Skip to main content

NOVISSEN

NOs VIllages Se Soucient de leur ENvironnement

Accueil
Statuts
Enquête publique 2015
Référé
Actions récentes
Actions marquantes
Pour adhérer et Dons
Comité de soutien
CR réunions
Argumentaires
Textes officiels
Historique
Documents divers
Prises de position
Médias
Démocratie participative
Livres Novissen

 

 

 

 

ACTIONS  RECENTES

***************************************************************************************************

Une très belle 4e Fête anti-1000 vaches !
 
« Une belle fête en perspective… » disions-nous dans notre dernier « Gardons le contact », à propos de cette 4ème Fête anti-1000 vaches de ce dimanche 10 septembre.
Elle a dépassé toutes nos espérances, et a été un magnifique succès pour toutes celles et ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour la réussite de cette manifestation, désormais très attendue !
D’abord un ciel superbe, du soleil, pour aller manifester notre opposition sur le site, les uns avec d’immenses lettres jaunes pour diffuser notre message, les autres déguisés en vaches pour protester à la place de leurs congénères enfermées à quelques dizaines de mètres de là ! 
Pour un bref résumé vidéo de 6mn, merci de cliquer ci-dessous :

https://youtu.be/wbVU_1IQr68

Un grand merci à tous les présents, militant(e)s, associations, et élus comme le maire de Drucat, Laurent Parsis!

Nos députés, on le sait, ne sont pas des fainéants… et bien que surchargés de travail, ils sont venus nous soutenir : merci donc à Karima Delli, députée européenne; à Barbara Pompili, présidente de la Commission Développement Durable; à Mathilde Panot, députée du Val de Marne; et à François Ruffin,notre député de circonscription !

Merci aussi pour toutes ces prises de parole faisant écho à d’autres luttes en cours, qui montrent que, partout sur le territoire, la résistance s’organise face à l’agressivité de l’agro-industrie et de l’agro-business : Decicamp (invitée d’honneur), Aives, Confédération Paysanne, Non à Europa City, L 214, Amis de la Conf…

Merci aussi aux artistes qui sont venus animer notre fête ! L'Arrache Fanfarea su créer une folle ambiance près de l'usine, avec la participation des chants de tous et des rythmes de Requin Blindé. Merci aussi au groupe Methanica qui a animé l'après-midi, sans compter notre formidable équilibriste, Samuel Hérault, de la Compagnie des Pas Contés. 
 
Merci à tous les producteurs, artisans qui se sont déplacés, et nous ont proposé leurs excellents produits locaux ou/et bio ! On peut encore produire de la qualité dans notre pays !

Merci enfin à notre excellent conférencier, Gérard Le Puill, journaliste spécialiste des questions agricoles, qui a, devant une salle pleine très attentive et motivée, montré que les dérives actuelles de notre système de production, tourné avant tout vers l’exportation, a des conséquences dramatiques pour notre planète.

Nous vous proposons une vidéo de cette conférence, pour celles et ceux que cela intéresse : https://youtu.be/_mS9GTXCsQA
Les Editions NOVISSEN ont lancé leur 2e livre à l’occasion de cette fête : « Le Journal Illustré d’Emile Vak ! » par Bernard.

Grand succès pour ce livre ! - que Bernard a dédicacé toute la journée, et que vous pouvez vous procurer au prix de 8€ + port (en ajoutant éventuellement un don pour nous aider, si le coeur vous en dit). Voir sur notre site en cliquant sur :

http ://www.novissen.com/Pages/LivreNovissen.aspx

Les dessins de Bernard – qui est membre du CA de Novissen - sont formidables, et donnent une autre dimension à notre lutte, tout en la reflétant bien au quotidien.

Un livre militant à déguster et à offrir, qui laisse sa place à la poésie et à l’imaginaire tout en étant profondément ancré dans la lutte !
Un bref aperçu…

Un livre incontournable de 188 pages dont 156 de dessins, tiré à 1500 exemplaires !

N’hésitez pas à le commander sur notre site ! Paiement par CB, Paypal ou chèque.

***

 

 

***************************************************************************************************

Communiqué de presse de Novissen suite au jugement du Tribunal Administratif

 

Communiqué de presse  30 juin 2017

NOVISSEN devant un déni de justice incroyable

 

C’est sans surprise que Novissen a appris la veille de sa manifestation devant le Tribunal Administratif que ce dernier suivait les conclusions du rapporteur public favorables au promoteur de l’usine des 1000 vaches. Ce dernier est donc blanchi mais la loi n’a pas rendu justice, loin s’en faut !

« J’ai pu constater le caractère volontaire et assumé de l’infraction » écrivait le Préfet de la Somme au président du Tribunal administratif le 10 octobre dernier à propos du non-respect du nombre de vaches limité à 500. C’est l’association Novissen qui en juin 2015 avait levé le lièvre grâce au témoignage courageux d’un des employés de l’usine qui dénonçait l’exploitation de près de 800 vaches en toute illégalité.

Personne n’est dupe et il s’agit bien d’un joli tour de passe-passe, d’une entourloupe  fondée sur une autorisation tacite prenant appui  sur un silence supposé de la préfecture pendant deux mois.

Même cette argumentation des juges du Tribunal Administratif ne tient pas : ces derniers nous disent qu’un dépôt initial de dossier a été fait en préfecture le 16 mars 2015. A supposer que les services préfectoraux n’aient pas régi, nous avons une autorisation tacite en date du 16 mai 2015. Or les vaches incriminées sont arrivées dès la fin mars, 308 vaches au total selon les déclarations mêmes du promoteur entre le 1er avril et le 7 mai, soit en toute illégalité ! Comment les juges ne peuvent-ils pas relever cette infraction ? C’est tout bonnement incroyable !

Notons en plus qu’à la même époque, début avril 2015, se tient la première réunion de l’ILIS (instance locale d’information et de suivi) mise en place par la préfecture et en présence du Sous-préfet : rien ne sera dit à propos de ces vaches supplémentaires, tout restera caché aux autorités !

Ce jugement du 29 juin par le Tribunal Administratif d’Amiens est une véritable parodie de justice qui ne vise qu’à rendre légale une infraction grave constatée par les services de l’Etat.

Le document remis par la préfecture au président du TA est pourtant clair (voir pièce jointe). Le dossier de demande d’extension de troupeau n’a été déclaré complet et définitif que le 30 juillet 2015 ce qui reporte la date d’un accord éventuel tacite au 1er octobre 2015 !

Tout cela sans compter que le principe « Silence vaut acceptation » ne s’applique pas aux installations sous autorisations ICPE comme l’usine à vaches, que les vaches en surnombre ne pouvaient venir que des troupeaux regroupés au départ dans l’usine, ce qui n’est pas le cas…

Novissen est particulièrement inquiète de ce jugement qui est finalement un encouragement à enfreindre la loi, un comble pour un Tribunal Administratif ! Il légalise de façon douteuse une augmentation importante de troupeau sans tenir aucun compte de ce qui préoccupe à juste titre les citoyens : pas un mot dans ce jugement sur les conséquences de ce passage à 880 vaches pour l’environnement et le dérèglement climatique, les qualités de l’air et de l’eau menacées, la condition animale encore plus difficile, la santé de la population mise en danger…

L’association a demandé à rencontrer très vite les autorités publiques pour faire appel de ce jugement totalement inacceptable sur la forme et sur le fond. Elle appelle toutes celles et ceux convaincus qu’une véritable agriculture et un véritable élevage sont possibles dans le respect de l’environnement, de l’animal et de l’homme à se joindre à la grande 4e Fête anti-1000 vaches du 10 septembre à Drucat.

 

 

 

***************************************************************************************************

29 juin 2017

Le tribunal administratif d'Amiens annule les sanctions prononcées par le préfet de la Somme contre « la ferme des 1000 vaches »

En février 2011 la SCEA « Côte de la Justice » a demandé au préfet de la Somme l'autorisation d'exploiter un élevage de 1000 vaches laitières associé à un méthaniseur et à une unité de cogénération. Par arrêté du 1er février 2013 cette autorisation a été accordée pour 500 vaches laitières. Le 16 mars 2015, l'exploitant a porté à la connaissance de l'administration son projet de regrouper sur son site d’autres élevages jusqu' à un total de 880 têtes. A la suite d'un contrôle qui a mis en évidence la présence dans l'élevage de près de 800 vaches laitières, le préfet de la Somme a mis en demeure l'exploitant, le 1er juillet 2015, de ramener ces effectifs à 500. Cette mise en demeure n'ayant pas été suivie d'effet, il a infligé à la SCEA une amende de 7 800 euros, prononcé une astreinte journalière de 780 euros et a entrepris le recouvrement de ces sommes. 

La SCEA « Côte de la Justice » a contesté ces mesures. Après la suspension, confirmée par le Conseil d'Etat, par le juge des référés de la mise en demeure, en l’absence de situation d’infraction, le tribunal a examiné le litige au fond le 20 juin 2017.

L’article R. 515-53 du code de l’environnement alors applicable prescrit à l’exploitant d’une installation d’élevage classée pour la protection de l’environnement soumise au régime de l’autorisation et qui envisage un regroupement d’élevage au sein de celle-ci de porter cette modification à la connaissance du préfet.

Le tribunal a, tout d’abord, jugé que cette formalité constituait une demande au sens de l’article 18 de la loi n°2000-321 du 12 avril 2000 dès lors qu’elle tend à obtenir une décision de l’administration autorisant ou non ce regroupement.

Il a ensuite constaté que, dans les deux mois suivant l’accomplissement de cette déclaration de regroupement, l’autorité administrative n’a adressé aucune demande à la SCEA « Côte de la Justice » en vue de compléter son dossier, dont elle reconnaissait ainsi le caractère complet. Elle n’a, dans ce même délai, ni invité l’exploitant à présenter une nouvelle demande d’autorisation ni édicté un arrêté complémentaire ainsi qu’elle pouvait le faire sur le fondement de l’article R. 515-54 du code de l’environnement.

Puis, le tribunal a relevé, d’une part, que si la formalité prévue par l’article R. 515-53 du code de l’environnement ne figure pas dans la liste des procédures pour lesquelles le silence vaut acceptation publiée sur le site internet « Legifrance », cette liste est toutefois dépourvue de valeur juridique et, d’autre part, que cette formalité ne relève pas davantage du champ d’application des dérogations à la règle selon laquelle le silence vaut acceptation figurant au troisième alinéa du I de l’article 21 de la loi du 12 avril 2000.

Il a également constaté que le regroupement de troupeaux n’est pas non plus au nombre des exceptions prévues par les décrets n°2014-1271, n°2014-1272 et n°2014-1273 qui écartent l’existence d’une décision tacite d’autorisation, pour les questions relevant de la compétence du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Le tribunal en a déduit que la procédure de regroupement d'installations d'élevage n’impliquant pas nécessairement, ainsi qu’il résulte des dispositions combinées des articles R. 515-53 et R. 512-31 du code de l’environnement, l’intervention d’une décision expresse de l’administration, la SCEA « Côte de la Justice » a bénéficié le 16 mai 2015, d’une décision implicite d’acceptation de sa demande de regroupement.

Au 1er juillet 2015, l'exploitant était, par conséquent, titulaire d’une autorisation de porter son effectif de vaches laitières à 880 unités et c’est donc à tort que le préfet de la Somme l’a mis en demeure de le réduire à 500 et l'a sanctionné par la suite. 

Comme le proposait le rapporteur public, le tribunal a, dès lors, annulé ces décisions et condamné l'Etat à rembourser l'amende qui seule avait été recouvrée, avec intérêts de droit. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

***************************************************************************************************

 

 URGENT

ACTION NOVISSEN
TRIBUNAL ADMINISTRATIF d'AMIENS

 
Suite aux propos provocants du rapporteur public

 lors de l'audience du mardi 20 juin dernier au

 Tribunal Administratif d'Amiens, l'association NOVISSEN appelle à un

Rassemblement de protestation

ce vendredi 30 juin de 11 h à 12 h
devant le Tribunal Administratif
14, rue Lemerchier à Amiens.

 

*****************************************************************************************************

Communiqué de presse envoyé à la presse ainsi qu'à la préfecture, aux Ministères de l'Environnement et de l'agriculture et à nos députés fraîchement élus

 

NOVISSEN  Communiqué de presse  Jeudi 22 juin 2017

L’association NOVISSEN s’oppose fermement aux conclusions du rapporteur public

 

L’association Novissen qui lutte depuis 6 ans contre l’implantation de l’usine des 1000 vaches à Drucat-Le Plessiel a appris avec étonnement les conclusions du rapporteur public du Tribunal Administratif d’Amiens ce mardi 20 juin 2017 en faveur du promoteur du projet contre l’Etat qui représente pourtant l’intérêt général.

L’audience, à laquelle n’a pas assisté Novissen puisque le Conseil d’Etat avait décidé que l’association n’était pas directement concernée, portait sur les arrêtés préfectoraux de 2015 enjoignant l’élevage à revenir aux 500 vaches autorisées sous peine d’amende (7800€) et d’astreinte journalière (780€).

Elle a une fois de plus montré le côté « ubuesque » de nos institutions.

Le rapporteur public a pris prétexte du soi-disant silence de la préfecture pendant les deux mois suivant une demande d’extension de troupeau en mars 2015 par le promoteur pour demander l’annulation des arrêtés préfectoraux et même – pourquoi se gêner, plus c’est gros, plus ça passe - la restitution de l’amende et des astreintes recouvrées de force par l’administration. Silence vaudrait acceptation !

Notons d’abord que ce fameux silence de la préfecture pendant deux mois n’existe bel et bien pas et cela est largement prouvé dans le courrier adressé au TA d’Amiens par le préfet de la Somme le 10 octobre 2016. (voir PJ1) Le rapporteur public a-t-il lu ce courrier ?

De plus, selon la loi, le principe "silence vaut accord" exclutles autorisations ICPE qui s’appliquent à l’usine des 1000 vaches! (voir PJ2) Qu’en dit le rapporteur public ?

Notons ensuite que le dossier complet du promoteur n’a été déposé que le 27 juillet 2015 en préfecture et que les vaches illégales sont arrivées bien avant, en mars, dénoncées par Novissen en juin 2015 ! L’infraction a été dûment constatée par les services de la préfecture et les sanctions doivent être appliquées ! Cela est-il si compliqué à comprendre ? Le rapporteur public connaît-il vraiment le dossier ?

 Par ailleurs, les vaches supplémentaires devaient provenir des exploitations du regroupement énuméré dans le dossier, ce qui n’est absolument pas le cas ! Faisons appliquer la loi !

La décision finale du Tribunal Administratif d’Amiens sera prise dans quelques jours et l’association Novissen met en garde contre une décision favorable au promoteur qui ne serait comprise ni par nos 3000 adhérents ni par la population en général qui n’est pas dupe ! Il y aurait en effet là un véritable déni de justice ! Un simple jugement sur la forme et de façon détournée ne saurait être acceptable pour une usine soumise à une autorisation ICPE dont les dangers environnementaux et sanitaires ont désormais été largement prouvés par les scientifiques, n’en déplaise à son directeur qui a bien du mal à admettre son échec.

L’usine des 1000 vaches est un projet industriel emblématique porté par une vision de la société que Novissen dénonce et l’association refuse vigoureusement que le futur d’un tel projet se règle au détour d’une simple décision administrative, de surcroit injuste selon elle.

Suivre les conclusions du rapporteur public serait encourager la violation du droit (un comble pour un tribunal administratif !) et mépriser l’intérêt général. Novissen compte sur la sagesse des juges pour ne pas en tenir compte et soutiendra les autorités de l’Etat en appel si nécessaire.

Novissen est déterminée à continuer son combat pour une autre agriculture, respectueuse de l’environnement, de l’animal, du consommateur et du producteur. Loin d’essouffler ses 3000 adhérents, c’est l’adversité qui renforce ses convictions.

 La 4e Fête anti-1000 vaches du 10 septembre prochain sera là pour le montrer.

 

 

 

*****************************************************************************************************

Lettre envoyée à Notre nouveau Président de la République Emmanuel Macron

 

 

 

*****************************************************************************************************

 

Prochaine conférence:

 

·      Le vendredi 19 mai à Drucat : Conférence de M.Claude Brémard ancien directeur de recherches au CNRS, spécialiste de la pollution des sols (nitrates) et des gaz à effets de serre

Thème : Sources et recyclages, naturels et anthropiques, des gaz à effet de serre, causes du réchauffement du climat ?

 

 

Dans le cadre des rendez-vous citoyen sur des thèmes de Société l’association NOVISSEN organise le vendredi 19 mai 2017 à 20 heures une conférence-débat sur le thème « Dérèglement climatique et gaz à effet de serre ». Le rendez-vous citoyen aura lieu à la salle polyvalente de Drucat-le-Plessiel et sera animée par Claude Brémard ancien Directeur de Recherches au CNRS, spécialiste de chimie atmosphérique. Cette conférence-débat s’adresse à des non-spécialistes curieux du monde dans lequel nous vivons. Elle est ouverte avec intérêt aux professionnels de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’industrie ainsi qu’aux acteurs économiques et politiques.

 

Dérèglement climatique et gaz à effet de serre

Les signes d’un dérèglement du climat de la Terre se manifestent de plus en plus chaque année. Ils sont détectés de plus en plus finement par les instruments scientifiques embarqués dans les satellites météo. La fonte des glaces marines, le recul des glaciers des montagnes sont les signes les plus évidents et les plus durables d’un réchauffement global de la surface de notre planète. Il y a aussi des signes plus discrets résultant des effets d’une élévation même modeste (+1°C mais + 2°C aux pôles) des températures moyennes. Par exemple, les pêcheurs constatent ces dernières années une remontée vers les eaux plus froides d’espèces de poissons vivants généralement dans des eaux méridionales. Les agriculteurs remarquent des avancements continus des dates de récoltes et de vendanges etc… D’autres signes plus aléatoires sont également attribués au réchauffement du climat : sécheresses sévères, pluies diluviennes, fréquences et intensités des tempêtes. Toutefois, il reste assez difficile pour tout un chacun de se rendre compte d’un réchauffement global à partir du vécu au jour le jour des épisodes météo successifs.

Devant l’évidence insistante des signaux d’un réchauffement global de la planète,  l’ONU a créé en 1988 le Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC). Plus de 2500 scientifiques de 130 pays contribuent à l’analyse des travaux de recherche récents sur la climatologie, la météorologie, l’océanologie, la glaciologie, la biologie végétale, etc…Dans ses conclusions le GIEC affirme que le réchauffement climatique constaté depuis environ 1950 est très probablement dû à l’augmentation continue observée depuis environ 1950 des concentrations de certains gaz dits à effet de serre dans l’atmosphère.  Comme gaz à effet de serre de l’atmosphère les plus abondants on peut citer le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) mais il y en a d’autres ; heureusement, l’oxygène et l’azote de l’air ne présentent pas d’effet de serre. L’appellation « effet de serre » des gaz est historique, elle repose sur l’analogie supposée avec les serres utilisées depuis longtemps pour favoriser la culture de plantes ; le nom savant est gaz à effet radiatif. En fait, il y a des gaz qui absorbent et émettent des rayonnements infrarouge comme le gaz carbonique (CO2) le méthane (CH4), l’eau (H2O) et d’autres qui n’absorbent pas le rayonnement infrarouge comme l’oxygène (O2), l’azote (N2) et l’argon (Ar).

 Depuis au moins 1900 le rayonnement solaire moyen reçu par la Terre est resté stable avec des conditions astronomiques analogues. Les gaz à effet de serre produits avant la révolution industrielle de la fin du XIXème siècle l’ont été essentiellement par des processus naturels. Leur captage et leur recyclage par la végétation et les océans ont été également effectués par des processus purement naturels. A partir du XXème siècle les concentrations des gaz à effet de serre dits naturels ont augmenté progressivement pour s’accroitre fortement dans la deuxième partie du XXème siècle par les émissions dues aux activités humaines. En effet, l’utilisation toujours grandissante des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) à des fins domestiques, de transports et d’industries et certaines pratiques agricoles modernes ont provoqués un emballement des émissions sans que les moyens naturels de captage et de recyclage de ces gaz compensent totalement les rejets dans l’air. A ces gaz originellement naturels se sont ajoutés des émissions de  gaz de synthèse qui sont utilisés dans les systèmes de réfrigération et de climatisation. Ces gaz en concentrations encore relativement faibles dans l’atmosphère possèdent une capacité d’effet de serre environ 1800 fois plus élevée que celle du gaz carbonique (CO2). Les augmentations sans précédent de tous ces gaz à effet de serre sont venues perturber progressivement et insidieusement les équilibres précaires des échanges de chaleur entre la rayonnement solaire, l’atmosphère et la surface de la Terre. Ces échanges de chaleur s’étaient établis au cours des siècles avec les conditions de la Nature sur Terre et les conditions astronomiques pour le rayonnement solaire. La vie sur Terre s’est développée pendant longtemps avec des températures modulées par un certain effet de serre dit naturel dû surtout à la vapeur d’eau de l’atmosphère, aux gouttelettes d’eau des nuages et aux concentrations naturelles relativement basses de certains gaz comme CO2 (gaz carbonique), CH4 (méthane) et N2O (protoxyde d’azote). Des analyses des bulles d’air piégées dans des glaces anciennes du Groenland et du Pôle sud ont permis les connaissances de la datation, de la température moyenne et de la teneur en CO2 de l’atmosphère sur des temps qui remontent à environ 450 000 ans. Quatre cycles climatiques, climat glaciaire et interglaciaire) ont été détectés avec des températures moyennes allant de - 6,0 à + 2,5 °C par rapport à la température moyenne actuelle. Ces variations climatiques sont attribuées à des ensoleillements différents selon des variations de l’orbite de la Terre par rapport au soleil. Par le même type d’analyses il est prouvé que pendant au moins 10 000 ans avant notre époque les concentrations en CO2, CH4 et N2O étaient analogues à celles datant du début de la révolution industrielle sans que aucune variation astronomique modifiant l’ensoleillement moyen de la Terre ne soit constatée pendant cette période. Il faudrait attendre environ 10 000 ans encore pour qu’une nouvelle période glaciaire commence, selon des considérations astronomiques. Il est à remarquer que les analyses des molécules, des atomes et des isotopes des bulles d’air des glaces anciennes permettent de lire en quelque sorte l’histoire du climat sur de très longues périodes.

Il est tentant de comparer directement l’élévation des températures moyennes mesurées de la Terre avec les teneurs en CO2, CH4 et N2O par exemple entre 1900 et maintenant. Il est évident que l’accroissement de la température moyenne de la Terre augmente en même temps que la concentration des gaz à effet de serre comme CO2 par exemple entre 1900 et 2017. Cette évidence ne constitue pas pour autant une preuve scientifique irréfutable que les gaz à effet de serre soient la cause du réchauffement climatique. En effet, les relations de causes à effets sont multiples et complexes sur la Terre. 24 équipes internationales travaillent actuellement à la modélisation numérique du climat de la planète avec les ordinateurs les plus puissants du monde pour reproduire correctement ce qui est observable des climats du passé, du climat actuel et pour prédire raisonnablement le climat avenir du XXIème siècle en fonction de différents scénarios. Pour faire court, il s’agit de traduire en expressions mathématiques, les nombreuses données météo journalières aux différents endroits de la planète et à différentes altitudes de l’atmosphère mais aussi pour traduire ce qui se passe sur les continents (végétation, activités humaines,…) et dans les océans (courants marins, glaces de mer,…). Evidemment, il est tenu compte de l’intensité du rayonnement solaire, des émissions et des captages des gaz à effet de serre. Entre autres résultats, ces énormes travaux toujours en développement reproduisent tous correctement la faible élévation de température moyenne (+0,6°C) de la surface de la Terre entre 1900 et 2016. Avec quelques différences, ils prédisent tous un réchauffement de plusieurs °C pour la fin du XXIème siècle en fonction des différentes prévisions des concentrations des gaz à effet de serre émis par les activités humaines. Tous ces travaux révèlent la très grande probabilité pour que les fortes émissions des gaz à effet de serre dues aux activités domestiques, aux transports, à l’agriculture et à l’industrie soient la cause majeure d’un réchauffement incontrôlable du climat pour le XXIème siècle. Il est à remarquer qu’il s’agit de prévisions du climat global à moyen (10 ans) et long termes (100 ans) et pas de prévisions météo qui ne peuvent dépasser environ 10 jours,  le climat représente la statistique des conditions météo.

Ces résultats publiés après concertation et discussion par la communauté scientifique du domaine d’expertise ne sont pas bien acceptés et assumés par tout le monde. Certains acteurs économiques et politiques et non des moindres, Président des Etats-Unis et Président de la Russie en tête contestent l’idée de la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement du climat en argumentant sur la complexité des phénomènes et de travaux non encore aboutis ! Mais la question est posée : Le modèle économique mondial actuel serait-il une arme de destruction massive à retardement… de la planète ?

 Pour ce qui concerne plus spécifiquement l’Agriculture, outre une élévation importante des températures moyennes, les prévisions de la modélisation numérique du climat font état aussi de pluies plus abondantes et de sécheresses plus sévères, avec des tempêtes plus intenses et plus fréquentes. Les épisodes météo attendus pour le XXI ème siècle par les prévisions du climat ne seront pas sans conséquences sur les rendements agricoles, sur la qualité des sols et sur la prolifération d’insectes ravageurs au niveau mondial. Il faut noter toutefois que les modèles de prévisions climatiques actuels sont encore incapables de prédire les lieux et les moments des épisodes météo à venir mais sont pertinents pour prévoir les tendances.

Alors que la demande mondiale en produits agricoles ce cesse d’augmenter, le réchauffement climatique risque de dégrader durablement les conditions météo dont les rendements de l’agriculture sont très dépendants. L’année 2016, qui n’a pas été un bon millésime pour l’agriculture en France, a rappelé malheureusement la fragilité de l’économie agricole devant les conditions météo. Les relations entre changements climatiques et l’Agriculture sont à double sens. L’Agriculture mondiale est généralement très exposée aux conséquences du réchauffement climatique, mais elle participe aussi, avec beaucoup d’autres contributeurs, aux émissions de CO2, CH4 et N2O dans l’atmosphère tout en étant aussi un agent efficace du captage et du recyclage du CO2 avec les forêts et les océans. Il est à remarquer que seulement quelques pratiques agricoles intensives sont au niveau des émissions industrielles et domestiques de gaz à effet de serre.

La tenue de la très médiatisée conférence COP21 (Conference of Parties) en 2015 à Paris a conduit à un accord international sur la limitation des émissions des gaz à effet de serre. De nombreux pays se sont engagés à réduire leurs émissions afin de lutter contre le dérèglement climatique. Le début de l’action de réduction des émissions a été l’objet de la conférence COP22 en 2016 à Marrakech. Passer des bonnes intentions à l’action sera la tâche des prochaines COP.

