étant la question : « Mais ses vaches, elles vont en pâture ? » qu’a posée Mme Guittard (…Conseillère en Agriculture auprès du Premier Ministre) !Il n’y a ni opposition ni abstention à ce rapport d’activités, qui est applaudi et adopté à l’unanimité des votants.

 

4 - Bilan financier et prévisions budgétaires par Hervé Farcy, Trésorier. Les comptes ont été arrêtés le 31 octobre. A cette date, le solde, positif, est de 7.432€ (légèrement inférieur au solde de l’an passé à la même date : 7875€). Dans les recettes, dont le total se monte à 15.159€, ce sont, bien entendu, les adhésions et les dons qui représentent les entrées les plus fortes, avec respectivement 4.840€ et 4.504€. Les autres recettes (les participations pour T-shirts, badges, bus, autocollants, fête…) viennent équilibrer, plus ou moins, les dépenses correspondantes. La vente des livres est toutefois un succès. Dans les dépenses, dont le total se monte à 15.602€, on note l’assurance (522€), les tracts (1.058€), les bus (2.480€), les T-shirts (1.580€), les courriers (1.149€), les déplacements en train (1.369€), Internet (86€), la fête du 29.06.14 (3.349€), les vidéos (2.100€), les badges (180€), les drapeaux (344€), les autocollants (180€), les bancs et tables (268€), les dons (180€), et divers (754€). Bien entendu, l’ensemble des factures est à la disposition des personnes qui souhaiteraient les consulter. On voit donc que si nous faisons face aux dépenses de communication - évidemment indispensables dans notre lutte -, c’est uniquement par le bénévolat complet des personnes qui s’impliquent et les dons des adhérents. Nous ne sommes pas en difficulté financière, mais si l’association veut maintenir une activité soutenue, il est indispensable que ses adhérents continuent à l’aider. Certains ont déjà envoyé ou déposé leur don. Merci à eux !

M. Sallé demande si des personnes souhaitent des renseignements financiers complémentaires. En l’absence de questions, il demande s’il y a opposition ou abstention face à ce bilan. Celui-ci est approuvé à l’unanimité.

 

5- Election du nouveau Conseil d’Administration (CA). M. Guillochon commence par nommer les membres actuels du CA, et demande aux 22 présents de se lever pour les présenter. M. Chastagner remercie chacun avec un petit mot pour  ses qualités personnelles et le travail fourni. Ils sont vivement applaudis. Tous se représentent, sauf Mme B. Gamain pour des raisons personnelles. M. Guillochon indique ensuite que 5 autres personnes proposent leur candidature : Barrow Nathalie, Leborgne Gérard, Nicolaï Chantal, Zambon Catherine et Defoort Agnès. Sinon, aucun autre candidat ne se manifeste dans la salle. M. Sallé procède alors au vote, et en l’absence d’oppositions ou d’abstentions, ce nouveau Conseil d’Administration est élu à l’unanimité. L’équipe se compose donc maintenant de 28 membres. Lors de la prochaine réunion, prévue le lundi suivant, il sera procédé à l’élection, au sein de l’équipe, du bureau et du président.

 

7- Interventions diverses de la part des adhérents. Le point 6 ayant été traité, la parole est donnée à l’assistance. M. Parsis, Maire, fait d’abord un compte rendu de la réunion qu’il a organisée avec les vice-présidents de la Com de Com. Il leur a demandé de s’exprimer. Mais ceux-ci attendent de sa part une synthèse argumentée et documentée. M. Dumont, président de la Com de Com, souhaite qu’une position claire soit prise avant la fin de l’enquête publique. M. Parsis rappelle qu’il a été élu avec un bon nombre de bulletins lui demandant d’agir face à cette ferme-usine, il mènera donc son action jusqu’au bout, ce qui lui vaut des applaudissements. M. Parsis rappelle alors le revirement de la Préfète concernant l’augmentation du cheptel, et regrette la façon dont il est traité par les services de l’Etat. Sinon, interrogé par France Bleu Picardie, il a dit que cette enquête publique servirait au moins à ceci : les responsables ne pourront pas dire, même dans 10 ans, qu’ils « ne savaient pas » !

La parole passe ensuite à M. Pic de l’association DECICAMP. Il remercie Novissen d’avoir montré la voie à d’autres associations pour contrer des projets du même type, ainsi, pour eux, un élevage de 3000 porcs. A Loueuse, hélas, les opposants  n’ont pas la chance d’avoir le Maire avec eux, et se sentent « encerclés » par la FNSEA. Le combat est épuisant. Plusieurs ont même reçu des menaces de mort. Le 13, ce sera le référé contre le début des travaux au Tribunal Administratif, et M. Pic souhaite le soutien de Novissen. Il regrette que les agriculteurs classiques qui font du bon travail soient si peu visibles. Et il termine en évoquant son projet d’organiser un débat contradictoire, où partisans et opposants pourraient confronter leurs arguments.

Après les applaudissements, M. Sallé présente M. Glaise de l’association AIVES, en lutte elle aussi contre une porcherie de 4.500 porcs à Heuringhem (62) qui vise une production annuelle de 10.000 porcs. Le procès a été gagné en 2013, avec arrêt des travaux. Mais les partisans de la FNSEA ont réagi par des dégâts (incendies, destructions…), dans le village et au domicile du président d’AIVES. Le Maire, ayant refusé de signer la nouvelle demande de permis de construire, a lui aussi, subi des menaces. Compte tenu des pertes actuelles dans la filière, on ne comprend vraiment pas comment on peut soutenir un tel projet. La prochaine étape sera le 10, au Tribunal Administratif.

M. Glaise est applaudi, et c’est au tour de M. Findinier, représentant de la Confédération Paysanne, de s’exprimer. Celui-ci se dit fier d’être là, car il s’agit d’un combat sociétal. Les agriculteurs sont en grave difficulté, et les grands syndicats ne font rien pour eux. On a un suicide tous les 2 jours dans cette profession,  pourtant indispensable à la société. Il faut libérer le foncier pour les jeunes. Mais hélas, la FNSEA domine les politiques. Ceux-ci pensent que l’agriculture industrielle peut cohabiter avec l’agriculture paysanne, c’est faux ! La grosse dévore la petite. Les aides sont supprimées aux plus faibles. M. Le Foll s’entête, sans voir qu’il perd beaucoup d’emplois et de savoir-faire. En tout cas, le partenariat avec Novissen a permis aux syndicalistes de la Conf’ d’agir, en se montrant dignes et courageux. Au milieu des applaudissements, M. Sallé rappelle qu’ils ont été reconnus par la Justice comme « lanceurs d’alerte ».

M. Lescoutre, vice-président de « Picardie Nature », prend ensuite la parole. Il dit avoir été horrifié au tout début par l’énormité du dossier des 1000 vaches. Mais il a vu se créer une super belle équipe, qu’il félicite. Partout, hélas, on voit des abus. Ainsi, près de Péronne, 14.000 T par an de broyages d’automobiles sont nommées « matériau de couverture », et donc l’industriel ne paie pas de taxe sur les activités polluantes. Les mises en garde répétées n’ont servi à rien, jusqu’au déclenchement d’un incendie gigantesque. Une plainte a alors été déposée, sans suite : affaire « classée ». Décidément, oui, « selon que vous serez puissants ou misérables… ». M. Lescoutre termine en disant toute son admiration à ceux qui sont allés retirer les boulons de la salle de traite. Il est chaleureusement applaudi.

Catherine Zambon présente alors brièvement le contenu et les modalités du stage qu’elle organise en janvier prochain : une préparation à l’action non-violente.

La parole passe à Sylvain Vaquez, agriculteur, qui a rejoint le CA de Novissen l’an passé. Il confirme tout à fait l’opinion de la Conf’ : le gouvernement actuel est productiviste autant que la droite. Avoir traité le dossier d’accaparement des terres a rendu M. Vaquez heureux. « Novissen m’a donné l’envie de bosser et de me battre », dit-il. Il va donc continuer son métier, que, découragé, il a failli quitter. Il rappelle la puissance de nos adversaires, qui marchent à coups de milliards, ainsi que les dégâts de santé qui nous attendent. Mais l’audience de Novissen n’a fait que s’étendre, c’est donc que le système peut s’enrayer ! Alors, oui, il faut continuer à s’indigner ! Ses paroles sont très applaudies.

M. Guillochon souhaite alors remercier les associations-partenaires non encore citées, entre autres : Agir pour l’Environnement, L214, les AMAP de Rue et d’Abbeville, la LDH du Crotoy et d’Abbeville…

Comme personne d’autre ne demande à parler, M. Chastagner conclut. Il se dit heureux de l’enthousiasme présent dans cette AG. Il faut dire que les enjeux de notre combat sont rien moins que la survie humaine, face à la recherche effrénée de profit et aux mensonges qui lui sont liés. C’est la légitimité même de notre combat qui fera notre force ! Après un bref rappel pratique pour ne pas oublier les diverses actions possibles, l’AG est déclarée terminée à 22h20. Les adhérents regardent les vidéos, et partagent agréablement les gâteaux et les verres de l’amitié.

 

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Compte rendu de la cinquième réunion publique du  06 février 2014 -

 

(N.B. Cette réunion ayant été perturbée, un compte rendu détaillé n'a pas pu être fait).

Les représentants de la FDSEA étaient venus en nombre, aussitôt après une réunion entre eux où ils avaient pu se préparer. La salle était bondée. Au fond, sur le côté, les gens étaient debout,

d'autres contraints de rester tassés dans l'entrée. Philippe Sallé a pu dire quelques mots, et aussitôt des ricanements ont fusé. Les agriculteurs ont pris la parole avec un système audio puissant,

en nous critiquant, et en posant avec insistance leurs questions, tandis que leurs collègues hurlaient dans la salle. Il était impossible de s'exprimer. Fallait-il interrompre la séance ? Notre

président, Michel Kfoury, a choisi de tenir tête. Malgré le bruit, la confusion, l’hostilité, il a réussi à répondre aux questions avec compétence et précision, ce qui lui vaudra en fin de séance des

marques d’estime. Le gros reproche qui a été répété : "Vous donnez une mauvaise image de notre métier en associant le cancer et l'élevage ! " rappelait l’affiche invitant à la conférence du

Pr Belpomme en juin 2013. Nous avons reconnu que nous n'étions pas des spécialistes en matière de communication. Mais Michel Kfoury a expliqué que nous n’attaquions pas nos éleveurs

locaux qui se battent pour nous fournir des produits de qualité. Notre combat vise la ferme-usine de M. Ramery et son méthaniseur industriel en zone agricole, trop proche des habitations.

Ce fut l’occasion de corriger les erreurs et les imprécisions de certains à propos de la méthanisation (puissance électrique, calorique, répartition en Europe, puissances maxi autorisées,

distances imposées en Allemagne et en Espagne, avertissements des experts à propos des risques …).  Laurent Degenne président de la FDSEA, nous a demandé de "ne pas prendre les

éleveurs en otage. Ils se sont modernisés. Ils sont les représentants d'uneexcellence sanitaire en France". Cependant, malgré un accord trouvé sur le principe qu’il vaut mieux 1000 fermes qu’une

seule de 1000 vaches, il est clair qu’il a été difficile, voire impossible, de leur faire admettre que le système Ramery condamne, de fait, les agriculteurs à disparaître. Comme il était tard, Michel

Kfoury a voulu donner la parole aux candidats, mais Stéphane Decayeux, déclaré contre le projet et seul candidat présent ce soir-là, était déjà parti. Michel Kfoury a donc lu la lettre transmise

par Nicolas Dumont, dans laquelle celui-ci reproche à M. Ramery de ne pas respecter la légalité et dit comprendre notre action. La fin de séance, qui eut lieu vers 23h30, s’est déroulée dans une

ambiance nettement plus détendue.

 

 (pour les articles de journaux, voir rubrique "Médias 2014") 

 

 

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Compte rendu de la deuxième Assemblée Générale - 29 novembre 2013 -

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Cette 2ème Assemblée Générale s’est tenue dans la grande Salle Polyvalente « Jean-François Le Sueur » de Drucat-Le Plessiel, le 29 novembre 2013, à 20h. Tous les adhérents avaient été invités par courrier postal ou par mail. Les membres du Conseil d’Administration de Novissen sont présents, sauf deux, excusés. On note la présence de M. Henri Gauret, Maire de Drucat-Le Plessiel, de Laurent Parsis, 1er adjoint, et de plusieurs autres membres du Conseil Municipal, ainsi que d’Elodie Héren et Christophe Moncomble d’EELV, Guy Glaise de l’association AIVES, Mme Bonningues de l’Amap de Rue. Pour les médias, il y a « Le Courrier Picard, « Le Journal d’Abbeville » et une équipe de Canal+, arrivée dans l’après-midi pour un reportage. Les 134 adhérents présents, munis de 106 procurations, ont pu émarger à l’entrée. Il y a donc un total de 240 votants. Aux murs de la salle, divers documents et un diaporama projeté retracent les activités de l’année écoulée. Panneaux et bouquets complètent la décoration.

 

Philippe Sallé a reçu mission de coordonner l’ensemble de la réunion, et l’ordre du jour est le suivant :

1- Mot d’accueil, puis rapport moral par Michel Kfoury, Président de Novissen.

2- Lecture du compte rendu de l’Assemblée Générale du 15 septembre 2012 par Gilberte Wable.

3- Compte rendu des activités de l’année écoulée par Marc Dupont, Secrétaire.

4 et 5- Bilan financier et budget prévisionnel par Christine Hurtevent, Trésorière-adjointe.

   6- Election du nouveau Conseil d’Administration.

   7- Perspectives d’avenir par Francis Chastagner.

   8- Questions diverses de la part des adhérents.

 

1)- M. Sallé souhaite la bienvenue à tous et aux personnalités présentes. Il transmet les excuses de M. Cosserat, M. Porquier, Me Frison, et de représentants de « Terre de Liens » et « PMAF ». Puis il donne la parole à Michel Kfoury(*), qui se dit heureux de voir le nombre de présents. D’emblée, il transmet un message d’espoir. Certes, cette seconde année a apporté bien des motifs de colère : le permis de construire accordé, un chantier qui avance, les pouvoirs publics qui se dérobent, l’intimidation policière. Mais que de satisfactions : les soutiens se multiplient, l’audience est nationale, le dossier juridique est solide ! Dans le vaste mouvement d’opinion qui grandit pour refuser l’élevage industriel, les « 1000 vaches »  sont devenues un symbole. Il n’y a pas d’autre voie devant nous que lutter et …gagner ! M. Kfoury précise alors, avec émotion, le visage déplorable de notre République : les inadmissibles mesures prises contre la manifestation du 28 septembre, les convocations au Commissariat, sa récente mise en garde à vue, la surveillance continuelle de la Gendarmerie…Mais au moins, cela prouve qu’on nous craint. Et coûte que coûte, il faudra maintenir la lutte, même si on n’obtenait pas l’annulation ! M. Sallé s’adresse alors à la salle pour savoir si elle valide ce rapport moral. Il n’y a aucune opposition ni abstention. Ce rapport moral est adopté à l’unanimité des votants.