Aujourd’hui, beaucoup trop de consommateurs citoyens, d’acteurs économiques et d’acteurs politiques du monde entier n’ont pas encore pris pleinement conscience de tous les différents aspects de l’Agriculture pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Dans les différents aspects, il y a bien sûr la fourniture de nourriture et son économie, mais il y a aussi la vie des agricultrices et des agriculteurs, la santé humaine, la ressource et la qualité de l’eau, la qualité de l’air, la biodiversité, la pollution, … et évidemment le climat. A notre époque une agriculture performante ne peut plus se résumer à la fourniture de produits à des prix à la production de plus en plus bas pour satisfaire les exigences commerciales très concurrentielles d’une grande distribution toujours plus hégémonique et toujours plus mondialisée.

L’association NOVISSEN organise le vendredi 19 mai 2017 à 20 heures une conférence-débat sur le thème « Dérèglement climatique et gaz à effet de serre » dans le cadre des rendez-vous citoyens sur des thèmes de Société. Cette conférence-débat aura lieu à la salle polyvalente de Drucat-le Plessiel et sera animée par Claude Brémard ancien Directeur de Recherches au CNRS, spécialiste de chimie atmosphérique. Cette conférence-débat s’adresse spécialement à des non-spécialistes curieux du monde dans lequel nous vivons, mais elle s’adresse aussi aux professionnels de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’industrie ainsi qu’aux acteurs économiques et politiques. A l’issue de la conférence le public est cordialement invité à échanger avec le conférencier ses points de vue sur un sujet aussi important pour l’avenir de l’humanité et de la vie sur la planète.

Dans le programme de cette conférence, il est prévu de faire le point sur les connaissances de base et récentes sur l’effet de serre. Il est prévu également de faire partager une « vue » moléculaire du réchauffement climatique et des sources d’émission, mais aussi des stockages et des recyclages des gaz à effet de serre par les moyens naturels et technologiques. Cet « angle de vue » n’est pas souvent abordé … et devrait apporter des perspectives nouvelles en particulier pour l’Agriculture. Comment les caractéristiques et propriétés de notre planète et du climat en particulier qui ont des dimensions énormes (40 000 km à l’équateur pour la Terre) sont-elles tributaires des propriétés d’entités très petites, inférieures au milliardième de mètre (nanomètre) que sont les molécules de  gaz de l’atmosphère ?  Il n’est pas prévu d’instruire à charge un procès sur l’élevage bovin et un en particulier au motif de réchauffer la planète ! Il s’agit simplement de situer la contribution réelle des différents types d’élevage bovin à l’émission et au recyclage de gaz à effet de serre parmi d’autres contributions…Il n’est pas dans les compétences du conférencier de dire comment il faudra cultiver et comment il faudra se nourrir demain pour ne pas réchauffer la Terre. L’aspect économique et l’aspect pollution pourtant d’un grand intérêt ne seront pas évoqués lors de la conférence débat du 19 mai prochain à Drucat-le-Plessiel.

 

 

 

*****************************************************************************************************

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

*****************************************************************************************************

 

 

 

 

 

 

 

*****************************************************************************************************

Gardons le contact n°85 

 

NOVISSEN    Actions de février 2017

1000 vaches : l’illégalité, ça suffit !

 

Novissen va lancer une lettre ouverte aux responsables politiquesà l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture 2017 ce samedi 25 Février.

Il s’agit de dire haut et fort : « L’illégalité, ça suffit ! »

En soutien à cette lettre ouverte, que vous trouverez à la fin de ce gardons le contact, Novissen demande à ses 3000 membres d’envoyer des milliers de lettres de protestation aux ministres suivants :

            Monsieur Bernard Cazeneuve

Premier Ministre

Hôtel Matignon 57 rue de Varenne 75007 Paris

http://www.gouvernement.fr/contact/ecrire-au-premier-ministre

           Madame Ségolène Royal

Ministre de l’Environnement

HOTEL DE ROQUELAURE - 246, BOULEVARD SAINT-GERMAIN 75007 - PARIS

           Monsieur Stéphane Le Foll

Ministre de l’agriculture

HÔTEL DE VILLEROY - 78, RUE DE VARENNE 75007 – PARIS

 

QUOI  DIRE ?

Une seule et simple consigne : dire que l’illégalité de l’usine des 1000 vaches, cela suffit !

Michel Welter exploite plus de 850 vaches illégalement et impunément depuis bientôt deux ans ! C’est inacceptable dans une société qui se veut moderne et démocratique. Assez de scandale !

Nous demandons donc l’intervention de l’Etat pour que le droit soit respectéet l’intérêt général sauvegardé. Combien de mois et pourquoi pas d’années allons-nous encore attendre le jugement du Tribunal Administratif sur le fond ? L’amende due par le promoteur s’élève déjà selon nos calculs à plus de 400000€ : sera-t-elle jamais payée un jour ou dira-t-on qu’elle est désormais trop lourde ?

Le laissez-faire et l’inaction ont plus qu’assez duré : demandons une intervention ferme de l’Etat pour que ce scandale de l’usine des 1000 vaches cesse !

QUAND ?

Envoyez vos lettres toute la semaine du samedi 25 février au samedi 4 mars pendant le salon de l’agriculture.

COMMENT ?

Vous pouvez écrire directement aux adresses indiquées  et envoyer vos lettres en courrier ordinaire ou alors utiliser l’adresse mail par internet pour le premier ministre.

Si vous en avez le temps, envoyez plusieurs lettres ou plusieurs messages !

Ce sera encore mieux !

Il faut montrer que nous sommes nombreux à ne pas accepter un statu quo qui nous révolte !

NOVISSEN sait pouvoir compter sur vous et vous remercie à l’avance de participer à cette action importante! Faisons-nous entendre !

 

 

****

 

 

RONDE DE PROTESTATION A ABBEVILLE

LE SAMEDI 25  FEVRIER de 11h à 12h

Place de l’Hôtel de Ville

 

A l’occasion du lancement de notre lettre ouverte aux autorités et de notre semaine d’action du samedi 25 février au samedi 4 mars, Novissen vous invite aussi à participer à une ronde de protestation le samedi 25 de 11h à 12h. Soyons nombreux à exprimer notre indignation !

Merci d’apporter de quoi faire du bruit : il faut réveiller les consciences !

(cloches, casseroles, sifflets, tambours…)

Des centaines de tracts seront distribués pour expliquer notre action et la lettre ouverte sera lue à la population.

Ensemble disons NON à l’impunité et au laissez-faire !

 

***

En résumé…

Du samedi 25 février au samedi 4 mars, écrivons aux trois ministres pour dire notre indignation devant l’impunité dont bénéficie l’usine des 1000 vaches depuis 2 ans !

Le samedi 25 février de 11h à 12h, participons très nombreux à la ronde de protestation Place de l’Hôtel de Ville à Abbeville

 

Et pour celles et ceux qui en ont le temps, lisez donc le livre de Karl Laske, journaliste à Mediapart, sur « Les Cartels du Lait » aux éditions Don Quichotte : une excellente enquête sur le milieu et sur ce qui se trame en coulisses ! Edifiant ! Notre association Novissen y est aussi très présente dans sa lutte depuis 2011!

A très bientôt !

Le CA de Novissen

              

                                                                                                                             ********                      

 

Novissen lance une LETTRE OUVERTE aux autorités publiques

et au président du Tribunal Administratif d’Amiens

 

A Monsieur Bernard Cazeneuve, Premier Ministre,

A Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement,

A Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture,

A Monsieur le Préfet de la Somme,

A Monsieur le Sous-préfet d’Abbeville,

A Monsieur le Président du Tribunal Administratif d’Amiens,

 

1000 vaches : l’illégalité, ça suffit !

 

Novissen, association citoyenne de plus de 3000 membres qui lutte depuis 5 ans contre le développement de l’usine dite des « 1000 vaches » à Drucat dans la Somme, a l’honneur de s’adresser aujourd’hui aux autorités de la République à l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture 2017 .

Madame Ségolène Royal, vous avez demandé, avec juste raison et détermination, en mai 2016, « de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que les prescriptions de l’arrêté préfectoral d’autorisation de février 2013 soient respectées » c’est-à-dire le retour aux 500 vaches autorisées. Qu’en est-il aujourd’hui, en Février 2017 ? Rien n’a changé à ce jour ! Michel Welter exploite toujours plus de 850 vaches, au vu et au su de tous !

Monsieur Stéphane Le Foll, vous avez toujours dit que ce modèle n’était pas le vôtre, et que l’autorisation avait été donnée pour 500 vaches… pas une de plus ! Pourquoi y en a-t-il encore entre 850 et 1000 aujourd’hui ? Pourquoi ne pas prendre des mesures claires pour interdire ce genre de projet, avant tout financier et non agricole, que beaucoup d’éleveurs condamnent!

Monsieur le Préfet, Novissen vous a publiquement soutenu en mars 2016 dans votre action pour que le droit soit respecté, contre la décision du Tribunal Administratif d’Amiens de suspendre les amendes et astreintes infligées à Michel Welter pour infraction grave… Aujourd’hui le promoteur doit 400000€ à l’Etat…Les paiera-t-il un jour, ou attend-t-on simplement la faillite ?

Monsieur le Président du Tribunal Administratif d’Amiens, nous comprenons qu’une saine justice ait besoin de temps ! Mais cela fait bientôt deux ans que Michel Welter exploite illégalement - l’autorisation préfectorale est à 500 vaches ! - et impunément – les astreintes ont été suspendues ! - une usine dont les rejets ont des conséquences néfastes sur notre environnement…Si tout est aussi clair que le dit le promoteur, pourquoi une telle attente pour rendre votre jugement sur le fond ?

L’illégalité, ça suffit ! Il faut revenir au respect du droit, et tout citoyen est apte à comprendre qu’une autorisation donnée pour 500 vaches ne permet pas à un entrepreneur d’en exploiter plus de 850 impunément pendant des années sans autorisation!

Novissen demande solennellement à tous les responsables politiques de prendre leurs responsabilités, et d’intervenir dans ce dossier emblématique pour que cesse ce scandale d’une entreprise illégale, qui peut faire des affaires tranquillement aux dépens de l’intérêt général, de la qualité de l’environnement et de la santé publique.

Les millions de citoyens, inquiets à juste titre du développement irresponsable de l’agriculture industrielle, sauront se souvenir en temps utile de l’inaction coupable et du laisser-faire, inacceptables dans une société qui se veut moderne et démocratique.

 

Samedi 25 février 2017

Journée d’ouverture du Salon de l’agriculture

 

 

 

*****************************************************************************************************       Le 21 mars 2016 Rassemblement en soutien à la Préfecture

 

 

Suite à la décision du Tribunal administratif, de suspendre les amendes infligées à l'usine des 1000 vaches, et à la décision de la Préfecture et du Ministère de l'Environnement de faire appel de cette décision, Novissen a appelé à un rassemblement de soutien et à remis le communiqué ci-dessous au Préfet.

 

COMMUNIQUE

 

NOVISSEN  Rassemblement du lundi 21 mars à Amiens

 

Novissen, soutenue par 23 associations, appelle ce lundi 21 mars à un rassemblement de soutien au Préfet de la Somme M. De Mester et au Ministère de l’Environnement  qui exercent un recours en Conseil d’Etat contre la décision du Tribunal Administratif d’Amiens de décembre dernier de suspendre les amendes infligées à MM.Ramery et Welter pour infraction grave concernant le nombre d’animaux autorisés sur le site de la ferme dite des 1000 vaches.

La population, déjà opposée dans sa très large majorité à ce projet d’usine à vaches comme l’a montré la récente enquête publique concernant son extension, est aujourd’hui  scandalisée par cette décision qu’elle considère tout simplement comme un encouragement à la délinquance économique. Le soi-disant accord tacite avec la préfecture invoqué par Michel Welter ne tient pas et le pseudo regroupement de troupeaux revendiqué n’est pour Novissen qu’une tentative de régularisation a posteriori d’une situation totalement illégale.

Novissen et les associations présentes demandent aux services de l’Etat que le droit soit respecté et que les promessesde Madame la Préfète Nicole Klein en juin dernier soient appliquées: pas d’étude de dossier d’extension tant que le promoteur n’est pas revenu aux 500 vaches autorisées. Ceci est un engagement de la préfecture qui doit être tenu comme doit l’être la promesse du ministre de l’agriculture M. Le Foll d’exigerdes sanctions exemplaires : les 170.000 € d’amendes dues aujourd’hui par Michel Ramery et Michel Welter doivent être payées avant toute demande d’extension ou de régularisation.

Une décision positive de la Préfecture concernant la demande du promoteur de passer à 880 vaches alors qu’il est toujours officiellement en totale infraction serait complètement incompréhensible pour la population qui y verrait à juste titre un passe-droit inadmissible et une nouvelle provocation manifeste.

La seule réponse possible de la part de l’Etat est de dire NON : toute autre réponse serait un reniement de la parole donnée et un véritable affront pour tous ceux qui respectent la loi et la réglementation.

Novissen remet ce jour un euro symbolique à la Préfecture en signe de soutien à son recours en Conseil d’Etat.

 

 

Avec le soutien des associations :

- DECAVI

- AFFAAD

- Paroles d’Animaux

- Bien Vivre au Cœur des Trois Rivières

- Agir pour l’Environnement

- Decicamp

- Confédération Paysanne

- AIVES

- Sous le Vent les Pieds sur Terre

- Houille-Houille-Houille

- AMAP de Rue

- ACIPA Notre Dames Des Landes

- One Voice

- L214

- Welfram

- Ecologie Sans Frontière

- CIWF France 

- Greenpeace Lille

- FAMAP de Picardie

- Désobéir

- La boîte sans projet

- Association de Protection de l’Environnement de l’Adresis

- CEDPA de Notre Dames Des Landes

- Amis de la Conf. du Pas-de Calais

 

 

NOVISSEN appelle à l'action

Lundi 21 mars

Rassemblement au Cirque d'Amiens à partir de 12h30

Suite à la décision de M. Durand, Président du Tribunal Administratif d'Amiens, de suspendre les amendes de Michel Ramery, pourtant imposées pour infraction grave, et suite à l'avis favorable sans réserves des Commissaires-enquêteurs, NOVISSEN a décidé une action de soutien à la Préfecture qui exerce un recours en Conseil d'Etat. Le rassemblement dénoncera le pouvoir du lobby agro-industriel qui cherche à imposer son modèle par tous les moyens.
Cela suffit : trop, c'est trop !
Ne laissons pas notre démocratie être piétinée sans réagir !

 

 

**********************************************************************************************

 

NOVISSEN / AIVES / DECICAMP REGIONALES 2015

 

Les trois associations NOVISSEN, AIVES et DECICAMP ont interpellé les têtes de listes pour les régionales 2015. Il s’agissait de savoir quelle était la position des uns et des autres face à l’industrialisation de l’agriculture et à trois projets emblématiques de notre région.

Sur les neuf listes, seules cinq ont répondu, les autres nous ignorant superbement : fidèles à notre engagement, nous ne ferons pas de commentaires et vous proposons ci-dessous -telles quelles- les réponses reçues.

    Fabien Roussel              PCF Front de gauche    réponses dont 1 avec document joint

Marine Le Pen                Front National                                    pas de réponse

Eric Pecqueur                Lutte Ouvrière                                    1 réponse

Pierre de Saintignon      Parti Socialiste                                  1 réponse

Xavier Bertrand              Les Républicains                                pas de réponse

Jean-Philippe Tanguy    Debout la France                                pas de réponse

Sylvain Blondel               Nous citoyens                                    pas de réponse

Eric Mascaro                   Union Populaire Républicaine           1 réponse

Sandrine Rousseau        Europe Ecologie les Verts                 1 réponse

 

L'humain d'abord.fr

 

REPONSE DE LA LISTE DU FRONT DE GAUCHE-L’HUMAIN D’ABORD ! A LA CONTRIBUTION DE NOVISSEN / AIVES / DECICAMP

 

 

 

Madame, Monsieur,

Nous sommes opposés à toute démarche de productivisme agricole qui dénaturerait les territoires et serait un danger pour la santé des habitants.

Nous portons un projet autour de l’agriculture durable que nous vous livrons.

Vous pouvez le découvrir dans les lignes qui suivent.

 

 

*****

 

L’agriculture est aujourd’hui en crise. En France et en Europe, le productivisme s’est accompagné d’un effondrement de l’emploi agricole, de la baisse des revenus des producteurs, et de graves préjudices environnementaux et sanitaires.

Les politiques libérales tentent d’imposer partout une concentration de l’agriculture sous le pouvoir de gros propriétaires et de multinationales de l’agro-industrie, employant des ouvriers déplacés et sous-payés, accaparant les terres et les ressources, et soumettant de plus en plus le paysan grâce au contrôle des processus de production (génie génétique, pesticides, nanotechnologies…).

 

CONSTAT

La dernière mouture de la PAC poursuit le démantèlement des mécanismes de protection douanière et de gestion des marchés (cette année avec les quotas laitiers par exemple) alors qu’elle favorise les mécanismes d’assurances privées.

Le Nord-Pas-de-Calais – Picardie n’échappe pas à ce rouleau compresseur libéral. Rien que dans le Nord-Pas-de-Calais, terre d’élevage avec la moitié des exploitations comprenant un atelier d’élevage, 2500 exploitations d’élevages sont en difficultés.

Nous combattons résolument les baisses de revenus exploitations, les retraites agricoles des chefs d’exploitation en dessous du seuil de pauvreté ou bien les refus de prêts par les banques.

 

PROPOSITIONS
Nous ne pouvons vouloir une Transformation Ecologique et Sociale de la Région sans repenser nos systèmes agricoles. Au Front de Gauche nous défendons une agriculture durable, qui respecte son environnement et permet aux chefs d’exploitations de vivre dignement. Nous voulons une agriculture paysanne, clé d’une politique agricole répondant aux besoins humains, assurant une stabilité et une dignité stabilité du métier d’agriculteur/éleveur. Cette agriculture paysanne garantie la viabilité sociale du système agricole autant que la qualité de la production agricole et de notre territoire régional.

Pour répondre à ces besoins et ces enjeux, nous fixons plusieurs marqueurs régionaux, à savoir :

Assurer la sécurité alimentaire : afin de répondre au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue et l’indépendance alimentaire garantie pour ne pas dépendre des marchés mondiaux.

Réguler les marchés pour conforter les revenus pour vivre dignement de son travail : il est nécessaire que les producteurs soient justement rémunérés de leur travail, condition indispensable pour favoriser l’installation des jeunes et maintenir des paysans nombreux. Cela doit passer par des prix minimums garantis, la maîtrise de la production, le soutien aux exploitations et aux filières les plus fragiles. Il est également nécessaire de redistribuer la valeur ajoutée au profit des producteurs.

Vivre dignement de son travail : des paysans justement rémunérés sont la condition d’installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l’agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés.

 

 

 

Pour arriver à ces objectifs, nous proposons concrètement 5 priorités :

Un soutien aux nouvelles installations agricoles, par une gestion plus regardante de la SAFER en faveur des primo-installations et des reprises en agriculture biologique, puisque le Conseil Régional y siège : plus de préemptions en faveur des nouvelles installations, suppression des « chapeaux ».

L’investissement dans le futur agricole, via une aide aux jeunes, au réseau tutorat, pour les 4 premières années d’installation et la garantie d’accès à un prêt à 0% pour la primo-installation, grâce au Fond d’Investissement Régional. Un soutien financier pour la formation et la recherche dans le domaine de l'agriculture et notamment en agriculture biologique.

Un encadrement de la production, pour garantir les revenus via des quotas de production contre un prix minimum garanti par la nouvelle région ; un renforcement de la plateforme régionale d’achat pour garantir et favoriser la vente et la consommation de produits de notre région.

Un encouragement financier et un accompagnement régional en faveur d’une agriculture durable, via une prise en charge régionale d'une partie du coût de la certification en agriculture biologique, complétée par une aide à la conversion supplémentaire aux aides nationales. ; une aide financière régionale à la mise aux normes environnementales des petites exploitations.

Une poursuite d’une agriculture durable et de proximité, par l’amplification de la lutte contre l’étalement urbain ; par la diversification des cultures pour préserver le potentiel agronomique des terres ; par l’aide aux communes et exploitations en pointes dans la lutte contre les produits phytosanitaires ; par le soutien aux AMAP et circuits-courts garantissant un lien entre producteur et consommateur et un échange à la fois équitable et humain.

 

 

 

 

 

 

 _________________________________________

 

LUTTE OUVRIERE

 

Suite à votre courrier électronique, Nathalie Arthaud m'a chargée de vous transmettre, ci-dessous, sa réponse.

 

En vous souhaitant bonne réception,

Cordialement

Martine Anselme

 

 

 

J’ai bien pris connaissance de votre demande concernant le développement de l’agro-alimentaire et en particulier l’installation de l’usine des 1000 vaches dans la Somme et des porcheries industrielles dans le Pas de Calais et dans l’Oise.

Oui, dans cette économie où chaque marchandise est une source de profit pour une brochette de capitalistes, l'agroalimentaire n’y échappe pas. Le fait que l’initiateur de la ferme des mille vaches dans la Somme soit aussi un capitaliste du BTP illustre bien l’évolution actuelle.

Cette évolution a lieu dans un contexte où l’arrêt des quotas laitiers depuis avril 2015 fait que le lait sera soumis à la seule loi de l’offre et la demande. Cela pousse à la multiplication de grandes fermes agro-industrielles comme celle de la Somme.  Les grosses sociétés industrielles de transformation du lait, tels Lactalis, n°1 mondial du fromage ou Danone n°1 mondial du yaourt, ou Nestlé 1er groupe alimentaire mondial ont de telles capacités d’achat qu’ils peuvent imposer et imposeront encore plus leurs prix. Les banquiers peuvent spéculer sur le lait, comme ils spéculent sur le blé et avec le même risque pour les populations : la pénurie artificielle créée par la folie du système capitaliste.

Ce qui se passe pour la viande bovine existe déjà en France pour la viande porcine et les poulets. Des animaux sont sélectionnés, élevés en batterie et ne sortent jamais de leur bâtiment. Toutes les opérations, nourriture, lavage, traite, soins, sont contrôlées par ordinateur et mécanisées au maximum. Les déjections sont utilisées pour produire de l'énergie. Le personnel est réduit au minimum. Pour pouvoir vivre dans ces conditions, pour éviter les maladies et leur transmission, pour maximiser leur production laitière en quantité et en composition, les animaux sont forcément traités chimiquement.

Maltraitance des animaux, dégradation des sols et de la végétation résument les conditions d’exercice de ces capitalistes de l’agriculture.

Ils menacent les petits exploitants qui ont bien raison de ne pas se laisser faire, de même que toute la population environnante organisée dans les associations que vous représentez.

Si les agriculteurs et les consommateurs sont victimes de cette course au profit, les premières victimes sont ceux qui produisent, transforment les produits laitiers, abattent et transforment la nourriture, les travailleurs des abattoirs et des usines agroalimentaires.

Avec 1 500 établissements, près de 60 000 salariés à l’échelle nationale, la filière de la viande est deux à trois fois plus touchée par les accidents de travail et les maladies professionnelles que les autres secteurs.

J’ajoute que, malgré des capacités de production énormes, ce système s'avère incapable de nourrir correctement l'humanité car leur fonction sociale est de produire du profit, pas d’assurer l’alimentation des hommes.

Oui, il faut placer ces groupes et leurs formidables moyens sous le contrôle direct de la population, des travailleurs qui les font fonctionner et sous celui des consommateurs qu'ils sont censés servir.

En tant que porte-parole de la liste « Lutte ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs », je me bats  pour qu’on se débarrasse de ce système capitaliste. C’est la seule solution si on veut ensuite pouvoir faire des choix rationnels pour les hommes, les animaux, la nature et l'environnement.

Cordialement

 

 

 

 

 

Sandrine Rousseau                                                                                       Lille, le 19 novembre 2015

Candidate du Rassemblement                                                                               

30 rue des Meuniers

59 000 Lille

                                                                                                                             Francis Chastagner, Novissen

                                                                                                                             Jean Michel Jedraszak, Aives

                                                                                                                             Marie-Josée Pilc, Decicamp

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

                                                                                                                            

Objet : Réponse à votre interpellation sur le développement des fermes-usines

                                                                                                                            

 

Madame, Messieurs,

 

 

Nous vous remercions pour votre interpellation sur la question des élevages industriels. Votre interpellation s’inscrit dans le long combat démocratique (plus de 4 ans pour certains d’entre vous), que vos associations ont courageusement mené.

La question des fermes usines est fondamentale en Nord-Pas de Calais – Picardie car nous sommes exposés aux formes les plus indésirables de l’agriculture industrielle et à leurs impacts environnementaux, sanitaires et sociaux. Il est aussi indispensable que chaque candidat clarifie sa position tant le groupe écologiste et le parti de gauche au Conseil régional Nord-Pas de Calais se sont sentis seuls au sein de l’assemblée régionale pour combattre ce modèle d’agriculture qui n’est ni innovant, ni performant, ni bénéfique aux économies locales. Au nom du Rassemblement Europe Ecologie Les Verts - Parti de Gauche - Nouvelle Donne - Nouvelle Gauche Socialiste en Nord-Pas de Calais – Picardie, conduit par la tête de liste Sandrine Rousseau, veuillez trouver notre position et nos propositions pour lutter contre ces modèles d’agriculture.

 

Tout d’abord, nous dénonçons la tentation du modèle de l’élevage industriel. Cette course à l’agrandissement, dans une économie tournée vers l’export, soumise aux aléas des marchés mondiaux, ne doit pas être appliquée à une économie aussi particulière que l’économie agricole. Crise de l’œuf en 2013, crise du lait à répétition entre 2014 et 2015, crise du porc en août 2015, les fermes industrielles ont montré une très faible résistance aux crises et ont plongé les agriculteurs dans une profonde détresse. Face à cet état de crise permanent, nous avons mis en place, au cours du mandat qui s’achève, des plans d’aide d’urgence ainsi que des aides à la conversion vers des modèles d’agriculture durables et locales. C’est en démontrant aux éleveurs qu’ils peuvent mieux gagner leur vie, en produisant de la qualité et en satisfaisant la demande locale que nous lutterons le plus efficacement contre les élevages industriels.