 

  2)- Mme Wable donne lecture du compte rendu de l’Assemblée Générale du 15 septembre 2012. Puis la salle, interrogée de la même façon, valide ce compte-rendu à l’unanimité.

 

3)- Comme l’an passé, l’intensité des activités durant l’année écoulée a été telle que M. Dupont pense qu’un résumé chronologique serait pesant à écouter, d’autant plus qu’il se trouve sur le site internet. Pour les faits les plus marquants, il renvoie à la vidéo projetée en continu, et aux images et articles exposés. A travers des chiffres assez étonnants(*), il donne une idée globale de ce qui a été fait depuis septembre 2012 : 24 réunions du CA, 20 rendez-vous, 3 réunions publiques, 21 manifestations, 3 actions d’envois massifs de courrier, 30.000 tracts distribués, 700 affiches collées en 12 campagnes d’affichage, 500 logos, 2.500 envois postaux aux adhérents, 20 « Gardons le contact », 69 articles de presse (sans compter les journaux nationaux !), 17 passages télévisées et davantage à la radio, 2.700 mails, les 43.896 signatures actuelles de la pétition en ligne, les 2.540 signatures de la pétition-moratoire, et enfin nos 2.135 adhérents à ce jour.Ce travail, y compris les tâches les plus fastidieuses, a été réalisé grâce au dévouement des membres du CA, et chacun se trouve remercié au fil de la présentation.Il n’y a ni opposition ni abstention à ce rapport d’activités, qui est adopté à l’unanimité des votants.

 

4 et 5)- Mme Gamain, Trésorière, étant absente, c’est Mme Hurtevent qui présente le bilan financier (*) et les orientations à venir. Les comptes ont été arrêtés le 31 octobre. A cette date, il avait 2.113 adhérents, soit 343 de plus que l’an passé, et ils ont apporté 3.400€. Les autres recettes (7.574€) proviennent des dons (badges, autocollants, participation aux frais de la soirée du 28 juin, participation aux déplacements en cars…). Le total des recettes de l’année se monte à 10.974€. Dans les dépenses, c’est la communication qui pèse le plus lourd (2.600€ pour les tracts, 2.500€ pour la soirée du 28 juin, 1.553€ pour le courrier postal aux adhérents qui n’ont pas d’adresse-mail), ainsi que les transports en car (4.500€). Le total des dépenses est de 13.829 €. Il est clair que les recettes de cette année n’auraient pas pu couvrir les dépenses. C’est le solde de l’an passé (qui était de 10.730 € au 01.09.12) qui a permis de maintenir un solde positif de 7.875€ au 31.10.13. Bien entendu, l’ensemble des factures est à la disposition des personnes qui souhaiteraient les consulter. En conclusion, l’association n’est certes pas en difficulté, mais pour maintenir une activité forte et efficace, elle doit faire, cette année, un appel général à dons auprès de l’ensemble de ses adhérents. Certains ont déjà envoyé ou déposé le leur. Les personnes présentes sont invitées à continuer : on annonce déjà une entrée de 936€, qui est applaudie ! (...)  M. Sallé demande si des personnes souhaitent des renseignements complémentaires. En l’absence de questions, il demande s’il y a opposition ou abstention face à ce bilan. Celui-ci est approuvé à l’unanimité.

 

6)- M. Sallé procède alors à l’élection du nouveau Conseil d’Administration. Il lit la liste des candidats(*), et l’assemblée  applaudit chacun d’eux. Aux 18 personnes qui se proposent pour continuer l’aventure commencée, viennent s’ajouter Guy Cavelier et Olivier Delaire, qui s’impliquent déjà depuis un bon moment. Cette équipe se présentant de façon globale, M. Sallé demande s’il y a des oppositions ou des abstentions. Constatant qu’il n’y en a aucune, ce nouveau Conseil d’Administration est élu à l’unanimité.

 

7)- La parole est alors donnée à M. Chastagner qui évoque les perspectives d’avenir. Vu la passivité d’un grand nombre d’Abbevillois, une réunion publique est prévue pour eux en février, tant pour les informer de ce qui se prépare que pour obtenir des élus (notamment, les Maires) qu’ils se positionnent enfin clairement face à ce projet. Par ailleurs, un rassemblement est prévu ce 5 décembre devant le Conseil régional, pour demander à M. Gewerc (resté muet malgré notre courrier du 15/10), comment il concilie l’écologie prônée dans ses publications avec son silence qui vaut accord tacite pour ce projet. Un second courrier qui lui sera remis(*) est lu par M. Chastagner. L’inscription pour un voyage groupé en car peut se faire dès ce soir (52 inscriptions seront annoncées en cours de soirée). Il nous faudra aussi maintenir la pression du côté des Ministres, qui ne répondent pas à propos d’un moratoire, pourtant possible. A partir de janvier, des actions en petits groupes, nommées « La vache en colère », auront lieu tous les 15 jours devant les Préfectures de France, menées par  L214, la Confédération Paysanne, Novissen et d’autres associations. Sur le plan juridique, début janvier, le dossier, solide et fourni, du référé-suspension devrait être prêt. Si le Tribunal Administratif refuse la suspension, le lendemain, Médiapart et d’autres journaux dévoileront les aberrations d’une Justice sous influence. S’agissant du rôle joué par M. Mouton, un dépôt de plainte est prévu. Puis en février, commencera le travail de fond pour obtenir l’annulation proprement dite. Par ailleurs, la lutte est menée sur le plan politique : M. Kfoury était à l’Assemblée Nationale, ce 26 novembre, pour participer à l’élaboration d’une loi-cadre concernant ce type d’élevage. Le projet de loi est encourageant, mais divers amendements peuvent en changer la teneur.

 

8)- La parole est alors donnée à M. le Maire, qui rappelle son soutien à Novissen, et décrit la façon dont, actuellement, il s’oppose au raccordement de l’eau. Il s’étonne aussi du dépôt, ce jour même, d’un permis de construire modificatif. Ce point va, en effet, être à surveiller de près. Elodie Héren encourage Novissen, dont le combat fédérateur s’élargit sans cesse. Guy Glaise fait un bref bilan de la lutte à Heuringhem, où, pour le moment, les travaux ont été arrêtés. Samuel Dumoulin du MRJC d’Amiens dit que les jeunes sont prêts à aider pour médiatiser cette lutte. Sylvain Vaquez, regrettant d’être le seul agriculteur présent, complète le reportage de France 2 : un autre mode d’élevage est bien entendu possible. Il se dit scandalisé par les primes qui favorisent l’enrichissement d’un seul homme, et le manque de courage des éleveurs pour lutter, alors que la profession est en grand danger de disparaître. Dans ce bras de fer, au moins Novissen tient bon. Arnaud Leguy, auteur de la vidéo réalisée pour le 3 mars, et qui s’est trouvé être notre 2000ème adhérent, reçoit alors un livre en cadeau. Il prévoit de reprendre la parole en fin de séance pour présenter ses autres projets. M. Passard rappelle qu’il ne faut pas oublier le problème des ordures. M. Kfoury(*) et S. Vaquez(*) rappellent en effet les dangers et absurdités du méthaniseur prévu. La journaliste de Canal+ demande alors à la salle quels sont ses griefs contre ce projet. Les réponses sont diverses : alimentation, choix de société, santé(*)…M. Leroux s’attend à mener une lutte semblable dans l’Aisne : les agriculteurs rêvent de s’enrichir avec ce type d’installation. M. Defrance rappelle qu’en vertu de principes démocratiques, on pourrait régler la question avec un referendum d’initiative populaire. A 22h30, les questions diverses sont épuisées. Comme prévu, Arnaud Leguy parle alors de ses contacts intéressants avec « Nouvelle Donne », « les Colibris », la « Fondation N. Hulot ». Il espère un financement collectif pour sa chanson. Quant il évoque l’antibiorésistance, M. Kfoury apporte des précisions (*). Tandis qu’il passe un documentaire sur Montpellier et d’autres extraits de films, les adhérents partagent agréablement les gâteaux et les verres de l’amitié.

 

(*) Documents complémentaires mis en annexe :

 

Pt 1 : Texte intégral du rapport moral, par Michel Kfoury.

 

 

Bonsoir à chacun et chacune de vous. Et merci à tous d’être venus. Je suis content de votre présence, et de vous voir aussi nombreux. Malgré la nuit et le froid - malgré la distance pour certains d’entre vous, vous exprimez votre intérêt pour cette lutte qui nous réunit. Merci aussi à ceux qui ne sont pas là ce soir, mais qui nous ont montré leur soutien de diverses façons.

 

Plus de deux ans de lutte déjà !! Cela représente une sacrée course d’endurance, qui a été menée jour après jour, sur bien des fronts à la fois, et qui n’est pas encore finie ! Aujourd’hui, il y a une question qui trotte dans chaque tête : où allons-nous ? Avons-nous quelque chance d’aboutir ? Eh bien, je réponds OUI ! Un OUI fort, sincère et sérieux. La bataille est rude et longue, mais nous mettons toutes les chances de notre côté, et au bout du compte, nous POUVONS gagner.

 

Certes, cette seconde année a été bousculée, et riche en péripéties de toutes sortes. Et on a eu bien des motifs de colère et d’indignation. Il y a eu la colère de voir le permis de construire accordé par le nouveau Préfet, qui n’a jamais pris la peine de nous recevoir. La colère de voir le chantier démarrer - ce qui est une façon d’afficher le plus grand mépris pour l’avis de la population, et pour les futurs recours déposés en Justice !  De la colère encore en constatant de quel côté penchent les Pouvoirs…dits « Publics », avec leur inertie, leur mauvaise foi, la demande qu’ils nous font de rester bien gentils, bien dociles…et leur façon de faire usage de moyens policiers disproportionnés pour tenter de nous museler …

 

En effet, tout cela pourrait être décourageant, mais il y a, en contrepartie, heureusement, beaucoup de motifs de réconfort, et de réelle satisfaction !

 

Durant cette seconde année, les soutiens se sont multipliés. Notre audience s’est considérablement élargie à l’échelle nationale ! Les grands médias d’information parlent de nous. Des journalistes d’investigation de renom s’intéressent à nous. Les reportages se sont succédé, et d’autres se préparent. Et l’actualité est venue nous donner raison. Une lame de fond est en train de soulever l’opinion. On commence à comprendre qu’à travers l’élevage industriel, c’est la santé de nous tous et l’emploi agricole qui sont bradés, au profit d’une logique financière – une logique en réalité absurde, car dès qu’on trouve plus compétitif que soi, c’est la faillite. Et voilà ce projet de la plus grande ferme-usine de France propulsé au coeur d’un débat de société, et face à un choix radical qu’il va bien falloir faire ! Car les tenants du double langage, qui disent oui et non à la fois, ajoutent à la confusion et se déconsidèrent.

Dans notre lutte juridique aussi, nous avons des motifs de satisfaction ! Chaque jour, nos connaissances avancent. Chaque jour apporte la preuve des dangers insensés liés à ce type d’installation. Plusieurs experts travaillent à nous apporter des données. Il y a des failles dans ce projet. Le dossier que nous avons préparé est solide et fourni. Soyez certains que le promoteur n’est pas aussi sûr de lui qu’il veut le paraître : des hangars sont là, mais aucun investissement lourd n’a été engagé.

 

C’est donc un message d’ESPOIR que je veux vous transmettre. A vousqui êtes là, mais aussi à tous ceux dont les yeux sont tournés vers nous maintenant ! Il nous faut nous battre, parce que cette ferme de 1000 vaches, cet élevage industriel géant, qui ne pourra vivre que par un détournement de subventions publiques, est devenu un symbole, un condensé de ce que beaucoup maintenant ne veulent plus : épidémies, pollutions, cruauté, chômage, et perte de tout pouvoir démocratique…Pouvons-nous laisser faire ? Pouvons-nous courber l’échine devant tout cela, au nom d’un prétendu « progrès » ? L’opinion publique attend exactement l’inverse : une nourriture de qualité, un environnement sain, la sauvegarde de la santé de tous, des conditions de vie animale décentes, un travail agricole bien réparti et valorisant. Elle dit oui à la liberté d’entreprendre, mais encadrée par des lois qui permettent le bien-être de tous, et que ces lois soient appliquées ! Il s’agit d’une évidence de bon sens. Il en va de notre santé, de notre  dignité. Il n’y a pas d’autre issue que de nous battre, et … de gagner !   

 

Par ailleurs, cette année, notre combat a révélé le visage effroyable de notre République Française, au-delà de ce qu'on aurait  pu imaginer : loin d'être écoutés, nous sommes complètement bafoués, moqués, et même arrêtés :  4 fois, nous nous sommes rendus au Commissariat, une fois pour porter plainte contre le promoteur M. Ramery pour menaces sur moi-même, et 3 fois convoqués par les Services de Police, d'abord à cause du Sous-préfet qui porte plainte contre moi pour outrage, ensuite  contre Francis Chastagner parce qu'il portait un mégaphone, et 3e fois, une garde à vue de 7h30, tout cela parce que quelques paysans sont venus défendre leur emploi et ont dégonflé quelques pneus ! Et la manifestation du 28 septembre, avec des hélicoptères qui ont tourné toute la nuit au-dessus des villages, et le jour même les 350 policiers, les 15 cars de CRS, le contrôle et le fichage des manifestants à l'entrée, les barrages de route pour y accéder - cette fois la Ligue des Droits de l'Homme a porté plainte - et on pensait avoir touché le fond ! Mais les entreprises d'intimidation continuent, pas plus tard que cet après-midi : accompagnés des journalistes de Canal +, nous étions suivis, et nous avons été pris à partie par 2 véhicules de Gendarmerie ! On nous surveille de très près, car on nous craint. Ils croyaient que leur projet allait passer tranquillement, en douce. Ils voulaient nous faire tous mourir à petit feu, au fur et à mesure des années, sans qu'on le sache, sans qu'on s'en doute, tout cela pour faire plaisir aux copains...