 

Sur le plan national, nous avons combattu les réformes de la loi Macron, qui ont assoupli les régimes d’installation et d’augmentation de cheptel des Installations Classées Pour l’Environnement (ICPE). Le gouvernement n’a pas pris la pleine mesure des menaces environnementales qui pèsent en priorité sur les riverains de ces usines mais aussi pour l’ensemble de la société. Ces exploitations menacent en premier lieu la ressource en eau en concentrant nitrates, antibiotiques et hormones dans nos réserves d’eau. Elles vont à contre-sens des orientations prises par la France dans le cadre de la COP21 et des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Enfin, lorsqu’elles sont associées à de la méthanisation, elles présentent un risque industriel alors qu’elles sont construites, à l’exemple des 1000 vaches, à proximité des habitations.

 

Au niveau local, nous avons participé aux manifestations, aux enquêtes publiques et aux actions en justice pour dénoncer la « non-durabilité » des élevages industriels mais nous restons minoritaires. Il s’est formé un bloc majoritaire, qui va à contre-sens d’une opinion publique inquiète et majoritairement opposée, qui s’étend de la majorité gouvernementale jusqu’à la droite, pour croire que les fermes usines représentent un progrès et même le futur de notre agriculture. C’est une chimère. Nous avons besoin de peser de tout notre poids lors de ces élections pour réorienter ces politiques agricoles.

 

Dans cette perspective, nos solutions sont les suivantes :

1. Renforcer le plan de soutien à l’agro-écologie et aux filières biologiques pour atteindre 10% de surface cultivée (démarche soutenue par l’évolution qualitative du label Saveurs en Or vers des productions à 100% régionales et durables et par l’introduction de  50% de bio local dans les cantines) ;

2. Introduire le critère « impact carbone » dans les marchés publics pour favoriser l’approvisionnement local ;

3. Consolider les filières locales en soutenant l’investissement à la diversification, à la transformation et aux points de vente directs. D’autres solutions issues de notre grande concertation sur la Gouvernance Alimentaire en Nord-Pas de Calais seront mises en œuvre car elles sont directement issues du débat public.

 

En espérant vous avoir convaincus du bien fondé et la sincérité de notre démarche.

 

 

Amitiés écologistes,

 

 

Sandrine Rousseau

Candidate du Rassemblement « Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire »

 

 

 

 

 

 

 

 

**********************************************************************************************

Le 7 novembre 2015 Ronde de protestation contre l'extension à 880 vaches

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Près de 200 personnes étaient présentes pour participer à la ronde de protestation qui était organisée

sur la place de la mairie d'Abbeville, où fut également tristribué des tracts appelant à participer à

l'enquête publique:  http://www.novissen.com/Pages/Enquetepublique2015.aspx

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La manifestation s'est terminé par un die in que vous pouvez admirer sur la photo ci-contre

 

 

**********************************************************************************************

  Le 16 octobre 2015 communiqué de presse de NOVISSEN suite au

 

                   communiqué de la préfète de la Somme

 

                       Novissen Communiqué de presse 16/10/2015

 

                                    Pourquoi maintenant ?

 

  Novissen, association citoyenne en lutte depuis 4 ans contre l’installation de l’usine à vaches de Drucat,

dite « des 1000 vaches » apprend avec stupéfaction que Madame Nicole Klein, Préfète de la Région Picardie,

a décidé, contre toute attente, le lancement d’une enquête publique pour l’autorisation d’une extension de

troupeau à 880 vaches le 2 novembre prochain.

 

   Cette annonce est d’autant plus surprenante que lors d’une rencontre à la Préfecture d’Amiens le 10 juin

dernier Madame Klein avait affirmé, en présence du premier magistrat de notre commune, qu’il n’y aurait

pas d’instruction du dossier en extension déposé par Michel Ramery tant que ce dernier ne se serait pas

mis en conformité avec la loi, c’est à dire revenu aux 500 vaches autorisées. Pourquoi ce grave reniement

de la parole de l’Etat ?

   Novissen s’étonne de cet empressement à déclencher une enquête publique pour une extension

de troupeau alors que le promoteur Michel Ramery est déjà en infraction pour dépassement illégal avec

des amendes non payées à ce jour qui dépassent les 40000€. Jusqu’à quand ? Quel est le sens de tout cela ?

   Si Novissen n’est pas contre le principe d’une enquête publique, il apparaît néanmoins que le moment

est particulièrement mal choisi en pleine crise agricole et en pleine préparation de la Conférence internationale

 pour le climat.

   S’il s’agit pour l’Etat de régulariser à marche forcée une véritable délinquance économique qui dure

impunément depuis plusieurs mois sur notre territoire, Novissen saura le dénoncer avec force et

s’y opposera avec détermination.

**********************************************************************************************

Arrivée du tour Alternatiba à Paris le 26 septembre 2015

 

Novissen y était

**********************************************************************************************

Beau succès de notre 2e Fête anti-mille vaches


samedi 5 septembre !

 

 

 

SAMEDI 5 SEPTEMBRE, rendez-vous était pris pour ceux qui voulaient se joindre au cortège de voitures avec drapeaux qui devait se rendre depuis la salle polyvalente de Drucat jusqu’au site de l’usine !

46 voitures au total ont ainsi défilé dans Abbeville avec les meuglements de la voiture de tête, les slogans « usine illégale, y en a marre » « Ramery, hors la loi » devant des passants souvent médusés qui avaient l’air de découvrir qu’une usine à vaches illégale fonctionnait près de chez eux. Petit détour par Abbeville très positif…..

L’accueil sur le site de l’usine est organisé par M.Welter lui-même flanqué de quelques-uns de ses ouvriers. Ils interdisent l’accès au parking privé qui ne leur appartient en aucune façon où nous pourrions facilement faire demi-tour… Provocation bête et méchante qui n’empêchera en rien nos prises de paroles et notre dénonciation d’un des symboles de l’agro-industrie !

Nous renvoyons Michel Welter et ses ouvriers dans son usine après interventions du maire de Drucat Laurent Parsis et Michel Kfoury qui dénoncent fermement cette provocation inutile. Ramery et Welter veulent clairement occuper l’espace médiatique et nous contrecarrer sur ce plan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.Bel accueil pour le premier livre de Novissen« 1000 vaches, usine à mensonges »

 

 

 

 

 

 

140 pages de textes, articles, témoignages, illustrations, dessins….pour dénoncer les dérives de l’agro-industrie et ouvrir des perspectives pour une véritable transition agricole !

Le livre est très bien accueilli ! Près de 400 exemplaires écoulés en une seule journée !

Et beaucoup de commentaires très positif
s concernant ce livre citoyen que vous pouvez vous procurer auprès de Novissen :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Conférence de Marc Dufumier
 
 
 
 
 
 

L’après-midi a été bien marquée à 14h30 par la conférence de Marc Dufumier, expert auprès des Nations-Unies. Une très belle et intéressante conférence que vous pouvez écouter ou réécouter en clquant sur le lien ci-dessous !! A faire circuler sans modération sur tous les réseaux !

 
La salle des fêtes était comble et le débat a été riche ! Bientôt sur Youtube lui aussi !
 
Bien sûr, il y eut aussi les nombreuses animations, de la musique, de la restauration,  des stands bio…de quoi passer une très bonne journée et nous remotiver pleinement pour poursuivre notre lutte !

 
Le succès de notre manifestation est le fruit de nos efforts à tous, grandes et petites mains !

Bravo à tous pour votre intérêt dans cette lutte et votre implication !

Une pierre de plus qui bâtit pas à pas un autre monde !
 
 

**********************************************************************************************

Le 28 août 2015 communiqué de presse de la préfète de la Somme

 

 

**********************************************************************************************

 Fête des anti-1000 vaches 

 

 

 

 

 

 

 

Marquez déjà d’une croix la journée du SAMEDI 5 SEPTEMBRE prochain,jour de notre 2e Fête anti- 1000 vaches qui verra le matin à 10h un cortège de voitures avec drapeaux partir depuis la salle polyvalente de Drucat jusqu’au site de l’usine où se tiendra un rassemblement avec prises de paroles de nombreux invités.

L’après-midi sera marquée par la conférence de Marc Dufumier, ingénieur agronome et enseignant-chercheur, que nous avons la grande chance d’accueillir pour nous parler du véritable coût du lait industriel. A ne pas manquer !!

Bien sûr, il y aura aussi de nombreuses animations, de la musique, de la restauration,  des stands bio…de quoi passer une très bonne journée et se remotiver pleinement pour poursuivre notre lutte !

Trois axes pour cette journée :

    - Dénoncer activement l’illégalité scandaleuse de l’usine à vaches
    - Démontrer l’absurdité d’un tel projet à 4 mois de la réunion à Paris sur le    climat
    - Lancer la promotion du premier livre des Editions Novissen « 1000 vaches, l’usine à mensonges »  144 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

**********************************************************************************************

Où va le lait de l'usine des 1000 vaches ? (suite)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décidément, le lait de Mr Ramery voyage beaucoup!

Le dimanche 9 août 2015 un camion italien a chargé une cargaison de lait pour l'emmener

à Bergame en Italie, soit à plus de 1000 km de son lieu de production.

Inutile de faire de grands calculs pour constater que le bilan carbone de cette usine est désastreux 

 

 

**********************************************************************************************

Le 8 aout 2015 le Tour Alternatiba arrive à Abbeville

 

 

 

Arrivée des cyclistes à la salle polyvalente à Drucat, en tête, le triporteur avec la sono.

 

 

                                                                                                                                                                           Photo de famille avant le départ pour Dieppe, l'étape suivante.

 

**********************************************************************************************

Le 24 juillet 2015 communiqué de presse de la préfète de la Somme

 

                                                                                          Amiens, le 24 juillet 2015

                               Communiqué de presse

 

                    Ferme dite des « 1000 vaches » dans la Somme

           Contrôle de la mise en conformité suite à la mise en demeure

 

Le 20 juillet dernier, lors du contrôle de la mise en conformité de la ferme dite des

« 1000 vaches » située à Drucat dans la Somme, les inspecteurs des installations

classées agricoles et de la santé et de la protection animale (direction

départementale de la protection des populations – DDPP 80) ont constaté la

persistance du dépassement du nombre de vaches laitières autorisées par l’arrêté

préfectoral du 1er février 2013, soit 763 vaches au lieu de 500. Ces animaux étaient

dans un état sanitaire correct.

S'agissant d'un délit pour non respect d'une mise en demeure (arrêté préfectoral du

1er juillet 2015), un procès-verbal a été dressé et va être transmis au procureur de la

République près le tribunal de grande instance d'Amiens. S'agissant d'une procédure

judiciaire, il revient au procureur de s'exprimer quand il le jugera opportun.

S'agissant de la procédure administrative, qui sera menée en parallèle avec la

procédure judiciaire, un projet d'arrêté préfectoral portant sur les pénalités

envisagées sera transmis à l'exploitant, accompagné du rapport de l'inspection. Suite

à cette remise, l’exploitant a la possibilité de faire valoir ses observations dans un

délai maximal de 15 jours.

 

                  Service régional de la communication interministérielle

               03 22 97 80 36 06 12 32 76 34 pref-communication@somme.gouv.fr

            Le portail des services de l’Etat dans la Somme : http://somme.gouv.fr

 

 

**********************************************************************************************

Le 18 juillet 2015 communiqué de presse de la préfète de la Somme

 

 

                                                                                          Amiens, le 18 juillet 2015

                           Communiqué de presse

                         

                         Ferme dite des « 1000 vaches » dans la Somme

                         Contrôle de la ferme suite à la mise en demeure

 

En réaction immédiate à l’article de Reporterre du lundi 8 juin 2015 relatif à la ferme

dite des « 1000 vaches » située à Drucat dans la Somme, Nicole Klein, préfète de la

région Picardie, préfète de la Somme, a diligenté sans délai un contrôle de cette

exploitation, lequel est intervenu dés le 9 juin. Lors de ce contrôle, les inspecteurs

des installations classées agricoles et de la santé et de la protection animale

(direction départementale de la protection des populations – DDPP 80) ont constaté

le dépassement du nombre de vaches laitières autorisées par l’arrêté préfectoral du

1er février 2013, soit 796 vaches au lieu de 500.

Suite à la transmission du rapport des inspecteurs et du projet d’arrêté préfectoral de

mise en demeure visant à respecter l’arrêté du 1er février 2013, l’exploitant a pu faire

valoir ses observations auprès des services de l’Etat (cf. communiqué de presse

dédié en date du 10 juin 2015).

A l’issue de cette phase contradictoire, Nicole Klein, préfète de la région Picardie,

préfète de la Somme, a signé le 1er juillet 2015 l’arrêté qui met en demeure

l’exploitant de mettre en conformité ses effectifs sous un délai de 15 jours à compter

de sa notification intervenue le vendredi 3 juillet 2015 (cf. communiqué de presse

dédié en date du 2 juillet 2015), soit jusqu'au 18 juillet 2015.

Nicole Klein, préfète de la région Picardie, préfète de la Somme a demandé aux

inspecteurs des installations classées agricoles et de la santé et de la protection

animale de procéder en tout début de semaine prochaine à un contrôle de la ferme

pour constater la mise en conformité ou non de cet établissement.

En cas d'inobservation des dispositions de l’arrêté de mise en demeure, et

indépendamment des poursuites pénales susceptibles d’être engagées, les

sanctions administratives prévues à l’article L.171-8 du code de l’environnement, à

savoir une amende maximum de 15 000 € et/ou une astreinte journalière maximum

de 1 500 € pour l'exploitation (quelque soit le nombre de vaches excédentaires)

seront mises en oeuvre.

 

                       Service régional de la communication interministérielle

               03 22 97 80 36 06 12 32 76 34 pref-communication@somme.gouv.fr

             Le portail des services de l’Etat dans la Somme : http://somme.gouv.fr

 

 

**********************************************************************************************

Le 02 juillet 2015 communiqué de presse de la préfète de la Somme

 

                                                                                   Amiens, le 2 juillet 2015

                     Communiqué de presse

                    

                   Ferme dite des « 1000 vaches » dans la Somme

                                 Mise en demeure de l’exploitant

 

Le 9 juin dernier, lors du contrôle de la ferme dite des « 1000 vaches » située à

Drucat dans la Somme, les inspecteurs des installations classées agricoles et de la

santé et de la protection animale (direction départementale de la protection des

populations – DDPP 80) ont constaté le dépassement du nombre de vaches laitières

autorisées par l’arrêté préfectoral du 1er février 2013, soit 796 vaches au lieu de 500.

Suite à la transmission du rapport des inspecteurs et du projet d’arrêté préfectoral de

mise en demeure visant à respecter l’arrêté du 1er février 2013, l’exploitant a pu faire

valoir ses observations auprès des services de l’Etat (cf. communiqué de presse

dédié en date du 10 juin 2015).

A l’issue de cette phase contradictoire, Nicole Klein, préfète de la région Picardie,

préfète de la Somme, a signé le 1er juillet 2015 l’arrêté qui met en demeure

l’exploitant de mettre en conformité ses effectifs sous un délai de 15 jours à compter

de sa notification qui interviendra demain, vendredi 3 juillet 2015.

En cas d'inobservation des dispositions de l’arrêté de mise en demeure, et

indépendamment des poursuites pénales susceptibles d’être engagées, les

sanctions administratives prévues à l’article L.171-8 du code de l’environnement,

notamment une amende maximum de 15 000 € et une astreinte journalière maximum

de 1 500 €, pourront être prises.

 

                   Service régional de la communication interministérielle

            03 22 97 80 36 06 12 32 76 34 pref-communication@somme.gouv.fr

           Le portail des services de l’Etat dans la Somme : http://somme.gouv.fr

 

 

**********************************************************************************************

Le 10 juin 2015 communiqué de presse de la préfète de la Somme 

 

                                                                                     Amiens, le 10 juin 2015

                                  Communiqué de presse

 

                   Ferme dite des « 1000 vaches » dans la Somme

Constatation du dépassement du nombre de vaches laitières autorisées

 

En réaction immédiate à l’article de Reporterre du lundi 8 juin 2015 relatif à la ferme

dite des « 1000 vaches » située à Drucat dans la Somme, Nicole Klein, préfète de la

région Picardie, préfète de la Somme, a demandé aux inspecteurs des installations

classées agricoles et de la santé et de la protection animale (direction

départementale de la protection des populations – DDPP 80) de réaliser un contrôle

du site le mardi 9 juin.

Dans un souci de transparence, la préfète a décidé de communiquer l’intégralité de

leurs constatations :

Santé et protection animale

L'état corporel général des vaches laitières est satisfaisant, à l'exception d'une

dizaine de vaches à l'infirmerie, qui sont pour certaines maigres à très maigres.

L'état d'embonpoint individuel se gradue de moyen à très satisfaisant. L'état

général des veaux est également satisfaisant.

L'alimentation est présente et de qualité. Les abreuvoirs en état de

fonctionnement. Les animaux ruminent, sont pour la plupart soit couchés en

logette individuelle soit debout en train de s'alimenter. Aucune n'est couchée

totalement en dehors des logettes, quelques unes ont cependant l'arrière hors

logettes dans la travée. De fait ces dernières présentent un pelage sur l'arrière

train souillé jusqu'en haut des cuisses.

Les vaches sont dans l'ensemble bien adaptées aux modalités de couchage en

logette et ne présentent pas pour la majorité d'entre elles un état de saleté

anormal.

Sur une des 4 aires de stationnement des animaux, le système d'évacuation

des urines et des excréments n'est pas satisfaisant. Il en est de même dans le

couloir d'accès à l'aire d'attente de la salle de traite. La stagnation de bouses et

de liquides à ces endroits n'est favorable ni au confort des animaux ni à leur

état sanitaire, ces points doivent être corrigés. Sur les autres aires de vie des

vaches laitières, aucune non conformités n'a été relevée. Les animaux en

infirmerie sont logés sur aire paillée satisfaisante. Concernant les veaux les

fr

Le portail des services de l’Etat dans la Somme : http://somme.gouv.fr

box collectifs sont satisfaisants, les box individuels mériteraient d'être

protégés des intempéries.

La litière est de qualité mais est insuffisante dans certaines logettes pour les

vaches adultes. Même si celle-ci permet le confort de l'animal couché, le

manque de litière fait apparaître une marche/butée, qui représente un obstacle

au recul de l'animal et un risque à terme de blessure/boiterie.

Ces deux derniers éléments, couplés à un nouvel épisode de Mortellaro,

maladie qui touche les pieds des vaches, et diagnostiquée par le vétérinaire à

la suite de l'introduction de nouvelles vaches dans le troupeau, participe à

l'apparition de boiteries sur ce dernier. Le nombre d'animaux présentant ce

jour des boiteries manifestes est cependant faible, à l'exception des animaux à

l'infirmerie. Quelques vaches adultes ont des pieds à parer, mais dans

l'ensemble les pieds sont en bon état. Il semble que l'épisode de boiterie soit

maîtrisé. Les résultats laitiers du troupeau semblent confirmer le bon état

général des vaches.

Pharmacie vétérinaire

Satisfaisant. Système de surveillance et d'enregistrement opérationnel.

Respect des temps d'attente. Pharmacie conforme.

Environnement

Dépassement du nombre de vaches laitières autorisées :

L’arrêté préfectoral du 1er février 2013 autorise la SCEA Côte de la Justice à

exploiter un effectif de 500 vaches laitières et leur suite. Or, à la date de

l’inspection, un effectif de 796 vaches laitières a été constaté, soit un

dépassement de 296 vaches (+ 59,2%).

Problème de sécurité au niveau des barrières canadiennes :

L’espacement entre les barres métalliques constituant les barrières

canadiennes a été agrandi pour empêcher le passage des animaux. Il est de

plus de 20 cm, ce qui présente un danger pour les piétons (salarié agricole,

vétérinaire,…) traversant la zone et pour les vaches qui tenteraient de franchir

la barrière.

 

Conformément à la législation, le rapport de l’inspection et le projet d’arrêté

préfectoral ont été transmis ce jour à l’exploitant. Suite à cette remise, l’exploitant a

la possibilité de faire valoir ses observations dans un délai maximal de 7 jours.

A l’issue de ce délai, il lui sera notifié un arrêté préfectoral de mise en demeure

visant à respecter les prescriptions de l’arrêté préfectoral du 1er février 2013 en abaissant les effectifs de vaches laitières à hauteur de 500 vaches dans

les plus brefs délais.

 

 

La préfète a présenté ces mesures aux représentants de l’association Novissen et au

maire de la commune de Drucat qui ont été reçus à leur demande ce matin à la

préfecture de la Somme.

 

                  Service régional de la communication interministérielle

          03 22 97 80 36 06 12 32 76 34 pref-communication@somme.gouv.fr

        Le portail des services de l’Etat dans la Somme : http://somme.gouv.fr

 

 

**********************************************************************************************

Le 24 mai 2015 marche contre Monsanto à Amiens 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très bonne journée pour nous  avec un beau succès

pour notre stand! Bravo à Guy pour l'organisation matérielle 

et à tous les présents, nous avons tous été bien occupés!

De bons contacts aussi avec Barbara Pompili, François Veillerette

et un journaliste de Mediapart!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Fort succès au stand de NOVISSEN

 

Une vidéo de la manif: http://news360x.fr/marche-mondiale-contre-monsanto-amiens/

**********************************************************************************************

 Gardons le contact N° 56 

 

Bonjour à toutes et à tous, militant(e)s et ami(e)s de Novissen !


Un grand merci tout d’abord à tous ceux et toutes celles qui ont répondu à notre appel et écrit au sous- préfet et à la préfète pour s’opposer à toute extension du troupeau à l’usine des 1000 vaches !
Les autorités préfectorales ont reçu des centaines de lettres et savent que l’opposition citoyenne sera forte à toute nouvelle autorisation de la part de l’Etat !
Où en sommes-nous ?
Les choses vont se précipiter dans les deux mois qui viennent et nous sommes sans doute à un tournant important dans l’histoire de notre lutte. Une nouvelle fois, nous aurons besoin de l’aide et de la détermination de tous ! Soyez bien sûr que notre victoire se mesurera à nouveau à l’aune de notre engagement et nous savons que nous pouvons compter sur vous !
Les points à retenir :

  • Multiples rendez-vous avec les responsables politiques locaux qui nous ont fait des promesses et qui doivent aujourd’hui les tenir : nous comptons bien obtenir du nouveau Conseil Départemental comme de la Communauté de communes d’Abbeville une motion d’opposition à toute extension de troupeau.

**********************************************************************************************


ACTION AVRIL 2015

 

Après l’annonce officielle d’une demande d’extension du troupeau actuel à 880 vaches, Novissen vous demande à tous de participer à notre action d’avril : « 1000 fois NON aux 1000 vaches » !

 

Une fois de plus, nous devons montrer aux autorités préfectorales que nous ne sommes pas du tout prêts à accepter une quelconque augmentation de troupeau et que nous sommes au contraire décidés à résister !
Nous proposons donc à tous d’écrire deux lettres dans la période du 12 au 26 avril. Chaque lettre est importante, la vôtre encore plus importante que les autres puisque c’est vous qui l’écrivez. Des centaines de lettres doivent ainsi arriver en préfecture d’Amiens et à la sous-préfecture d’Abbeville.
Vous pouvez les envoyer en courrier ordinaire ou en recommandé si vous voulez leur donner un poids supplémentaire.
L’une  sera adressée à la préfète de région, Madame Nicole Klein et l’autre au sous-préfet d’Abbeville Monsieur Jean Claude Geney, responsable de l’évolution du dossier.
Vous pouvez bien sûr écrire votre propre lettre ou vous inspirer de l’exemple ci-dessous. Si vous n’avez pas beaucoup de temps, vous pouvez simplement écrire un mot très rapide, même simplement « 1000 fois NON aux 1000 vaches » ! Le nombre de lettres reçues sera extrêmement important ! Faites écrire autour de vous !
Exemple de lettre à envoyer:
Madame la Préfète,  / Monsieur le Sous-Préfet,
J’apprends sans grande surprise l’intention de Michel Ramery d’agrandir son usine à vaches à 880 vaches laitières. J’en suis scandalisé(e) d’autant plus que le comité de suivi n’a pas levé mes graves inquiétudes concernant l’état sanitaire du troupeau aujourd’hui limité à 500 vaches selon la parole de M. Le Foll, ministre de l’agriculture.
Loin de me rassurer, le manque de transparence actuel est le signe d’importants dysfonctionnements qui m’amènent à vous demander de refuser toute instruction du dossier d’extension à 880 vaches tant que l’achèvement des travaux pour 500 vaches n’est pas déjà réalisé et que notamment les décisions de justice du Tribunal administratif sur le fond n’ont pas été rendues.
Veuillez croire, Madame la Préfète / Monsieur le Sous-Préfet, en mes sentiments les plus déterminés pour lutter contre ce projet néfaste.

Signature :
 

Adresses: Madame Nicole Klein                                                     Monsieur Jean Claude Geney
                  Préfète de la Région Picardie                                        Sous-Préfet d’Abbeville
                  Cabinet du Préfet                                                            Sous -Préfecture
                  51, rue de la République                                                19, rue des Minimes
                  80020 Amiens Cedex 9                                                   80100 Abbeville
 
 
MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !!
 

 

**********************************************************************************************

Election départementale du 22 et 29 mars 2015

 

Afin d'aider nos adhérents à faire un choix, nous avons envoyé la lettre ci-dessous aux candidats d'Abbeville nord et d'Abbeville sud.

A côté, vous trouverez le communiqué de presse que nous avons rédigé, après la réception des réponses.

A la suite, dans l'ordre de réception, vous trouverez la réponse de ceux qui ont répondus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Président de Novissen,

 

Suite à votre courrier en date du 20 février 2015 je tiens à vous informer sur ma position

sur la ferme des 1000 vaches.

 

Ce type d'exploitation agricole n'est pas mon modèle d'agriculture.

 

Je suis pour une agriculture paysanne et si j'ai l'honneur d'être élu les 22 et 29 mars prochains

je m'engagerai à vos côtés pour qu'aucune augmentation de l'autorisation actuelle du nombre

de vaches puisse avoir lieu.

 

Je suis pour le respect de la protection animale ainsi que le protection environnementale.

 

Vos adhérents et vous même peuvent compter sur mon engagement.

 

Cordialement.

 

Emmanuel Sergent

Candidat aux élections départementales 2015 Canton Abbeville 1-Nouvion Somme à Gauche

 

 

 

 

 

Mme Ophélie BON                                                                                                                                                                              Le 10 Mars 2015
Mr Michel KFOURY
Candidats titulaires aux élections départementales 2015 canton Abbeville 1
 
 
 
 
         Mr le Président de NOVISSEN
 
 
C'est avec une grande satisfaction qu'on vous donne notre position concernant le projet de l'usine dit de 1000 vaches.
En premier, nous vous remercions de mettre ce sujet au cœur de ce débat électoral local, car vous le savez comme nous,

sans la complicité et l'avis favorable de nos élus locaux, ce projet n'aurai jamais vu le jour.
 