Mais l'intimidation ne marche pas sur moi, elle ne marche pas sur nous ! On ira jusqu'au bout, même encore plus loin qu'ils ne l'imaginent ! Car si, par malheur, le Tribunal Administratif ne nous donne pas raison alors que nos arguments sont solides, au moindre accident de méthaniseur, au premier mort par cancer, par intoxication, au premier enfant mal formé, à la première algue verte, ceux qui nous gouvernent aujourd'hui, nos élus, nos fonctionnaires, devront tous rendre des comptes, encore et encore !

Voilà je termine ici le résumé des événements passés, surtout ceux judiciaires. Maintenant, mes collègues vont vous exposer la liste des actions parcourues ensemble, ce que Novissen a fait depuis la dernière AG, les perspectives d'avenir, les formes de combat, les arguments contre ce dossier. Merci encore, merci à tous !

 

Pt 2 : Tableau synthétique des activités de l'année écoulée, par Marc Dupont. 

 

Réunions de CA avec compte rendu24Total actuel :  44
Rendez-vous/avec CR/VIP20dont les députés Pascale Boistard, Barbara Pompili; le nouveau Sous-Préfet Jean-Claude Geney; nos avocats Me Frison et Me Chartrelle; voyages à Strasboug et Paris; 
Réunions publiques 317/12/12 à Buigny-St-Maclou; 18/04/13 à Drucat avec Me Frison; 28/06/13 à Drucat avec le Pr Belpomme
Manifs21voir liste détaillée sur le tableau d'affichage; dont présence au Salon de l'Agriculture avec le soutien de 43 associations partenaires (N.B.1bus 1/2 seulement est parti de Drucat,,,! )
Envoi massif de courrier 3action "1000 lettres" en février ; action "2000 lettres" en octobre ; "courriel action" en novembre.
Tracts 30.000non seulement commandés, mais distribués ! ! 
Affiches 700 
Campagnes de collage d'affiches12à chaque manif importante
Logos500 
courriers envoyés2500La Trésorière rappelle que les frais postaux peuvent être allégés quand les adhérents transmettent à Novissen une adresse-mail.
"Gardons le contact"20Total actuel: 32
Articles de presse6969 en ne comptant que la presse locale "Le  Courrier Picard" (48) et "Le Journal d'Abbeville"(21) + AFP, Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, Le Canad enchaîné, La Voix du Nord, La Terre, Médiapart, Politis, Télescope d'Amiens, Valeurs actuelles, Ouest France...et on en oublie forcément.
Passages radio ?20 reportages environ sur France Bleu Picardie+ France Inter, France Info, Europe 1, RTL, RMC, Radio Classique, radio paroles d'Animaux, et on en oublie forcément…
Emissions télévisées1715 reportage sur France 3 Picardie souvent avec Sabine et Bernard Godard + France 2 avec Laurence Decherf + BFMTV France 5 avec Frédérique Mergey.
Mails 2700 ceci représente environ  ce que chaque membre du CA a géré dans l'année !   (total approximatif : 4300 depuis le début)
Pétition en ligne 12655signatures en plus sur le site d'AVAAZ; on atteint un total de 43.896 au soir de l'AG (29/11) avec un afflux important après l'action de la Confédération Paysanne du 12/09/13.
Pétition sur papier2540signatures manuscrites récoltées pour demander un moratoire
Adhérents 365Novissen compte au total 2135 adhérents au soir de l'AG (29/11)

 

 

Pt 4 et 5 : Bilan financier du 1er septembre 2012 au 31 octobre 2013, par Bérangère Gamain. 

 

RECETTES DEPENSES
 
SOLDEau 31/08/201210730,30ASSURANCE 509,76
      
ADHESIONS343 adhésions 3401,00TRACTS 2597,63
 2113 adhérents au 31.10.13  tracts 
    affiches 
    banderole(1) 
      
DONS collectif Bulle noire (badges)75,00INTERNET 251,33
 FAMAPP50,00   
 dons pour 653,00   
             badges CARS 4500
             autocollants  Bruxelles             1300 
             panneaux  Paris                   2565 
    Erquinghem           635 
      
 soirée Belpomme614,00SOIREE BELPOMME 2499,99
    Artac                    1150 
 Manif 28/09/13357,00 sono-vidéo            1349,99 
      
 participation aux cars3285,00COURRIER 1677,85
     Bruxelles      840  Adhérents          1553,37 
     Paris          2220  Politiques            124,48 
     Erquinghem  225    
   DEPLACEMENTS 516,01
 Dons 1674,00 Strasbourg             468,01 
    Amiens                   14,50 
 Appel aux dons septembre 865,00 Lille                        33,50 
      
   DIVERS 1276,28
    fournitures bureau       7,20 
    masques                109,90 
    badges                   180 
    hélium                     59,98 
    5 vaches                 33,68 
    combinaisons        166 
    toilettes (manif)      153,09 
    matériel(Cavelier)    114,36 
    pot AG 2012            52,77 
    sono Paris-Drucat   268,80 
    M.Lhotellier            130,50 
      
TOTAL 21704,30TOTAL 13828,90
 Solde au 31.10.137875,45   

 

 

Pt 6 : Liste alphabétique des 20 candidats pour le Conseil d'Administration de Novissen.

 

 

Guy Cavelier, Francis Chastagner, Olivier Delaire, François Defrance, Claude Dubois, Marc Dupont, Hervé Farcy, Claudine Flautre, Régis Fournier, Bérangère Gamain, Annie Guillochon, Michel Guillochon, Christine Hurtevent, Michel Kfoury, Yves Le Diascorn, Georges Lefèbvre, Claude Pelletier, Lucien Pinot, Philippe Sallé, et Gilberte Wable.

 

 

 

Pt 7 : Second courrier adressé à Monsieur Claude Gewerc.

 

Le texte de ce courrier, daté du 5 décembre, se trouve à la rubrique "Actions récentes " sous le titre "Rassemblement devant le Conseil Régional à Amiens, le 05 décembre 2013".

 

Pt 8 : Extraits de diverses interventions.

 

Intervention de Michel Kfoury, concernant le méthaniseur et les ordures.

En effet ! Le méthaniseur et les 1000 vaches, c'est bien deux dossiers distincts ! Les vaches sont « le cheval de Troie » pour le méthaniseur, qui est le but principal. Nous ne sommes pas contre la

méthanisation, car c'est une technique reconnue pour valoriser les déchets. On récupère de la chaleur et de l'électricité, mais ce qui en sort n'est pas modifié. Cela passe d'une phase liquide à une phase

solide, mais les contenus chimiques sont les mêmes. Une ferme produit du lisier : au lieu de l'épandre dans les champs, le méthaniseur valorise ce lisier, chaleur pour la ferme, électricité à vendre. Mais la

méthanisation pour traiter les déchets, ce n'est pas bon du tout ! C'est "la grande gueule" : il faut beaucoup de tonnages de nourriture, de déchets, d'entrants, pour produire peu d'électricité. Une seule

éolienne produit entre 1,5 et 2MW. Le méthaniseur de Ramery avec ses 8 cuves et ses silos produirait 1,5MW, mais avec 40 000 tonnes de déchets ! De plus, les déchets organiques sont ramassés dans un rayon

 de 110 km autour du site ! On est au-delà d'Amiens, sachant qu'il y a un méthaniseur à Amiens, Valorga, qui fonctionne à 60% de sa capacité ! C'est pourquoi on veut discuter avec la région, le département.

 M. Manable, Président du Conseil Général, nous a envoyé la copie d'une une lettre adressée au Préfet, qui nous plaît beaucoup ! Or quelle réponse a-t-il eue ? M. Manable demande pourquoi, dans le projet

 Ramery, Valorga est shunté : pas de réponse du Préfet ! En fait, c'est un dossier politique ! Ce qui intéresse M. Ramery, c'est la méthanisation. La ferme, le lait, que ce soit demain rentable ou pas rentable,

 peu importe, la méthanisation sera là, et peut devenir une déchetterie pour la région ! Un mot encore pour le méthaniseur de Woincourt, pour lequel nous nous sommes positionnés : il sera déplacé après

accord entre les agriculteurs et les riverains. C'est un méthaniseur agricole qui ne fait que 0,3 / 0.4 MW électrique.

 

Intervention de Sylvain Vaquez, concernant le méthaniseur.

En 99, je suis allé voir une ferme située dans ce qui était l'Allemagne de l'Est. Cette ferme avait 300 vaches, exploitée par 8 hommes, sur 1 200 ha. Le méthaniseur qui lui était associé chauffait 122 maisons

situées à quelques kilomètres de la ferme. Mais pour ce méthaniseur, les effluents d'élevage des 300 vaches n'étaient pas suffisants, et chaque jour, en plus des effluents d'élevage, ils mettaient dans le

méthaniseur, 18 tonnes de maïs et 2 tonnes de blé ! Donc, pour M. Ramery, il faut multiplier par 3 pour arriver à 1000, ce qui veut dire qu'il faudrait mettre 60 tonnes de maïs et blé par jour, soit 6 hectares 

de culture par jour qui passeraient dans le méthaniseur !! Vous imaginez par année, multiplié par 360, combien il faut d'hectares de cultures, uniquement pour le méthaniseur, sans parler de l'alimentation

des animaux, bien sûr ! Là, c'est la limite du système, on touche le fond ! Mais… on produira du lait à un prix défiant toute concurrence, et les petits exploitants pourront disparaître puisqu'ils ne sont plus utiles !

(applaudissements)

 

Intervention de Michel Kfoury, concernant la santé.

J’exprime mon inquiétude en tant que médecin : avant tout, c'est la santé qui m'intéresse. On est, hélas, dans un monde où, aujourd'hui, entre la rentabilité financière, la santé et l'environnement, il y a un

décalage énorme. La rentabilité, on la veut sur 1 , 2 ou 3 ans. Or, les dégâts sur la santé et l'environnement, c'est mesurable sur 30, 40 ou 50 ans. On est devant une défaillance politique en France, car on n'a

 jamais eu une politique de santé à long terme. On passe de scandale en scandale ! On a payé pour le problème de l'amiante, on a payé hyper cher pour réparer des choses connues à l'avance. On paye le

scandale du médicament "Médiator". Lors de la grippe aviaire, on a utilisé de l'argent public, votre argent, pour acheter un milliard et demi de médicaments, et pour sortir, à la fin, une recommandation

 de l'OMS qui préconise, pour éviter l'épizootie, d'éviter à tout prix l'élevage en masse ! Si l'élevage en masse est nécessaire pour nourrir les gens, il faut que ce soit loin des zones urbaines, pour éviter le

 passage du virus de l'animal vers l'homme ! Aujourd'hui, on fait l'inverse à nos portes, c'est pourquoi je suis contre ! (applaudissements)

 

Intervention de Michel Kfoury, concernant l'antibiorésistance, puis la pollution de l’eau.

Concernant les soins apportés aux animaux, les antibiotiques sont donnés de manière préventive pour les porcs et les volailles, mais pas pour les vaches, car le lait est refusé si on y trouve des traces

d'antibiotiques trop élevées. Pour cette ferme de 1000 vaches, il y a un bâtiment, l'infirmerie, prévue pour recevoir 50 à 60 vaches malades. Le lait des vaches malades sort de la chaîne de distribution.

Elles sont isolées pour éviter que l'épidémie passe aux autres. Le problème, c'est l'antibiorésistance, car à force de traiter un troupeau dans un même endroit, avec un même antibiotique, ça crée une

antibiorésistance. C'est le même problème chez les humains dans les hôpitaux. En France, on limite la dose d'antibiotiques, mais on ne regarde pas les autres produits comme les pesticides. L'eau, potable

 ou non, que la vache a bue et qui passe dans le lait n'est pas analysée ! Comme dit Arnaud, l'antibiotique qui est donné se retrouve dans la viande. Pire encore, en discutant avec notre ingénieur hydrogéologue,

 le problème est la pollution de l'eau. Une vache laitière consomme 120 litres d'eau par jour, elle devrait produire 60 litres de lait par jour, reste 60 litres. Elle perd 10 litres de transpiration, reste 50 litres.

 En comptant pour la masse musculaire encore 10 litres, il reste 40 litres qui partent en "pipi caca". Ils nous disent que le plancher est étanche, or le béton n'est pas étanche. Si par vache, il passe seulement

 1 litre dans le sol, pour 1750 bovins, c'est 1750 litres d'eau polluée qui arrivent dans la nappe tous les jours. Cette nappe communique par les galeries calcaires qui arrivent vers le golf de Grand Laviers, et

 vont directement dans la Somme. Dans 15 à 20 ans, on aura le même problème qu'ils ont eu en Bretagne. (applaudissements)

 

   

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                                 Compte rendu de la quatrième réunion  publique du 18 avril 2013                 

 

 

La Salle Polyvalente « Jean-François Lesueur » de Drucat-Le Plessiel, à 20h30, accueille 180 personnes. Notre invité est Maître Frison, avocat, et on note la présence de M. le Maire, Henri Gauret, et de Laurent Parsis, 1er  Adjoint. Le Conseil d’Administration de Novissen est représenté par Michel et Annie Guillochon, Hervé Farcy, Claude Pelletier, Yves Le Diascorn, Régis Fournier, Georges Lefèbvre, Olivier Delaire, François Defrance, Francis Chastagner, Marc Dupont, Bérangère Gamain,Christine Hurtevent, Sylvie Brandt, Claudine Flautre, ainsi que Guy Cavelier et Dominique Dupont.Sont excusés : Michel Kfoury, Philippe Sallé, Lucien Pinot, Claude Dubois et Gilberte Wable. La presse n’est pas représentée.

L’ordre du jour est : 1-Ouverture de séance.

                                 2-Le point sur la situation actuelle.

                                 3-Intervention de l’avocat.

                                 4-Questions/réponses avec la salle.

1-Ouverture de séance. Francis Chastagner remercie notre invité, les membres du Conseil Municipal, les personnes présentes, et excuse les absents. L’ordre du jour comporte l’intervention de Maître Frison et une large place laissée aux questions de la salle. Puis la parole est donnée à M. Gauret, qui rappelle que l'arrêté pour 500 vaches est une tromperie. La demande de la Commune auprès des assurances a été faite. La décision de déposer ou non un recours au Tribunal Administratif sera prise prochainement, après délibération du Conseil Municipal.