Pour répondre à vos questions : vous connaissez mieux que d'autre notre engagement et surtout l'engagement de Michel

 et son combat contre cette usine, et nous continuons à être à vos cotés, étant membres de votre association par des actions

 médiatiques, sociales et pourquoi pas politiques si nos citoyens nous accordes leur confiance.
 
On reste très vigilant au fonctionnement de cet usine, en réclamant une transparence totale et un respect de l'état de droit,

 comme l'arrêtée d'exploiter le définit.
 
On est catégoriquement opposé à toute extension de cette usine, et vous pouvez compter sur notre mobilisation à tous les

niveaux et en fonction de nos moyens pour gagner ce combat au profit de votre association, de la santé des riverains, de notre

environnement, de nos paysans et de nos amis les animaux.
 
Espérant avoir répondu à vos questions,
 
Veuillez agréer Monsieur  le président, nos salutations les meilleures .
 
 
                                        Ophélie BON                                                                            Michel KFOURY

 

 

 

Monsieur Pascal Demarthe nous a renvoyé vers le courrier ci-dessous, qu'il nous avait fait en novembre dernier.

 

**********************************************************************************************

Le 26 02 2015: NOVISSEN était au salon de l'agriculture

 

 

 

 

 

 

Novissen au Salon de l'Agriculture,

 

Trois voitures et douze participants pour monter au Salon de l'Agriculture

dénoncer la vitrine de l'agrobusiness!

Nous y avons rencontré nos amis de la Confédération paysanne et distribué

largement notre tract 'spécial salon' où nous disons pourquoi Novissen dit 

toujours NON à l'élevage industriel!

Conférence de presse en commun avec la Conf' et Attac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec M.Le Foll notre ministre de l'agriculture épris d'agroécologie!

Nous lui offrons un beau Tshirt Novissen avec le logo NON aux usines à vaches

en lui rappelant de tenir ses engagements de limiter l'usine actuelle à 500 vaches,

ce qu'il dit vouloir faire et nous en prenons acte!

Nous rencontrons François Bayrou de passage, opposé lui aussi à ce développement

sauvage de l'agro-industrie et apercevons Xavier Beulin au stand de la FNSEA bien entouré

de dizaines d'agrobusinessmen en costumes cravates...On tente le dialogue sans véritable succès!

Un autre monde!!

L'accueil à notre tract est très positif de la part des visiteurs et les discussions iront

bon train toute la journée!

Journée positive! Restons mobilisés! Ne lâchons rien!ve! Restons mobilisés! Ne lâchons rien!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stéphane Le Foll par notre ami Bernard Dufour

**********************************************************************************************

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Venez nombreux à cette veillée, animée par Jean-Yves berteloot, acteur bien connu, et Catherine Zambon.

 

Il y a du vécu, du documentaire, de la parole intime et de la portée sociologique dans le texte. Ce qui en résulte est un parcours qui va de l'éblouissement à une forme de désarroi. La représentation épousera ce mouvement

 

L'échange, après la représentation, est essentiel. Le spectacle sera d'un format court (1h15 maximum) pour privilégier la rencontre, qui se fera autour d'un verre.

 

 

 

 

 

 

 

 

**********************************************************************************************

 Où va le lait de l'usine des 1000 vaches ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les deux jours, un camion citerne d'une contenance de 15 à 2000 litres et un camion semiremorque d'une capacité d'environ 30 000litres viennent chercher la production des deux jours précédents.

 

 

 

 

Ci-joint les deux camions prèt à partir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jeudi 15 janvier un tracteur immatriculé CW 921 XX avec une remorque immatriculé 592 YR 14 sont partis de l'usine à vaches à 11h30 pour aller livrer, après avoir parcouru 320 Kilomètres, sa cargaison à Moyon dans la Manche où il est arrivé vers 17h.

La laiterie qui a réceptionné ce lait est la laiterie" Délicelait"

 

Quelques liens qui vous en dira plus sur cette laiterie:

http://www.delicelait.fr/

 

http://www.ria.fr/actualites/produits-laitiers-le-groupe-agrial-prend-une-participation-dans-delicelait-39807.html

 

http://www.eve-basse-normandie.fr/fr/news/delicelait-se-sent-pousser-des-ailes-a185.html

 

 

 

Ci-contre le camion au quai de déchargement chez Délicelait à Moyon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le samedi 17 janvier le camion citerne CN 621 BR est parti de l'usine à 12h45 pour arriver à 13h40 chez SENAGRAL à Qincampoix-Fleuzy.

 

 

 

 

 

 

 

Ci-contre le camion arrivant chez SENAGRAL

**********************************************************************************************

L'Assemblée Générale du 22 novembre 2014

 

Le Conseil d'Administration a invité les adhérents de Novissen à la Salle Polyvalente "Jean-François Lesueur", à Drucat-Le Plessiel, pour l'Assemblée Générale annuelle, à 20h.  Il y avait  177 votants.

Les médias locaux "Le Courrier Picard" et "Le Journal d'Abbeville" étaient présents

 

 

 

 

 

 

 

Vue partielle de la salle

 

 

Au premier rang M. Parsis, Maire de Drucat-le-Plessiel, accompagné de

M. Gauret, ancien Maire.

Au deuxième rang, Mme Bourgois, première adjointe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une partie du CA de Novissen, dont Michel Kfoury, qui a annoncé lors de cette AG, vouloir laissé sa place de président, mais resterait membre du CA et continuerait de mettre toute son énergie disponible au service au service de cette lutte.

 

 

**********************************************************************************************

 Réponse, par une citoyenne, à un communiqué de Xavier Beulin 

 

 

A Sivens, un jeune homme s'est fait tuer. Partout en France, des gens se réunissent en hommage à Rémi. A l'étranger également. Et là, dans le journal local, tout contre l'article qui revient sur ce drame honteux, une déclaration, plutôt une menace, de Xavier Beulin, patron de la FNSEA.

Comme j'aimerais avoir en face de moi cette personne et lui dire ceci :

Vous déclarez : "je n'ai qu'à lever le petit doigt pour mobiliser 3.000 ou 4.000 agriculteurs sur le site". Lever le petit doigt, comme vous y allez, Monsieur Beulin ! Mais qui sont donc ces gens qui se mobilisent lorsque vous "levez le petit doigt" ? Ne se sentent-ils pas humiliés lorsque vous parlez ainsi ? N'ont-ils pas l'impression que vous les prenez pour quelques pauvres animaux domestiques maltraités, habitués à obéir.... au doigt et à l'oeil ? J'entends aussi dire que ces zadistes qui occupent le site du Testet ne sont qu'une bande de gens à la dérive, des fainéants, des bons à rien, vivant à coup de RSA et s'en trouvant très bien. Au crochet de ceux qui paient des impôts et des charges sociales, ceux qui travaillent, quoi !

 

Je voudrais éclaircir deux points :

1°/ Monsieur Beulin, pourriez-vous nous préciser combien de ces agriculteurs qui vous sont si fidèles seraient obligés de cesser leur activité s'il n'y avait pas les subventions pour leur permettre de s'en sortir ? Et ces subventions, tombent-elles du ciel ? Est-ce que cet argent ne viendrait pas plutôt de ce qui est versé dans d'innombrables tonneaux des danaïdes par les citoyens imposables ? Qui vous dit, Monsieur Beulin, que les citoyens en question ne préfèrent pas voir leur argent servir à la survie de tous ces gens courageux qui défendent la Terre plutôt qu'à arrondir les revenus de ceux qui la massacrent à coup de pesticides ; à ceux qui se battent pour sauver la Vie plutôt qu'à ceux à qui nous devons tant de ces maladies dont, au demeurant, ils meurent eux aussi. L'Europe, c'est nous, Mr Beulin, c'est aussi notre argent qui est versé aux grands agriculteurs, aux grands éleveurs, tandis que les seuils planchers sont là pour exclure des subventions, et donc éliminer, les petits éleveurs, les petits agriculteurs, apiculteurs, viticulteurs. Ceux à qui bien souvent revient l'honneur d'élever dignement leurs bêtes, de cultiver avec respect leurs terres.... et de ne pas empoisonner leurs congénères.

> 2°/ Vous trouvez sans doute que les violences policières ne sont pas allées assez loin (voilà encore l'argent des contribuables à nouveau détourné : ceux que nous payons pour nous protéger protègent en réalité les intérêts privés. Quant à nous, ils nous matraquent, nous gazent, utilisent leurs flashballs. Et pire encore hélàs !). Non, ça ne vous suffit pas : vous voulez ajouter 3 à 4.000 de vos esclaves, ceux qui obéissent lorsque vous levez le petit doigt ! Croyez-vous vraiment que votre menace puisse faire s'échapper ceux qui défendent le Testet ? Alors, c'est que vous les connaissez bien mal ! Oui, la peur existe, mais on apprend à la gérer. Après le meurtre de Rémi, j'ai vu arriver des gens qui ont monté leurs tentes sur cette sinistre zone de terre morte, sur ce poste avancé. Ils l'ont fait calmement, avec détermination.

 

Et s'il en était besoin, ne vous y trompez pas, Mr Beulin, il en viendrait des quatre coins de France. Il en viendrait d'autres pays aussi. La solidarité du coeur et de l'esprit est bien plus puissante et fidèle que celle du fric.

Leur lutte est belle, Mr Beulin. Elle restera gravée dans nos mémoires en lettres couleur d'arc en ciel. Tous se battent pour sauver la Terre tant qu'il en est encore temps ; pour qu'une Vie qui vaille la peine d'être vécue envahisse notre planète encore merveilleuse.

Et même si cette lutte devait parfois s'interrompre, ici, ou là, pour quelques jours, pour quelques mois, elle jaillirait à nouveau de plus belle, ici, ailleurs, plus tard, bientôt, partout, encore plus forte, encore plus lumineuse.

Ce qui est en marche, rien ne pourra l'arrêter.

 

 

                                                       Mireille Couloudou



 

 

**********************************************************************************************

Le paradis des vaches

 

    

 

 

 

 

 

 

Le 04/10/2014: Une vache morte sur la plateforme à cadavres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 05/10/2014: Deux vaches mortes sur la plateforme à cadavres

Il y aurait, à ce jour, 21/10/2014, sept vaches mortes, dont trois au cours du transport.

 

**********************************************************************************************

Le 02 octobre 2014 La newsletter de la Confédération Paysanne

 

 

Editorial

Laurent Pinatel
Porte-parole de la Confédération paysanne

Nombreux et décidés !

Le 28 octobre, neufs militants de la Confédération paysanne vont se retrouver devant la Justice. Ce qui leur est reproché ? Avoir osé dire non ! Avoir osé refuser la dérive de l'agriculture vers toujours plus de concentration, toujours plus d'accaparement, toujours moins de paysans.

Le souci, c'est que nous posons effectivement les questions qui dérangent. L'agriculture est en train de se crasher dans le mur de l'industrialisation à outrance. Mais que veulent les citoyens ? Que veulent les paysans ? Que veulent les élus ? Des fermes ou des usines ? Doit-on « fabriquer » l'alimentation comme on multiplie les pièces de voiture ? Non, non et non !

Nous revendiquons une agriculture avec des paysans. Des paysans qui ont un lien particulier avec leurs animaux, avec la nature… des paysans qui donnent un sens à leur vie, qui font que notre pays resplendit pour son excellence culinaire !

C'est tout ça qui se joue en ce moment… c'est cette page qui va se tourner sur les paysans si nous ne faisons rien… Alors, soyons nombreux à Amiens pour stopper cette folle dérive ! Le combat est ambitieux, nous l'avons déjà bien avancé… amplifions le mouvement ! 

Des paysans au tribunal…

Ils sont neuf, convoqués pour tous. Neuf individus pour faire oublier que c'est la Conf', un syndicat de défense des travailleurs de l'agriculture, qui se bat contre l'usine des 1000 vaches. Neuf convoqués pour des centaines de milliers, convoqués pour dissimuler que ces actions sont aussi le reflet d'une demande citoyenne. Alors oui, ils sont neuf à avoir besoin d'un énorme soutien le 28 octobre à Amiens.

Mais ce n'est pas tout. La convocation au tribunal, couplée à l'arrivée des vaches, ne met pas fin à la mobilisation, bien au contraire. C'est ce qu'il faudra démontrer, ce jour-là, en convergeant en masse au procès de l'industrialisation de l'agriculture. Ce modèle-là, on n'en veut pas !

Et puis, pour ne rien gâcher, ce sera aussi un vrai bon moment, avec de la musique, de la bonne bouffe, un marché paysan, des tables rondes, etc.

Alors, en tracteurs, à pied, en vélo, en train, en bus… tous à Amiens le 28 octobre !

Affiche, programme, bus... toutes les infos


… et des vaches à l'usine

On l'a souvent dit, Michel Ramery ne manque pas d'appuis. Grâce à cela, il a pu légaliser l'illégal, et installer ses premières vaches dans son usine. C'était le 13 septembre, dans la nuit, un an et un jour après la première incursion de la Conf' sur le chantier. Deux jours auparavant, la sous-préfecture assurait que les conditions d'application du permis d'exploiter n'étaient pas réunies, ce qui rendait toute installation illégale. Pourtant, sans que les travaux en question aient été effectués, la préfecture a finalement autorisé le démarrage de l'exploitation. Immédiatement, les riverains de l'association Novissen, rejoints par des paysans de la Conf', ont bloqué le site, empêchant l'entrée de nouvelles vaches. Mais il fallait bien collecter le lait des 130 premières vaches. C'est donc sous escorte policière que le camion de Senoble est venu récupérer le lait.

Face à cette situation bloquée, le ministère de l'Agriculture a, pour la première fois, organisé une réunion sur le sujet, avec toutes les parties. En bref : le méthaniseur aura une capacité moindre et n'utilisera que des déchets agricoles, et ce sera à l'Etat de prendre sa responsabilité pour imposer une enquête publique au-delà de 500 vaches.

Mais soyons clairs, l'exploitation de l'usine a démarré, et même s'il devait être contraint à 500 vaches, cela resterait la plus grosse ferme laitière de France, ultra-industrielle. Alors, échec ? En partie bien sûr, mais les paysans qui se battent pour leur avenir n'ont pas tout à fait le même poids qu'un notable qui a l'oreille de tant de décideurs. Mais il y a aussi de quoi se satisfaire. Sur le méthaniseur d'abord, qui lui rapportera beaucoup moins, et surtout sur le fond de l'affaire. Aujourd'hui, la question « Veut-on que notre alimentation soit produite dans des fermes ou dans des usines ? » est devenue un sujet de société à part entière !


A l'assaut des accords de libre-échange

Alors que la Commission européenne et le gouvernement canadien s'apprêtaient à s'auto-congratuler publiquement de la signature de l'accord de libre-échange appelé CETA, la Conf' a fait la démonstration de sa détermination à ne pas laisser passer ces accords destructeurs. Le 24 septembre, une centaine de militants ont investi le site de la multinationale Cargill, en banlieue parisienne. L'immeuble de verre a été recouvert d'une bâche à ensilage de 250m2 et sa salle des marchés a été le lieu de discussions traders/paysans parfois surprenantes. Pendant 7h, les militants ont occupé les lieux jusqu'à obtenir un rendez-vous avec le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl.

Une première rencontre avec ses services s'est donc tenue deux jours plus tard qui a permis de faire le constat, peu surprenant, que deux visions de l'agriculture, et de la société en général, s'affrontent. Cependant, le dialogue est ouvert, et devrait se poursuivre avec les ministères concernés sur les accords de libre échange en cours de négociation.

La mobilisation aussi se poursuit avec une journée d'action internationale des collectifs Stop Tafta le 11 octobre !

Toutes les photos


Six mois avant la fin des quotas laitiers : Il faut agir d'urgence !

Les quotas laitiers sont encore en vigueur que beaucoup se lancent déjà dans l'augmentation de leur volume de production, sans se soucier de la réalité des marchés. Il faut dire que les appels en ce sens ne manquent pas, malgré l'avant-goût donné par l'embargo russe. La collecte, depuis début 2014, a fortement augmenté conduisant à une hausse de plus de 17% des volumes du marché mondial à l'export. La demande, elle, augmente de 1 à 1,5%... Sans outils efficaces de prévention des crises au niveau européen, il y a peu de chance de passer à côté d'une baisse du prix du lait dans les prochains mois, de l'ordre de 40 € dans un premier temps, selon les prévisions.

Les outils actuels de gestion des crises (prix d'intervention et stockage) seront alors inefficaces. La Confédération paysanne défend la mise en place d'un tunnel de prix, qui assurerait des prix rémunérateurs à la production. Par ailleurs, il faut prendre immédiatement des mesures pour éviter que la production laitière ne poursuivre sa concentration. La répartition de la production sur le territoire est indispensable, tout comme les freins à l'agrandissement à outrance. Sans cela, nous ne verrons plus que quelques fermes-usines réparties sur certains morceaux de territoire.


Incendies de Morlaix : ne pas se tromper de cible

C'est l'actualité agricole du moment : la crise des légumiers bretons qui sont allés jusqu'à incendier la Mutualité sociale agricole et le centre des impôts de Morlaix. Cette action a été saluée par des responsables agricoles locaux, et condamnée par le gouvernement, qui s'est empressé d'organiser une réunion de crise.

Effectivement, la colère des producteurs peut être légitime, mais leur cible ne l'est pas. En poussant à l'augmentation de la production de volumes, les politiques publiques ont créé cette crise. Pourtant, la réponse tient encore en un seul mot : exporter ! Face à cela, ce qu'il reste des outils de mutualisation et de solidarité que sont la MSA et les impôts servent surtout à éponger les dérives de ces politiques. 

L'agroalimentaire, les fruits, les légumes, demain le lait… Va-t-on regarder tous les secteurs agricoles tomber les uns après les autres ?


Se mobiliser pour stopper la fièvre de la planète !

Plus de 330 organisations du monde entier, parmi lesquelles la Via campesina dont est membre la Confédération paysanne, ont publié un texte commun, listant 10 actions à mettre en place d'urgence, à l'occasion d'une réunion de l'ONU sur le Climat, le 23 septembre à New-York.

« Lorsque nous, les êtres humains, avons de la fièvre, nous nous inquiétons et nous agissons. Après tout, nous savons que lorsque la température de notre corps augmente de 1,5°C, jusqu'à 2°C au dessus de la moyenne, c'est sérieux, tandis qu'une augmentation de 4-6ºC, ou plus, peut conduire au coma voire à la mort.

Il en est de même quand la Terre est touchée par la fièvre. Au cours des 11.000 dernières années, la température moyenne de la planète était d'environ 14°C. L'augmentation de la température moyenne globale est d'ores-et-déjà d'environ 1°C. Si nous ne prenons pas les mesures appropriées tout de suite pour arrêter la propagation de cette fièvre, les prévisions nous disent que la planète est sur la voie d'une augmentation de la température moyenne comprise entre 2°C et 6°C d'ici la fin du siècle. Dans ces conditions, la vie sur Terre, telle que nous la connaissons, pourrait changer radicalement.

Nous n'avons pas d'autre choix que de passer immédiatement à l'action. »

Lire la suite


En région : Contre OL Land, la Conf' sort les moutons

Une vingtaine de paysans de la Confédération paysanne accompagnés de moutons ont occupé par surprise le grand hall du bâtiment du Grand Lyon ce mercredi 1er octobre, en plein centre ville. Dans le même temps, une nouvelle mobilisation avait lieu ce jour-là à Décines, pour bloquer le chantier illégal démarré le 1er septembre par la force sur les terres de l'agriculteur Philippe Layat.

Car pour le moment, le Grand Lyon et son Président, Gérard Collomb, sont dans une stratégie d'évitement et n'ont pas répondu à nos nombreux appels et demandes de rencontres. Faisant fi des décisions de justice, le Grand Lyon joue la montre et continue les travaux pour construire cette voie d'accès au nouveau stade de l'Olympique Lyonnais (OL LAND) sur un terrain qui ne lui appartient pas. En effet, la cour administrative d'appel de Lyon avait annulé en mai dernier la Déclaration d'utilité publique d'expropriation. Le Grand Lyon conteste cette décision et a saisi le Conseil d'Etat, mais la dernière décision de justice est exécutoire et doit s'appliquer !

Plus d'infos

**********************************************************************************************

Le 16 septembre communiqué de NOVISSEN 

Ci-dessous le communiqué de NOVISSEN, fait en fonction des éléments que nous avons à ce jour. Nous devons rester très vigilant et vérifier que les paroles seront bien suivi d'effet et non modifiées par un nouveau tour de passe-passe, devenu une habitude dans ce dossier.

 

 

 

**********************************************************************************************

Le 16 septembre 2014 réunion de crise au ministère de l'agriculture  

Ferme des "1000 vaches " : rencontre entre les porteurs de projet et les opposants au ministère de l’agriculture

Paris

16/09/2014

A la demande de Stéphane LE FOLL Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, son Directeur de cabinet a reçu ce matin avec la Préfète de la

 région Picardie les porteurs du projet et ses opposants au ministère de l’agriculture afin de rechercher des voies d’apaisement.

©Xavier.Remongin/Min.Agri.Fr

Il a en préambule été rappelé par le Directeur de cabinet que ce projet ne correspondait pas au modèle d’exploitation promu par le Ministre dans la loi d’avenir

 pour l’agriculture et n’avait jamais été soutenu par ce dernier. La discussion a permis de rappeler le cadre réglementaire s’imposant et notamment de faire le

 point sur deux questions sensibles : la puissance du méthaniseur couplé à la ferme et le nombre de vaches laitières autorisées.

Le porteur de projet a confirmé sa décision de limiter la puissance du méthaniseur (0,6 mégawatts contre 1,34 mégawatt) et de limiter son approvisionnement aux

 seuls sous-produits de l’activité agricole, répondant ainsi aux attentes de l’association des opposants au projet. Cet engagement se traduira formellement dans

 l’autorisation d’exploiter.

S’agissant de la taille du cheptel, il a été rappelé que l’arrêté portant autorisation d’exploiter en date du 1 er février 2013 limite la taille de la ferme à 500 vaches laitières.

Toute augmentation des effectifs au-delà de ce seuil nécessiterait le dépôt d’une demande auprès de la préfecture de la Somme et du service des installations classées,

 et la prise d’un nouvel arrêté d’autorisation d’exploiter. Deux cas de figures peuvent se présenter :

- de 500 à 899 vaches : il appartiendra à la préfecture d’évaluer le caractère substantiel des modifications envisagées au regard notamment des impacts environnementaux

et sanitaires, et d’évaluer sur ces bases la nécessité d’une nouvelle enquête publique ;
- au-delà de 900 vaches, la procédure d’enquête publique sera obligatoire avant toute décision.

Le directeur de cabinet du Ministre et la Préfète ont confirmé à l’issue de la réunion que les services de l’Etat continueront à veiller strictement au respect du droit et ont

invité l’ensemble des participants à faire de même.
L’ensemble des participants a remercié les pouvoirs publics de la tenue de cette réunion, qui contribue à l’apaisement des tensions.

Télécharger le communiqué de presse (PDF - 97.7 ko)

Contacts presse :
Service de presse de Stéphane LE FOLL - Tel : 01 49 55 59 74 ; Fax : 01 49 55 43 81
cab-presse.agriculture@agriculture.gouv.fr
Service de presse du ministère - Tel : 01 49 55 60 11
ministere.presse@agriculture.gouv.fr

 

**********************************************************************************************

Le 15 septembre 2014 enlèvement du premier camion de lait

 

Vers 16h le lundi 15 septembre un camion citerne s'est présenté pour venir chercher les premiers litres de lait produit dans l'usine. Devant le refus de laisser passer ce camion par les personnes

présentes, les forces de l'ordre ont procédé à une évacuation musclé des manifestants, voir la vidéo via le lien ci-dessous. Contrairement à ce qu'affirmait Senoble, qui vante ses produits comme du haut de gamme, le lait à bien été livré dans un centre de collecte appartenant à Senoble.

 

https://www.youtube.com/watch?v=pLE9ois01Jc&feature=youtu.be

Le 15 septembre 2014 Brigitte Bardot écrit à la Préfète Nicole Klein

 

**********************************************************************************************

Le 13 septembre 2014 vers 4h30 du matin arrivée des 150 premières vaches

 

A 7h un blocus du site était instauré 

 

Ci-dessous une vidéo des premières vaches

https://www.youtube.com/watch?v=q1ZTh58nGwE&feature=youtu.be

 

Pendant 4 iours des adhérents de Novissen et des membres de la Confédération Paysanne ont bloqué, nuit et jour, l'accès au site pour empêcher l'arrivée de nouvelles vaches.                                                          

 

                                                                                                                                                                                               Guy Delort, membre de NOVISSEN a observé une grève de la faim pendant ces 4 jours

 

    

    

 

Pascal Durand député Européen, Barbara Pompili député de la Somme et Christophe Porquier

Conseiler régional de Picardie, sont venus apporter leur soutien. 

 

 

 

 

**********************************************************************************************

A compter du 30 août 2014, le planning des distributions de tracts 

 

 

N.B. Ce planning est évolutif : pensez à le consulter ... notamment avant de nous rejoindre !

 

 

Dates

Distribution avec le stand « Novissen »

Lieux, heures

Distribution sans stand (ronds-points, etc…)

Lieux, heures

Samedi 30/08

Marché d’Abbeville 10h-12h

RV entre le marché couvert et Monoprix Alimentation.

 

Rond-point sortie de l’autoroute A28 10h-12h

desservant aussi Route de Boulogne et Route d’Abbeville

Sans date

 

Gare d’Abbeville, trains du matin, en semaine

 

Jeudi 04/09

Marché d’Abbeville 10h-12h

 

 

Vendredi 12/09

 

Marché du Crotoy RV 9h « Place Jeanne d’Arc »

Samedi 13/09

Rue 9h-12h – RV sur la place entre la gare et le collège de Rue .

             

Rond-point dit « des oiseaux » 10h-12h sortie de l’autoroute Abbeville Sud –Zone commerciale – près des éoliennes route d’Amiens.

+ « Fête de l’Huma » à Paris

Dimanche 14/09

 

« Fête des Jardiniers » à Rivery

 

Jeudi 18/09

 

Aux abords du marché d’Hesdin RV 10h

(à confirmer)

16 -18 et 19 /09

 

Place Gambetta à Amiens, RV au moment de la pause de midi

Dimanche 21/09

 

 Saint-Valéry 10h-12h (lieu à préciser)

                Annulé

Mercredi 24/09

Franc marché d’Abbeville 10h-12h

       Annulé

 

Samedi 27/09

« Fête de la patate » (près de Rouen)

 

 

Dimanche 28/09

 

Festival de « La Tambouille », ferme des Bouillons, Mont Saint Aignan, 14h

 

Dimanche 05/10

Foire d’automne de Gamaches 10h-12h

        Annulé

 

Jeudi 09/10

Marché d’Abbeville 10h-12h

 

Rond-point Monument aux morts 10h-12h       

 

Samedi 18/10

Marché d’Abbeville 10h-12h

 

Rond-point des oiseaux 10h-12h

+ Marché bio à Amiens 10h-12h

 

Samedi 25/10

 

Marché bio à Amiens 10h-12h

         

 

 

 

 

 

 (attention, le chargement du tract peut être assez long).