 

2-Le point sur la situation actuelle. F. Chastagner reprend la parole, et la formule : "Le combat continue" suscite de nombreux applaudissements. Puis il présente Maître Frison, qui est applaudi également. Il signale ensuite les éléments de l'arrêté préfectoral qui prouvent que le projet reste bien prévu pour 1000 vaches. Notre action récente sur le chantier est alors contée, avec l'arrivée de Messieurs Ramery et Welter quelques minutes après notre arrivée. Un appel à manifester sur le chantier est lancé, et des feuilles sont aussitôt mises en circulation dans la salle : les personnes intéressées peuvent y inscrire leur nom et n° de téléphone. F. Chastagner rappelle que la réunion entre Novissen et M. Ramery a été fixée le 6 mai, en tenant compte des disponibilités de chacun et des nombreux échanges récents entre M. Ramery et M. Kfoury. Une intervenante signale qu’une action sur le chantier est toujours pesante pour le promoteur, et qu'il n' y a pas de petites actions. F. Chastagner reprend : une clôture va être installée, dit-il, mais nous sommes imaginatifs. Une autre personne  évoque un projet anglais (de 2010) avec 8100 vaches. Il lui est répondu qu’un tel cheptel est contre nature. Le promoteur et M. Welter présentent leur projet comme parfait, alors qu’il leur faut modifier la nourriture des bêtes (en utilisant en outre, très certainement, les OGM). De plus, si le bilan carbone est absent du projet, c’est qu’il est mauvais. La fortune de M. Ramery (273ème de France, selon M. Gauret) est dévoilée. Or la production électrique lui permettra de s’enrichir encore; de même, les livraisons, les épandages (qui défonceront les routes) lui permettront de recevoir des commandes pour les refaire ! La lettre au Président de la République est alors évoquée. Lors de notre 1ère action sur le chantier, M. Ramery a dit qu'il arrêterait le projet si François Hollande le lui demandait. En attendant, la pression sociale doit continuer !

 

 

3-Intervention de l’avocat. Maître Frison se présente comme spécialiste de l'environnement. Il décrit l'évolution des lois, et signale qu'il « ne vient pas ici pour annoncer de bonnes nouvelles ». En effet, malheureusement, le projet technique peut passer, car le système en France est tel que c'est la Préfecture qui décide l'autorisation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Le Tribunal Administratif est là pour juger ces autorisations. Mais la Préfecture (représentant l’Etat) met en avant les bienfaits des méthaniseurs. Ce projet des "1000 vaches", hors normes, est emblématique. Le refus exprimé devant la Préfecture n'a pour le moment servi à rien. Il y a un gros lobbying sur ce type de dossier. Parallèlement à la voie juridique, « il est indispensable que vous, de votre côté, vous continuiez à vous battre ». On va mettre en place un recours, mais les documents nécessaires aux experts (arrêté préfectoral et permis) demandés au Préfet, n’ont pas été transmis. Il a fallu faire une demande d'intervention auprès de la CADA. Quant au montage économique du dossier, il a été déposé par M. Ramery sous enveloppe fermée au Préfet. Si on n'a pas accès aux documents économiques, on n’est pas dans la transparence, on est dans le secret ! Pour ne pas transmettre le dossier complet, les services de la Préfecture prétextent que les plans du permis ne peuvent pas être reproduits par leurs services : ils sont seulement consultables sur place ! Dans le cadre d'une ICPE, on doit surtout veiller à protéger la population. Or la Préfecture, manifestement, protège le projet et non la population. Il faut une compétence forte pour s'opposer aux décisions du Préfet, qui pourra, comme c'est souvent le cas, autoriser provisoirement l'exploitation, même si le Tribunal Administratif annule l'autorisation d'exploiter. M. Ramery a déjà acheté 1000 ha, et les cultive sans autorisation. La Préfecture ne peut l'ignorer, mais elle ferme les yeux. Les agriculteurs sont en situation difficile, M. Ramery leur prête de l'argent puis s’approprie leurs biens, via ses holdings à l'étranger. Il a racheté une trentaine de fermes, et emploie 3 personnes payées au SMIC ! Il est pourtant prouvé que ce type de ferme ne fonctionne pas sur le long terme. « Vous devez faire "du bruit", et si vous devenez très compétents, vous pourrez convaincre les juges. Toutes les semaines, il faut faire des manifs, agacer les partisans de ce projet ! Plus vous serez groupés, plus vous communiquerez, et plus vous aurez des chances de gagner. Les recours juridiques sont difficiles contre les services de l'Etat qui sont censés travailler dans l'intérêt général ». Maître Frison (...) termine sur un point important : le dossier technique a été bâclé. Avec des experts de haut niveau, la victoire est possible ! Maître Frison remercie alors la salle, qui applaudit.

 

4-Questions (Q) ou interventions (Int) de la salle et réponses(R). De nouvelles explications sont d’abord nécessaires (...). (Q) Quel est le recours possible pour la Commune ? (R) Comme pour les particuliers. (Q) Y a-t-il des risques ? (R) Non. (...). (Q) Comment ferez-vous sans dossier complet ? (R) Il nous sera transmis grâce à la CADA. (Q) Peut-on faire un article de presse pour dénoncer un tel fait ? (R) Oui, mais l’essentiel est de préparer le recours avec des experts, et il faudra du temps. Finalement, si l’arrêté est annulé, les bâtiments construits seront démontés. (Int) Il faut mettre dans la tête du promoteur qu'il ne sera jamais tranquille. (...) (Q) Nos biens seront-ils dépréciés ? (R)  L'impact sur les propriétés bâties est réel. Les gros méthaniseurs implantés ailleurs sont éloignés des habitations. (La salle réagit de plus en plus) (Int) « On se sent concerné ! On doit arriver à des résultats ! ». F. Chastagner demande alors aux personnes présentes de lever la main si elles acceptent d’accompagner des actions sur le terrain : 80 % lèvent la main, ce qui provoque de nombreux cris de joie et des applaudissements nourris. (C'est le "moment fort de la soirée"). « Plus nous serons nombreux, meilleur sera l'impact ! » (Int) Le Maire de St-Valéry se plaint de ne pas avoir été contacté, et nous prend pour des excités. L’intervenante pense avoir convaincu son Maire, et elle est applaudie. (R) Les Maires des Communes concernées doivent en effet être contactés rapidement ! (Int) M. Ramery fait exploser le foncier, et beaucoup d'agriculteurs ne sont pas d'accord. (Q) Une journaliste a fait un livre sur l'exploitation des porcs. Pourrait-elle nous aider ? (R) Oui ! Il est conseillé de lire "Les moissons du futur" pour bien argumenter ce qu’on dit. (Q) Si on est considéré comme des excités, pourquoi ne pas convaincre la Presse ou acheter un espace pour s'exprimer ? (R) Le journalisme est un milieu difficile à convaincre, et ça coûte très cher : 2 500 € ! (Q) Une souscription pourrait être levée ? (R) Effectivement ! (Int) Il n'y a pas de jeunes parents ici ce soir, pourtant ce projet concerne leurs enfants ! (Int) Eh oui ! M. Ramery (avec mépris) nous a dit, lundi dernier : "Qu'est-ce que vous venez faire ici, vous, les retraités ? » (Q) Henri Sannier est Président du Festival de l'Oiseau : pourquoi ne pas se servir de cette occasion ? (R) Nous y avons pensé ; il nous faut des tracts à distribuer ! (Int) Un éleveur, bien que mécontent de Ramery, a refusé de recevoir la presse, par crainte d'être inquiété par sa banque, le Crédit …Agricole ! (Réactions outrées dans la salle) (Int) Si ce projet voit le jour, il y aura bien d'autres projets semblables. On est devant une grosse opération d’agro-business. (Int) Financée par du BTP trouble, et …par nous ! (Int) Les jeunes agriculteurs n'ont pas les moyens financiers de s'installer. Il n'y a plus que des grosses structures. Ce système est pourri ! (Int) Lundi, on a demandé à M. Ramery si 25 projets suivraient, il n'a pas répondu : "Qui ne dit mot consent." (Q) Que fait la SAFER ? (R) Lors de cessions de parts (c'est la « méthode Ramery »), la SAFER ne peut rien faire. (Q) M. Ramery peut-il faire pression sur le Juge ? (R) Prendre position contre Ramery n'est pas simple pour un juge, sauf si vous avez monté un solide dossier."Votre association a beaucoup travaillé", ajoute Me Frison, et la salle répond par des applaudissements massifs ! Il est précisé que les démarches en cours concernent les risques sanitaires, toxiques et cancérigènes, et qu’un moratoire est demandé aux Ministres concernés. On va mener des actions contre les Pouvoirs Publics ! (applaudissements). (Q) Comment réagissent les agriculteurs locaux, premières victimes du projet ? (R) Ils ne bougent pas, ils sont défaitistes. Ils font appel aux consommateurs et devraient les écouter ! Mais il y a un clivage environnement / agriculteurs. Ils sentent qu'ils vont être en difficulté avec l’écologie, et restent marqués par le collectivisme. (Q) Pourquoi ne pas expliquer, faire du racolage ? 2000 adhérents invitant 5 personnes, ça ferait 10 000 adhérents ! (Q) Pourquoi n’y a-t-il pas d'élus ici ce soir ? (R) Il y a eu des entrevues avec les élus, mais ils ont dit (au mieux) : "Vous avez raison", et n’ont rien fait. (Int) Je refuse de dire des politiques : "Tous pourris". Il y en a qui font du bon boulot !

 

F.Chastagner termine la réunion en concluant : il faut être nombreux à manifester ! Pas de répit, on compte sur vous ! Puis il remercie l’assistance. La séance est levée à 22h07.

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Compte rendu de la troisième réunion publique du 17 décembre 2012 

 

La Salle Polyvalente de Buigny-Saint-Maclou, à20h30, est comble : plus de 150 personnes sont présentes, ainsi que  les membres du Conseil d’Administration de Novissen. On note la présence de Henri Gauret, Maire de Drucat-Le Plessiel, de Laurent Parsis, son 1er adjoint, et de plusieurs membres des Conseils Municipaux de Drucat et de Buigny. On note aussi celle de Jean-Paul Lescoutre, vice-président de Picardie Nature, d’Elodie Heren et Franck Moncomble représentant EELV, ainsi que les journalistes du « Courrier Picard » et du « Journal d'Abbeville ».

 

               1. Des informations sont d’abord données. Philippe Sallé explique le choix du lieu de réunion à Buigny-St Maclou, les deux communes étant également concernées. Il remercie la Municipalité d’avoir autorisé la réunion dans cette salle, et Claude Pelletier pour son lien très actif entre les deux communes. Les personnes présentes, les élus, les médias sont aussi remerciés. Puis il rappelle la création de l’association, cite ceux qui ont été nos partenaires depuis le début, et fait une rétrospective de l’année 2012, en choisissant mois par mois une « action-phare ». Il termine en expliquant les inquiétudes qui ont mené à écrire dernièrement une lettre au Sous-préfet. Le nombre d’adhérents atteint 1819 (…et on peut continuer à adhérer !). La pétition en ligne dépasse 32.800 signatures. Un vote organisé par le « Courrier Picard » désignera la personnalité marquante de Picardie Maritime pour 2012.

 

         Michel Kfoury prend la parole pour expliquer que le dossier a quitté le niveau régional (où il était « très bien ficelé par le promoteur ») pour atteindre, au niveau national, les Ministères, notamment celui de l’Ecologie. Ce dossier présente 2 points faibles : les surfaces d’épandage (1200 ha existent, au lieu de 2700) et l’emploi (dégradé par cette concentration). Pour ces raisons, le précédent Préfet, Michel Delpuech, qui avait pourtant tout pour signer, ne l’a pas fait. Bien entendu, si le cheptel est réduit à 500 vaches laitières, la surface d’épandage actuelle suffit. Cette idée étant remontée de la région vers le Ministère, nous avons interrogé le Sous-préfet. Mais bien qu’il ait le devoir de répondre, sa réponse (qui est lue à la salle) est fort décevante. L’association n’en restera pas là : une manifestation de portée nationale est prévue à Paris, début mars, au moment du Salon de l’Agriculture, en vue de protester face aux dérives aberrantes de l’élevage industriel.

 

                  Henri Gauret rappelle le soutien de la Municipalité de Drucat-Le Plessiel à Novissen. Encore moins informé que nous, il déplore l’absence totale de transparence. Il se propose d’interroger au prochain Conseil communautaire, et s’inquiète d’une refonte du dossier à 500 vaches. Laurent Parsis confirme les propos du Sous-préfet rapportés dans la lettre, et s’étonne que des élus (comme le Président de la Com’ de Com’) puissent prendre position en étant si mal informés (par exemple, sur les nitrates). H. Gauret et L. Parsis sont remerciés, car leur attitude (ajoutée aux actions de la population) contribue à bloquer le projet.

 

                  Claude Pelletier se dit heureux de voir que ses efforts pour distribuer des tracts et parler aux gens ont porté leurs fruits. Le Maire de Buigny devra cesser d’affirmer que la population de sa commune est favorable au projet.