 

 

 

************************************************************************************************

"Veille citoyenne" le 8 septembre 2014

 

 

Des rumeurs persistantes laissent entendre que les vaches pourraient être installées avant même que les travaux ordonnés par le Préfet soient terminés.
Cette menace est à prendre au sérieux, compte tenu de la désinvolture avérée de M. Ramery à l'égard de la légalité (et son impunité).
Les adhérents ont été avertis par mail : une "veille citoyenne" d'avertissement est organisée dans le chemin d'accès à cette ferme-usine, lundi 08/09, à partir de 20h.
 
En voici le déroulement :
19h45 - installation du stand avec les drapeaux près de la route.
de 20h à 20h30 - échanges avec les personnes présentes pour expliquer les raisons de cette veille citoyenne.
20h30 - lecture du communiqué de presse remis aux journalistes. (voir ci-dessous)
20h45 -lecture de divers textes, dont le communiqué du Syndicat de la Magistrature publié le 11 juillet 2014.(ce texte est à la rubrique "Médias 2014")
21h15 -marche dans la nuit avec des torches jusqu'à l'entrée de la ferme-usine. Une minute de silence est observée pour les trop nombreuses victimes de l'agro-industrie.
21h30 - retour au stand et dispersion après un appel au maintien de la vigilance et de la mobilisation.

 

Le communiqué de presse:

 

 

Une photo :

 

***********************************************************************************************

Courriers adressés aux députés et sénateurs de la Somme le 11 août 2014

 

Le texte de ces lettres sera diffusé prochainement avec les réponses, attendues pour le 10 septembre, et un compte rendu commenté de ces réponses. 

 

Nous remercions Madame BOISTARD d'avoir publié notre lettre et sa réponse sur son site. Cliquez :

 

http://www.pascale-boistard.fr/courrier-a-lassociation-novissen/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=courrier-a-lassociation-novissen

 

Voici en outre un extrait de la "Lettre de votre députée" signée de Pascale Boistard, datée de septembre 2014 et distribuée dans les boîtes aux lettres d'Abbeville le 2 septembre.

(Pascale Boistard est photographiée foulant une belle herbe verte, face à un troupeau de vaches en plein air, sans même de clôture apparente ! - L'image est en contradiction totale avec le projet de M. Ramery. Que faut-il en penser ? ? )

 

L'Agriculture

 

Défendre les exploitants agricoles et construire l'agriculture de demain.

 

La loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt que nous avons adoptée à l'Assemblée vise notamment à mieux outiller les organismes de contrôles et de protection des terres agricoles dans le respect de l'environnement. Or plus de 75% des agriculteurs de la Somme ne sont pas propriétaires  des terres qu'ils exploitent. Après avoir entendu les inquiétudes que les agriculteurs exprimaient, je suis intervenue à l'Assemblée pour que, tout en protégeant les populations et l'environnement, les agriculteurs puissent utiliser les produits sanitaires dont ils ont besoin dans des conditions précises. De même, j'ai voulu défendre les intérêts des jeunes exploitants et des fermes modestes face aux investisseurs d'un nouveau genre qui voient la terre uniquement comme un nouveau placement financier. Nous avons progressé dans le bons sens.

  

 

***********************************************************************************************

Etat du hangar à paille le 11 août 2014

 

ACTION RECENTE...du vent !!!...

Météo-France d'Abbeville a enregistré pour les 10 et 11 août des vents ayant atteint jusqu'à...43 km/h !

Voici le résultat sur ce hangar ... (c'est celui qui a été reconstruit récemment, après l'obtention du permis modificatif daté du 8 mai).

On peut s'interroger sur l'effet que produirait une réelle tempête...

(A noter : la silhouette humaine sur le faîte du toit donne l'échelle).

 

Nous pouvons avoir CONFIANCE ! On nous répète que l'ensemble  du chantier est réalisé avec tout le soin

possible, et tout est mis en place pour nous assurer la sécurité maximale ...

 

 

 

 

 

 

 

 

Date - Heure

Base des nuages

Visibilité

Nébulosité

Vent

Température

Humidité

Point rosée

Pression

Précipitations

Temps

10/08 17:00

300 à 600m

15km

8/8

43 km/h OSO

19.9 °C

67.9 %

13.8 °C

1002.3 hPa

 

 

*********************************************************************************************

Etat des travaux au 27 juillet 2014

 

      

 

 

Vue générale. On voit l'avancement des travaux par rapport à la photo du 21 mars.

Le triangle boisé au fond est l'emplacement du futur méthaniseur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Deux réserves d'eau cylindriques de 300 m3 sont en construction.

 Elles sont prévues pour l'abreuvement des bêtes ou en cas d'incendie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'entreprise belge "Biodynamics" a construit cette cuve dans la zone prévue pour stocker les

futurs digestats du méthaniseur. Il est probable qu'en attendant, ce soit une cuve de stockage du lisier. 

Les cuves (5 au total) seront réparties dans cet espace. Les 2 digesteurs feront

4.500 m3, 10,6 m de haut et 25 m de diamètre. Les 3 autres cuves seront aussi dans ces

dimensions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

**********************************************************************************************

Réponse de Madame Taubira, Ministre de la Justice 

 

 

 

Novissen a écrit  le 19 mai 2014 à Madame Taubira, Ministre de la Justice (voir ci-dessous, à cette date), avec pour objectif de l'alerter et de faire circuler l'information.

Voici la réponse reçue.

Les 2 points en sont : Madame la Ministre "comprend et respecte", et notre requête sera transmise à Monsieur le Procureur Général.

Le constat d'impuissance des Ministres laisse rêveur... On peut s'interroger aussi sur la suite qui sera donnée. Les difficultés rencontrées avec Monsieur Bernard Farret, Procureur de la République, seront-elles résolues par Monsieur Philippe Lemaire,  Procureur Général ?

 

 

 

**********************************************************************************************

Réponse de la Présidence de la République

 

 

Cette lettre fait suite au courrier que nous avons adressé le 11 juin à Monsieur François Hollande, Président de la République (le texte de notre lettre se trouve plus bas dans cette page).

La réponse, datée du 15 juillet, est signée par Nicolas REVEL, Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République.

Il est intéressant de comparer cette réponse avec celle qu'a reçue Brigitte Bardot (se reporter à la rubrique "Prises de position"), signée de la main du Chef de l'Etat, avec l'ajout de quelques mots aimables.

A travers le copier-coller apparaît le caractère stéréotypé de ces deux réponses, dont l'ensemble équivaut à : "Tout va bien, dormez en paix, on veille sur vous".

En ce qui concerne la réponse à Novissen, aucune des demandes n'a été prise en compte. Le principe d'une autorité judiciaire indépendante est rappelé : c'est exactement ce que nous voudrions

voir appliquer dans les faits ! Orl'inverse n'est que trop évident. Récemment encore, la différence de traitement entre les 9 inculpés de la Conf' et M. Ramery saute aux yeux, de même que

l'imbroglio au Conseil d'Etat : le 3 juin 2014, notre dossier déclaré recevable part à l'instruction ; le 20 juin 2014, le voilà déclaré non-recevable, sans justification ! Toute décision administrative

doit être justifiée en France, sauf cas exceptionnel. Qui est M. Ramery pour bénéficier (encore) d'une mesure exceptionnelle ?

Par ailleurs, le refus du gigantisme n'a pas de sens quand on laisse faire la plus grande ferme-usine jamais vue en France. Nous rappeler la litanie de M. Le Foll ("c'est 500 vaches et non pas 1000")

n'a pas de sens non plus, vu que le jour où la surface d'épandage sera suffisante, rien n'empêchera M. Ramery de demander et d'obtenir l'extension à 1000. Son étable est prête pour 1000. Et tous

les risques abondamment décrits par Novissen seront considérés comme nuls. On peut vraiment se demander si le Chef de l'Etat a pris la mesure des enjeux très lourds de la situation.

 

 

 

 

***********************************************************************************************

Action "Convergence" à Notre-Dame-des-Landes

 

Samedi 5 juillet 2014

 A Notre-Dame-des-Landes, arrivent des caravanes parties de divers points de France, dans le cadre de l'action "Convergence" qui va fédérer les luttes en cours contre les Grands Projets Inutiles, Nuisibles et Imposés. L'association Novissen est invitée d'honneur, et a organisé un déplacement en car.

 

 

 

        

 

 

Les premiers arrivés de Novissen, venus le vendredi en voiture particulière, ont été accueillis par des vaches attentives (comme il se doit ! ). Bientôt, ce sera la découverte d'un lieu gigantesque, où règnent une excellente organisation, et un accueil particulièrement chaleureux de la part de personnes très motivées. Le samedi, à l'arrivée du car, Julien Durand a reçu  les "courageux voyageurs" partis à 3h30 du matin. Dans le chapiteau n°1, 600 personnes attendaient la délégation de Novissen, 26 personnes au total montées ensemble sur l'estrade. Moment très émouvant : des applaudissements nourris ont ponctué  le discours de notre Président, qui a décrit le projet, nos actions, nos craintes. Une "standing ovation" de 600 personnes a suivi : moment inoubliable de chaleur humaine, d'encouragement et de puissante solidarité ! ! !                                             

 

  

 

Ils descendent du car. La joie est avec eux pour découvrir l'énergie colossale déployée dans les diverses luttes et la grande fête préparée.

 800 bénévoles pour organiser et recevoir 22.000 participants ! 40 débats de haute tenue, un bouillonnement d'idées !

On remarquera que les médias ont relayé l'évènement ... sans plus (...il n'y a pas eu de casse, n'est-ce pas, donc évènement sans grand intérêt... )

Rien d'étonnant : en ce lieu, on sait de façon évidente la mainmise du capital sur l'alimentation, l'information, l'énergie, etc...c'est-à-dire sur tous les besoins vitaux des gens

pour tenter au maximum qu'ils n'accèdent pas à l'autonomie. En réponse, beaucoup réfléchissent et se dévouent pour  une autre forme de société,

- ce que les médias (quasiment tous sous contrôle du capital) ne vont évidemment pas faire connaître ! Mais l'info existe si vous la cherchez...!

 

 

Pour une vue d'ensemble de ce week-end à Notre-Dame-des-Landes :

cliquer : http://www.reporterre.net/spip.php?article6101

(et pour une documentation plus générale sur cette lutte, taper dans Google : Reporterre-Notre-Dame-des-Landes).

 

Très bon documentaire ! ! Voyez, lisez :  https://rhonenddl.wordpress.com/tag/olland/   

 

Cliquez aussi sur  : http://blogs.mediapart.fr/blog/jade-lindgaard/070714/notre-dame-des-landes-quelle-convergence-pour-le-climat

 

https://france.attac.org/se-mobiliser/notre-dame-des-landes/article/nous-serons-cent-mille-contre-les?pk_campaign=Infolettre-94&pk_kwd=nous-serons-cent-mille-contre-les-projets-inutiles

 

*********************************************************************************************** 

Deux rubriques spéciales ont été ouvertes (dans le menu, cliquez sur "Médias") : 1) pour la Fête des Anti-Mille Vaches, à Drucat, le 29 juin 2014.

2) pour le rassemblement de soutien aux inculpés de la Conf', à Amiens, le 1er juillet 2014 (voir "Soutien Conf'").

 

***********************************************************************************************

Réponse du CA de Novissen à Monsieur Bernard FARRET, Procureur de la République

 

Le Conseil d’Administration de NOVISSEN                                                   Drucat, le 25 juin 2014.

Représenté par

M. Claude Dubois, vice-président

385 rue du Levant                                                         à          Monsieur Bernard FARRET

80132 Drucat                                                                             Procureur de la République

                                                                           Tribunal de Grande Instance d’Amiens – Palais de Justice

                                                                                   14 rue Robert de Luzarches – 80027 Amiens cedex 1                                                                                                                                          

Objet : réponse à votre courrier

du 12 juin 2014.

                                                Monsieur Le Procureur de la République,

 

                        Votre lettre du 12 juin 2014 a retenu toute notre attention.

 

                        En ce qui concerne le point 3, à propos du branchement de l’eau, nous reconnaissons que nous n’avons pas été suffisamment précis. Vos Services ne

pouvaient pas trouver trace de cette plainte, car nous avons omis de spécifier qu’elle avait été déposée par la Municipalité de Drucat. En tant qu’association de riverains,

nous demandions des nouvelles de cette plainte, vu que nos intérêts sont, sur le point qui nous occupe, évidemment liés à ceux de la Commune. Nous vous prions de bien

vouloir nous excuser pour cette imprécision. L’actuel Maire de Drucat confirme que cette plainte a été déposée à la Gendarmerie d’Abbeville, et il souhaiterait, comme

l’association Novissen, être informé à son sujet.

 

                       Pour la plainte évoquée au point 1, nous avons pris note qu’elle était « classée au motif que le délit était insuffisamment caractérisé ». Nous comprenons

qu’une photo et un rapport de Gendarmerie sont des preuves légères. Après tout, la position des véhicules a peut-être été fortuite, ou due à une aimable plaisanterie.

En revanche, un indice téléphonique non encore vérifié (puisqu’il s’est avéré faux), voilà « un délit suffisamment caractérisé » pour entraîner sept heures de garde à

vue et un prélèvement d’ADN.

 

                       Quant à la plainte pour infraction à la législation sur l’urbanisme, évoquée au point 2, nous ne pouvions pas savoir à la date de notre lettre (19 mai) que

« le mis en cause avait régularisé sa situation ». En effet, suite à un oubli bien involontaire de la part de la Préfecture, l’arrêté (signé le 8 mai) n’a pas été envoyé à la

Mairie de Drucat. Quand, stupéfaits, nous avons vu le bâtiment en cours de reconstruction à l’emplacement même où il avait été démonté, nous nous sommes rendus le

27 mai à la Mairie de Buigny-St-Maclou. L’arrêté y était affiché. La Mairie de Drucat l’a donc réclamé. Quoi qu’il en soit, nous voilà pleinement rassurés. Pour toute

modification de volume et d’emplacement, y compris lorsqu’il y a infraction, nous avons noté qu’il suffit de déposer un permis modificatif. Le Préfet le signe, l’infraction

disparaît, la situation est « régularisée ». Nous pouvons en déduire qu’à l’avenir, toute mesure de sécurité qui pourra gêner Monsieur Ramery sera, de même, « régularisée ».

 

                       Nous vous remercions pour votre lettre qui est de nature à apporter un apaisement dans les esprits, et à conforter la confiance que nous pouvons avoir

en la Justice.

 

                       Nous vous prions d’agréer, Monsieur Le Procureur de la République, l’expression de  notre très haute considération.

                                                                                                                                                                                                                    Claude Dubois                                                   

 

***********************************************************************************************

Réponse de Monsieur Bernard FARRET, Procureur de la République

 

Une réaction à cette lettre : l'article du "Courrier Picard" du 24 juin 2014.

 

Dossier des mille vaches : le procureur Farret répond sans fioriture à Novissen

 

Les anti-Mille vaches ont écrit au Procureur Général d’Amiens au sujet de plaintes contre le promoteur.

La réponse de Bernard Farret est cinglante.

 

La première concerne une altercation qui aurait eu lieu le 12 septembre 2013 entre Michel Kfoury, président de Novissen, et Michel Ramery, magnat du BTP à la tête du projet Mille vaches. Ce dernier, accompagné, aurait tenté d’intimider et menacé M. Kfoury alors que ce dernier attendait des journalistes non loin du chantier. Cette rencontre s’était produite quelques heures après la première intervention de la Confédération paysanne à Drucat, dans un climat de tension. Le président de Novissen avait déposé une plainte pour menaces, «  classée au motif que le délit n’était pas suffisamment caractérisé  », écrit le procureur.

« Nous allons lui répondre »

La seconde concerne le permis de construire. Les militants, en survolant le site, ont découvert que l’implantation d’un bâtiment n’était pas conforme. Les services de l’État ont confirmé cette irrégularité. Le promoteur a dû démonter cette installation, ce qui a amené le procureur à classer cette plainte : «  Le mis en cause a régularisé sa situation  ».

Toute aussi expéditive, la dernière réponse de Bernard Farret : «  Je n’ai trouvé aucune trace de votre plainte du premier trimestre 2014 concernant le branchement d’eau  ». Novissen s’était offusquée que le promoteur effectue des travaux sur la voie publique sans l’autorisation de Laurent Parsis, maire de Drucat, opposé lui aussi au projet. C’est en réalité l’élu qui a déposé plainte, d’où la réponse du procureur.

« Nous allons lui répondre », prévenait lundi Michel Kfoury. «  Concernant l’altercation, des gendarmes étaient sur place, ils ont fait un rapport et la plainte est classée ? On m’a tout de même mis 7 heures en garde à vue parce que mon téléphone a été activé à 4 heures du matin le jour où la Confédération paysanne est intervenue. J’avais simplement appelé une collègue à l’hôpital (ndlr : M.Kfoury est médecin urgentiste) », s’indigne-t-il, dénonçant une justice à deux vitesses.

Novissen vient par ailleurs d’écrire à François Hollande et Manuel Valls. On peut y lire que «  si Monsieur Ramery continue tranquillement, c’est qu’il bénéficie de votre soutien  ». L’Élysée appréciera.

Thomas Diévart

 

***********************************************************************************************

Lettre à Monsieur François HOLLANDE, Président de la République

 

 

Le Conseil d’Administration de  NOVISSEN                                                                                                                                                              Drucat-Le Plessiel, le 11 juin 2014.

représenté par son Président, Michel Kfoury                                 

  

 

                                                                                                      à           Monsieur François HOLLANDE

                                                                                                                       Président de la République

                                                                                                                           Palais de l’Elysée

 LR avec AR                                                                                           55 rue du Faubourg Saint-Honoré

                                                                                                                                 75008 PARIS

                                                                             

                                                    Monsieur Le Président de la République,

 

                 Mieux que n’importe quel sondage d’opinion, les récentes élections européennes vous ont renseigné sur le degré de confiance et de satisfaction où se trouvent actuellement les Français. Et le pays peut, à tout moment, à partir d’un facteur déclenchant peut-être minime, devenir ingouvernable.

                La France ne va pas bien.

 

                Et c’est dans ce contexte incertain que vous choisissez de maintenir, et même d’aggraver, un foyer de mécontentement ?

 

               Vous savez que, depuis bientôt trois ans, dans la Somme, le projet de Monsieur Michel Ramery suscite de vives inquiétudes. Celui-ci construit actuellement une ferme-usine laitière, dite « des Mille vaches », pour exploiter dans un premier temps environ 900 bovins en élevage hors-sol, avec l’objectif d’arriver à 1750, en l’associant à un méthaniseur de taille industrielle. Il s’agit de toute évidence d’un projet d’enrichissement personnel, le promoteur ayant vu l’aubaine que représentent les subventions publiques pouvant être détournées à son profit de leur objectif initial. Une telle installation bafoue non seulement la population locale qui n’en veut pas, mais plus largement, l’opinion publique générale qui refuse cette forte avancée dans l’industrialisation de l’élevage, encore jamais vue en France, du moins pour les bovins. Ce refus s’appuie sur les désastres environnementaux, sanitaires, sociaux et économiques qu’inflige pareil système : pollution de l’eau, de l’air, des sols, épizooties devenant épidémies, chômage par destruction du tissu rural, absurdité économique… et bien d’autres éléments que l’exemple global de la Bretagne illustre suffisamment. Aucun argument rationnel ne peut soutenir qu’il s’agit d’un projet d’intérêt général. Il est même en tout point gravement nocif et dangereux. L’association Novissen, depuis novembre 2011, tente, par tous les moyens à sa disposition, de l’expliquer aux Pouvoirs Publics. En vain. Luttant à ses côtés, et pour la troisième fois en ce 28 mai 2014, la Confédération Paysanne est intervenue sur les lieux. En démontant des pièces et en les apportant à Monsieur Le Foll et Madame Royal, justement en visite au « Printemps Bio », elle vous met en situation d’avoir à prendre position.

 

            Or le choix a été celui de la répression. La réponse de la Justice, qui est sous votre responsabilité, est inique : pourquoi infliger une garde à vue de 48 heures et une mise sous contrôle judiciaire à cinq personnes alors qu’il s’agit d’un acte collectif ? Il fallait l’infliger à tous ou à aucun. Vous savez très bien qu’il ne s’agit pas de quelques malfaiteurs isolés, et que vous êtes face au second syndicat agricole de France. Pensez-vous parvenir à réprimer par la force et l’intimidation un acte politique, juguler la révolte d’un grand nombre, maintenir l’objectif de ne favoriser qu’un très petit nombre de privilégiés ? Contrairement à toute sagesse et prudence, c’est une escalade dangereuse qui est amorcée.

 

             Cette répression montre ce qu’il en est de notre démocratie, et plus particulièrement quelles sont les visées réelles de votre gouvernement quant à l’avenir agricole de notre pays.  Monsieur Le Foll pensait sans doute pouvoir maintenir l’ambiguïté à ce sujet. Pour se concilier l’opinion publique dont il connaît les aspirations, il parle d’agro-écologie et participe au « Printemps Bio ». Simple apparence, dont l’incohérence finit par exaspérer, quand ses décisions, exactement à l’opposé, favorisent toujours davantage l’agro-industrie. Ce sont les actes qui comptent, non les paroles. « La ferme des Mille vaches n’est pas mon modèle ! »  a-t-il répété aux médias. Mais il a donné ordre au Préfet de signer le permis de construire, l’autorisation d’exploiter et récemment le permis modificatif. « Je ne peux pas faire autrement, c’est légal» dit-il. C’est faux, et il est facile de le prouver. « Il faut que coexistent les deux formes d’agriculture » rétorque-t-il. Autant vouloir enfermer ensemble la poule et le renard. Cet argument spécieux ne fait pas honneur à qui s’en sert.

 

             Il est probable que votre gouvernement fait de pareils choix parce qu’il subit docilement la pression des lobbies de l’agro-industrie. Ceux-ci restent dans une vision hyper-productiviste de l’agriculture mise en place après la seconde Guerre Mondiale, qui a favorisé de très gros bénéfices financiers fortement concentrés en quelques mains. Mais le bien-être général est totalement absent de ce modèle, car la répartition équitable, le respect de l’environnement, la qualité des produits et la santé de la population n’en font pas partie. On peut être étonné qu’un gouvernement de gauche tourné vers l’avenir, que vous vouliez incarner, Monsieur Le Président, soit à ce point inféodé au passé et aux plus riches.

 

             Mais une raison personnelle peut aussi expliquer les choix actuellement faits. Il se dit – nous ne cautionnons pas, car nous n’en savons rien – que Monsieur Ramery est votre ami. Lui-même ne s'en cache pas. Voici les paroles mêmes que nous l’avons entendu prononcer, le 12 avril 2013 : « Si François me dit : Michel, t’arrêtes, j’arrête ». Ces quelques mots dépassent de loin la simple anecdote. Car sous l’apparente soumission à votre décision, il est facile d’entendre la familiarité et de comprendre que, si Monsieur Ramery continue tranquillement, c’est qu’il bénéficie de votre soutien. Amitié ou non, liée ou non à des financements de campagne, cette rumeur mérite votre attention. Car pensez-vous que l’opinion soit prête à accepter que des choix qui engagent la santé de tous, l’alimentation, l’environnement, l’emploi, l’avenir de la politique agricole du pays, soient liés à des arrangements entre amis ? Tout citoyen garde dans l’idée que, si nous sommes dans une République, le rôle d’un Président n’est certainement pas de favoriser l’enrichissement personnel de quelques proches, en portant gravement atteinte à l’intérêt général.

 

             Les faits rendent fâcheusement plausible cette hypothèse, car depuis votre arrivée à la présidence, la situation est systématiquement favorable à Monsieur Ramery. Il est vrai que celui-ci avait déjà des soutiens parmi les hauts fonctionnaires de l’Etat. Ainsi, Monsieur Dieudonné, Sous-préfet, a déclaré qu’il ferait tout pour que ce projet aboutisse, ce qu’il a effectivement fait. Ainsi, les Services de la Préfecture ont fermé les yeux sur les irrégularités du dossier pour qu’il puisse passer. Ainsi encore, Monsieur Riguet, Secrétaire Général de la Préfecture, a su utiliser les moyens appropriés pour obtenir le vote du Coderst le 23 avril 2012. Malgré cela, Monsieur Delpuech, n’ayant sans doute pas reçu d’ordre formel de ses supérieurs hiérarchiques, n’a pas signé ce projet pendant le temps où il a été Préfet de la Somme.

 

             C’est Monsieur Cordet, ayant pris les fonctions de Préfet en août 2012, qui, sans jamais répondre à nos demandes réitérées de le rencontrer, a signé le 1er février 2013 l’autorisation d’exploiter, puis le 7 mars 2013 le permis de construire, bien entendu en accord avec les Ministres que vous aviez nommés. Les travaux ont commencé aussitôt, avec un mépris total pour les recours en Justice, vu que ceux-ci étaient sans doute gagnés d’avance pour le promoteur ! C’est bien ce qui s’est passé. Les Services de la Préfecture ont continué d’agir en faveur de Monsieur Ramery, par exemple, en mettant presque sept mois pour fournir à notre avocat la copie de documents, malgré l’avis favorable de la CADA, le prétexte étant qu’ils n’avaient pas le matériel nécessaire pour reproduire ces documents. Et la Justice, par la voix de Monsieur Durand, Juge des Référés au Tribunal Administratif d’Amiens, a considéré le 12 mars 2014 qu’il n’y avait aucun motif de suspendre les travaux - malgré plusieurs vices de forme pourtant évidents. Il est impossible de détailler ici les failles du dossier, comme l’étude d’impact non-valable, ou l’absence d’enquête publique spécifique au permis de construire. Mais Maître Rocheteau, avocat au Conseil d’Etat, a pu sans difficulté établir que l’ordonnance du Juge des référés n’est pas suffisamment motivée, qu’il y a plusieurs dénaturations des pièces du dossier et erreurs de droit. Hélas, le Conseil d’Etat tarde à se réunir, laissant ainsi la construction se terminer, ce qui nous mettra devant le fait accompli, que les autorités s’empresseront, bien entendu, de régulariser.

 

              C’est toujours sous votre Présidence que d’autres faits marquent une protection particulière accordée à Monsieur Ramery, notamment par l’entremise de Monsieur Farret, Procureur de la République à Amiens,tandis que les citoyens se retrouvent face à une situation verrouillée, sans aucun recours possible.

              Comment comprendre, qu’il ait fallu, le 28 septembre 2013, aux frais de la collectivité, un déploiement considérable et totalement disproportionné de CRS et de forces de l’ordre, avec périmètre bouclé, relevés d’identité, inspections des coffres de véhicules, etc… en vue de protéger le chantier de Monsieur Ramery, qui n’était encore qu’une simple étendue goudronnée avec un hangar au milieu des champs ?

             Comment comprendre que la plainte déposée contre Monsieur Ramery pour blocage dûment constaté par les Gendarmes dans un chemin en impasse et invectives à l’égard du Président de Novissen, ait été laissée sans suite ? Alors que sur la foi d’un indice téléphonique rapidement invalidé, le Président de  Novissen a été placé en garde à vue pendant sept heures à Gamaches, avec prélèvement d’ADN. Le contraste est saisissant vu que les faits remontent au même jour (le 12 septembre 2013) : d’un côté, une absence de faute, mais des moyens humiliants déployés après deux mois ; de l’autre, une faute avérée et aucune suite donnée neuf mois  plus tard. La Justice est clairement à deux vitesses.

            Comment comprendre qu’une autre plainte concernant le branchement en eau potable soit, elle aussi, laissée sans suite ? Les travaux réalisés le 5 février 2014 par l’entreprise Ramery l’ont été sur un emplacement appartenant à la Commune sans autorisation du Maire. Mais, bien entendu, l’autorisation d’un Maire n’a strictement aucune importance, pas plus que le respect de la légalité quand la volonté d’un seul entend s’imposer de force à la population.

            Comment comprendre encore que, par un tour de passe-passe dont personne n’est dupe, une zone non-constructible puisse le devenir ?  Malgré notre plainte pour irrégularités flagrantes sur le chantier, dûment constatées par des personnes de la DRAC et de la DDTM - plainte laissée évidemment sans suite, nous avons découvert, stupéfaits, que le Préfet avait signé, le 8 mai, le permis modificatif qui régularisait toutes les modifications de volumes et d’emplacement voulues par le promoteur. Ainsi, le bâtiment placé sur une zone réservée à des fouilles archéologiques, prudemment démonté lorsque le fait a été découvert, a pu être remonté à la même place, vu qu’un simple arrêté du Préfet suffit à rendre constructible ce qui ne l’était pas. Bafouer la légalité devient normal quand il s’agit de Monsieur Ramery, et d’invraisemblables passe-droits, au vu et au su de la population, lui permettent de faire ce que bon lui semble.

 

             Qu’en dépit des irrégularités dans ses agissements et dans son projet, Monsieur Ramery puisse être systématiquement soutenu par les Pouvoirs Publics et par la Justice, qui ont nécessairement, sur ce dossier sensible, l’accord des plus hautes autorités, soulève une vive colère et une légitime indignation. 

 

             Nous n’en sommes, hélas, pas vraiment étonnés. D’autres plaintes concernant Monsieur Ramery - à propos notamment de reprises de terres illégales - subissent le même sort que les nôtres. De nombreux faits, connus de beaucoup de personnes, et pour lesquels existent des pièces justificatives, n’attirent étrangement pas l’attention de Monsieur le Procureur de la République. Pourtant, ils sont suffisamment graves et organisés pour justifier, au moins, une enquête de ses Services. Ces faits ressemblent à des ententes sur des marchés publics à grande ampleur, couplées à l’existence d’un réseau de connivences pour l’obtention de subventions et autres décisions administratives, le tout sur fond de fraude fiscale bien organisée et protégée, et de blanchiment d’argent pour accaparer les terres. Comment comprendre que de tels faits puissent bénéficier du silence complet des autorités judiciaires ? Tandis que Monsieur Ramery bâtit un empire local avec des moyens que la Justice omet de vérifier, celle-ci se tourne vers les victimes, envahies et lésées, non pour les protéger, mais pour les sanctionner parce qu’elles osent protester !

 

             C’est sous votre Présidence, Monsieur Hollande, que cette protection particulière a lieu, sous l’effet d’une amitié personnelle, semble-t-il. Car vous savez, mais vous ne faites rien.

 

            Monsieur Le Président, faut-il vraiment, à l’heure actuelle, qu’un nouveau scandale s’ajoute à ceux qui existent déjà ?

 

             Force est de constater, avec une profonde amertume, que nous sommes loin de la « République irréprochable » que vous appeliez vous-même de vos vœux. Si tout ne peut pas être résolu d’un seul coup, qu’au moins on aperçoive un effort vers un respect de la loi, un traitement identique et équitable appliqué à tous les citoyens, une réelle indépendance et impartialité d’une Justice diligente et sérieuse ! Nous en sommes loin. Or si la Justice se montre incapable de respecter la légalité, si les citoyens ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes pour se défendre des abus, comment s’étonner des désordres ? Et s’ils posent des actes pour faire entendre qu’ils sont en état de légitime défense, faut-il qu’ils subissent sans se révolter les intimidations et les répressions qui les obligent à accepter ce qui leur porte préjudice et qui n’est même pas légal ? Ce qui se passe est indigne d’un pays démocratique, et plus encore d’un gouvernement de gauche, normalement à l’écoute de la population, et non des plus riches.

 

                De façon solennelle, au nom de la Démocratie et de la Légalité, nous vous prions instamment, Monsieur Le Président, de bien vouloir mettre fin à la situation actuelle.

 

                Nous souhaitons premièrement que toute poursuite soit abandonnée à l’égard des membres de la Confédération Paysanne qui ont agi le 28 mai, ce qui sera compris comme un signe d’apaisement.

                Deuxièmement, que vous interveniez pour que le Conseil d’Etat juge au plus vite le référé visant à suspendre les travaux, et bien entendu, que vous libériez ce Conseil de toute influence éventuelle visant à favoriser Monsieur Ramery, pour qu’il puisse voir sans difficulté les irrégularités du dossier.

                Enfin, que vous interveniez auprès de Monsieur Stéphane Le Foll pour lui suggérer fortement de bien vouloir mettre ses actes en cohérence avec ses paroles. Si la ferme-usine « n’est pas son modèle », pas plus qu’il n’est celui d’une très large majorité de la population, il est grand temps de mettre un terme définitif à ce projet, étant donné que les moyens légaux existent, et que le Ministère de Madame Sylvia Pinel est prêt à les lui fournir.

 

                Vu que vous vous êtes engagé, lors de votre arrivée à la Présidence, à répondre à toute lettre émanant d’associations ou de syndicats, et malgré notre précédente lettre du 10 avril 2013 restée sans réponse, nous formons aujourd’hui l’espoir de recevoir un courrier de votre part nous informant des décisions prises. Nous sommes certains que vous percevrez combien nos demandes sont sérieuses, particulièrement graves et pressantes, et nous ne doutons pas de l’attention et de la sollicitude que vous leur porterez. A l’avance, et très sincèrement, nous vous en remercions.

 

                Dans l’attente extrêmement attentive de tout changement qui surviendra dans la situation actuelle, nous avons l’honneur, Monsieur Le Président de la République, de vous prier d’agréer l’expression de notre très haute considération.

                                                                                                         

 

 

 

                                                                                             Michel Kfoury, Président de Novissen.

                                                                                                         

Une copie de cette lettre sera adressée à Monsieur Manuel Valls, ainsi qu’à la presse.

 

***********************************************************************************************

Témoignage de Thierry Bonnamour, en garde à vue, les 28-29-30 mai 2014 

paysan en Savoie  

 

Sortir un fait de son contexte peut lui faire dire tout et son contraire. Une des fonctions de la justice est de restituer le contexte pour juger des mobiles des faits.

 

Nous mettre en cause pour vol aggravé ou recel de vol, c'est comme si une personne, placée au pied d'une falaise, dit voir un mur alors qu'il s'agit d'une chaîne de montagne. Il est évident que les actions syndicales du mercredi 28 mai 2014 dépassent de loin la relation entre Mr Michel Ramery  et nous-mêmes. En fait, l'acte syndical posé le mercredi 28 est un acte politique, un acte d'interpellation des citoyens.


En effet, aujourd'hui, nous sommes à un tournant de notre histoire nationale. La France est de part le monde entier le pays de l'excellence gastronomique. La France, dont la cuisine est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, doit se prononcer sur l'avenir d'un pilier de son son identité culturel. Chaque année, le salon international de l'agriculture de Paris en est la vitrine mondiale. Tout le savoir-faire paysan de chaque petit coin de France y est exposé, l'ingouvernable aux 300 fromages. Si le choix de la France est d'industrialiser et de standardiser son agriculture, ce salon deviendra un musée, des pans entier de notre économie en pâtiront.  Notamment le tourisme, l'hôtellerie, la restauration, les campings souffriront des paysages monotones, et l'attrait de leurs produits typiques disparaîtra petit à petit.

 

Avec la puissance et la rapidité des machines actuelles, il se peut que dans 10 ans, avec la papy boom et le changement de génération d'agriculteurs, les Français ne reconnaissent plus leur pays avec des usines à vaches à la place des fermes

 

Aujourd'hui, les actifs agricoles représentent 3% de la population. Par rapport à il y a 50-60 ans, c'est l'hécatombe! Avec des usines à 1000 vaches ou plus, ce sera leur anéantissement!  est ce projet des français de vider les campagne de leur population? Est-ce que les Français souhaitent s'amasser dans les grosses villes? Est-ce que c'est ça le projet de société de demain : des villes surpeuplées et des campagnes désertes?

 

Nous, la cinquantaine de personnes présentes sur le site de l'usine à mille vaches, sommes des lanceurs d'alerte et non des voleurs! Par nos actes, nous interpellons tous les citoyens, afin qu'ils sachent ce qui se prépare. Nous interpellons le gouvernement pour le mettre en face de ces contradictions, des usines ou l'agro-écologie, les deux à la fois, c'est impossible.


Si certains dirigeants haranguent que leur mode de vie n'est pas négociable, nous, les lanceurs d'alerte, engageons tout notre corps pour crier que l'art de vivre à la françaiseest grandement mis en danger par le rouleau compresseur de l'agro-business.

 

La France, premier territoire agricole européen, est le terrain de tous les enjeux. C'est à nous, les Français, qui avons été souvent les pionniers des luttes sociales, des libertés publiques et individuelles, de montrer à l'Europe que, tout en gardant l'esprit de l'innovation, nous pouvons mettre en place des fermes à taille humaines.

Des fermes où travailleront des paysans qui auront la liberté d'organiser leurs journées à leur guise et non pas des salariés soumis aux ordres d'un patron.

Des fermes diversifiées, bien réparties sur tout le territoire rural, des fermes qui répondent aux défis écologiques d'aujourd'hui et de demain, des fermes qui dégagent des revenus pour leurs travailleurs.

L'emploi paysan peut (pourra?)être l'emploi de demain, sauf avec des usines à vaches!


Alors, je vous demande pourquoi 1000 vaches?

Ça n'a pas de sens, pourquoi pas 10 000 vaches?

 

Nous, les lanceurs d'alerte, demandons la relaxe, demandons un débat parlementaire sur les fermes-usines, demandons le respect des règles d'urbanisme, demandons une justice qui traite les faibles et les puissants de la même manière, demandons un arrêt immédiat des travaux jusqu'à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui sent le gaz...

 

Paysan, Paysanne, Ouvrier, Ouvrière, Madame Monsieur,
de partout, luttez, combattez, résistez, notre art de vivre ne se monnaye  pas!!!!

 

***********************************************************************************************

Témoignage de Dominique Henry, en garde à vue, les 28-29-30 mai 2014 

  

A la rubrique "Médias 2014", vous trouverez le déroulement de ces journées, et à la rubrique "Prises de position" , des lettres ou communiqués marquant des réactions.

Ci-dessous, le témoignage émouvant de Dominique. Bien se souvenir en le lisant que nous sommes depuis 225 ans au pays des Droits de l'Homme, et actuellement sous un gouvernement de gauche, c'est-à-dire à l'écoute de la population et contre les abus commis par les très riches.

Gardée à vue !

Quand j'ai entendu parler de cette action à l'usine des 1000 vaches , je n'ai pas hésité . Cet endroit où 1000 vaches et 750 veaux et génisses seront enfermés en permanence me donne la nausée .

Le projet imaginé par M. Ramery ( entrepreneur en BTP déjà patron de 3500 salariés) prévoit de produire de l'électricité à partir d'un immense méthaniseur alimenté par le lisier , le fumier , des résidus de céréales et autres végétaux . Le méthane libéré par la fermentation alimente un générateur électrique d'une puissance équivalente à 25 éoliennes . Le courant sera racheté par EDF . Encouragé par les primes , le méthane agricole est un nouvel agro-business . Le lait n'est qu'un sous-produit du lisier , du lait low cost , vendu à moins 20% du prix du marché .

Un projet démesuré , aux conséquences environnementales et sociales inadmissibles , pour le profit d'une seule personne ( M. Ramery fait partie des 350 personnes les plus riches de France ) . Antidémocratique . Le maire de Drucat , le village concerné , est contre ; les villageois ont monté une association pour défendre leur cadre de vie (Novissen) . Les villageois ne peuvent se faire entendre ; les agriculteurs , prônant une agriculture paysanne créatrice d'emplois et fournissant des produits de qualité , sont mis au rebut . Il est temps de provoquer un débat public sur l'orientation de l'agriculture dans notre pays . Action .

Mercredi 28 mai au petit matin , nous sommes une soixantaine motivés à nous approcher des immenses bâtiments . Démonter , dévisser , déboulonner , ne rien casser bien sûr . Tout reste sur place sauf une partie du matériel qui doit être remis à Stéphane Le Foll qui déjeune le jour même à la Villette (Paris) avec Ségolène Royal . Un groupe part assez rapidement dans ce but .

Un ouvrier arrive , agressif . Bien sûr , c'est son outil de travail . Certains essaient en vain de discuter . Les journalistes arrivent , plusieurs d'entre nous sont interviewés . Les forces de l'ordre ne tardent pas et vont directement vers 4 personnes pour relever leur identité . Tous les militants présents s'étonnent et donnent leur carte d'identité , pour cette action revendiquée collectivement .

Dès que tous les journalistes attendus sont venus, nous décidons de lever le camp . En arrivant aux véhicules on aperçoit les fourgons qui déchargent les CRS . J'ai à peine le temps de comprendre qu'ils sont sur moi pour m'embarquer . Des militants s'interposent , montrent leurs outils , demandent à être arrêtés mais rien n'y fait . Je me retrouve embarquée avec 3 gendarmes dans un fourgon qui roule à vive allure vers Hallencourt . Le temps est suspendu .

9H30 . Je suis placée en garde à vue . Interrogatoire : qu'est-ce que je faisais là ? Dans quel but ? Comment ? Etc , etc....une seule réponse : le silence ! L'adjudant tape plein de choses sur son ordi , me réinterroge , retape ….vu mon refus de répondre , les questions se font plus rares .

12H . Je demande si j'ai le droit de manger , ce n'est visiblement pas prévu , j'ai quand même droit à une barquette réchauffée d'une bouillie indéfinissable . Pour les toilettes je suis accompagnée , porte ouverte , super !

13H . Transfert à Abbeville à un train d'enfer avec 3 gendarmes . J'aperçois quelques manifestants à l'arrivée de la gendarmerie , ça réchauffe le cœur .Je ne sais pas combien ont été arrêtés . L'interrogatoire recommence . On me dit que si je ne dis rien la garde à vue va durer .On me laisse mon sac pour l'instant , je peux dessiner entre les questions .

Je peux voir mon avocat . Il m'explique que la garde à vue peut durer 24 h . Je commence à comprendre que je dois m'armer de patience .

18H . On m'emmène à une confrontation avec un ouvrier du site qui a photographié 4 personnes en action . C'est comme ça qu'ils ont choisi .

19H30 . Convocation devant le substitut du procureur qui me reproche dégradation et vol en réunion . Ma garde à vue est prolongée jusqu'à 9h30 le jeudi .

On me transfère à Hallencourt pour la nuit . On m'ouvre la porte d'un « cachot » (comment appeler ça autrement?) où je réalise que je vais devoir passer la nuit . Un sommier en béton , un « matelas » en plastique de 5 cm d'épaisseur , des couvertures de l'armée , un trou au fond pour les besoins (sans chasse d'eau) . On me retire toutes mes affaires . On m'explique que je pourrais me suicider ; j'ai beau expliquer que je ne suis pas du tout suicidaire , que j'ai 4 enfants et 6 petits-enfants , rien n'y fait . Quand la lourde porte se referme sur moi (combien de verrous ? 4 au moins) je suis sous le choc . Je ressens une telle inhumanité . J'aime écrire , lire , mais on ne me laisse rien . Je suis face à 4 murs sales et à un trou . J'ai quelques instants le sentiment que je ne suis plus rien . Il ne s'agit pas seulement de privation de liberté , c'est autre chose ; dans quel but agissent-ils ainsi ? Je pleure un bon coup puis je m'organise pour gérer mon temps : quelques mouvements de yoga , que passer en revue dans ma tête pour que ce temps se déroule au mieux . Je réussis à dormir . Le lendemain matin je demande à faire ma toilette ; ce n'est visiblement pas prévu non plus , on me trouve 2 lingettes minuscules . Pas d'eau .

Jeudi 29 mai 9h . Retransfert à Abbeville . Je comprends que la garde à vue est prolongée de 24h . Je suis blasée . Mais les manifestants sont là , je les entends et je les aperçois même par la fenêtre , ça fait vraiment chaud au cœur . Ils ne désarment pas . Je vois sur les journaux laissés sur le bureau que le porte-parole de la Conf a été arrêté en revenant pour nous soutenir .(J'apprendrai plus tard comment il a été plaqué au sol par les gardes du corps de M. Le Foll et la violence de son arrestation ). Les médias sont bien présents . Entre les questions je dessine : notre ferme , les champs , les vaches , chacune avec son nom et son caractère . Les militants me font porter des sandwichs , trop bien .

Puis c'est la douche froide : ils parlent de me remettre en cellule d'isolement . Je me jette sur la fenêtre et je hurle qu'on va m'enfermer . Les potes en-dessous font le bazar . Ils me ramènent dans ce cachot , je vois les militants postés à la grille . Courage ! 4 heures dans ce cachot , avec rien , enfermée par 2 gendarmes qui ont l'âge de mes enfants . On ne me laisse pas un gobelet d'eau sous prétexte que je pourrais le découper et l'avaler …? ils disent qu'ils ne sont pas psychologues , dommage . Je vais chanter , ma France de Ferrat , des chansons d'amour et de lutte , ça résonne pas si mal ;le temps passe .

Retransfert . Je demande à voir mon avocat qui m'annonce que je serai présentée au juge d'Amiens le lendemain .

Le retour en cellule est une horreur . Je sais que ça ne durera pas , que ce n'est rien comparé à d'autres . Ma tête raisonne mais les larmes coulent toutes seules Je réussis à gérer . Je m'endors mais un abruti me réveille en pleine nuit pour savoir si je vis toujours.

Vendredi 30 mai . Transfert à Amiens . Avant de partir j'offre à certains gendarmes mes dessins , ils ne paraissent pas insensibles . Je comprends qu'on va me menotter . Ils sont sur les dents . Départ donc menottée encadrée de 3 gendarmes armés jusqu'aux dents avec des gilets pare-balles . On part en convoi , sirènes hurlantes , avec 2 motards qui ouvrent la route , ils ont ordre de ne pas s'arrêter . Que doivent penser les personnes qu'on croise ? Que j'ai commis un infanticide ou découpé mon amant en morceaux ? J'essaie d'avoir de l'humour pour prendre du recul !

Arrivée à Amiens je vois mes potes et je lève les poignets dans leur direction ; on me tire à une telle allure dans le palais de justice que je manque tomber à terre . On attend les 5 dans des « cages » . Les gendarmes se marrent entre eux . Je chante

Verdict : je suis placée sous contrôle judiciaire jusqu'au procès qui doit avoir lieu le 1er juillet avec interdiction de rencontrer mes «complices » sinon c'est la prison immédiatement m'a dit le juge . En clair on nous empêche de préparer notre défense ensemble . Ils ne connaissent pas ( et n'aiment pas )l'action collective .

Ainsi l'objectif est clair :

- faire passer individuellement les 5 personnes interpellées pour de dangereux illuminés

- éviter tout débat démocratique et museler les opposants au projet

- orienter l'agriculture vers une industrialisation avec des coûts les plus bas possible

Des campagnes vidées de leurs paysans , sans vaches dans les champs , parsemées de grands bâtiments-usines ! Des scandales sanitaires à répétition , l'eau et le sol irrémédiablement pollués !(comme c'est le cas pour les rivières de Franche-Comté)

Mais attention : trop de citoyens conscients vivent dans les campagnes pour qu'un tel projet passe . On est bien dans une action collective et pour un enfermé 10 le remplacent .

Que faire ?

- vous pouvez diffuser mon témoignage dans vos réseaux

- adhérez à Novissen , aux amis de la Conf

- vous pouvez envoyer un soutien financier à la Conf pour payer le procès

Gardez votre liberté de penser et d'agir sans vous laisser influencer par les médias dominants .Il faut s'informer au quotidien dès que l'on consomme . On est tous citoyens du monde et responsables !

Dominique Henry

Institutrice et paysanne en retraite

 

 

Novissen

385 rue du Levant - 80132 Drucat

Confédération Paysanne

104 rue Robespierre  - 93170 Bagnolet

www.lesamisdelaconf.org 

Une belle photo !  Dominique, éprouvée par sa garde-à-vue, à sa sortie du Palais de Justice. Applaudie, acclamée,

émue, elle lève largement les bras, et fait de ses doigts le signe de la victoire...cette victoire que nous espérons tous !

(photo Danièle Bouty -30.05.14).

 

Une autre photo à Grand' Combe-des-Bois dans le Doubs, avec l'annonce du report du procès au 28 octobre.

 

http://www.proxi-city.com/actualite-amiens-proces-1000-vaches-reporte-28-octobre-126941.html

 

***********************************************************************************************

Opération en direction de la firme Senoble

 

 Ci-contre, une lettre ouverte dans le "le Courrier des Lecteurs" de "Politis" (transmise par une adhérente le 28.05.14).

 

Pourquoi une action ? 

 

Nous avons appris que le lait des « 1000 vaches » pourrait être collecté et utilisé par la firme Senoble.

 

Elle créerait donc des produits "gourmands" et "pour le plaisir"... à partir du lait de la ferme-usine ?

 

Le mieux est de se renseigner, n’est-ce pas ? en appelant le 03.86.97.40.40.

Est-il vrai que Senoble va collecter le lait de la ferme-usine des 1000 vaches dans la Somme ?

 

Malgré un grand nombre d’appels, aucune réponse valable n’a été donnée !!!

Un silence obstiné ??? C’est donc bien le cas, et ils n’en sont pas fiers !

 

Alors répétons-leur que nous ne voulons pas des produits issus de la ferme des « 1000 vaches » !

La commercialisation du lait de cette ferme-usine ne doit pas avoir lieu !  

Senoble (et les autres industriels) doivent entendre que les consommateurs réclament avec vigueur autre chose que cette industrialisation effrénée de l’élevage et ses conséquences catastrophiques.

Et il faut que Senoble s’engage publiquement. En effet, 3ème fabriquant français de produits laitiers et desserts frais, derrière Danone et Lactalis, cette firme est peu visible sur le marché, car bon nombre de ses produits sont commercialisés sous des MDD (Marques De Distributeurs - par exemple Monoprix, Auchan, Casino, etc…).

 

Or le consommateur a le DROIT DE SAVOIR !!! ce que contient ce qu'il mange, de façon à ne pas se trouver complice malgré lui d'un système dont il veut pas.

 

 

Continuons donc à les interroger en utilisant :

 

leur n° de téléphone :  03.86.97.40.40.

 

leur page Facebook :  https://fr-fr.facebook.com/senobledesserts

 

leur adresse-mail : senoblejouy@senoble.com

 

l’adresse de leur siège : Senoble Groupe Services - 30 rue des Jacquins - BP 12 - 89150 JOUY.

 

 Un texte à lire : L'article de "Reporterre" du 14 juin 2014 : décryptage à propos de Senoble (voir rubrique "Médias 2014").

    ou cliquez sur  : http://www.reporterre.net/spip.php?article6005

 

Sous l'afflux des messages, leur page Facebook a été fermée un moment, puis a été ré-ouverte vers le 16 juin, avec suppression de tous les commentaires sur la ferme des "1000 vaches". A la place, on pouvait lire : "Les produits à marque Senoble vendus en grandes surfaces ne sont pas fabriqués avec du lait de la Ferme des 1000 vaches. Toute information contraire est erronée". 

Cette info a déclenché l'ironie des lecteurs : bien sûr, puisque la ferme-usine ne fonctionne pas !! Quelle surprenante incapacité à utiliser le futur !! Esquive bien maladroite !!

 

Message reçu par le Service Communication !  On pouvait lire sur le site aux environs du 28 juin 2014 : "En regard de questions récemment posées, la Société SENOBLE précise qu’aucun produit de la marque SENOBLE n'est et ne sera fabriqué avec du lait de la Ferme des 1000 vaches. Toute information contraire est erronée, et est ainsi démentie par l'entreprise". (Cliquez sur :  http://www.senoble.fr/fr/production-laitiere-361 )

Ce démenti est plus habile que le précédent, mais le problème de la traçabilité reste entier, dans le vaste mélange des laits collectés par cette firme, tant pour les produits vendus sous la marque Senoble que pour les autres, vendus sous MDD.

La victoire matérielle reste donc à parfaire, mais la victoire morale est indéniable : les consommateurs, en se révoltant, ont fait plier cette firme, contrainte de reconnaître que ce lait n'est pas digne de sa marque ! Après cela, quelle autre entreprise se lancera à collecter et utiliser un tel lait, si ce n'est à l'insu du public ?

Vu que la firme Senoble utilise actuellement le lait des vaches de l'entreprise Ramery à Airaines, la lutte n'est pas terminée. Des producteurs bio, apprenant ce qui se passe, ne veulent plus de ce mélange des laits et se retirent. Un mouvement d'opinion est en marche !!!

 

 Voir aussi : http://www.senoble.fr/fr/senagral-327
                    http://www.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=2683

 

 

***********************************************************************************************

Etat des travaux au 24 mai 2014 - (Vue partielle)

 

 

       A cette date, le bâtiment illégal, installé sur une zone non constructible (réservée aux fouilles archéologiques), est en reconstruction. Les poteaux sont remis en position verticale.