 

         2. Puis commence un temps de questions/réponses (Q/R) avec la salle. Q : Mme Boistard, interviewée le 15 sur FR3, annonçait une décision imminente ? R : C’est imminent depuis un an ! Il n’y a rien de nouveau dans le dossier qui justifierait une décision maintenant. Toutefois, nous sommes globalement dans une situation de « passe-droit ». M. Kfoury, chiffres à l’appui, donne l’exemple des distances non respectées. Q : Y a-t-il desnuisances dans l’élevage d’Airaines (300 vaches environ) ? Lors d’une visite (annoncée), non. Mais les habitants sont heureux que cet élevage s’en aille ! Les nuisances sont intermittentes. Par exemple, les épandages dureront 6 semaines, au rythme estimé d’un  tracteur toutes les 6 minutes. Autre exemple : dans l’incendie du 14.12.12, dans la Marne, ont péri près de 3.000 cochons. Le cynisme est flagrant : pas de plan d’évacuation, qui coûterait trop cher (et d’ailleurs, techniquement impossible), on laisse brûler les bêtes. L’assurance (en argent public) remplacera le cheptel. Il faut tenter de visualiser ce que représentent 2000 bovins dans un hangar, et la nourriture dont ils ont besoin ! Q : Comment peuvent-ils menacer et rappeler le droit ? demande M. Lescoutre, avec le livre « Rose mafia 2 » à la main. Leur propre moralité est à examiner (y compris le rôle du Commissaire-enquêteur). Courage, nous ne sommes pas seuls. Q : Où est M. Mouton, Maire de Buigny ? R : En effet, il aurait pu participer à une réunion publique dans sa commune, et expliquer ses motivations. Au voyage en Allemagne, il tenait à rester anonyme. De même, où  était M. Dumont lors de la manifestation à Abbeville ? Celui-ci se positionne en faveur du projet (sans bien le connaître), et sans avoir l’honnêteté de dire ses réelles motivations. Certains font donc tout pour que ce projet aboutisse, mais sans jamais dire pourquoi. En fait, ce projet ne présente aucun intérêt, sauf pour le promoteur. Et encore, pas par le lait, qui ne supportera pas la concurrence des prix bas de Pologne et d’Ukraine. En fait, le lait est un prétexte pour installer un méthaniseur (qui, lui, sera rentable). Les agriculteurs, individuellement, sont hérissés par ce projet ; mais on ne les entend jamais. Q : Quelle est la taille moyenne des fermes picardes ? En France, où le troupeau moyen est de 50 vaches environ, il y a 5 très grosses fermes, dont 3 en Picardie. Q : Le lait ira-t-il à la VPM ? R : Non, la VPM ne sera pas cliente. Q : Et quelle qualitéde lait ? R : On ne peut pas médicamenter préventivement : cela passe dans le lait, et le rend inutilisable. Une vache malade recevra des antibiotiques pendant 2 jours. Au-delà, elle coûte trop cher à soigner, elle sera abattue…C’est de l’industrie, sans respect pour l’animal. Les quantités espérées sont énormes (70l/jour alors que la norme est 40-45). La sélection génétique fait qu’elles produisent 65 l/jour à Airaines (traites 3 fois/jour). Ce lait,  impropre à faire du fromage, peut  se retrouver dans des desserts lactés. Et la viande des vaches abattues ? Il est intéressant de voir que la population commence à s’intéresser à ce qu’elle mange. On dit que ces fermes sont l’avenir, c’est faux ! On les appelait les « fermes staliniennes ». Et si on compare avec l’Allemagne, comparons vraiment : un tel projet y serait refusé, déjà pour les tracteurs qui ne doivent pas, là-bas, emprunter les routes (or certains de nos sites d’épandages sont à 32 km !). En outre, le plus gros méthaniseur agricole allemand fait 0,9 MW (celui-ci 1,5). Q : M. Ramery a-t-il peur? Pourquoi des barbelés à sa maison ? R : Cette luxueuse maison était prévue pour accueillir des promoteurs intéressés par ce type de projet. Pour contrecarrer cette diffusion, notre espoir est dans une loi-cadre, promise par le gouvernement après la PAC (fin 2013 ?), imposant des distances proportionnées aux cheptels. La loi de 1988 ne prévoyait pas de troupeaux géants. Q : Comment peuvent-ils dire qu’il n’y aura pas de bruit, alors que les vaches meuglent privées de leur veau? R : Ils disent que le bruit sera couvert par celui (élevé) de la circulation routière ! Q : Les gros silos en construction ont-ils un rapport avec la ferme des 1000 vaches ? R : Ce vieux projet date de 8-10 ans, sans rapport, apparemment. Il est surprenant que M. Buisine ait voté contre ce projet pour un problème de circulation, alors que cette route est moins fréquentée que la D928. Q : Si ce n’est pas le lait, à quoi tient larentabilité du projet ? R : Il semble qu’il y ait 4,5 millions de subventions sur ce projet de 11à12 millions. En outre, le prix de l’électricité issue d’un méthaniseur agricole est fort intéressant, de même la fiscalité. D’où les efforts pour faire le passer en « agricole » ! Q : Pourquoi sommes-nous si peu informés ? R : Dans une étude sur la corruption, la France est mal placée (24e) par son manque de transparence. Tout est décidé d’avance. L’enquête publique n’est qu’une formalité. Et aucune importance si le dossier se contredit d’une page à l’autre (exemple avec l’eau potable ; autre exemple avec le Coderst qui a dit « oui » alors que, sur 13 Commissions, on a 7 « non » et 6 « réserves »). M. Riguet, Secrétaire Général, a toutefois été muté quelques jours après la réunion du Coderst. On dit que le méthaniseur est sans risque, alors que celui de Fresnoy-Folny (quasi neuf) a pris feu. Mais non-information ahurissante : les habitants sur place ignorent qu’ils ont un méthaniseur ! M. le Maire de Drucat est vivement remercié pour les feuillets informatifs distribués dans les boîtes aux lettres en août 2011. Sans eux, la ferme serait installée ! Q : Quelle est la position de Mme Boistard ? R :Elle se dit opposée, mais officiellement évasive. Elle communique peu. En dehors d’EELV et du Front de Gauche, la position des partis est confuse. A ce sujet, Elodie  Heren transmet un message de Barbara Pompili : celle-ci a reçu M. Ramery et lui a nettement répondu qu’elle ne porterait pas son projet. EELV suit de près le dossier, et sera à Paris pour la manif. M. Kfoury en profite pour remercier M. Boulogne pour sa position courageuse lors de la réunion du Coderst, et M. Manable pour la motion intéressante déposée à propos des méthaniseurs. Par ailleurs, France Bleu Picardie, en ping-pong entre Préfet et Sous-Préfet, déplore que ni l’un ni l’autre n’assume. Q : L’agriculture industrielle n’est-elle pas indispensable ? R : C’est une des questions posées par les étudiants (ISIGE, Agro Paris Tech) que Novissen a reçus. En effet, ce projet devenant un sujet d’études pour les ingénieurs de demain, il est gratifiant de pouvoir les renseigner. Or, l’étude de Marie-Monique Robin montre que le « bio » (qui acquiert une grande précision) peut fort bien nourrir la planète. M. Moncomble confirme que les agriculteurs sont victimes d’un système mis en place après-guerre, et prisonniers de leurs emprunts. Les consommateurs, eux, ont un énorme pouvoir de changement. Le problème n’est pas local, mais international. Mathieu Lhotellier, agriculteur, prend alors la parole. Il admet les effets cancérigènes des produits répandus. Mais « on fait attention », dit-il. Vu que ces produits sont mieux connus, et qu’ils imputent le revenu, on ne les déverse pas inconsidérément. Il n’est pas pour s’enfermer dans le « bio », peu solide selon lui. Son idéal est une ferme familiale, gérée en « bon père de famille ». La discussion s’engage sur les dangers des pesticides, dont certains abusent. Il reste choquant que M. Ramery installe son étable sur ses meilleures terres, en achètent d’autres au prix fort en empêchant les jeunes de s’installer, qu’il prétende « sauver » les éleveurs en rassemblant les troupeaux existants, enfin que les subventions favorisent les plus grosses exploitations. On rappelle la pièce de théâtre prévue à Drucat (12 et 13 janvier). La séance est levée à 23h.

 

 

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 Compte rendu de la première Assemblée Générale - 15 septembre 2012 -

 

         

Cette 1ère Assemblée Générale s’est tenue dans la grande Salle Polyvalente « Jean-François Lesueur » de Drucat-Le Plessiel, le 15 septembre 2012, à 10h. Tous les adhérents avaient été invités par courrier postal ou par mail. Quinze membres du Conseil d’Administration de Novissen sont présents (2 sont excusés). On note la présence de M. Henri Gauret, Maire de Drucat-Le Plessiel, de Laurent Parsis, 1er adjoint, et de plusieurs autres membres du Conseil Municipal, ainsi que celle de Patrick Thiery de « Picardie Nature », Lyacout Haïcheur d’EELV, Jean-Pierre Tétu du Conseil Général, et du journaliste du « Journal d’Abbeville ». Les 104 adhérents présents, munis de 165 procurations, ont pu émarger à l’entrée les listes préparées. Il y a donc un total de 269 votants. Aux murs de la salle sont exposés divers documents (historique des activités, photos, articles de journaux récents...). Des affiches, des panneaux, des bouquets de fleurs ainsi que des tableaux sur le thème de la vache complètent la décoration.

 

Philippe Sallé a reçu mission de coordonner l’ensemble de la réunion, et l’ordre du jour est le suivant :

1- Mot d’accueil et rapport moral par Michel Kfoury, Président de Novissen.

2- Lecture du compte rendu de l’Assemblée Constitutive par Mme Wable.

3- Compte rendu des activités de l’année écoulée par Marc Dupont, Secrétaire.

4- Bilan financier par Bérangère Gamain, Trésorière.

5- Budget prévisionnel par Christine Hurtevent, Trésorière-adjointe.

  6- Election du nouveau Conseil d’Administration.

  7- Perspectives d’avenir par Francis Chastagner.

  8- Questions diverses de la part des adhérents.

 

 1)- M. Sallé souhaite la bienvenue à tous, accueille les personnalités présentes en les nommant, et transmet les excuses de François Veillerette, Christophe Porquier et Barbara Pompili. Puis il donne la parole à Michel Kfoury. Celui-ci  remercie les présents ainsi que les nombreuses personnes qui, ne pouvant venir, ont marqué leur intérêt pour l'association en envoyant leur pouvoir. Quel chemin parcouru depuis l’enquête publique, dit-il ! Certes, ce n'’est pas encore la victoire totale, et il faut maintenir la vigilance. Mais le sentiment qui, selon lui, domine est la joie et la fierté : le projet n’a pas vu le jour ; et plus largement, le combat que nous menons préfigure un avenir plus humain et plus solidaire. Nous ne sommes pas seuls dans ce combat : la Good Food March européenne est au moment même devant le siège social de l’entreprise Ramery ! M. Kfoury termine en souhaitant joie et fierté dans le moment convivial qui suivra la réunion. M. Sallé s’adresse alors à la salle pour savoir si elle valide ce rapport moral. Il n’y a aucune opposition ni abstention. Ce rapport moral est adopté à l’unanimité des votants.

 

  2)- Mme Wable donne lecture du compte rendu de l’Assemblée Constitutive du 17 novembre 2011. Puis la salle, interrogée de la même façon, valide ce compte-rendu à l’unanimité.

 

3)- M. Dupont se dit alors embarrassé pour présenter un bref résumé des activités depuis la création de l’association, vu la densité de ce qui a été vécu ! Il invite, pour davantage de détails et un aperçu chronologique, à se reporter au site Internet ou à la petite exposition aux murs de la salle. Il choisit d’évoquer, en quelques mots, de façon synthétique, les 3 réunions publiques, les 11 manifestations (dont les 2 grandes à Abbeville et Amiens), les 3 envois massifs de lettres par les adhérents, les 44 entrevues avec des élus et divers responsables, les 60 dossiers d’argumentaires réalisés, les 55000 tracts distribués, les quelque 1600 mails traités par chaque membre du CA et leurs 19 réunions, les envois adressés aux adhérents par la Poste ou par mails dont 12 « Gardons le contact », l’activité des médias (30 articles de presse, 7 émissions radio et 10 télévisées), diverses autres activités telles que Salon de l’Agriculture, film, spectacle… et pour finir les 31250 signatures de la pétition mise en ligne. Il n’y a ni opposition ni abstention à ce rapport d’activités, qui est adopté à l’unanimité des votants.

 

4)- Mme Gamain prend ensuite la parole pour le bilan financier. Les comptes ont été arrêtés au 31 août. Il y avait à cette date 1770 adhérents, qui ont apporté 12657€ de cotisations (un bon nombre ayant donné plus que les 5€ demandés). Les autres recettes proviennent de dons. Mme Gamain énumère les principaux. Le total des recettes se monte à 15144€. Dans les dépenses, un poste important (1152€) concerne le courrier postal, et Mme Gamain    souhaite que les personnes qui ont une adresse-mail veuillent bien la transmettre : seules 2 personnes dans le CA ont accès à la liste de diffusion. En dehors de l’assurance, les autres dépenses concernent principalement la communication (banderole, affiches, panneaux, tracts, autocollants…). Le total des dépenses est de 4413 €. La différence (10730 €) se trouve sur le compte en banque de Novissen. Elle indique qu’un classeur contenant toutes les factures est à la disposition des personnes qui souhaiteraient le consulter, puis elle remercie M. Focquenoy pour ses conseils. M. Sallé signale que les membres du CA ont pris à leur charge leurs divers frais (notamment leurs déplacements- sauf celui de Paris), puis il  demande si des personnes souhaitent des renseignements complémentaires. En l’absence de questions, il demande s’il y a opposition ou abstention face à ce bilan financier. Celui-ci est approuvé à l’unanimité.

 

5)- Mme Hurtevent confirme alors la gestion prudente de la Trésorière, et évoque les grandes lignes du budget à venir. Elles sont difficiles à évaluer, car en cas de décision en faveur du projet, il peut y avoir les dépenses lourdes d’une procédure au Tribunal, pour lesquelles les assurances individuelles seront envisagées. Sinon, des dépenses incontournables vont, bien sûr, se renouveler. Mme Hurtevent les énumère, et les évalue à 3500 € environ. Quant aux recettes, on peut compter sur de nouvelles adhésions (moins nombreuses, cependant, qu’au cours de la 1ère année), et sur des dons spontanés. En cas de problème, un appel à dons sera fait aux adhérents. Une personne demande si le renouvellement annuel de la cotisation n’est pas source de recettes. Mme Hurtevent rappelle le principe adopté d’une cotisation initiale permettant d’entrer dans l’association. Puis, si nécessaire, les adhérents recevront des appels en fonction d’objectifs précis. Quand des adhérents renouvellent d’eux-mêmes leur cotisation, ils sont avertis de cette disposition. Ces considérations ne soulèvent pas d’autres questions, ni objections, et sont donc validées à l’unanimité par l’assemblée.

 

6)- M. Sallé procède alors à l’élection du nouveau Conseil d’Administration. Il lit d’abord la liste des candidats, en laissant à chacun le temps d’être identifié par l’assemblée qui applaudit chacun d’eux. Aux 17 personnes qui se proposent pour continuer l’aventure commencée, vient s’ajouter un candidat nouveau, Yves Le Diascorn, qui prend quelques instants pour se présenter. Puis ayant indiqué que cette équipe se présente de façon globale, M. Sallé demande s’il y a des oppositions ou des abstentions face à ce Conseil d’Administration. Constatant qu’il n’y en a aucune, le nouveau CA est élu à l’unanimité, et M. Sallé en profite pour remercier la Municipalité pour son soutien constant, et notamment pour le prêt des locaux permettant les réunions du CA.

 

7)- La parole est alors donnée à M. Chastagner qui évoque les perspectives d’avenir. Notre dossier est aux Ministères. Aux tables-rondes sur la biodiversité, on parle des Mille vaches. Nous devons maintenir une pression sociale. Il y a eu manifestation à Abbeville, puis à Amiens, si besoin la prochaine sera à Paris ! L’idée est reçue avec applaudissements. Et il faut aller plus loin : obtenir des lois interdisant la possibilité même de tels projets. A plus court terme, il y a la Good Food March, le lendemain et dans 4 jours. M. Chastagner en explique les objectifs et les modalités. Par ailleurs, vu le changement de personnel politique, de nombreuses entrevues seront à renouveler. Et si combat juridique il y a, on recevra le soutien du Cabinet Frison (qui est remercié pour son aide non rémunérée jusqu’à présent) et du Cabinet Lepage. L’ensemble est approuvé à l’unanimité. Un projet vient s’ajouter : une pièce de théâtre en préparation pour décembre. Enfin, les circonstances plus qu’inquiétantes de l’incendie du méthaniseur de Fresnoy-Folny sont rappelées, et MM. Gauret et Parsis apportent des précisions.