      Ce bâtiment avait été, non pas démoli, mais démonté quelque temps avant l'audience au Tribunal Administratif d'Amiens (17 février 2014),et ses éléments laissés soigneusement sur place. De toute évidence, il s'agissait d'éviter d'être trop visiblement en infraction, mais la régularisation ne manquerait pas d'avoir lieu, "comme d'habitude".

       Le permis modificatif a donc été accordé par le Préfet le 8 mai, selon le nouveau panneau à l'entrée du chantier (voir notre page d'accueil). Aux dires du Préfet, il n'aurait pas pu faire autrement que signer, car en ce qui concerne ce bâtiment, la DRAC aurait déclaré avoir commis une "erreur" en considérant cette zone comme non-constructible. Ainsi, plus d'infraction !! Et au lieu d'une amende pour avoir saccagé ce lieu, l'entreprise va (sans doute ?) recevoir des excuses pour cette prétendue "erreur"...!

Il est difficile d'être dupe.

       On ne peut pas mieux montrer le non-respect des lois lorsqu'on est très fortuné et protégé par l'Administration et la Justice.

 

(Au premier plan, sous la bâche verte, la réserve d'ensilage commence, pour préparer l'arrivée des vaches).

***********************************************************************************************

 Lettre à Monsieur Bernard FARRET, Procureur de la République

 

 

***********************************************************************************************

Lettre à Madame Christiane Taubira, Ministre de la Justice

 

 

 

***********************************************************************************************

 

 

Etat des travaux au 23 avril 2014 - côté méthaniseur

 

 Du côté de la ferme (voir photo du 21 mars), le goudronnage de la partie "ensilage"

(les 5 barres blanches au fond) vient d'être réalisé. Et dans l'étable, une bonne partie des

"logettes" est installée.

 

 

 

Dans le triangle boisé du Bois Trancart, l'activité est maintenant intense. Les terrassements

en cours (dans la partie où l'on aperçoit les engins) correspondent à l'emplacement des 3

silos de stockage des digestats. Il se peut que ces cuves serviront d'abord pour stocker

le lisier (avant la construction du méthaniseur proprement dit).

***********************************************************************************************

 
 Rassemblement de soutien à Laurent Pinatel le 19 avril 2014
 
 
 
 
 
 
 
Laurent  Pinatel a refusé de venir, pour la seconde fois, le 18 mars à Abbeville. Il s'en est expliqué (voir ci-dessous). Il a alors été convoqué le 19 avril à 9h à la Gendarmerie de Saint-Etienne (Loire) ,
où il a été mis en garde à vue jusqu'à 13h15 (pour davantage de détails, se reporter à la rubrique "Médias 2014"). A l'appel de Novissen, une cinquantaine de personnes lui ont exprimé leur soutien ce samedi matin, devant la Gendarmerie d'Abbeville. De nombreux automobilistes, issus de divers départements (c'était le départ en vacances) ont klaxonné et fait des gestes amicaux de la main en guise d'approbation.
Ainsi, la Justice continue de poursuivre sans relâche un syndicaliste, en « oubliant »  – comme c’est étrange... - de s’occuper des multiples irrégularités commises par Monsieur Ramery.
"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugement de cour vous rendront blanc ou noir"..."La raison du plus fort est toujours la meilleure"...
La Fontaine vivait sous le règne de Louis XIV... Aujourd'hui, tout a changé, n'est-ce pas ?
Certaines personnes protégées peuvent faire ce que bon leur semble en bafouant l’intérêt général.
Le plus grand nombre n’a qu’une seule possibilité : subir !

 

 ***********************************************************************************************

 
 Etat des travaux au 21 mars 2014 
 
 
         
 
               Le bâtiment illégal (situé dans une zone non constructible, réservée à l'archéologie) a été
                                                                                                                                                          démonté, mais, semble-t-il, il reste en attente de remontage....
                                                                                                                                                          Et comment faire des fouilles maintenant dans un terrain dévasté?
 Vue d'ensemble. On y voit la progression par rapport à la photo du 1er mars.           
 
           
                   
 
Voici le paysage "bucolique" dans lequel les vaches vivront "à l'aise".... (vue sur l'intérieur de
l'étable, les logettes sont encore à installer).                                                                                               Vue extérieure sur cette étable géante sans équivalent en France 
                                                                                                                                                              (du moins, jusqu'à présent).  Appréciez la "superbe" perspective"!      
                                                                                                                                                              

***********************************************************************************************

Communiqué de presse du 21 mars 2014 en soutien à Laurent Pinatel

 

" Novissen, association locale de lutte contre le projet industriel dit des 1000 vaches à Drucat / Le Plessiel et Buigny /St Maclou, apporte un soutien sans réserve aucune à Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne, qui a refusé de se rendre mardi 18 mars  à la gendarmerie d'Abbeville, dans le cadre de l'enquête suite à l'action syndicale du 12 septembre 2013 sur le site de construction de la ferme-usine, pour laquelle il a déjà été entendu. Comme Laurent Pinatel, Novissen se demande s’il n’y aurait pas deux poids, deux mesures, vu les poursuites immédiatement engagées contre un syndicaliste, alors que la plainte de son Président Michel Kfoury, victime de menaces de la part du riche entrepreneur de Travaux Publics, M. Ramery, n'est toujours pas suivie d'effet. Novissen réaffirme sa volonté forte de s'opposer à ce projet inutile et dangereux qui s'implante en force au mépris des riverains, et alors même que les ministères concernés viennent de reconfirmer leur désaccord. Un recours en Conseil d'Etat par Novissen conteste le jugement négatif du Tribunal Administratif d'Amiens concernant l'urgence d'arrêter les travaux, et une réunion se tiendra dès jeudi 27 mars entre Stéphane Le Foll et la Confédération Paysanne."

 

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2383

1000 vaches : Pourquoi j'ai choisi de ne pas me rendre à la convocation du Procureur de la République d’Amiens

 

18.03.2014

Monsieur le procureur,

Je tenais à vous informer que je ne répondrai pas présent à la convocation de la gendarmerie d'Abbeville ce mardi à 14h dans le cadre de l'enquête pour « vols et dégradations en réunion » suite à l'action syndicale du 12 septembre 2013, étant précisé que dans le cadre de ladite enquête j'ai déjà été entendu.

Vous comprendrez qu'entre ma vie de paysan et mes obligations de porte-parole de la Confédération paysanne, je ne peux me permettre de venir à deux reprises jusqu'à Abbeville, à 700 km de ma ferme.

Surtout, j'en ai assez. Assez d'avoir l'impression d'une justice à deux vitesses. Assez d'avoir l'impression que cette justice criminalise sans cesse les actions syndicales et ceux qui les mènent !

En effet, nous parlons là d'une action collective, et non pas individuelle. Je suis le représentant de la Confédération paysanne. Comme mon « titre » l'indique, je porte sa parole. Je porte donc la revendication de cette action, consécutive à un état de nécessité face à un danger imminent.

Oui, la Confédération paysanne a agi. Et cette action était légitime.

Parce que la justice ne fait rien pour arrêter la folie destructrice du projet porté par Michel Ramery, nous devions prendre nos responsabilités. En effet, la ferme-usine des 1000 vaches, qui se veut un projet pilote, porte en germe une accélération incontrôlable de la disparition des paysans. 20 fermes de 50 vaches, ce sont 42 paysans qui vivent de leur travail. La ferme-usine des 1000 vaches, c'est 18 salariés. A terme, il ne faudrait plus que 2500 usines pour arriver à la production laitière des 75 000 fermes laitières d'aujourd'hui. Nous n'avions pas le choix.

Je ne compte pas pour autant me soustraire à la justice. Je pense seulement qu'il y a assez de gendarmeries sur le territoire pour m'épargner ce déplacement.

Je serai aussi heureux de pouvoir constater que, dans cette affaire, vous ne comptez pas poursuivre seulement des syndicalistes. Quand la Confédération paysanne vient taguer un chantier illégal, son porte-parole se retrouve placé en garde à vue... Mais quand un notable local profère des menaces à l'encontre d'un de ses opposants, la plainte reste bloquée dans les tuyaux de la justice...

Si on y ajoute la lenteur dont a su user la Préfecture pour donner à Michel Ramery toute latitude pour mener son chantier (presque) à terme, vous admettrez qu'il devient tentant de s'interroger. On m'a appris que la justice était là pour défendre les plus faibles, les plus vulnérables, des exactions des plus gros, des plus nantis... Me serais-je donc fourvoyé ?

Pour toutes ces raisons et par respect pour tous ces producteurs de lait que cet industriel veut faire disparaître, je vais rester chez moi à travailler la terre, à traire mes vaches (j'en ai 60… et nous sommes trois associés...).

Monsieur le Procureur, il fait beau, les travaux des champs m'appellent, les réunions aussi, pour lutter contre ceux que la justice de ce pays a, de son côté, choisi de défendre.

Moi, je sais pourquoi et pour qui la Confédération paysanne se bat... et je reste à votre disposition pour rediscuter de ça et d'autres choses aussi.

Laurent Pinatel
Porte-parole de la Confédération paysanne.
 

***********************************************************************************************

 
 Etat des travaux au 1er mars 2014

                                                      

Le grand et long bâtiment, sur la gauche, est l'étable des vaches laitières. A droite, au premier plan, ce sont les bureaux (en construction) puis la salle de traite. Le bâtiment dont on ne voit que l'ossature, est prévu pour être l'étable des vêlages. Entre les deux, des couloirs sont aménagés pour que les vaches se rendent (trois fois par jour) de leur étable à la salle de traite. Le petit bâtiment à 2 portes ouvertes, à l'arrière-plan, est un garage pour le matériel. Les 5 barres blanches sont des silos d'ensilage. Tout au bout du chantier, vers le petit bois, on aperçoit encore les fondations presque carrées du hangar à paille qui a été récemment démonté (son emplacement à cet endroit étant illégal - sans contestation possible). Ses fermes ont été déposées sur le sol côte à côte (on aperçoit les raies plus sombres) et ses fondations sont restées en l'état (pour une reconstruction éventuelle??). Toujours sur la droite de la photo, la partie verte doit accueillir d'autres bâtiments, mais le terrassement n'est pas commencé. A la lisière entre la partie verte et la partie beige, un point blanc est l'un des 2 puits forés pour alimenter la ferme en eau (non potable) . Les cuves du méthaniseur se situeront dans l'emplacement boisé en triangle. 

 

 

 

 

 

 

***********************************************************************************************

 Au Salon de l'Agriculture  le 25 février 2014

 

Ce fut une fort bonne journée ! Nous avons d'abord défilé, déguisés en vaches, à l'intérieur du Salon, avec la Confédération Paysanne et L214, et distribué 2000 tracts ! Nous n'avons ressenti aucune

agressivité de la part du public, au contraire, un très bon accueil, avec des discussions sans fin...

Ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y a aucune trace de ce projet dans ce Salon emblématique, soi-disant à la pointe du progrès, le "nec plus ultra" de la technologie, représentatif de l'avenir
même de l'Agriculture Française !!! Lespartisans auraient-ils honte quelque part ?? Ce Salon n'est-il pas, c'est bien connu, l'agriculture telle qu'on veut la faire voir à l'opinion publique, et non telle
qu'elle se pratique réellement ? En tout cas, c'est totalement fou, mais aucun des éleveurs rencontrés ne soutient le projet ! Les tenants de ce type d'élevage veulent vivre cachés, continuons
à les mettre en pleine lumière !
 
Le défilé associatif s'est dispersé vers 12h15. Après le sandwich, et cette fois avec nos autocollants  Novissen sur la poitrine, nous avons décidé de nous rendre aux stands de la Conf ' puis de la FNSEA.
Un fort bon accueil nous fut réservé, même à la FNSEA, avec bière pression et café ! Deux d'entre nous ont discuté avec une personne, et lui ont asséné quelques vérités avant de s'apercevoir
que c'était Xavier Beulin lui-même...Nous avons manqué de peu Stéphane Le Foll...Dommage!
Tout l'après-midi s'est passé en discussions fiévreuses, d'où il ressort que les 1000 vaches sont maintenant bien connues, avec toutefois des imprécisions : certains pensent que les travaux sont arrêtés,
d'autres qu'il s'agit d'un regroupement d'éleveurs... Bref, il y a toujours du travail d'information à faire ! Un conseil nous a été donné : pour mettre les éleveurs avec nous, il faut parler "foncier" et
uniquement "foncier"...Conseil d'éleveur ! !
 
Pour conclure, ce fut une journée très positive : avec la Conf ' et L214 ce jour-là, Novissen se bat au coeur des contradictions effarantes de l'agriculture actuelle. M. Ramery fonce pour construire, mais
fait profil bas sur son projet, parce qu'il sait qu'il est loin d'être bien accueilli. A nous de profiter de ces failles béantes !
 
 
 

    

 

 

***********************************************************************************************

 Audience au Tribunal Administratif d'Amiens le 17 février 2014

 

 

A l'appel de la Confédération Paysanne, un rassemblement, venu du Nord et de Normandie, s'est fait à 12h sur la place du Cirque Municipal d'Amiens. Des représentants d'autres structures, telles que L214, Agir pour l'Environnement, EELV... sont venus les rejoindre. Novissen avait appelé ses adhérents et sympathisants à se retrouver à 13 h pour une conférence de presse commune. Au total, une centaine de personnes étaient réunies (se reporter à la rubrique "Médias 2014"). A l'issue de cette conférence, certaines personnes

sont restées, d'autres sont parties.

 

A 14h, l'audience commençait. La salle était comble, plusieurs personnes, dont les journalistes, sont restées debout. 

La Greffière du Président du Tribunal Administratif a d'abord lu l'objet de notre recours et la liste des plaignants, y compris les 190 noms des riverains.

Puis Maître Frison, après un préambule, a laissé la parole à Maître Chartrelle, qui a énoncé les arguments juridiques, sanitaires, environnementaux, sociaux contre le projet.

Me Frison s'est ensuite exprimé, mais le Juge a déclaré que le temps écoulé ne permettait plus les 4 prises de parole prévues pour les associations Novissen, Picardie Nature, L214 

et pour la Confédération Paysanne.(Pour lire les textes des plaidoiries et des 4 intervenants, se reporter à la rubrique "Référé").

Les Services de la Préfecture ont été très brefs (10 mn environ).

Puis les avocats de M. Ramery ont pu commencer leurs plaidoiries. Le Cabinet Bignon a critiqué les propos de notre avocat. Me Vamour a cité les articles de loi permettant de réfuter les moyens utilisés pour notre argumentation.

Quand cet échange a pris fin, il était près de 19h30. Le Juge a déclaré l'audience close.
Les personnes qui se trouvaient dans cette petite salle ont pu alors retrouver leurs amis présents dans l'arrière-salle, équipée d'un écran et de haut-parleurs.

 

***********************************************************************************************

 Entretien avec M. le Ministre Philippe Martin le 30 janvier 2014

Entretien avec M. le Préfet Jean-François Cordet le 06 février 2014

 

 

Laurent Pinatel de la Confédération Paysanne, Michel Kfoury, Président de Novissen, et Maître Grégoire Frison, notre avocat, sont reçus à 17 heures, par M. Philippe Martin, Ministre de

l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Cette réunion confirme la position du cabinet Ministériel de Cécile Duflot.

 

Michel Kfoury, Président de Novissen, et Marc Dupont, Secrétaire, sont reçus à 15h30, à Amiens, par M. le Préfet Jean-François Cordet, en présence de M. le Sous-Préfet d'Abbeville,

Jean-Claude Geney. M. le Préfet dit ne voir aucun intérêt à ce projet.

 

Il est à noter que, depuis les entrées en fonction de Monsieur Philippe Martin (le 02 juillet 2013) et de Monsieur Jean-François Cordet (le 1er août 2012 ), Novissen leur a demandé à tous

deux, à maintes reprises, à être reçue, sans obtenir jusque-là la moindre réponse de leur part.

 

***********************************************************************************************

 

Entretien avec Mme la Ministre Cécile Duflot le 23 janvier 2014 

 

Laurent Pinatel et Pierre-Alain Prévost de la Confédération Paysanne, Michel Kfoury, Président de Novissen, et Maître Grégoire Frison, notre avocat, sont reçus à 11 heures, dans le Cabinet

Ministériel de Cécile Duflot, d'abord par le Chef du Cabinet-Adjoint, le Conseiller Spécial de la Ministre, la Conseillère pour l'Aménagement, l'Urbanisme et la Construction. Puis, Madame

Duflot est venue se joindre à l'entretien.

Les informations de ce jour ont été de première importance. 

Mais elles ont donné lieu à des commentaires de toute sorte (voir "Médias 2014"), si bien qu'une mise au point est apparue comme nécessaire.

Notez bien : Ce qui suit n'est pas un compte rendu de l'entretien dans le bureau de Mme la Ministre Cécile Duflot.

Il s'agit d'un aperçu global (succinct) de la situation adressé par le CA de Novissen à ses adhérents le 29 janvier..

 

"Nous voyons les médias tantôt minimiser l’événement, tantôt claironner la totale victoire, au point de quasiment se contredire. Qui croire ?

La position médiane est la plus juste : oui, nous pouvons nous réjouir !! Le vent a tourné : comme jamais auparavant, nous avons actuellement des possibilités sérieuses et solides d’aboutir.

Mais il est probable que des difficultés nous attendent encore, et nous devrons les résoudre l’une après l’autre.

 

Pour mieux comprendre, il faut distinguer d’une part la démolition de ce qui est construit, d’autre part la suspension des travaux.

 

1-Suite au permis de construire accordé le 7 mars 2013 (nous l’appelons « le permis initial »),  le chantier a démarré. Mais le 28 novembre 2013, le promoteur déposait un permis modificatif,

 quelques « détails » ayant été modifiés par rapport au permis initial. Par des vues aériennes, nous étions déjà en alerte. Mais en découvrant l’importance de ces « détails », nous avons averti

le Préfet : à moins de cautionner l’illégalité, il était impossible aux Services de l’Etat d’accepter, au vu et au su de tout le monde, ce permis modificatif. Le Préfet a envoyé sur place des

personnes de la DDTM (1) et la DRAC (2). Elles ont confirmé des irrégularités nombreuses, touchant l’ensemble du chantier, la plus grave étant un bâtiment déplacé par rapport au plan initial,

et construit sur une zone de « réserve archéologique ». Le Préfet a donc donné l’ordre à M. Ramery de démolir. Mais il n’a pas le pouvoir de faire appliquer son ordre. Il faut pour cela une

 décision de Justice. La procédure est actuellement en cours. En ce qui concerne le bâtiment placé sur la zone archéologique, de toute façon inacceptable, le promoteur semble déjà se

préparer à le démolir. Pour les autres, notamment l’étable, le Juge verra : une démolition partielle reste possible pour la rendre plus conforme. Pas d’illusions donc : le chantier ne sera pas

rasé dans les prochains jours !

 

2-Quand le Préfet a eu en main les conclusions de la DDTM et de la DRAC, il a averti ses supérieurs, les Ministres, et notamment Mme Cécile Duflot (3) qui gère tout ce qui touche à

l’urbanisme. Les techniciens de son Cabinet Ministériel, se penchant sur le permis initial, ont découvert de nombreuses et graves irrégularités : un tel permis n’aurait jamais dû être signé en

 mars 2013 ! Ces irrégularités sont exactement celles que notre avocat a relevées, en vue de déposer, devant le Juge des référés au Tribunal Administratif d’Amiens, une demande de

suspension des travaux. Après maints retards (dont 7 mois d’attente, car malgré des demandes réitérées, et l’avis de la CADA (4), la Préfecture ne parvenait pas à nous photocopier

les documents nécessaires !!...), le dossier est enfin déposé en ce 27 janvier. Mieux ! Il a le soutien du Cabinet Ministériel de Mme Duflot. Certes, tant qu’on n’a pas la décision du Juge, le

suspense demeure, et il va durer un mois et demi environ. Mais sachez qu’en cas d’échec, nous ne serons pas démunis pour autant. Que les Services de l’Etat reconnaissent l’illégalité globale du

dossier est déjà une avancée considérable !

 

Eh oui !... la surprise exprimée par M. Welter et M. Ramery n’est pas feinte. « D’habitude, cela ne se passe pas comme cela » ! disent-ils… Bien sûr, en l’absence de surveillance de la part des

 citoyens !

Ajoutons que si la situation paraît se débloquer, ce n’est pas le fait d’un subit « heureux hasard » ! C’est le fruit d’une lutte longue de deux ans et demi, d’un effort collectif concerté et tenace,

où il a fallu déployer une énergie considérable. Une lutte à laquelle nos partenaires ont apporté leur aide courageuse et solide, entre autres la Confédération Paysanne. Par ses actions

spectaculaires, celle-ci a donné des impulsions décisives, récemment encore le 16 janvier sur le chantier, pour créer une rencontre sans plus tarder avec Mme Cécile Duflot (le 23 janvier) et

 M. Philippe Martin (le 30 janvier). Et une lutte à laquelle chaque adhérent ou sympathisant a apporté, petite ou grande sa contribution ! Et tous et toutes, en restant prudents et

raisonnables, nous savourons ensemble pleinement ce moment tant attendu où se lève un bel espoir ! "

 

    (1) DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

        (2) DRAC :  Direction Régionale des Affaires Culturelles

    (3) Madame Cécile Duflot : Ministre de l’Egalité du Territoire et du Logement 

        (4) CADA : Commission d’Accès aux Documents Administratifs.

 

***********************************************************************************************

 

Avec la Confédération Paysanne le 16 janvier 2014 

 

 

 

 

Une soixantaine de membres de la Confédération Paysanne, à l'appel de Laurent Pinatel et de Pierre-Alain Prévost, se sont retrouvés ce 16 janvier, à 8 heures, sur le chantier

des 1000 vaches. L'action avait été préparée, on s'en doute, dans la plus totale discrétion. Au dernier moment, une bonne douzaine de membres de Novissen a été invitée à se

joindre à l'action. L'objectif était d'occuper les lieux jusqu'à obtenir un rendez-vous avec les Ministres Philippe Martin et Cécile Duflot, pour que soit prise la décision d'arrêter les

travaux, puisque ceux-ci ne respectent pas le permis de construire.

La présence des manifestants (entre 70 et 80) a déclenché évidemment la colère de Michel Welter. D'autant plus que c'était précisément (mais de façon non prévue) le jour où 

20 toupies chargées de béton devaient commencer à couler la dalle de l'étable. Le béton n'attendant pas, les camions et les ouvriers sont aussitôt partis vers un autre chantier.

Il pleuvait, il faisait froid. Des gendarmes étaient là (une douzaine, le matin), mais ils n'ont à aucun moment fait évacuer les manifestants ou relevé des identités. L'ambiance était

calme. Mais on sentait, dans cette étable en construction, immense et ouverte à tous vents, qu'un moment crucial était en train de se jouer. Pour symboliser à la fois leur

détermination et les conséquences déplorables d'un tel modèle agricole sur leur vie, les paysans se sont menottés un moment aux poteaux de l'étable.

L'attente a commencé, avec un feu pour se réchauffer, et à midi, un repas sommaire accompagné de café... Et enfin, les rendez-vous demandés sont arrivés ! - annoncés par Laurent Pinatel dans les applaudissements. Les manifestants sont donc repartis vers 14 heures, laissant derrière eux des tags à la peinture rouge, et des grilles déplacées, histoire de ralentir le

bétonnage.

(Pour d'autres images et textes, se reporter à la rubrique "Médias 2014").

***********************************************************************************************

 

Entrevue avec M. Claude Gewerc le 10 janvier 2014

et nouveau rassemblement devant le Conseil Régional à Amiens

 

Le 4 décembre dernier, Michel Kfoury avait obtenu un rendez-vous avec M. Claude Gewerc, Président du Conseil Régional. En ce 10 janvier, une soixantaine de personnes l'accompagnent donc,

et une délégation de 3 membres de Novissen est reçue (M. Kfoury, M. Dupont, F. Chastagner), avec M. Gauret, Maire de Drucat, et L. Parsis, 1er adjoint. Lors de l'entrevue d' 1h 20min. environ,

 M. Gewerc reconnaît qu'il faudrait changer la législation, mais n'a pas de pouvoirs actuellement contre ce projet. Si le chantier ne respecte pas le cadre légal, il va demander au Préfet de suspendre

 le permis accordé, et insister auprès de lui pour que nous soyons reçus. Il ne lui semble pas normal que nos demandes réitérées de rendez-vous n'aient pas pu encore aboutir.

 

***********************************************************************************************

Actions de "La Vache en Colère" du 07 au 11 janvier 2014  

 

...et même au-delà : le 18 janvier!(voir ci-dessous)

 

 

 

 

D'abord, le clip du collectif "La vache en colère" ! ! A diffuser aussi largement que possible ! !

http://www.youtube.com/watch?v=53jimITjYCU&feature=youtu.be

 

 Ensuite (rappel ! ! ) des pétitions à signer et faire signer :

 

Celle qui a été lancée par la Confédération Paysanne(10.000 signatures environ au 18.12.13)

 http://enviedepaysans.fr/signez-lappel-des-fermes-pas-des-usines/#.Uj2coy1OIif

 

La pétition de Novissen - plus ancienne (45.400 signatures environ au 18.12.13)

http://www.avaaz.org/fr/petition/Interdire_la_creation_de_la_plus_grande_fermeusine_de_France//?tta

 

Et puis, une semaine d'action du 07 au 11 janvier 2014: (et même au-delà : le 18 janvier !)

 

Pourquoi ? Parce que c'est le moment où se discute la Loi pour l'Avenir de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt (LAAF) à l'Assemblée Nationale.

Le 07 janvier 2014, les 577 députés commencent l'examen du texte en plénière.

 

Et quand ? Où ? Comment agir ?

 

Le 07 janvier 2014: Rassemblement sur le parvis de l'Assemblée Nationale à Paris de 13h30 à 16h.

La Confédération paysanne a envoyé une lettre d'invitation à tous les députés français (voir ci-dessous).
Vous pouvez envoyer votre propre invitation.
Si vous avez des députés avec qui vous avez des affinités, n'hésitez pas à les solliciter. Pourquoi ne pas leur demander des interpellations spéciales "1000 vaches"
au sein de l'hémicycle (notamment au moment des questions au gouvernement)? (adresses-mail des députés sur Google).
 