 

8)- Au moment des questions diverses, la parole est donnée aux personnalités. M. Thiery félicite Novissen pour son sérieux et ses actions. Il espère que la décision ne sera pas prise, obligeant ainsi le promoteur soit à attaquer l’Etat, soit à se décourager. Il nous conseille de tenir bon, malgré le poids national d’un tel enjeu. M. Tétu salue à son tour notre combat contre le gigantisme et l’industrialisation agricole. Une gestion sobre de l’énergie est au coeur de ses préoccupations. Il énumère les actions en cours dans ce sens. La réflexion, selon lui, doit se maintenir au niveau européen. Tous deux sont très applaudis. Laurent Parsis évoque les relations décevantes avec la Municipalité d’Abbeville. Plusieurs autres questions sont abordées. Celle qui demande la réponse la plus longue est posée par Mme Moreau du journal « Ch’Lanchron » à propos de l’attitude des agriculteurs.

Quand les questions sont épuisées, Michel Kfoury clôt la réunion : « Le combat continue avec vous et grâce à vous !». La séance est levée à 12h.

                                                                                   A Drucat-Le Plessiel, le 28 septembre 2012.

                                                                           Le Secrétaire,                                                 Le Président,

                                                                            Marc Dupont                                                 Michel Kfoury

En annexe : 1-texte du rapport moral.

2 -tableau récapitulatif des activités.

3 -tableau synthétique des recettes et dépenses.

4 -liste alphabétique des candidats élus au nouveau Conseil d’Administration.

 

 Annexe 1: rapport moral.

 

Bonjour à tous et toutes. Et merci d’être là pour cette 1ère Assemblée générale de l’association NOVISSEN.

Et je voudrais dire merci aussi à tous ceux qui n’ont pas pu venir, mais qui ont transmis leur pouvoir. En faisant ce geste, ils expriment que l’association est importante à leurs yeux, qu’ils s’y intéressent, qu’ils la soutiennent. Bienvenue donc à vous, adhérents présents, et à ceux que vous représentez !

 

L’association NOVISSEN n’a pas encore un an, puisqu’elle est née en novembre dernier. Mais quand on regarde le chemin parcouru, je crois qu’on peut être vraiment ému. A cette époque-ci, l’an dernier, nous en étions à écrire dans le registre de l’enquête publique. Que pouvions-nous faire, habitants isolés de deux toutes petites communes, face à un adversaire aussi puissant, aussi bien organisé ?  On était tous en colère, mais déroutés, démunis. ….Et un an plus tard…les médias parlent de nous au niveau national. Le dossier est sur le bureau des Ministres. Il n’y a pas de date pour la décision. Les travaux n’ont toujours pas commencé ! Entre les deux… que de moments il a fallu traverser ! Nous en écouterons tout à l’heure une brève rétrospective.

 

Bien sûr, on aurait préféré fêter aujourd’hui une victoire complète. Partager ensemble l’enthousiasme et l’énorme soulagement d’être enfin débarrassés de cette menace qui nous exaspère! Mais non, à ce jour, le problème est toujours là. Selon Jean-François Cordet, le nouveau Préfet de la Région Picardie, le dossier est encore en phase « d’instruction ». Nous ne sommes pas dupes, la réelle phase d’instruction est dépassée depuis longtemps. C’est une manière de dire qu’il y a des problèmes, et qu’ils ne trouvent pas l’issue. Le projet peut voir le jour, peut-être d’une manière insidieuse. Restons vigilants, et maintenons-nous dans la lutte.

 

Mais, malgré cette situation d’attente, je crois que le sentiment qui peut dominer aujourd’hui, c’est la joie et la fierté. Joie d’avoir réussi ce qui était loin d’être évident au départ. Combien de gens nous ont répété que ce n’était pas la peine de lutter, qu’il était im-pos-si-ble de gagner. C’est sûr qu’avec des gens battus d’avance, et en ne faisant rien, l’étable géante, là-haut, fonctionnerait en ce moment. Courage ! On n’a peut-être pas gagné, mais on n’a pas encore perdu ! J’aimerais dire aussi la joie et la fierté dans la manière dont les choses se sont passées. Les membres du Conseil d’Administration ont donné sans compter leur temps et leur énergie, avec leurs capacités, toute leur bonne volonté, de façon vraiment solidaire. Mais ce n’était pas suffisant, il y a eu de votre part, un élan de soutien très fort. On en est au chiffre impressionnant de 1770 adhérents ! Et chaque fois qu’une action était décidée, beaucoup de personnes répondaient à l’appel. Impossible de ne pas voir  le rejet exprimé par la population. C’est la conjonction d’une équipe déterminée et d’un soutien massif qui fait la force de notre association. Il faut que cela continue !

 

Fierté aussi car nous sommes dans le cours de l’histoire du côté de l’avenir. On ne peut plus laisser tout le pouvoir se concentrer dans les mains de quelques-uns. On en voit les ravages sur l’environnement et sur l’emploi. Certains disent que notre combat est emblématique ! C’est vrai ! Si le grand nombre décidait, c’est le bien-être général, et l’emploi pour tous, qui guideraient les décisions, et non le profit d’un seul. Actuellement, on l’a vu, hélas, le fonctionnement de notre prétendue démocratie est indigne. Si nous gagnons, ce sera le refus de cette grosse fortune qui veut se tailler un empire quasi féodal. Ce sera l’affirmation que nous voulons un travail valorisant pour tous, le respect du cadre de vie, la santé des bêtes et des gens. Et nous ne sommes pas seuls à demander cela ! Au moment même où je parle, une des branches de la Good Food March a choisi de passer devant le siège social de l’entreprise Ramery, à Erquinghem-Lys, dans le Nord. Et la Good Food March est un mouvement européen, qui sera dans 4 jours à Bruxelles !

 

Tout cela a changé l’atmosphère de nos villages. Lutter ensemble nous a rendus plus proches les uns des autres, plus humains, plus chaleureux. C’est pourquoi nous avons prévu, après l’indispensable travail de l’AG, un pique-nique en commun, pour que nous puissions déjà vivre ce qui fera un avenir meilleur : détente… joie… fierté… et convivialité ! Merci à tous !

 

Annexe 2 : tableau récapitulatif des activités.

 

Annexe 3 : tableau synthétique des recettes et dépenses. 

 

 

 

Annexe 4 : liste alphabétique des candidats élus au nouveau Conseil d’Administration.

CHASTAGNER Francis                    FOURNIER Régis                                 LE DIASCORN Yves

DEFRANCE François                        GAMAIN Bérangère                            LEFEBVRE Georges

DUBOIS Claude                                 GUILLOCHON Annie                          PELLETIER Claude

DUPONT Marc                                   GUILLOCHON Michel                        PINOT Lucien

FARCY Hervé                                     HURTEVENT Christine                      SALLE Philippe

FLAUTRE Claudine                           KFOURY Michel                                 WABLE Gilberte

 

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Compte rendu de la seconde réunion publique - 21 mai 2012 -

 

Dans la grande salle de la Salle Polyvalente « Jean-François Lesueur » de Drucat-Le Plessiel, à20h, 160 personnes environ se sont réunies, ainsi que le bureau et les membres du Conseil d’Administration de Novissen. Dans l’assistance, on note la présence de Laurent Parsis, 1er Ajoint au Maire de Drucat-Le Plessiel, d’Yves Maquinghen de "Picardie Nature", de Franck Moncomble et Lyacout Haïcheur, candidats EELV aux législatives, ainsi que les journalistes du « Courrier Picard » et du « Journal d'Abbeville ».

1-Philippe Sallé souhaite la bienvenue à tous, et s’enquiert des communes représentées : on applaudit plus particulièrement les personnes venues de loin. Puis il interroge la Trésorière pour connaître le nombre actualisé d’adhérents : 1603. Il récapitule alors les faits survenus depuis la première réunion publique du 9 janvier : deux temps forts ont été l’action des 1000 lettres et la manif du 18 février. Mais d’autres actions ont eu lieu, relatées en continu par la presse, qui est remerciée. Il mentionne aussi les très nombreuses entrevues avec les responsables locaux, entre autres Messieurs Mathon, Buisine et Dumont, dont on a attendu, en vain, le soutien : une lettre de leur part nous a appris que leur avis serait celui du Coderst. Le vote émis par cette commission, à une très lourde majorité en faveur du projet, a créé un choc. Mais la dynamique a repris en mai avec divers soutiens de renom, la Foire Agricole et le succès d’une pétition récente. P. Sallé rappelle que tout ceci a demandé beaucoup de travail et d’entraide au sein de la petite équipe du CA, qui reçoit alors les applaudissements. On avait, pour conclure, prévu de féliciter symboliquement le 1500e adhérent, mais celui-ci n’a pas pu venir.

2-La parole est donnée à Michel Kfoury. Trois axes nous sont favorables, dit-il. La mobilisation sociale et le combat médiatique ont été des succès. Sur le plan technique, le dossier contient des failles importantes. Mais sur le plan politique, nous nous heurtons à une telle mauvaise foi qu’à l’évidence, on n’est pas dans « un état de droit, mais de passe-droit ». Les deux seuls arguments avancés en faveur de l’intérêt général (C’est l’avenir de l’agriculture française ! C’est un moyen de lutter contre les gaz à effet de serre !) ne tiennent pas à l’analyse. Quant au vote du Coderst, il est aberrant. Ces représentants (qui nous ont été présentés comme des « experts ») n’ont eu le dossier que 5 jours avant le vote. Ils n’ont tenu aucun compte de l’avis des autres Commissions (7 contre, 6 avec réserves, 0 pour). Ils ont entendu M. Riguet (Secrétaire Général) leur affirmer que les réserves avaient été levées, ce qui est faux. Tout débat a été refusé sur les questions posées par l’Adjoint au Maire et Novissen, mais le Coderst a pu entendre longuement le promoteur. Ses membres ont subi des pressions inadmissibles, et certains n’assument même pas leur vote ! M. Kfoury signale diverses autres absurdités et contradictions, et conclut qu’il ne ressent aucune estime pour des personnes qui se prêtent à un fonctionnement pareil. Comme le Préfet ne semble pas au courant de ce qui se passe réellement (l’entrevue du 21 février l’avait déjà montré), Novissen a pensé nécessaire de lui écrire une lettre au sujet de ce vote. Mais le Préfet reste muet face aux questions déjà posées le 21 février, et face aux lettres récemment envoyées. Il se dit tenu par le « devoir de réserve » à cause des législatives. En tout cas, si le dossier est accepté, ce sera sous la pression de personnes influentes. Mais le vent peut tourner : M. Riguet a été muté 3 jours après le vote du Coderst, sans raison connue. De notre côté, nous recevons des soutiens tels que celui de Yann Arthus-Bertrand, de José Bové, des élus EELV et leurs nouveaux candidats, de même pour le Front de gauche, et récemment celui de M. Decayeux, et peut-être celui de la candidate socialiste envoyée de Paris. M. Kfoury termine en insistant vigoureusement sur la nécessité que le 23 juin à Amiens soit un franc succès.

Un intervenant demande ce que fait la SAFER face à l’accaparement des terres. Claude Dubois lui répond qu’elle ne peut pas intervenir, car ce sont des parts de sociétés qui sont vendues. Un autre demande qui, au juste, prend les décisions. Il lui est répondu : le Maire de Buigny-St-Maclou pour la ferme, le Préfet pour le méthaniseur.

3-Francis Chastagner propose ensuite des actions pour le mois de juin. Pour maintenir la pression sur Abbeville, il évoque la « ronde des indignés des 1000 vaches », en décrit les modalités sur 3 samedis, et en explique rapidement l’origine. Pour la manif du 23 juin, il y aura affichage et tractage. Des bus (5€ A/R) peuvent être retenus, encore faut-il s’inscrire. En plus des associations déjà venues (par exemple, L214, la Confédération Paysanne), nous aurons en renfort les AMAP et les journaux (Fakir, Le Canard enchaîné …). Une motion sera déposée chez le Préfet. Les personnes dans la salle expriment leur accord. Claudine Flautre complète ces actions avec l’Atelier des Peintres qui vendra des tableaux au profit de Novissen les10 et 17 (jours de vote), et elle propose, lors du Tour de France, une nouvelle « ronde » d’hommes-sandwiches.

4-La parole est donnée aux personnalités présentes dans la salle. Yves Maquinghen dit connaître bon nombre d’ingénieurs : aucun n’est pour un tel projet. Il dit son admiration pourla cohésion de l’équipe, la qualité du travail, le nombre étonnant de 1600 adhérents en 7 mois. Même si l’avocat a demandé de ne plus parler de problèmes techniques, il conseille de ne pas abandonner cet aspect : le Préfet aura besoin d’argumenter son refus, faute de quoi M. Ramery peut l’attaquer. Enfin, il encourage l’association à tenir bon, même si le combat se prolonge.

Lyacout Haïcheur déclare ce projet « emblématique » : c’est exactement l’agriculture qu’on ne veut plus, et c’est un véritable déni de démocratie quand on voit certains grands élus rester sourds face à la mobilisation impressionnante qui s’est faite. Des actions sont en effet nécessaires. Franck Moncomble acquiesce. Ph. Sallé montre l’intérêt marqué des médias avec Périco Légasse, RTL, « Le Parisien » chaque semaine, des cinéastes Belges. Le problème n’est plus local, ni même national. Les Allemands montrent clairement leur refus de cette agriculture. F. Chastagner suggère malicieusement un voyage organisé pour les rencontrer dans leur lutte !

Laurent Parsis félicite toute l’équipe pour son travail, et l’encourage à continuer. Il rappelle que son soutien se fait en plein accord avec M. Gauret. Il souhaite vivement un crescendo visible le 23 juin.

5-Vient le moment des questions diverses. Un agriculteur propose la dégustation de petits cubes de camembert au lait cru, présente son travail et ses multiples difficultés, par exemple les frais d’analyse du lait. Il refuse la rengaine : « Le bio n’est pas possible », et se plaint de la FNSEA qui asphyxie les campagnes.

Ph. Sallé ne voit pas quelle confiance on peut accorder à M. Ramery, et présente à la salle le livre « Rose Mafia ». M. Kfoury apporte des informations complémentaires sur le virus de Smallenberg et le botulisme chronique (la bactérie est réactivée dans les épandages). Cet aspect sanitaire embarrasse le Préfet, d’autant plus que les vétérinaires ne se prononcent pas. La population a pourtant droit au principe de précaution !

Michel Guillochon signale que l’occasion se présente d’interpeller les nouveaux Ministres de l’Agriculture et de l’Environnement sur les futures orientations. Le 23 doit montrer un grand mouvement populaire régional, ce qui permettra de passer au cran supérieur, et d’exiger l’abandon total et définitif du projet.

Un intervenant d’Amiens demande des affiches à déposer chez les commerçants, et des tracts à distribuer sur les deux marchés qui vendent des produits de la ferme à une clientèle déjà ciblée. Uneautre conseille de lancer une pétition avec Cyberacteurs. Une pétition est déjà en cours, mais si elle veut s’occuper d’une seconde, elle le peut. Une autre personne souhaite savoir ce qui est fait contre la décision du Maire de Buigny. M. Kfoury lui répond qu’un recours sera déposé dès la parution du permis de construire. Mais ce recours n’étant pas suspensif, les travaux pourront commencer. Claude Pelletier signale qu’il surveille avec soin la parution de ce permis, et que le Maire de Buigny se montre plus pondéré.

M. Kfoury apporte des compléments d’informations sur les deux « vides juridiques » que M. Ramery utilise à son profit : la méthanisation est subventionnée si elle est agricole, mais à quelle puissance passe-t-elle en industriel ? Le projet se situe habilement dans l’entre-deux. Il n’y a pas non plus de précisions suffisantes en France sur l’éloignement des habitations selon le cheptel et la puissance (en Allemagne et en Espagne, le projet serait refusé).

Un intervenant interroge sur la gestion de l’eau. On en reste aux conjectures avec le forage. Les eaux usées seront, elles, récupérées par le méthaniseur. Un autre évoque les fosses septiques, mais sans rapport avec M. Ramery.

Ph. Sallé évoque alors le problème de la SCEA : en ce moment, un agriculteur veut la quitter, il ne peut pas. Par contrat, son départ est soumis à un vote. La Chambre d’Agriculture cherche une issue. Le fait est significatif : les associés de M. Ramery sont et seront des salariés ligotés, non des agriculteurs libres.

Un intervenant demande quelle est la position de la FNSEA. Il lui est répondu que sa position est mitigée. Ils sont contre l’attitude de M. Ramery, qu’ils qualifient de « prédateur »,mais il est le plus gros cotisant de la Somme. De plus, ils craignent par jurisprudence le blocage futur de toute initiative à cause des « écolos ». M. Guillochon, convaincu qu’il faudrait le soutien des agriculteurs, demande qu’on cherche des points de convergence avec eux, mais reconnaît que c’est difficile : le monde agricole est traversé de contradictions.

F. Chastagner rappelle un fait inadmissible : le représentant des Consommateurs a voté pour le projet au Coderst. Il propose aux abonnés de la revue « Que choisir » de résilier leur abonnement comme il l’a fait, et de demander des explications écrites. Une intervenante souhaite la présence de jeunes le 23 juin, car c’est leur avenir qu’on prépare.

La réunion se termine vers 22h30. Quelques personnes abordent les aspects pratiques des décisions prises

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Compte  rendu de la première réunionpublique - 09 janvier 2012 -

 

Dans la grande salle de la Salle Polyvalente « Jean-François Lesueur » de Drucat-Le Plessiel, à 20h, l’assistance est nombreuse (environ 250 personnes). Le bureau et les membres du CA de Novissen sont présents, ainsi que des invités : MrsPatrick Thiery, Régis Delcourt, J.P Lescourt de « Picardie Nature », François Cosserat du MNLE (Mouvement National de Lutte pour l'Environnement), Mrs Sylvain Cocquempot, Didier Findinier, Mathieu Glorian de la Confédération Paysanne Nord-Pas-de-Calais, Franck Moncomble d’Europe Ecologie. Les médias sont présents avec « Le Courrier Picard » et « Le Journal d'Abbeville ».

L’ordre prévu pour les interventions est le suivant : Philippe Sallé – Michel Kfoury –Francis Chastagner - Patrick Thiery – Mathieu Glorian – François Cosserat – Franck Moncomble –Henri Gauret – des cultivateurs – enfin les questions du public.

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Philippe Sallé remercie la nombreuse assistance, et énumère les communes représentées. Il rappelle l'origine, l'objectif, et la croissante impressionnante de l’association depuis l’Assemblée Constitutive du 17 Novembre. Il remercie tous ceux qui se sont investis, avec énergie, avec conviction, pour garder « nos vies saines ». Il remercie également les médias, partenaires indispensables. Les responsables politiques ne pourront plus continuer de rester sourds à cette mobilisation, notamment à l’aube de nouvelles élections. Bérangère Gamain, interrogée, confirme que Novissen approche ce soir des 950 adhérents, et elle en profite pour rappeler l’importance de donner une adresse-mail quand on en a une, en vue de recevoir, sans frais postaux, des informations régulières (et parfois urgentes). Philippe Sallé présente alors les 6 membres du bureau, mais les autres membres du CA, dit-il, donnent tout autant leur temps et leurs compétences pour les diverses tâches, qui vont de la gestion du site aux multiples rendez-vous avec les personnalités, l’avocat, les médias… Pour présenter les principales actions déjà menées par Novissen, il laisse la parole au Président.

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Michel Kfoury rappelle ce que l’association a déjà réalisé, tant pour son fonctionnement (déclaration, constitution du CA, assurance, compte bancaire…), que pour la diffusion des informations en direction de la population (distribution de tracts, d’invitations, campagne active d’adhésions, création d’un site Internet, articles ou reportages par les médias, mise en place de panneaux …). La lutte s’est déjà située sur le plan juridique : avec l’appui de notre partenaire, « Picardie Nature », et son président Patrick Thiery, un recours a été adressé au Préfet contre l’enquête publique le 5 décembre. Maître Frison, avocat-conseil spécialiste de l’environnement, suivra le dossier. La Municipalité de Drucat-Le Plessiel a, elle aussi, adressé une réclamation contre les conclusions de l’enquête publique, au Préfet et au Président du Tribunal Administratif. Par ailleurs, Novissen a activement contacté les élus pour recueillir leurs avis, notamment Olivier Jardé et Gilbert Mathon, députés, ainsi que Nicolas Dumont, Maire d’Abbeville et Président de la Communauté de Communes. M. Kfoury rapporte l’essentiel de ces entrevues. En outre, une délégation, accompagnée d’une bonne quarantaine d’adhérents,a été reçu par M. le Sous-Préfet. Le Préfet d’Amiens, quant à lui, par l’intermédiaire de son Secrétariat, a promis de nous recevoir avant de prendre sa décision. Si une pression devient nécessaire, il faudra être nombreux à nous déplacer sur Amiens. « Je compte sur vous. J’ai confiance en vous. Rien nous arrêtera jusqu’au rejet de ce maudit projet » dit pour finir M. Kfoury.

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Puis Francis Chastagner expose les arguments qui ont permis de refuser les grandes fermes laitières dans le contexte anglo-saxon. En trop grand nombre, les vaches ont un comportement anormal : elles perdent leurs repères, risquent de devenir agressives. L’enfermement nuit à leur santé (boiteries, maladies infectieuses avec contagion ingérable, entraînant l’abattage …). La sélection génétique de vaches à haut rendement multiplie les mastites, abaisse leur fertilité, cause de multiples problèmes digestifs : pour produire davantage, il leur faut des céréales qui créent des fermentations. Comme elles mangent jusqu’aux limites du possible, leur besoin de repos est compromis. Les divers articles de lois de 2006, 2007, 2009, relatifs au bien-être animal, font douter de la légalité de ces fermes-usines. Les risques concernant l’environnement sont aussi graves : les fuites accidentelles souillent l’eau du sous-sol ; le gaz ammoniaque apporte les pluies acides ; les bioaérosols (particules contenant des organismes vivants et des toxines) créent des problèmes respiratoires et cardiaques, sans compter la prolifération de bactéries résistantes, les Escherichia coli, les salmonelles, les parasitoses intestinales… Les preuves s’accumulent : une très forte densité de bovins fait courir des risques graves à la santé humaine. Les inquiétudes de la population sont légitimes, et doivent être prises en considération.

Dans un second temps, Francis Chastagner propose une action, concrète et facile, nommée « 1000 lettres contre 1000 vaches »: il s’agit d’envoyer des lettres en grand nombre au même moment, pour créer un impact sur le destinataire. Chaque adhérent ou sympathisant pourrait donc envoyer deux lettres, si possible manuscrites, à une semaine d’intervalle, les 11 et 18 janvier, à Monsieur Michel Delpuech, Préfet de la Région Picardie. Ces lettres pourront être personnelles, ou s’inspirer des exemples fournis sur les feuilles distribuées dans la salle (les adhérents qui ont donné leur adresse-mail recevront ce document). M. Chastagner interroge alors les personnes présentes sur leur volonté de participer à cette action. La réponse à mains levées est massive, et semble même unanime.

Le Président donne alors la parole aux intervenants invités.

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Patrick Thiery trouve excellente l'idée du courrier, et précise l’adresse du Cabinet du Préfet. Il approuve le choix du cabinet Frison, avocat avec qui « Picardie Nature » travaille également.

« Je voudrais, dit-il, souligner l'incohérence des politiques publiques ». En 2015, on doit atteindre une bonne qualité des eaux. Des aides publiques visent à augmenter les surfaces en herbe. Or, dans ce projet, la culture du maïs fourrager, les traitements chimiques, les épandages vont polluer les nappes. Comment comprendre aussi que les zones vulnérables au nitrate (où il est interdit d’épandre) soient définies dans le Nord de la France, sauf à partir d' Airaines et jusqu'à l'ouest d'Abbeville ? Comment comprendre que le Préfet travaille avec le Conseil Régional à l'élaboration d'un dossier "Climat-air-énergie", où il est prévu (p. 143) d'augmenter le temps de pâturage pour réduire le temps passé sur litière, et que le même Préfet s’apprête à signer le projet de M. Ramery qui va à l’opposé ?

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Michel Kfoury passe la parole à Mathieu Glorian, qui évoque un projet récent de 4000 porcs près d'Hazebrouck. Si votre action de 1000 lettres, dit-il, ne porte pas ses fruits, avec une manifestation de 1000 personnes devant la Préfecture, votre RV sera obtenu dans la demi-heure ! Il conseille d’aller vers les agriculteurs pour mieux les connaître. Nos vaches, devenues « granivores », consomment davantage de soja importé d'Amérique du Sud que d’herbe ou de foin. Or le lait des vaches nourries au maïs d’ensilage est moins bon pour notre santé, car l'herbe, plus complexe, plus diversifiée, produit naturellement des omégas 3 et 6, qu'il faut ensuite ajouter au lait. Depuis l’après-guerre, les politiques agricoles vont dans ce sens : aide de 400€ pour l’hectare de maïs, 50€ pour l’herbe. Théoriquement, les préfectures devraient interdire de retourner les pâtures, pour préserver la qualité des nappes d'eau, mais elles n’ont pas les moyens de faire respecter cette directive. Si on voulait élever en pâtures 1000 vaches, il faudrait de très grandes étendues. Mais à parcourir de telles distances, les vaches n’auraient plus le temps de manger, ruminer, se reposer. La taille d'un élevage est donc limitée. Impossible de faire de l'intensif en production laitière en respectant l’animal et l'environnement. Le problème est aussi social : produire davantage de lait avec moins d'actifs. Cette hémorragie de main d’œuvre date de loin, et la concentration continue d’être désastreuse pour l'emploi. C’est au consommateur de faire attention de ne pas acheter les aliments industriels. Il en va de sa santé, et de son argent. Car lorsqu’il faut abattre les cheptels infectés, c'est l'Etat, donc le contribuable, qui indemnise à hauteur de la valeur économique de la bête. Le contribuable est-il prêt à payer le remplacement des 1000 vaches de M. Ramery ? Il vaut mieux 10 élevages de 100 vaches ou 20 de 50 : en cas de problème, cela coûte moins cher à la société.

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La parole est alors à François Cosserat. « Ce qu'on nous offre là, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire ». Mais le Tribunal Administratif (TA) et le Préfet n’entendront pas ces arguments-là. Ils appliquent la loi, et M. Ramery a bien dit : "J'ai le droit pour moi !" Or il faut montrer qu’il y a détournement, manipulation de la loi. En effet, quand il y a cogénération (récupération de la chaleur), on vend plus chèrel’électricité produite. Le surcoût payé au producteur est facturé au consommateur (c’est la CSP, Contribution au Service Public, en haut de nos factures). En contrepartie, cette récupération de chaleur est utile au consommateur. Or ici, elle va chauffer les étables ! Jadis, c’était les vaches qui chauffaient les hommes. Le propriétaire du projet reçoit donc de l'argent pour son profit personnel, et n’offre rien d’utile en contrepartie. C'est une justification technique fausse, donc attaquable devant un TA.

Autre point : le bilan carbone n'a pas été fait, et il est certainement négatif. Des prairies retournées feront des tonnes de CO² dans l'atmosphère. Les engrais azotés nécessaires pour nourrir ces vaches en hors-sol vont produire beaucoup de gaz à effet de serre. Ce qui sera récupéré au niveau du biogaz, c’est bien peu. Il faut transmettre une argumentation étayée, des données précises à un juge du TA pour qu’il ait vraiment les moyens de prendre position contre le projet. Il faut continuer, on vous aidera au maximum.

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M. Kfoury passe la parole à Franck Moncomble. Selon lui, l’essentiel a déjà été dit ce soir. Vous avez notre appui, nous relaierons vos actions. Bravo pour ce que vous faites, continuez !

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Henri Gauret, invité à s’exprimer, dit que la Municipalité n'a plus désormais à prouver son soutien à l'association. « Depuis 40 ans, dit-il, que je suis à Drucat, je prends mon lait à la ferme. Son goût n'est pas terrible, quand les vaches sont nourries au soja ». La Municipalité n’a pas eu, comme Novissen, à attendre un RV avec le Préfet. Mrs Gauret et Parsis seront reçus le 17 janvier.

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La parole passe à trois cultivateurs, dont deux appartiennent à l'ABP (Agriculture Biologique de Picardie).

Le premier dit qu’il est contre ce projet, et remercie ses collègues du Pas-de-Calais d'être là. Il est déçu, et comprend mal le manque de réactions de la part de ses collègues et des syndicats. Pourtant, ils en parlent entre eux.