Paris (7e) Mardi 7 janvier 2014  13h30 → 16h
Devant l'Assemblée nationale, place du Président-Édouard-Herriot
75007 Paris 7e (Brigitte : 06 20 03 32 66)
→ Page Facebook de l'événement : https://www.facebook.com/events/1447742035445112/
 
Autres actions  lancées le mardi 7 janvier 2014 par l'association Novissen :
 
Abbeville mardi 7 janvier 2014    10h → 12h
Devant la Sous-préfecture, 19 rue des Minimes , 80100 Abbeville  (contact : novissen@free.fr )
 
Amiens mardi 7 janvier 2014   10h → 12h
Devant la Préfecture, 51 rue de la République 80000 Amiens (contact : novissen@free.fr)
 
Autres actions  lancées le mardi 7 janvier 2014 par l'association "L214" :

Marseille  Mardi 7 janvier 2014  10h → 12h
Près de la préfecture, place Félix Baret, 13006 Marseille (Maya : 06 60 62 21 56)
→ Evènement Facebook associé : https://www.facebook.com/events/498762916902989/
 
 
Lille   Mardi 7 janvier 2014   11h → 13h
Près de la Préfecture, Place de la République, 59000 Lille (Johanne : 06 02 37 02 60).
 
 
Lyon (3e)  Mardi 7 janvier 2014  11h → 12h30
Devant la préfecture, rue Pierre Corneille
69003 Lyon 3e  (Sébastien : 06 17 42 96 84)
→ Evènement Facebook associé : https://www.facebook.com/events/621084527948062

Nantes  Mardi 7 janvier 2014  12h → 14h
Devant la préfecture, 6 quai Ceineray 44000 Nantes (Catherine : 06 63 70 14 63)
→ Page Facebook de l'événement : https://www.facebook.com/events/591566944250157/

 
Rennes  Mardi 7 janvier 2014  13h45 → 16h
Devant la préfecture, 3 avenue de la Préfecture
35000 Rennes (Bérénice : 06 37 12 61 16)
→ Page Facebook de l'événement : https://www.facebook.com/events/666346676750907/

Perpignan  Mardi 7 janvier 2014  14h → 16h
Devant la préfecture, 24 Quai Nicolas Sadi Carnot.
66000 Perpignan (Michèle : 07 78 12 59 02)
→ Evènement Facebook associé : https://www.facebook.com/events/705381899481063
 
 
- Dijon, Mardi 7 janvier 2014 14h-16h
Devant la préfecture, 55 rue de la Préfecture, 21000 Dijon   ( Olivia : 06 11 25 20 57 ) 
 
- Toulouse, Mardi 7 janvier 2014  14h-16h
Devant la Préfecture,1 place St-Etienne (cathédrale, côté rue de Metz, m° François Verdier 31000 Toulouse (Carole  : 06 86 89 90 29)
 
- Colmar, le mardi 07 janvier 2014  10h30
Devant la Préfecture. (Contact : Dominique: 06 66 12 00 38)

 

Autres actions : Dans la semaine du 07 au 11 janvier 2014, et même au-delà : le 18 janvier 2014 !
Rassemblements devant toutes les Préfectures et Sous-préfectures de France ! (et bien sûr...de Navarre...)
 

- Arras,  Jeudi 9 janvier 2014  11h  12h30  (contact : Johanne : 06 02 37 02 60 )

Près de la préfecture, rue Ferdinand Buisson 62000 Arras

https://www.facebook.com/events/191175637753465/

 
- Beauvais,  le samedi 11 janvier 2014 à 10h30  (contact : Véronique Doutté 03.44.72.81.31 veronique.doutte@sfr.fr  )
RV devant la Préfecture. "Si vous avez des masques de vaches, des sonnailles, apportez-les ! Après le rassemblement, nous nous rendrons sur le marché de
Beauvais pour rencontrer et informer la population".
 

- Strasbourg, le vendredi 10 janvier de 12h à 14h,

Devant la préfecture. 

https://www.facebook.com/events/519350031512316/ 

 

- Moulins, le vendredi 10 janvier à 14h30 (contact:  dignite.animale03@gmail.com )
RV devant la Préfecture de Moulins
Dignité Animale 03 et EELV
Pour stopper l'ouverture d'une ferme-usine de 1000 vaches dans la Somme ,mais également pour stopper le projet d'agrandissement d'un élevage qui irait jusqu'à 4183 cochons-équivalents à Chirat l’Église.
 
- Bordeaux, le mercredi 08 janvier 2014 à 14h
Devant la Préfecture régionale
 https://www.facebook.com/events/653265494716054/
 
- Tours, le samedi 18 janvier 2014  14h → 16h
Centre-ville, place Jean-Jaurès ( contact Florie : 06 50 59 28 68)
→ Événement Facebook associé : https://www.facebook.com/events/236280903218882/
Actions : masques de vaches, panneaux élevages intensifs, distribution de tracts
 
 

Modalités Générales : Oui ! ! ! Venez avec des masques de vaches !

On peut les acheter (en achat groupé pour éviter les frais de port) http://www.vivafiesta.fr/masque-vache-6556.html

On peut les fabriquer soi-même (en y associant les enfants !) http://www.teteamodeler.com/activite/masque/vache1.asp

Un masque est proposé ci-dessous. Faire un clic droit sur ce masque, puis "copier". Ouvrir un logiciel de texte (Word, par exemple); puis "coller"; ajuster l'image à

la page ; puis "imprimer" (sur bristol); découper et mettre un élastique !

 

Ensuite, vous réunissez une vingtaine de personnes. Soit vous décidez de créer l'effet de surprise, et vous ne déclarez pas votre rassemblement.

Soit vous restez dans la légalité, vous demandez - ou vous allez chercher - à la Sous-préfecture ou la Préfecture, l'imprimé "Dépôt de déclaration de manifestation",

et vous le remplissez. Il doit être remis au plus tard 3 jours francs avant la date de votre rassemblement. Il se peut que, même avec un imprimé bien rempli, vous

soyez contactés pour des précisions.

 

Puis vous signalez le lieu, la date, l'heure, les coordonnées d'un contact, à l'adresse: vache.en.colere@gmail.com  pour que d'autres vaches en colère puissent vous

rejoindre et grossir votre petit groupe initial d'une vingtaine de personnes.

 

Vous pensez à prévenir la presse.

Une fois rassemblés, vous faites des photos, que vous envoyez à la même adresse : vache.en.colere@gmail.com

Vous restez sur place tranquillement jusqu'à ce que les "gardiens de la paix" disent de partir (ou bien vous partez quand vous voulez !...)

Bon courage et beau succès !

 

Voici le site du collectif  :  http://vache-en-colere.tumblr.com/

 

L'event Facebook "central"  : https://www.facebook.com/events/638018836256402/

 

Voici la lettre aux députés envoyée par la Confédération Paysanne.

 


 

 
 
 
 
 
 Rassemblement de 80 personnes devant la Sous-préfecture d' ABBEVILLE.
 
 La banderole et les panneaux de Novissen sont très visibles ! Mais des membres de L214 sont présents (3e panneau en partant de la gauche), ainsi que de la Confédération Paysanne (panneau vert et blanc, à droite : "Des fermes, pas des usines !").
 
Une délégation de 3 personnes a été reçue par le Sous-Préfet, qui a signalé que Novissen devrait recevoir, avant la fin de la semaine, une lettre du Préfet proposant une entrevue.

Concernant la construction qui ne respecte pas le permis de construire, M. le Sous-Préfet a assuré que si cela s'avérait exact, le Droit serait appliqué.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Rassemblement de 50 personnes devant la Préfecture d'AMIENS (en deux groupes qui se rejoindront). Les drapeaux jaunes de la Confédération Paysanne sont beaucoup plus visibles !
 
 
 
 
 Rassemblement (entre 200 et 250 personnes, selon les médias) devant l'Assemblée Nationale à Paris. On reconnaît, sur la photo de gauche, Allain Bougrain-Dubourg (ainsi que Brigitte Gothière de L214). Sur la photo de droite, sont représentées L214, la Confédération Paysanne, et CIWF (sur le tee-shirt de la personne tout à droite). Les députées Barbara Pompili et Pascale Boistard étaient là, ainsi qu'Emmanuelle Cosse, nouvelle Secrétaire Nationale d'EELV, qui a remplacé Pascal Durand. Novissen a pu rencontrer les Conseillers Régionaux EELV de Picardie. Barbara Pompili, dès l'ouverture du débat à l'Assemblée, a posé une question spécialement sur les 1000 vaches à Stéphane Le FOLL. (Ecouter et voir cette intervention dans la rubrique "Médias 2014"). De très nombreux journalistes étaient présents.
 
 
 
 
 
***********************************************************************************************
 Soutien de Novissen à l'action de L214 à Abbeville, le 14 décembre 2013
 
L'association L214, qui œuvre pour le bien-être animal, notamment dans l'élevage, a organisé ce samedi 14 décembre, de 15h à 17h30, une action devant le super marché "Hyper U" à Abbeville.
Il s'agit de proposer aux personnes qui entrent dans le magasin, de signer une pétition pour protester  contre les œufs de poules élevées en batterie.
Une amitié lie L214 et Novissen depuis le début de la lutte contre les "1000 vaches". Des membres de Novissen avec leurs panneaux sont donc venus en renfort !
Les membres de L214 (en rouge) déploient leur banderole. A l'autre entrée du magasin, on compte aussi une petite dizaine de personnes qui se relaient.
 

 

***********************************************************************************************
 Etat des travaux au 14 décembre 2013 
Photo de gauche : dans le bâtiment clair (au milieu et au bas) sont prévus la salle de traite avec le carrousel, et les bureaux administratifs. 
Plus en arrière, les plots blancs alignés (un peu comme des tombes serrées...) serviront à délimiter les silos d'ensilage.
Photo de droite : la même zone industrielle, vue dans l'autre sens.
 
Extrait du "Résumé non technique du projet"(classeur 1) page 14/22:
 
                                                         "Le site n'aura pas d'impact sur le paysage local et sera parfaitement intégré" .
 
 
***********************************************************************************************
 Une chanson au Téléthon du 8 décembre 2013 
 

 Paroles réécrites par Ph. Sallé sur la musique de la chanson "Je veux" de ZAZ.

Et Ramery, ta ferme-usine, on n'en veut pas !                                                       Y’en a marre des ministères, qui n’nous parlent pas !

Ton méthane industriel, on n'en veut pas !                                                             Nous on est du genre humain, et pas de bois !

Et les pauvres limousines, enfermées là ! Papalapapapala                                        La santé de nos enfants ne s’achète pas !

Polluer terres et rivières, dites pourquoi ?                                                               Y’en a marre des langues de bois,

Tous les risques sanitaires, on n’en veut pas.                                                          Et tous les politicards, on n’en veut pas !

   

Pour vous c’est l’agro-business, et pour nous quoi ?  Papalapapapala                        On est comme ça ! On est comme ça !         

                                  Refrain                                                                                                    Refrain (2 fois)

 

                                           Refrain : On veut d'l'amour, d'la joie, de la bonne humeur,

                                                         Comme était Drucat, avant cette horreur,

                                                         Pour nos enfants la main sur le cœur. 

                                                         On veut ensemble protéger not’ liberté,

                                                         Oubliez donc tous vos projets,

                                                         Bienvenue dans notre réalité.  

                    

***********************************************************************************************
 Réponse à un message du 03 décembre 2013 
 

 

Agriculteurs en colère !

 

A la suite de l’Assemblée Générale de Novissen, où Sylvain Vaquez s’était exprimé, une lettre anonyme, signée « Des exploitants agricoles du Vimeu en colère », lui a été envoyée le 3 décembre 2013. Elle s’adresse aussi à Michel Kfoury, Président de Novissen.

Selon cette lettre, le projet « des 1000 vaches » s’inscrit dans une course au gigantisme, au même titre que la demande d’extension de l’élevage de la ferme de Zoteux. Se plaignant amèrement des prises de position de Bruxelles qui permettent cette course, et du silence des élus locaux, les auteurs de cette lettre lancent un vibrant appel de détresse, en soulignant leurs phrases :

 

« Il faut réagir ! Vos déclarations, Monsieur Vaquez, sont très justes. Il est temps pour nous, petits exploitants, de réagir ! Merci de défendre nous tous, les petits agriculteurs ! Nous n’avons rien à gagner et tout à perdre. Nos exploitations vont disparaître. »

En réponse aux auteurs de cette lettre, les responsables de Novissen leur disent :

 

Nous entendons la détresse exprimée dans ces lignes. Nous entendons votre inquiétude devant la taille croissante de telles entreprises, qui, si elles deviennent la référence agricole, feront disparaître le modèle français d’une « agriculture familiale ». Réfléchissez à quelle sera la taille d’une petite ferme dans 10 ou 20 ans. Vous êtes tous concernés ! Alors, pourquoi une lettre anonyme ? Quelle peur extrême vous empêche de vous dévoiler ? Pourquoi rester cachés en envoyant d’autres lutter pour vous ? Nous avons vraiment besoin du soutien de tous ceux qui se sentent concernés. Vous n’êtes pas seuls ! D’autres agriculteurs nous ont fait part des mêmes réflexions, mais sans jamais oser les faire en public ou devant la presse. Que la lutte comporte des risques, notre Président en sait quelque chose ! N’en restez pas à quelques mots écrits.

 

Rassemblez votre courage !

Défendez une agriculture viable pour vos enfants !

Rejoignez-nous !

Et nous gagnerons tous ensemble !

 
**********************************************************************************************

Rassemblement devant le Conseil Régional à Amiens, le 05 décembre 2013

 

Nous avions adressé, le 15 octobre 2013, un courrier à Monsieur Claude Gewerc, Président du Conseil Régional de Picardie, lui demandant de bien vouloir recevoir une délégation Novissen à propos du projet des 1000 vaches. Nous n'avons reçu aucune réponse, pas même un courrier pour accuser réception de notre lettre. Nous avons donc décidé de lui porter une seconde demande de rendez-vous, en nous efforçant d'être plus visibles et plus audibles. Une soixantaine de personnes (vue partielle du groupe ci-dessous) se sont donc retrouvées, ce 5 décembre, à 10h30 devant le Conseil Régional, Mail Albert 1er, à Amiens. Une délégation de 7 personnes a été autorisée à entrer pour déposer la lettre préparée (voir texte de cette lettre ci-dessous). C'est Monsieur Bertrandie, Chef de Cabinet de Monsieur Gewerc, qui a reçu la délégation.

Mais... quelle surprise !... Justement, Monsieur Bertrandie avait appelé, la veille, Michel Kfoury, président de Novissen, en s'excusant de n'avoir pas eu le temps de s'occuper de notre courrier. Comme il ne voyait pas en quoi le projet concernait le Conseil Régional, Michel Kfoury a pu, au téléphone, lui signaler clairement divers points, si bien qu'un rendez-vous a été accordé pour le 10 janvier. Fait remarquable, vraiment ! Avoir satisfaction juste avant de manifester !

Ce rassemblement a néanmoins été très utile, car la délégation a posé de vive voix, et fermement, les questions contenues dans la lettre, a pu préciser la gravité des problèmes, et mettre le Conseil Régional face à la nécessité de sortir de son silence. Il ne peut plus feindre d'ignorer notre détermination, et sa réponse est attendue le 10 janvier.

Personne toutefois n'a été dupe : l'appel téléphonique de la veille visait à nous démobiliser ... d'autant plus qu'au même moment, (la conjonction était fortuite !) les enseignants manifestaient devant le Rectorat, et les Goodyear près de l'avenue de la République ! 

 

**************************************************************************************************

L'Assemblée Générale du 29 novembre 2013

 

Le Conseil d'Administration a invité les adhérents de Novissen à la Salle Polyvalente "Jean-François Lesueur", à Drucat-Le Plessiel, pour l'Assemblée Générale annuelle, à 20h. Ils étaient 134 présents, munis de 106 procurations. Il y avait donc 240 votants.

Aux médias locaux  ("Le Courrier Picard" et "Le Journal d'Abbeville")  s'était jointe une équipe de Canal +.   

 

 

 

 

 

 

Vue partielle de la salle qui se remplit peu à peu...

 

Au 1er rang à gauche, M. Gauret, Maire de Drucat-Le Plessiel ; à droite, Elodie Héren et Franck Moncomble,

tous deux d'EELV.

Au fond, une petite exposition retrace les événements de

l'année écoulée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sylvain Vaquez, seul agriculteur présent (et qui travaille en bio), s'entretient avec Michel Kfoury, président de Novissen (de dos). Laurent Parsis, 1er Adjoint de Drucat-Le Plessiel, les écoute. A la table, M. Glaise, membre du Comité de pilotage de l'association AIVES, lutte à Heuringhem (62) contre l'installation d'une porcherie industrielle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La moitié du CA de Novissen (10 personnes sur 20). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Une année de lutte"...

Manifestations... avancée des travaux...

Pendant les exposés, une vidéo présente sur le mur les

images les plus marquantes de l'année écoulée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La réunion se termine par le "verre de l'amitié".

Gâteaux et boissons (pour une part, réalisés et apportés par les adhérents eux-mêmes) sont partagés dans une ambiance chaleureuse : la lutte est rude, mais l'espoir d'aboutir est là.

 

**********************************************************************************************

Une  COURRIEL ' ACTION  du 18 au 23 novembre 2013

Pour maintenir sans relâche l’attention tournée sur le problème très grave qui nous touche de près, utilisons toutes les possibilités qui se présentent !

Voici une nouvelle proposition d’action collective. Courage à tous ! Tenons bon !

AGIR AVEC NOVISSEN

Merci de participer à notre « courriel action » !

pendant une semaine

pour dire

 

« NON à la SOURDE OREILLE !!! »

 

Poursuivons notre action des

« 2000 lettres à Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie »

 

Concrètement, nous vous proposons d’envoyer et de faire envoyer des mails

chaque jour de la semaine du 18 au 23 novembre

Avec, si possible, des textes différents,

(mais des « copiés-collés » feront aussi l’affaire)

aux deux adresses suivantes :

 

1) Au Ministre de l’Agriculture :

http://agriculture.gouv.fr/Si-la-FAQ-ne-repond-pas-a-vos

 

Pensez à variez vos thèmes (en restant courtois).

Pour avoir une chance d’être lus, 

évitez d’annoncer dans l’objet : « Problème des 1000 vaches »

 

 2) Au Ministre de l’Ecologie :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-implantations-du-ministere.html

 

Faites un clic droit sur « Accéder au formulaire de contact » ; puis cliquez « Ouvrir ».

Variez les thèmes pour atteindre divers services : « Risques émergents, déchets, chimie et agriculture »,

« Eau et biodiversité », « Energie », « Recherche et innovation », « Risques technologiques ».

 

*********************

 

Exemple de message (à adapter ou à transférer tel quel) :

 

Monsieur Le Ministre,

J’ai l’honneur de vous rappeler que je fais partie des citoyens qui, de façon forte et insistante, ont demandé la mise en place d’un moratoire concernant la

construction de fermes-usines géantes, telles l’élevage laitier dit « des 1000 vaches » que Monsieur Ramery, entrepreneur de BTP, est en train de construire

à Drucat-Le Plessiel et Buigny Saint-Maclou, dans la Somme. A l’appui de cette demande, nous sommes en mesure de montrer les dangers insensés que fait

courir l’industrialisation de l’élevage, et l’absence actuelle de législation adaptée.

A ce jour, je n’ai reçu aucune nouvelle de ma demande.

L’association NOVISSEN, en lutte depuis plus de 2 ans, comptant plus de 2100 adhérents, n’est reçue ni par le Préfet de la Somme, Jean-François Cordet, ni

par vos Services. Elle ne peut ni s’expliquer, ni obtenir de réponse.

Cette situation, incompréhensible et profondément choquante, fait le jeu du promoteur qui continue de s’installer.

J’ai le regret de vous faire savoir que je me sens humilié(e) et révolté(e). En gardant toutefois l’espoir d’une issue réellement rapide, je vous prie d’agréer,

Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Signature :

 

**************************************************************************************************

Une action à PARIS et ABBEVILLE, le 15 novembre 2013

 
 
La Confédération Paysanne, soutenue notamment par "L214", "Agir pour l'Environnement", "CIWF", a organisé une action à Paris à 11h, en vue de se faire entendre par le Ministre de
l'Environnement et le Ministre de l'Agriculture. (Pour articles de journaux, émissions et photos, se reporter à la rubrique "Médias").
A Abbeville.
A la même heure (11h), soixante adhérents de Novissen se retrouvent devant la Sous-préfecture d'Abbeville. Ils portent 2 morceaux d'adhésif en croix sur la bouche pour
signifier que le Gouvernement leur demande avant tout d'être dociles et de se taire. Les demandes ne sont pas prises en compte, les courriers restent sans réponse.
Le Sous-préfet, étant absent (il pose la première pierre d'une crèche à Nouvion), c'est Madame Pagès, Secrétaire Générale, qui reçoit 3 membres du CA de Novissen. 
Ceux-ci lui remettent une nouvelle lettre destinée à Philippe Martin, et lui expriment l'exaspération grandissante créée par le mur de silence qui leur est opposé.
 "Le Courrier Picard" et "le Journal d'Abbeville" sont présents. 

A  Paris.

Marc et Sylvie, tous deux au CA de Novissen, se sont rendus à Paris. Marc raconte :

"Sylvie et moi avons été accueillis dès notre sortie du métro par des CRS qui ont remarqué nos 4 panneaux ! Nous étions attendus !

Ensuite, nous avons marché avec la journaliste de France 5, panneaux en avant, mais très vite, nous avons été stoppés par les forces de l'ordre. Il y en avait partout !

Bloqués dans un petit square, nous pensions notre action compromise, mais le Lieutenant de Police nous a aidés à rejoindre le groupe "rescapé" de la Conf' et de L214,

coincé à l'angle de la rue de Bourgogne et de la rue de Varenne.

Filmés par France 5 rue de Bourgogne, nous avons été pris d'assaut par une "forêt" de caméras et de micros en arrivant au bout de la rue.

Laurent Pinatel était là avec Brigitte Gothière de L214, ainsi que des membres d'Agir pour l'Environnement, de CIWF, etc...

Mais Pierre-Alain Prévost n'était plus visible, vraisemblablement en garde à vue.

Notre déplacement a été intéressant dans la mesure où nous avons pu communiquer sur le but de notre action. Reste à vérifier ce qui sera réellement diffusé !" 

 
***********************************************************************************************
 Etat des travaux au 10 novembre 2013
 Vue aérienne du chantier :                                                                                                                           Etat d'avancement de l'étable :
 

**************************************************************************************************

L'initiative fort intéressante de Madame Finet, Maire de Longueau 

 
 
 
L’association  NOVISSEN,

                                                                                      son Conseil d’Administration,                               Drucat-Le Plessiel, le 09 novembre 2013.

                                  son Président, Michel KFOURY                                  

                                                                                              

 

                                                                                                à  Madame Colette FINET

                                                                                                     Présidente de l’Association Départementale des                          

                                                                                                     Elus Communistes et Républicains

                                                                                                     Maire de Longueau - 80330

  

                                                              Chère  Madame,

 

                                                       Par votre courrier du 7 novembre, vous me faites part de votre initiative à l’attention de l’ensemble des élus du département de la Somme,

quelle que soit leur sensibilité politique

 

                                                        Je ne peux que vous dire bravo et un très grand et très chaleureux merci, en mon nom, au nom du Conseil d’Administration, et au nom de

tous les adhérents de Novissen (2116 récemment).

 

                                                         En effet, il est impossible que cette lettre, apportée en délégation, et cosignée par - nous l’espérons - un très grand nombre de Députés,

de Conseillers Régionaux, de Conseillers Généraux, et de Maires, puisse passer inaperçue ! Il est impossible que son destinataire, Monsieur Philippe Martin, et avec lui toute l’équipe

des Ministres, la considère comme quantité négligeable - le contexte difficile où ils se trouvent ne s’y prête d’ailleurs pas. Comme vous avez en outre résumé, de façon très

 claire, l’essentiel du problème, le poids d’une telle lettre peut réellement être déterminant. Elle crée en nous un mouvement d’espoir. Soyez-en vivement remerciée !

 

                                                         Compte tenu de la valeur de votre action démocratique, solidaire et forte, nous vous demandons l’autorisation de publier votre lettre sur

notre site Internet (votre réponse pouvant se faire par e-mail).

 

                                                         En vous exprimant encore, avec amitié et sincérité, notre reconnaissance, nous vous adressons, Madame Le Maire, nos salutations les

plus cordiales.

                                                                                                          Michel Kfoury.

 

**************************************************************************************************

ENVOI de la "pétition -moratoire" à Ph. Martin, Ministre de l'Ecologie" 

 
 

                                                                                   Association NOVISSEN                                                   Drucat-Le Plessiel, le 16 octobre 2013

Son Président, Michel Kfoury

Son Conseil d’Administration

 

                                                                                 à                     Monsieur Philippe MARTIN     

                                                                                  Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable

                                                                                                       246, boulevard Saint-Germain

                                                                                                       75007 PARIS   

 

Lettre recommandée avec accusé de réception.

 

Objet: envoi d’une pétition

à l’appui de la demande de moratoire

concernant les fermes-usines géantes 

 

 

 

                                                             Monsieur leMinistre,

 

 

                                      Nous avons l’honneur de vous rappeler que, dans un récent courrier en date du 8 octobre 2013, nous vous demandions solennellement de bien vouloir

porter votre attention sur le problème très grave soulevé par la ferme-usine hors normes, dite « des 1000 vaches », qui est en train de s’installer dans la Somme.

 

                                      Au nom du principe de précaution, de la démocratie et du simple bon sens, nous vous demandionsd’intervenir en instaurant un moratoire, qui aurait

 pour effet d’arrêter les travaux tant que les recours en Justice n’ont pas été épuisés, et d’interdire la construction de telles fermes en France tant qu’une législation adéquate n’a

 pas été mise en place par le législateur.

 

                                     A l’appui de notre demande, nous vous adressons aujourd’hui une pétition comportant 2.540 signatures. Il est clair, Monsieur le Ministre, que les

personnes qui ont eu en main cette pétition réclament instamment ce moratoire.

 

                                     Une autre pétition, que vous pourrez consulter via le lien :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Interdire_la_creation_de_la_plus_grande_fermeusine_de_France

vous montrera, si besoin est, que ce ne sont pas seulement les riverains qui s’opposent radicalement à cette entreprise typique de l’agrobusiness, mais l’opinion publique en

général. Cette pétition compte à ce jour 42.316 signatures.

 

                                    Il n’est plus possible d’ignorer combien la demande qui s’exprime est pressante. Nous souhaitons que vous puissiez l’entendre, et qu’elle vous apporte

la conviction évidente que vous ne pouvez plus garder le silence sur cette affaire.

 

                                   Dans l’attente de votre réponse, et en vous rappelant notre plus grande vigilance et notre totale détermination, nous vous prions d’agréer, Monsieur le

Ministre, l’expression de notre haute considération.  

 

 

 

Pour NOVISSEN,

Le CA et son Président, Michel Kfoury,