Le second dit : « ça fait des années qu'on en parle… ça nous pourrit la vie… Des jeunes qui veulent s'implanter abandonnent, par peur de Ramery et de sa capacité financière….Ces gens prêts à tout pour arriver à leurs fins nous terrorisent. Le changement viendra du consommateur, quand il choisit ce qu’il veut manger. Les politiques, on ne les entend pas (sauf en avril prochain), c’est choquant. En sortant de l'école, j'étais sûr d'y arriver, et puis, ma situation s’est dégradée. Mes coûts de production augmentent sans cesse. Oui, les laitières à haut rendement sont peu fertiles : alors, aux USA, ils s’acharnent à chercher des croisements pour y remédier ».

Le troisième dit qu’il voit depuis 10 ans les panneaux Ramery le long des routes. On a le droit d'entreprendre, mais M. Ramery le fait au détriment des autres. Il a beaucoup d’argent, beaucoup de juristes, ça va être dur. Mais Gandhi a dit qu'un homme debout était plus fort que 1000 hommes assis. J'ai vu un méthaniseur en Allemagne, ça ne fonctionne pas qu'avec du lisier. Avec 300 vaches pour 120 maisons, chaque jour il fallait ajouter 2 tonnes de céréales. Alors, quel est le bilan ?

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Michel Kfoury intervient : on nous dit qu'on est fou de vouloir combattre M. Ramery, vu sa puissance. Mais on défend nos droits ! C’est vrai que les élus ne nous aident pas, on ne les voit qu’au moment des élections. Mais si onest 1000, bientôt 1200, voire plus, on peut faire valoir ces droits. Il faudra bouger et agir tous ensemble.

Une personne propose de médiatiser davantage la lutte en invitant une personnalité connue comme José Bové, et profiter des campagnes présidentielles et législatives.

Michel Guillochon acquiesce. L'objectif est d’abord une manifestation à Abbeville, puis sans doute un fort rassemblement à Amiens lors du RV (que nous attendons toujours) avec le Préfet, ou lorsqu’il prendra sa décision.

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Un agriculteur ayant déjà pris la parole, revient sur l'absence des agriculteurs. « Ramery est en train de faire avec eux ce qui s'est fait avec les petits commerçants il y a quelques années. Ils devraient réagir, pour la survie de leurs enfants et petits-enfants. Il faudrait taper à leur porte et leur demander de venir ».

Claude Dubois lui répond : c’est vous qui êtes les mieux placés pour contacter vos collègues et vous regrouper. Merci d’être une dizaine dans la salle. Mais quand une majorité d'agriculteurs se mobilisera, le Préfet devra réfléchir.

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Un agriculteur Bio intervient : « Depuis l'après-guerre, on est dans une logique "guerrière". Chaque agriculteur est l'ennemi de son voisin. Une terre est "libre", on se bat pour l'avoir. On est continuellement obligé de s'agrandir pour survivre, on est entré dans le système. Bientôt, un seul agriculteur par village restera debout. L'exploitation familiale et l’école d'agriculture n’ont pas préparé à cela. Les consommateurs n’ont pas conscience de leur pouvoir pour changer les choses. Boycottez les produits, vous verrez ! Il faut réapprendre aux cultivateurs qu’ils sont les gardiens de la terre, le métier le plus important. Ils devront changer. Ils en sont capables ».

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« Je connais de jeunes agriculteurs inquiets de se retrouver au pointage, et qui ne se mobilisent pas » dit Michel Kfoury. Mathieu Glorian lui répond que les agriculteurs respectent le droit d'entreprendre. Ils peuvent considérer le projet Ramery comme une expérience, mais qui n’a pas à devenir une référence pourl'élevage français. Celui-ci doit permettre la survie décente d'un maximum d'exploitations et l'installation des jeunes. Prôner la liberté d'entreprendre, oui, mais sans régulation, ce sont quelques-uns qui concentrent le pouvoir au détriment du plus grand nombre. La Chambre d'Agriculture est dominée par la FNSEA dont les dirigeants, ultra-libéraux, tirent leur épingle du jeu dans ces projets gigantesques.

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Quelques courts témoignages suivent, concernant des vaches avec leurs veaux à Eaucourt, le continuel achat de terres par M. Ramery, les algues vertes possibles en Baie de Somme, la bonne impression faite par la délégation de Novissen chez le Sous-préfet, un échec en Allemagne de ce genre de ferme. Des questions sont posées, par exemple sur la possibilité de se procurer des logos (qui seront bientôt en autocollants).

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Michel Kfoury rappelle que, en tant que médecin, il a été chargé par le Préfet d'étudier l'épizootie lors de la grippe aviaire, et il connaît le problème des antibiotiques. Il demande s'il y a un vétérinaire dans la salle.

M. Buissart prend la parole au sujet des antibiotiques. Le lait est très contrôlé. En présence avérée d'antibiotiques, le lait est refusé. Il y a baisse du revenu, ce que nul ne souhaite. Il n'y aura donc pas d'antibiotiques dans le lait. Une personne proteste assez vivement.

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Michel Kfoury cite l’exemple récent d’Hornoy-le-Bourg, où, pour cause de tuberculose, le cheptel a été abattu. Dans la ferme de M. Ramery, ce sera donc 1750 bêtes à abattre ? Car contrairement à l’Allemagne, les bêtes seront ensemble. M. le Sous-Préfet a répondu : C'est son problème ! Vraiment ? Qui paye pour subventionner cet élevage ? Nous. Qui paye pour l’indemniser en cas d’épidémie ? Nous. Ensuite, le méthaniseur pourra fonctionner avec les boues des stations d'épuration. Michel Kfoury souhaite présenter ce méthaniseur, véritable entreprise industrielle par la quantitéd’électricité produite, par la multiplication des intrants (ce qui le classe hors-normes), par la surface des cuves et la quantité de gaz produite (notamment l’H2S, aux effets mortels). On pourrait donc s’attendre à des contrôles stricts, comme en Allemagne où ce secteur est considéré comme industriel. Or, ce seront de simples contrôles déclaratifs effectués par le promoteur lui-même ! Les surfaces d'épandage aussi font problème. M. Ramery n’a a pas les 1200 hectares annoncés, encore moins les 2700 nécessaires. Il dit que les agriculteurs attendent son digestat. C’est loin d’être sûr, vu sa composition aléatoire. Et que penser de ces épandages sur la qualité de l’eau ? Il y a 3 ans, à Drucat, le pompage fut interdit, la qualité était déjà problématique. Les risques cancérigènes des fumées rejetées seront, selon M. Ramery, « acceptables » ! Quel est donc ce nombre « acceptable » de victimes ? En fait, aucune étude sanitaire et toxicologique n'a été faite. M. Ramery se base sur une étude faite sur 4 mois, en 2011, dans un contexte différent. De même, les nuisances sonores lui paraissent sans importance, puisque, selon l’enquête, il y a déjà beaucoup de bruit à cet endroit. Quant au trafic routier, que penser des engins s’intégrant sur des axes déjà saturés ? Que penser aussi de la proximité de la piste d’atterrissage ? A cet endroit, il y a presque 5 ans, un avion de tourisme anglais s’est écrasé. Enfin, bien évidemment, les grosses cuves, la cheminée avec la torchère brûlant l’excès de gaz, et les 9 bâtiments abritant l’élevage auront un effet néfaste sur le patrimoine local, et le développement du tourisme à la porte de la Baie de Somme, au cœur du Parc Régional prévu.

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Georges Lefebvre précise les risques liés à la circulation sur la D928. Dans les vastes plaines Allemandes, les engins agricoles circulent uniquement à travers champs, et non sur les routes. Il propose une action énergique, avec blocage, pour montrer ce que signifie un trafic routier saturé.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Une personne demande que le Maire d'Abbeville soit mis devant ses contradictions, et finisse par donner clairement sa position. Faute de quoi, manifestation ou envoi massif de lettres, il faudra envisager une action à Abbeville.

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François Defrance rappelle qu’en effet, il faut agir : « Ce soir, nous sommes 250. Allez voir vos amis ! Il faut envoyer au moins 1000 lettres. Et lorsque le Préfet nous donnera un RV, il faut que nous soyons au moins aussi nombreux que ce soir ! »

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Michel Kfoury remercie les personnes présentes. Il rappelle que, tous ensemble, nous pouvons vaincre ce projet.

Une nouvelle réunion publique aura lieu dès qu’apparaîtront de nouvelles informations importantes.

La réunion est terminée.

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Compte  rendu de l’Assemblée Constitutive - 17 novembre 2011 - 

 

Cette assemblée s’est tenue dans la grande Salle Polyvalente de Drucat, le 17 novembre 2011, à 19h45.

Les habitants de Drucat-Le Plessiel et des 6 communes avoisinantes avaient été invités au préalable par feuillets déposés dans les boîtes aux lettres.

On note ce soir-là la présence de journalistes : « FR3Picardie », « le Courrier Picard », « le Journal d’Abbeville ».

On note la forte présence du Conseil Municipal de Drucat-Le Plessiel (11 membres, avec M. le Maire, M. le 1er Adjoint et 9 Conseillers).

L’assistance est nombreuse. Il n’est pas possible de compter les personnes présentes. Les 3 journalistes estiment, quant à eux, que le nombre de présents avoisine les 200 personnes.

L’ordre du jour est le suivant :

1)Mot d’accueil et rapide historique par M. Sallé.

2)Lecture du projet de statuts par Mme Wable.

3)Présentation du CA provisoire et invitation à le compléter par M. Guillochon.

4)Perspectives d’avenir et prévisions budgétaires par M. Dubois.

5)Questions diverses de la part du public.

1)- M. Sallé souhaite d’abord la bienvenue globalement aux personnes présentes, puis, village par village, demande aux habitants présents de lever la main. Il précise d’emblée qu’il s’agit d’une association de défense de l’environnement de Drucat-Le Plessiel et des communes avoisinantes, et qu’à l’heure actuelle, un projet précis soulève de nombreuses craintes concernant cet environnement : celui qu’a déposé la SCEA « Côte de la Justice ». M. Sallé fait une rapide rétrospective des faits depuis la fin août 2011, moment où a commencé l’enquête publique. Il indique qu’un travail préparatoire a été mené pour poser les bases de cette association, et qu’il convient maintenant de lui donner vie.

2)- Mme Wable précise que le projet de statuts qu’elle va lire résulte d’un travail de concertation. Par ailleurs, si ces statuts paraissent rébarbatifs et difficiles à mémoriser, les personnes présentes peuvent les retrouver sur le site Internet nouvellement créé, et dont l’adresse est affichée devant elle. Puis elle donne lecture des statuts.

Diverses interventions ont lieu alors pour demander des précisions. M. le Maire, notamment, prend la parole pour assurer l’association du soutien de la Municipalité, et indique les étapes probables de la future procédure.

Après ces interventions, Mme Wable demande s’il y a dans l’assistance des objections contre ces statuts. En l’absence d’objections, les statuts sont adoptés.

3)- M. Guillochon présente alors les personnes qui se sont proposées pour former un Conseil d’Administration (CA) provisoire, en vue de mettre en route l’association. Elles sont au nombre de 10 actuellement : Mmes Bérangère Gamain, Christine Hurtevent, Claudine Flautre, Annie Guillochon, et Mrs Marc Dupont, François Defrance, Claude Dubois, Michel Guillochon, Georges Lefebvre, Philippe Sallé. Ces personnes se sont momentanément réparti quelques fonctions nécessaires au démarrage.

M. Guillochon fait appel à d’autres bonnes volontés pour rejoindre ce CA provisoire. Mrs Régis Fournier, Hervé Farcy, Lucien Pinot, Claude Pelletier se proposent. M. Sallé indique que M. Michel Kfoury, absent et excusé ce soir, a aussi donné son accord. Il y a donc désormais 15 personnes. Celles-ci décident qu’elles vont se réunir le 21 novembre à 19h30 (même lieu) pour définir les tâches de fonctionnement, et se les répartir. Il est bien entendu qu’il s’agit d’une phase transitoire de mise en route, et que « dès que possible » selon les statuts, les personnes qui auront adhéré seront invitées à élire un CA en bonne et due forme.

4)- Compte tenu de l’action présente prévue par l’association, M. Dubois aborde les aspects financiers. Il faut une assurance normale pour toute association, mais, en plus, il faut une assurance spécifique pour protéger les responsables en cas de riposte de la part des promoteurs du projet. Approximativement, il faut compter 2000 euros pour le poste « assurance ». Il faudra aussi un avocat spécialisé capable d’étudier de près le projet. Un dossier de ce type demande 4000 euros environ. Ce financement peut paraître important, mais la force de l’association tiendra dans le nombre de ses adhérents. M. Dubois montre que, par exemple, si les 520 signataires de la pétition habitant Drucat-Le Plessiel donnent chacun 10 euros, on obtient déjà 5200 euros. Par ailleurs, des associations plus importantes que la nôtre ont déclaré être prêtes à nous aider. Pour s’adapter à un maximum de personnes, il est proposé un droit d’entrée de 5 euros minimum. Tout don en sus de ces 5 euros de base est évidemment le bienvenu, chacun donnant selon ses moyens et ses motivations. M. Dubois explique que l’association va démarrer avec cet argent récolté lors des adhésions, puis, au fur et à mesure des actions envisagées, celles-ci seront expliquées et chiffrées aux adhérents, qui apporteront alors leur contribution sous forme de dons, en pleine connaissance de cause.

M. Dubois aborde les perspectives d’avenir à court terme, notamment quelques actions possibles. Pour finir, il indique que l’adhésion est possible pour ceux qui le souhaitent dès ce soir. De même qu’il est possible de prendre en charge un carnet pour faire des adhérents dans son entourage.

5)- La parole est alors donnée à la salle, et les interventions sont assez nombreuses. Elles concernent les formes d’action à envisager ou les expériences vécues par ailleurs. Plusieurs expriment une nouvelle fois les multiples craintes pour l’environnement que ressentent les habitants face au projet présenté, et notamment les conséquences sur leur santé. Une intervention un peu plus longue précise la position de Buigny-St-Maclou. Contrairement à ce qui a été affirmé par M. Le Maire de Buigny, y compris par voie de presse, la population de sa commune n’estpas majoritairement favorable au projet : une pétition récente le montre clairement.

Vers 21h30, l’ordre du jour étant épuisé, M. Sallé invite les personnes qui le souhaitent à se rapprocher des 2 personnes qui, actuellement, tiennent le rôle de Trésorières. La salle manifeste sa confiance dans la structure mise en place en faisant la queue, et finalement, les 42 carnets de bulletins d’adhésion préparés ne suffisent pas à la demande.

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